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    cathbru

     

     

    L’être humain a pour habitude fâcheuse de vouloir coller une étiquette sur tout, y compris sur les œuvres littéraires. Un roman, une nouvelle, un poème, un polar, un roman fantastique, un thriller, un pamphlet, un essai, les appellations de toutes sortes abondent, au point de parfois s’emmêler les pinceaux. Doit-on considérer ce livre comme un « recueil de nouvelles » ? Sans doute. Mais alors faut-il occulter le côté fantastique présent dans chacun de ces textes ? Faut-il oublier que ce livre se lit d’une traite, à l’instar du meilleur des romans ?

     

    Le texte coule aisément, mû par une clarté et une aération idoines. On y découvre des trois-mâts entièrement noirs battant pavillon de complaisance, noir également. Ambiance nauséeuse. On pénètre dans une auberge d’un autre temps. On se plaît à suivre le déroulement d’un procès exceptionnel, de par son sujet et par le fait que ce Tribunal ne siège qu’une fois tous les mille ans. On est intrigué par l’essentiel, rédigé par un vieux philosophe sur de petits calepins scolaires. On navigue au gré de ces courts récits, se laissant porter par cette brise romanesque qu’a domestiqué l’auteur.

     

    Quant à l’ultime nouvelle, Catherine Brunelle, voilà un bel hommage que rend l’auteur à Bernard Pivot, utilisant au passage, et dans l’ordre alphabétique, ces 100 mots à sauver, si chers à l’animateur d’Apostrophes et de Bouillon de culture.

     

    Catherine Brunelle et autres récits

    de Jean DAUBRET

    Editions 47, 160 pages, 15,00 euros

    ISBN 2-930272-14-7

    Diffusion : Weyrich