marquises

  • J'ai passé 3 jours en compagnie de Maddly...

    de_l_amour_a_vivre 

    L’amour en souffrance jamais ne se tarit, il se fortifie au gré des rêves, il attend le miracle qui rarement se produit. L’absence de l’autre est d’autant plus insupportable à l’idée que l’autre puisse ne pas être pleinement comblé. Le souvenir d’un regard empli d’amour provoque une gêne costale, difficile à surmonter. La vie elle-même est une succession de rêves de regards d’amour enfouis, de douleurs costales, et d’erreurs de jeunesse.

     

    Jamais je ne me serais plongé dans la lecture d’un tel livre si celui-ci n’avait pas été écrit par Maddly. J’avais huit ans lorsque j’embarquais pour la première fois à bord d’un voilier. C’était l’année 1976, l’année de l’été sec et chaud en Europe, année passée aux Marquises pour Maddly et son illustre compagnon : Jacques Brel. En lisant ce texte d’amour, je me suis revu petit, animé d’un amour pur et platonique. Je me suis revu grand, souffrant d’amours perdus. Je me suis revu aimant, son regard accroché au mien.

     

    « L’herbe n’a pas poussé

    où tu n’étais pas.

    La terre a pleuré

    que tu ne la piétines pas

    là où était la graine

    qu’elle gardait pour toi. » 

     

    De telles phrases ne peuvent qu’égratigner mon cœur rendu plus rude à la faveur des échecs. Et pourtant, il est bon d’y croire, et d’y croire encore. Par ses mots Maddly nous montre et nous démontre qu’un tel amour est possible et qu’il demande davantage qu’une chanson, il demande surtout à être vécu.

     

    Un conseil : lisez ! C’est très beau.

     

    De l’amour à vivre

    de Maddly BAMY

    Christian Pirot éditeur, 104 pages, 14,50 euros

    ISBN 2-86808-231-2

    Diffusion en Belgique : SDL Caravelle