chambre d echos

  •  Des nouvelles...

    couv-basso 

    Rédiger une nouvelle pourrait paraître plus simple que d’écrire un roman de 400 pages. Et pourtant, en dix ou quinze pages, l’auteur de nouvelles n’a pas le droit à l’erreur. A lui de viser juste, à chaque fois. La nouvelle s’adapte idéalement à notre rythme de vie, bousculé du matin au soir, tant sur les plans professionnel que familial. Elle s’intercale. Elle nous attire, le temps d’un trajet de métro ou de train de banlieue. Sa lecture se prolonge au-delà, par la réflexion que chacune d’elles nous provoque.

     

    Joëlle Basso s’est admirablement adaptée aux règles de la nouvelle. Elle en use. Elle en joue comme d’un instrument de musique. Dix courts récits n’ayant pas vraiment de dénominateur commun, dix textes qui nous touchent parfois, nous interpellent toujours. D’emblée, elle nous présente son « poupe », et l’on se plaît à en deviner la nature, elle nous emmène au café de la gare, dans le cabinet d’un psychiatre, elle nous fend le cœur à la rencontre d’une enfant errante, nous conte une histoire d’amour froid, inassouvi, pour ensuite s’interroger sur la définition vraie de la « femme moderne », bref, Joëlle Basso manie la langue de Molière avec dextérité, précision et ironie…

     

    La littérature n’est-elle pas avant tout une multitude d’histoires ? Joëlle Basso nous en propose dix, pour notre plus grande joie.

     

     

    Chiens de faïence

    de Joëlle Basso

    La Chambre d’échos, 144 pages, 14,00 euros

    ISBN 2-913904-28-9

    Diffusion en Belgique : Pollen diffusion