SF, policier, fantasy, thriller

  • 450 millions, ce n'est pas assez pour elle...

    harry_potter_et_l_enfant_maudit_01.jpg« C'est en 1997 que Harry Potter, le héros du premier roman d'une jeune inconnue, J.K. Rowling, a fait sa discrète apparition. Rapidement, les jeunes lecteurs se sont emparés de son univers aussi magique que réel, et le bouche à oreille le plus spontané qui soit nous a fait percevoir que ces débuts étaient sans doute annonciateurs d'un grand destin.

    Près de dix ans plus tard, en 2007, paraissait le septième volume d'un cycle romanesque désormais traduit en 79 langues, dans 200 pays, et dont il s'est vendu en France 28 millions d'exemplaires, et plus de 450 millions à travers le monde. Un phénomène sans précédent qui a donné à des millions de jeunes le goût de la lecture, et qui est entré dans les usages de la prescription. »

    Ce conte de fées aurait pu s'arrêter là. Après tout, la fortune de l'auteure est immense et suffirait à profiter confortablement de plusieurs dizaines de vies humaines. Mais J.K. Rowling en a décidé autrement...  

  • Prédateurs

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    « Une guerre sans nom. Le débarquement libérateur est imminent. Parmi les soldats, la tension est extrême. Mais cela ne peut suffire à expliquer le crime abominable découvert sur l’un des navires alliés : un soldat a été retrouvé pendu par des crocs de boucherie, la tête remplacée par celle d’un bélier. Le lieutenant Frewin de la Police militaire en est convaincu : c’est l’oeuvre d’un tueur redoutable qui jouit de la souffrance qu’il inflige. Malgré le déclenchement de l’offensive, les meurtres se poursuivent avec un raffinement croissant dans l’horreur. Frewin oriente alors son enquête vers la 3e section de la compagnie Raven, une poignée de durs qui forme un cercle très spécial…»

    N'ayant jamais lu de roman écrit par Maxime Chattam, j'ai voulu m'y plonger pour mourir - un peu - moins idiot. Sans révolutionner le genre, l'auteur utilise tous les poncifs et entraîne le lecteur dans un suspense très prévisible. Tout au long des quelque 81 chapitres, j'ai espéré me tromper. Une lueur d'espoir entretenait l'idée que ce grand vendeur de livres me surprendrait. Eh bien non ! Pas du tout ! 

    Les scènes gore ne servent pas à épicer le récit, certains chapitres sont ennuyeux à... mourir, la "perspicacité" du lieutenant Frewin agace. Bref, même si ce thriller se lit sans difficulté, il n'a vraiment rien d'exceptionnel.

     

    Prédateurs

    de Maxime Chattam

    Pocket n°13910, mai 2009

    ISBN 978-2-266-18878-4

    570 pages - 8,50 €

     

     

     

  • Une première... déception !

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    « Dès le premier meurtre, épouvantable et déroutant, Camille Verhoeven comprend que cette affaire ne ressemblera à aucune autre. Et il a raison. D'autres crimes se révèlent, horribles, gratuits... La presse, le juge, le préfet se déchaînent bientôt contre la « méthode Verhoeven ». Policier atypique, le commandant Verhoeven ne craint pas les affaires hors normes mais celle-ci va le placer totalement seul face à un assassin qui semble avoir tout prévu. Jusque dans le moindre détail. Jusqu'à la vie même de Camille qui n'échappera pas au spectacle terrible que le tueur a pris tant de soin à organiser, dans les règles de l'art... Prix Cognac, 2006. »

    Malgré les critiques élogieuses pour ce roman policier très noir, je ne suis pas parvenu à accrocher la trame. Univers macabre à l'extrême, trop à mon goût, le livre m'est tombé des mains à la page 100. Et pourtant, je suis fan de cet écrivain.

    Premier volet de la trilogie Verhoeven, je m'attendais à plus de finesse... ou à moins de sordide.

    Cela n'enlève rien à la qualité du travail de l'auteur, à son style, à sa justesse. Je comprends d'ailleurs fort bien que bon nombre de lecteurs aient pu prendre du plaisir à lire ce roman policier ultra-noir.

     

    Travail soigné

    de Pierre Lemaître

    Livre de Poche n°31850, juin 2010

    ISBN 978-2-253-12738-3

    408 pages - 7,60 €

     

     

  • L'icône rouge

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    « Au plus fort des combats, deux soldats russes cherchent refuge dans la crypte d'une église allemande. Ils y découvrent une icône d'une valeur inestimable, que tout le monde pensait détruite. Une fois informé, Staline ordonne à son meilleur détective, Pekkala, de découvrir comment elle a pu se retrouver là. L'enquête de "l'Œil d'Émeraude" le met rapidement sur la piste des Skoptsy, une secte chrétienne dont les membres ont été pourchassés par le passé par la police secrète bolchévique.

    Les rares survivants se sont regroupés et se cachent dans les forêts de Sibérie. Alors que l'icône resurgit, les Skoptsy sont prêts à tout pour remettre la main sur ce qu'ils estiment être leur plus grand trésor, et menacent l'ensemble du peuple russe d'une nouvelle arme terrifiante. »

    Intrigue palpitante et bien ficelée, sauts dans le temps, personnages fictifs mêlés à des personnalités bien réelles qui ont marqué l'Histoire, meurtres, suspense, ce sixième opus des aventures de l'inspecteur Pekkala se lit d'une traite. Les éditions Anne Carrière tiennent en Sam Eastland un maître du genre. Cela dit, il avait déjà publié chez Grasset dans les années '90, sous son nom véritable : Paul Watkins.

    En tout cas, à la lecture de sa bibliographie, pas besoin de chercher bien longtemps le fil rouge des ses œuvres...

     

    L'icône rouge

    de Sam Eastland

    éditions Anne Carrière, février 2016

    ISBN 978-2-8433-7764-8

    336 pages - 22,00 €

     

     

     

     

     

     

  • Jussi Adler Olsen : l'interview !

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    Sur les tables des libraires depuis le 7 janvier dernier, le thriller "Promesse" de Jussi Adler Olsen occupe déjà le top 20 des meilleures ventes. Chez Albin Michel, peu d'auteur(e)s peuvent prétendre de tels accueils.

    Ce lundi 18 janvier 2016 restera gravé en ma mémoire, car j'ai eu la chance de pouvoir interviewer l'auteur, de passage à Bruxelles. Une première fois qui, je l'espère, appellera d'autres rencontres avec l'écrivain danois aux 13 millions d'exemplaires vendus et traduit en plus de trente langues.

    Critique de Promesse publiée sur Actu-Livres.

    Marc Varence : Assad ne maîtrise pas les expressions ou les subtilités de la langue. Par contre, il possède un réel pouvoir de déduction. Est-ce le personnage le plus important du département V, peut-être plus de Carl Mørck lui-même ?

    Jussi Adler Olsen : Oui ! Bien sûr ! Assad est le catalyseur de tout. Ses secrets, son humour... On peut s'interroger à propos de son nom, de ses origines - il en est d'ailleurs question dans "Promesse" -... On peut même se demander s'il a autant de mal que ça à comprendre le danois.

    M.V. : Pirjo représente le Mal absolu, prête à tout pour protéger ses intérêts et s'accaparer Atu. Comment expliquer que le lecteur attende avec autant d'impatience de découvrir les chapitres consacrés aux manigances et aux meurtres de Pirjo ?

    J.A.O. : Quelle est la chose la plus importante dans toute l'histoire ? La revanche. "Les Misérables", "Le Comte de Monte-Cristo", les romans de Dickens, la revanche est au centre de tout. Pirjo a soif de revanche. Elle est profondément blessée de ne pas être désirée par Atu, de ne pas avoir été choisie. Elle ne supporte pas l'indifférence de l'homme qu'elle aime par-dessus tout. La jalousie ! C'est facile à comprendre, car après tout, qui n'a jamais été jaloux dans sa vie ?

    M.V. : Lorsqu'on me parle d'auteurs danois, un premier nom me vient naturellement à l'esprit, bien éloigné de votre genre de prédilection : Andersen ! Quant aux contemporains, on peut citer, outre vous-même, Peter Høeg, Michael Larsen ou Leif Davidsen. Vous fréquentez-vous les uns les autres ? Et si oui, y a-t-il une quelconque rivalité ?

    J.A.O. : Leif Davidsen est un très bon ami. Il écrit depuis si longtemps que je l'ai effectivement lu, alors que je ne lis plus aujourd'hui les auteurs de polars. Michael Larsen était auparavant LA référence... Il a été au firmament, mais il a fini par lasser son lectorat. Il fait trop de recherches. Le public veut assez de recherches, mais pas trop. Un savant mélange pour pouvoir nourrir le propre imaginaire du lecteur.

    M.V. : Enfant, pouviez-vous imaginer devenir un jour le romancier à succès d'aujourd'hui ?

    J.A.O. : Oui et non. Je savais que j'étais capable d'écrire, pour avoir participé et remporté pas mal de concours d'écriture. Mon père m'a dit un jour : « Tu as tellement de talents différents, essaie de tous les utiliser dans ta vie. » 

    C'est ce que j'ai essayé de faire. L'enfant que j'étais ne pouvait pas savoir que ce serait l'écrivain qui émergerait. J'ai aussi été éditeur. Mais la plupart de mes collègues sont morts jeunes, entre 50 et 60 ans, car ce métier était trop harassant, trop stressant.

    Comment être créatif, vivre longtemps et ne jamais devoir prendre sa retraite ? Pour moi, la réponse était toute trouvée : deviens écrivain !

    M.V. : Vous avez vendu des BD dans votre jeunesse. Lors de votre passage ici, à Bruxelles, comptez-vous en profiter pour vous rendre dans une librairie spécialisée ? Ou au musée de la bande dessinée ? Et envisagez-vous d'adapter vos romans en BD ?

    J.A.O. : J'étais l'éditeur des bandes dessinées belges au Danemark. C'était mon métier. Alors, Dieu sait si j'ai été partout, avec beaucoup d'attention et de plaisir. Une adaptation des enquêtes du département V ? Bien sûr que j'y ai pensé, mais cela reviendrait très cher. C'est très compliqué, car cela représenterait un nombre de planches incroyable. Un travail énorme. Cela dit, Marc, trouvez-moi un éditeur belge, vous scénarisez mes histoires et je signe aussitôt. 

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  • Rosy & John

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    Si vous devez effectuer prochainement un vol vers votre destination de vacances, ce court roman sera votre compagnon idéal. Deux petites heures de lecture suffiront amplement et vous propulseront à la vitesse de l'éclair dans votre chambre d'hôtel.

    Pierre Lemaître nous explique dans sa préface qu'il s'agit d'une commande pour le soixantième anniversaire du Livre de Poche. Et une commande venant d'un tel éditeur, ça ne se refuse pas... même si l'auteur en question est plongé jusqu'au cou dans la rédaction d'un futur prix Goncourt.

    Et pour cette commande, Pierre Lemaître a sorti de la naphtaline son héros favori : le commissaire Camille Verhoeven.

    La trilogie Verhoeven compte donc quatre volumes, ou plutôt, trois et demi. Après tout, les trois Mousquetaires n'étaient-ils pas au nombre de quatre ?

    Rosy et John, ce sont en fait Rosie et Jean. Mère et fils. La première est en taule pour un meurtre "impulsif". Le second vient de faire sauter un obus de 140 mm datant de la Première Guerre mondiale en plein Paris. Et il menace d'en faire péter six autres si l'on ne libère pas sa mère.

    Vu l'ampleur des dégâts, l'urgence s'impose, d'autant qu'il précise qu'une bombe sautera chaque jour, tant qu'il n'aura pas obtenu satisfaction.

    Jean Garnier a méticuleusement préparé son coup, jusqu'à demander que son seul interlocuteur de la police soit... Camille Verhoeven.

    Texte génial, comme la plupart des œuvres estampillées "Lemaître". Rebondissements, humour, construction, tout y est.

     

    Rosy & John

    de Pierre Lemaître

    LGF n°33423, 2014

    ISBN 978-2-253-17595-7

    144 pages - 5,90 €

     

     

  • "Promesse", le sixième de la série concoctée par Jussi Adler Olsen

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    « Bornholm, une île danoise de la mer Baltique, fin des années 1990. Le cadavre d'une jeune fille est retrouvé dans un arbre, son vélo broyé au bord de la route.

    Aucune trace du chauffard : affaire classée. Sauf pour un inspecteur de la police locale qui finit dix-sept ans plus tard par demander l'aide de l'inspecteur Carl Mørck. Avant de se tirer une balle dans la tête. »

    L'équipe du département Vrevient sur scène pour déterrer et dénouer cette "cold case". Au centre de l'enquête, ce suspect n°1, un certain Frank, désigné par Christian Habersaat, l'inspecteur de police s'étant fait sauter le caisson lors de son drink organisé pour sa retraite. Quinze ans plus tard, ce Frank est devenu un gourou adorateur d'Horus. À ses côtés, sa vestale, une certaine Pirjo dont l'esprit retors et machiavélique fera d'elle une tueuse en série sans le moindre scrupule. Assad, Rose et Carl auront bien des fils à détricoter, et pas seulement sur l'île de Bornholm.

    Thriller haletant, sixième volet des aventures de Carl Mørck qui, on s'en doute, doit avoir quelques points communs avec son créateur, l'écrivain danois aux quelque 13 millions d'exemplaires vendus dans le monde. Traduit en plus de trente langues, l'œuvre du Scandinave ne déroge pas aux règles d'écriture du genre : moult rebondissements, construction en chapitres alternés, intrigue bien ficelée, vocabulaire accessible au grand public, dialogues et la pincée d'humour apportée par Assad, le collègue syrien.

    Certes, une traduction n'est pas toujours parfaite, mais on ne demande pas à un thriller d'épouser le style littéraire de Jean d'Ormesson. Après tout, pour moi, c'est avant tout l'histoire qui compte et non l'habileté stylistique. Et de ce côté, Jussi Adler Olsen nous gâte.

     

    Promesse

    de Jussi Adler Olsen

    Albin Michel, janvier 2016

    ISBN 978-2-226-31946-3

    656 pages - 22,90 € 

  • 300 mots

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    « 300 mots. C'est ce que le rédacteur en chef de Nick Stella, journaliste criblé de dettes, lui concède pour évoquer une affaire brûlante : un prêtre retrouvé mort en compagnie d'une prostituée, une seringue d'héroïne plantée dans le bras.

    Un coup médiatique qui pourrait bien apporter à Nick la reconnaissance dont il rêve. Mais ce qui n'était qu'un sordide fait divers va le conduire sur les traces d'un tueur psychopathe.

    Dans l'ombre, celui-ci observe cinq proies... L'une d'entre elles, il le sait, est responsable de la mort, vingt ans plus tôt, d'une adolescente lors d'une soirée d'Halloween. Et l'heure est aux souvenirs et à la chasse aux sorcières... »

    300 mots ! Il ne m'en faudra pas autant pour retranscrire toute ma déception. Le pitch ci-dessus avait pourtant belle allure. Mais très vite, on décroche, car l'auteur peine à installer tant l'intrigue que ses nombreux personnages.

    Non que ce soit compliqué, mais je n'ai pu m'imprégner de l'atmosphère pourtant glauque à souhait.

    Tout lecteur a le droit de fermer le livre, et de passer au suivant. Au bout de 80 pages, c'est ce que j'ai fait... sans le moindre remords.

     

    300 mots

    de Richard Montanari

    Pocket n°16018, septembre 2015

    ISBN 978-2-266-25047-4

    416 pages - 7,30 €

  • L'avocat, le nain et la princesse masquée

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    « Quand on est avocat, spécialiste des affaires de divorce, coucher avec ses clientes est rarement une bonne idée. En fait, c'est même interdit. Mais lorsqu'il s'agit de Nolwenn Blackwell, un des mannequins les plus en vue du moment, difficile de résister.

    Hugues Tonnon s'est laissé tenter et mal lui en a pris. Au petit matin, deux flics viennent enfoncer le clou dans sa gueule de bois carabinée : Nolwenn a été assassinée. Et puisqu'il est le dernier à l'avoir vue vivante - et de près - il est le principal suspect.

    Pour l'inspecteur Witmeur, il ne fait même aucun doute qu'il est le coupable. Le flic a une revanche à prendre sur le baveux depuis que sa séparation lui a coûté une paire de faux seins... »

     

    TOP ! Vraiment très agréable à lire. L'auteur manie la relance en fin de chapitre, agrémente son texte de bons mots, plante admirablement le décor, et nous fait voyager. Lu en deux jours, cet excellent roman policier bien de chez nous a de quoi séduire quiconque cherche à découvrir l'histoire d'une cavale truffée d'humour.

    On reconnaîtra au passage quelques personnalités médiatiques ou du monde des affaires... à peine masquées.

    Il ne me reste plus qu'à acquérir les autres ouvrages de cet auteur né à Bruxelles.

     

    L'avocat, le nain et la princesse masquée

    de Paul Colize

    Pocket n°16128, mai 2015

    ISBN 978-2-266-25432-8

    352 pages - 6,80 €

  • Green River

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    « Green River. Un pénitencier de haute sécurité, au fin fond du Texas. Un véritable enfer où la violence, la terreur et le racisme règnent en maîtres. Ray Klein, ancien médecin, y est incarcéré. Alors qu'il est sur le point d'être libéré, une émeute éclate dans la prison. Juliette Devlin, psychiatre judiciaire dont il est tombé amoureux, est prise en otage. Désormais, Ray n'a plus qu'une idée en tête : la sauver à tout prix. »

    Mais pourquoi fallait-il à ce point verser dans la vulgarité ? À toutes les pages, l'auteur en rajoute, au point qu'il a réussi à me dégoûter. Du cul, du cul, et encore du cul, pourvu que celui-ci soit sale... Bref, l'exercice est raté. Dommage car l'idée de départ est excellente.

     

    Green River

    de Tim Willocks

    Pocket n°14530, mars 2013

    ISBN 978-2-266-20857-4

    480 pages - 7,70 €

  • Anvers et damnation

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    « Il plongea les mains dans la glacière et les releva sous les cris extatiques de l'assistance. Entre ses doigts gluants de sang épais pendouillaient des morceaux de chair, des organes indistincts, luisants et rougeâtres. Tout le monde en connaissait l'origine. Personne ne protesta. Ces viscères n'étaient pas d'origine animale. C'étaient des restes humains. »

    Un politicard ressemblant furieusement à DSK se fait trucider dans sa chambre d'hôtel. La jeune black est une prostituée de luxe, passée experte en assassinats de clients friqués. Mais pour qui bosse-t-elle ? Car la ville d'Anvers voit depuis de longues années la domination d'un réseau de call-girls dirigé par Annabelle Houteman. Et celle-ci n'apprécie que très modérément cette concurrence nouvelle qui dézingue et charcute ses propres clients.

    Lorsque Luc Mandoline quitte son Hexagone, ce n'est pas pour rigoler. Le thanatopracteur dit « l'embaumeur » va tenter de débusquer les malades qui sévissent dans la ville portuaire belge.

    De la lecture de gare façon SAS qui n'a rien à envier aux productions de Gérard de Villiers.

    Maxime Gillio ne fait pas dans la dentelle.

     

    Anvers et damnation

    série L'embaumeur

    de Maxime Gillio

    L'atelier Mosésu

    ISBN 979-10-92100-06-8

    256 pages - 9,95 €

  • La chambre des morts

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    "Imaginez...

    Vous roulez en pleine nuit avec votre meilleur ami, tous feux éteints.

    Devant vous, un champ d'éoliennes désert.

    Soudain le choc, d'une violence inouïe. Un corps gît près de votre véhicule. À ses côtés, un sac de sport. Dedans, deux millions d'euros.

    Que feriez-vous ?

    Vigo et Sylvain, eux, ont choisi."

     

    Séduit par le pitch, je n'ai pas hésité à me rendre à la caisse avec cette "chambre des morts" en main. Avec le recul, je ne le regrette pas. Franck Thilliez manœuvre à merveille. Il connaît la recette du thriller qui vous emporte, qui ne vous lâche pas, qui vous effraie quelquefois.

    Et pourtant, cette quatrième de couverture n'est pas tout à fait exacte, car seul Vigo a vraiment choisi. Sylvain, lui, est inquiet et foncièrement honnête... bien que désemparé et désœuvré.

    Mais l'histoire se divise en deux, voire en trois. La région de Dunkerque est en proie à des enlèvements d'enfants souffrant chacun d'un handicap. Lucie, jeune brigadier, seule femme dans un monde de mecs bourrus et mal embouchés, est une passionnée de récits de tueurs en série. Sa sensibilité et sa logique font mouche. Mais elle a bien du mal à imposer ses vues.

    Dans un style efficace, l'auteur nordiste a su me convaincre. Seul bémol, j'avais quasiment tout deviné dès la page 100. Mais mon activité d'auteur doit y être pour quelque chose. Il faut avoir l'esprit un peu tordu pour rédiger de tels ouvrages.

     

    La chambre des morts

    de Franck Thilliez

    Pocket n°12985, 2006

    ISBN 978-2-266-20501-6

    352 pages - 6,80 € 

  • Le nouveau cycle de Bernard Werber !

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    Bernard Werber a signé un réel chef-d'œuvre : Les Fourmis ! Depuis, il surfe sur ce succès mondial et décline son encyclopédie sous toutes ses formes. C'est efficace.

    Même si ses productions ne possèdent plus le plaisir de la surprise et de la découverte qu'apportaient ses fourmis, la lecture d'un ouvrage signé Werber reste une garantie de lecture agréable, ponctuée de passages didactiques.

    Après Edmond et Charles Wells, voici David, biologiste prônant la miniaturisation des espèces, tant végétales qu'animales.

    Au travers de cette nouvelle trilogie, l'auteur ouvre des voies d'évolution possibles voire probable de notre Humanité, qu'il considère comme étant la Deuxième. D'emblée, l'auteur nous tient en haleine. Par un vocabulaire simple et une grande densité de dialogues, on avance dans ses théories de cosmogonie, d'évolution des espèces (dont la nôtre) et de l'impact dévastateur de notre mode de vie.

     

    Troisième Humanité

    de Bernard Werber

    Livre de poche n°33355, juin 2014

    ISBN 978-2-253-19494-1

    696 pages - 8,10 €

     

    Les Micro-Humains

    de Bernard Werber

    Livre de poche n°33773, juin 2015

    ISBN 978-2-253-01734-9

    504 pages - 7,90 €

  • Deux gouttes d'eau

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    Élodie Favereau a été littéralement exécutée à coups de hache. Son assassin a poussé le vice jusqu'à la décapiter et poser sa tête en équilibre sur une table basse, en guise de trophée. Le maniaque a pourtant oublié un détail : le quartier de Boulogne-Billancourt est truffé de caméras. Or, il montre très nettement son visage à l'une d'elles.

    Son identité ne fait aucun doute, d'autant qu'on l'aperçoit en train de se débarrasser de l'arme du crime !

    Il s'agit du fiancé de la victime, un certain Antoine Deloye. Placé en garde à vue, celui-ci nie les faits, malgré les preuves accablantes. Très vite, il accuse son frère jumeau : Franck. L'un des deux est forcément coupable. Oui mais lequel ? Robert Laforge, le commissaire divisionnaire en charge de l'enquête n'en croit pas ses yeux : les jumeaux se ressemblent comme... deux gouttes d'eau !

    Un roman admirablement bien construit, rythmé, maintenant sans cesse le suspense. Une plume efficace. Une histoire qui paraît simple mais qui s'enrichit au fil des pages. Voilà le roman addictif qui m'a accompagné partout pendant quelques jours.

    Jacques Expert m'avait déjà séduit dans "La femme du monstre". Il confirme son talent immense et publie dans une maison d'édition réputée pour la qualité de ses choix.

     

    Deux gouttes d'eau

    de Jacques Expert

    Sonatine, janvier 2015

    ISBN 978-2-35584-316-7

    336 pages - 19,00 €

  • Cadres noirs

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    Lorsqu'un quinquagénaire, pris dans la tourmente du chômage, presque résigné, constate qu'il lui reste une chance, une seule, de revenir dans le circuit du travail, il est prêt à tout. Recouvrer son honneur, sa position sociale, sa dignité, sa légitimité, mais aussi et surtout récupérer une certaine aisance financière, tels sont ses objectifs à court terme.

    Marié à Nicole, père de deux filles de 30 ans, Alain Delambre est un homme sans histoires, comme il en existe des centaines de milliers.

    Pour survivre et continuer à payer les traites de son appartement, le voilà contraint d'accepter un poste ingrat, très dur physiquement, chaque jour de 5 heures à 9 heures du matin. Aussi, dès l'aube, Alain Delambre rumine-t-il son fiel. Sa vie de demandeur d'emploi lui pèse. Tout comme les remarques parfois cinglantes de son connard de beau-fils. Il souffre de vivre dans une ombre perpétuelle.

    Le décor est planté. À partir de là, l'auteur a imaginé l'impensable, à savoir la possibilité de voir un tel individu basculer, se transformer en un personnage violent, impulsif, colérique, menteur, machiavélique, prêt à tout sacrifier, y compris sa famille, pour redevenir le DRH qu'il était.

    Ce thriller palpitant de bout en bout n'a rien à envier aux plus grands succès du genre. Il est tout simplement digne de figurer parmi les incontournables, les livres à dévorer absolument.

    Pierre Lemaître porte bien son nom. En tout cas, ces pages truffées de rebondissements, de situations cohérentes et tout à fait envisageables, ont de quoi faire réfléchir sur la condition des chômeurs de longue durée...

    Un thriller cinq étoiles !

     

    Cadres noirs

    de Pierre Lemaître

    Livre de poche n°32253, mars 2011

    ISBN 978-2-253-15721-2

    448 pages - 7,60 €

  • Du LEVISON pur jus !

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    Paru en 2011 chez Liana Levi et en 2012 dans sa collection poche, ce cinquième roman de Iain Levison vient renforcer ma conviction : cet auteur a un talent fou pour la narration ! Certes, passons le style littéraire somme toute assez moyen, mais arrêtons-nous plutôt sur la capacité de cet écrivain américain à nous embarquer dans des histoires vraiment captivantes.

    Jeff Sutton est chauffeur de taxi à Dallas. Pour une fois, il se range dans la file de taxis de l'aéroport car, parfois, la course peut s'avérer très rentable. La cliente qui monte dans sa voiture est une bourgeoise élégante qui habite à une demi-heure. Voilà qui est intéressant pour Jeff. Elle habite dans une belle demeure pourvue de larges baies vitrées. N'ayant pas assez d'argent sur elle, elle demande à Jeff de bien vouloir patienter. Celui-ci lui demande en retour de pouvoir utiliser ses toilettes pour un besoin urgent. Pas de problème jusque-là. Par contre, il ne faut jamais toucher aux fenêtres des gens ! Car à partir d'un simple détail, une vie peut basculer radicalement. Ce sera le cas pour ce malheureux chauffeur de taxi.

    Dans cette critique sociale écrite au vitriol, l'auteur pointe du doigt les dérives de notre société contemporaine où il faut du résultat avant tout... et très vite. La toute puissance des médias, les dysfonctionnements de la Justice, la frontière ambiguë entre «présumé innocent» et «présumé coupable», ainsi que le pouvoir de l'argent y sont traités avec talent et causticité.

    Littéralement dévoré en moins de trois jours, le thriller de Iain Levison figurera sans conteste parmi mes meilleurs souvenirs de lecture de l'année.

     

    Arrêtez-moi là

    de Iain Levison

    Liana Levi / piccolo, mars 2012

    ISBN 978-2-86746-596-3

    256 pages - 9,50 €

     

  • Riches à en mourir !

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    Une couverture plutôt réussie, un titre accrocheur et un pitch bien conçu ne font pas forcément un bon livre.

    Parfois, c'est même le contraire... Limite piège à cons !

    C'est le cas pour cette daube qui m'a occupé l'esprit pendant mes vacances. Enfin, «occupé» est un grand mot car l'auteur s'est rapidement pris les pieds dans le tapis de ses illusions romanesques. Et pourtant l'idée de base est prometteuse, ambitieuse même : chaque vendredi un hyper-riche passe de vie à trépas s'il n'accepte pas de diviser sa fortune en deux. Une moitié pour rembourser le fisc de son pays et pour se consacrer à des travaux utiles dans les pays défavorisés, l'autre moitié pouvant rester sur ses comptes.

    Tom Wards, un milliardaire américain, est le cinquième à succomber d'un arrêt cardiaque aussi subit qu'inexplicable... Et la liste des victimes sera encore longue, très longue, car ils sont douze millions à être visés.

    Malgré 200 premières pages agréables à lire, l'intrigue finit par se traîner, par s'embourber et par tourner en rond. L'auteur ne parvient jamais à imposer Nicholas Dennac, son personnage central et se perd en digressions et dialogues sans intérêt.

    Il le perd dans la vase... et nous avec lui !

     

    Riches à en mourir

    de Frédéric Andréi

    Albin Michel, septembre 2014

    ISBN 978-2-22625978-3

    520 pages - 22,00 €

  • 3 livres à emporter dans vos bagages !!!

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    Une nuit de Noël, dans un Paris disloqué par la crue du millénaire, une jeune femme reçoit un étrange colis : un nouveau-né enveloppé dans une membrane protectrice, avant de se retrouver poursuivie par des tueurs au service de pays et d'organisations aux objectifs contradictoires.

    Au cours d'un périple effréné dans une capitale à moitié submergée, elle apprendra que l'enfant est porteur d'une souche virulente du SIDA, transmissible par l'air. Euthanasier le nouveau-né permettrait l'élaboration d'un vaccin salvateur. Vivant, il libérerait dans l'atmosphère un mutant foudroyant qui exterminerait la race humaine. Que doit faire sa « mère »?

    Le dernier déluge

    de David Emton

    Albin Michel, 5 juin 2014

    ISBN 978-2-226-25814-4

    344 pages - 20,90 €

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    Les milliardaires ont du souci à se faire car les Triades ont trouvé le moyen de les faire cracher. Et ils ne se privent pas car la Loi, pour une fois, est avec eux.

    Stéphane de Lobkowicz explore à fond une faille tout à fait légale qui permet à tout enfant, que celui-ci soit légitime ou illégitime, d'avoir droit à sa part d'héritage. Or, pour ces puissants de la planète, celle-ci peut se révéler extrêmement lucrative.

    L'auteur s'essaie pour la première fois au thriller économique, avec succès et maîtrise. Ce fut l'un des textes que je découvris il y a moins d'un an, encore à l'état de manuscrit, et j'y pris énormément de plaisir. Je serais ravi si, vous aussi, vous pouviez le lire autour d'une piscine ou en bord de mer.

    Les Cigognes ne se trompent jamais d'adresse

    de Stéphane de Lobkowicz

    éditions Méhari, mars 2014

    ISBN 978-2-87588-001-7

    448 pages - 21,90 €

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    Volturno Belonore, un homme dans la puissance de l’âge, règne sans conteste sur ses trois fils, sa jeune épouse et son village, San Catello, en Lombardie. Un soir de la fin de l’été 1911, une luxueuse voiture tombe en panne et ses occupants demandent de l’aide à Volturno… En échange de quoi, ils lui prédisent la fortune grâce au minerai enfoui dans son terrain. Hélas, la prédiction va s’avérer malédiction ; seul Marzio, le fils cadet, y échappera. Du moins, à considérer que devenir virtuose au détriment de la passion amoureuse ne fait pas partie de la malédiction…

    Un roman vertigineux qui nous plonge dans l’Italie du début du 20ème siècle, sur fond de guerre et de montée du fascisme. Tout l’art de Philippe Carrese se retrouve dans la force évocatoire de ses personnages, formidablement présents… et attachants.

    Virtuoso ostinato

    de Philippe Carrese

    L'aube, avril 2014

    ISBN 978-2-8159-0986-0

    352 pages - 21,00 €

     

     

     

     

  • Galop décès

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    Entamer la lecture d'un livre dont on connaît personnellement l'auteur n'est pas toujours évident... surtout si l'on est amené à devoir le chroniquer par la suite.

    Ancien éditeur et marin au long cours, j'imaginais John écrivant dans un style très littéraire et je redoutais l'ennui d'un livre tout en phraséologie germanopratine.

    D'emblée, je fus surpris par un style direct, tout d'argot vêtu, aussi efficace qu'un bon Simenon ou Frédéric Dard et qui m'emporta aussitôt à la recherche d'un trésor.

    Le héros a cinquante ans et un pedigree aussi épais que l'annuaire téléphonique des années quatre-vingts. Chance ou malchance, hasard ou acte volontaire, c'est bien chez lui que débarque une jeune femme ensanglantée pour clamser dans son sofa. Avant de passer l'arme à gauche, la belle lui donne son nom, mais aussi quelques éléments qui ne sont pas tombés dans l'oreille d'un sourd. L'anar quinqua n'hésitera pas longtemps, et ce malgré les supplications de Germaine, avant de se lancer à la poursuite des quatre millions d'euros qui traînent dans la nature.

    L'auteur nous emmène en Sardaigne pour une road-story faite de sexe, de beignes, de pruneaux et d'un peu de tourisme - après tout, la Sardaigne est une belle région -.

    190 pages de pur plaisir dans un format assez proche du poche... chez un éditeur belge bien sympathique.

    Convaincu, je peux à présent découvrir le nouveau Cactus noir de John F. Ellyton : "Fume, c'est du belge"...

     

    Galop décès

    de John F. Ellyton

    Cactus inébranlable éditions, octobre 2012

    ISBN 978-2-930659-05-3

    190 pages - 15,00 €

  • Le mensonge d'Alejandro

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    Terreno, Amérique du Sud, 1983. Après dix années de dictature, la junte du général Pelarón semble vaciller. Alejandro Maldiga, guitariste du poète et chanteur populaire Victor Pérez qui a été exécuté par le régime, quitte la sinistre prison baptisée « La Cène ». La résistance cherche de nouveau à attirer Maldiga dans ses rangs, mais Alejandro a changé. Dévoré par la culpabilité – il se sent responsable de la mort de son ami Pérez –, Maldiga devient involontairement le centre d'un réseau d'intrigues dramatiques qui mèneront à une catastrophique rébellion populaire.

    Le Terreno symbolise tous les régimes dictatoriaux d'Amérique latine dans les années 1970 et leurs méthodes de répression qui ont, hélas, toujours cours.

    Le mensonge d'Alejandro

    de Bob Van Laerhoven

    MA éditions, mai 2014

    ISBN 978-2-822-403023

    300 pages - 17,90 €

  • Un petit boulot !

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    Dans une petite ville du Wisconsin, Jake traîne son spleen de bar en bar, pariant auprès d'un bookmaker local, un certain Ken Gardocki. Devenu chômeur depuis la fermeture de l'usine, Jake n'a plus d'espoir, plus de nana, ni guère de pognon. Il taxe ses cigarettes chez Tommy, son meilleur pote qui tient le Gas'n'Go, la station-service-shop-épicerie qui voit défiler toutes sortes de clients... et cela nuit et jour.

    L'horizon de Jake semble définitivement bouché... jusqu'à ce que Ken Gardocki lui propose d'effacer sa dette en échange d'un job facile, un petit boulot : tuer sa femme !

    Iain Levison rappelle combien une région ou une ville peut dépendre de son activité industrielle. Tout tournait autour de l'usine. Et depuis sa désaffection, la tranquillité relative d'autrefois s'est muée en zone à risque. Seul Ken Gardocki s'est enrichi grâce au désarroi généralisé. Ses activités illicites sont en plein essor.

    Dans une Amérique sclérosée de ce début de siècle, voilà une histoire piquante, pas vraiment morale, mais bourrée d'ironie, de vérités crues non dénuées d'humour noir. Une critique acerbe de notre société capitaliste qui nous échappe.

    Dévoré en trois jours, ce roman populaire qui date de 2003 en version française a été publié en septembre 2013 pour fêter le n°100 de la collection poche des éditions Liana Levi. Un pur plaisir... certes un peu malsain... J'adore !

     

    Un petit boulot

    de Iain Levison

    éditions Liana Levi, picoolo, n°100, septembre 2013

    ISBN 978-2-86746-699-1

    218 pages - 10,00 €

  • Les Héritiers de Camelot

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    "Par une nuit d'été, dans une tour perdue au milieu des montagnes galloises, un vieil homme est arraché de son sommeil par un rêve prémonitoire. Une ancienne prophétie est sur le point de lui être révélé. Au même moment, de l'autre côté de l'Atlantique, un antiquaire américain se vide de son sang sur le sol de sa boutique après avoir été poignardé.

    À San Francisco, Mitzi Fallon commence un nouveau travail en tant qu'inspectrice pour le FBI, au Service des crimes historiques, religieux et inexpliqués. Lorsqu'on découvre qu'une précieuse relique celte a été dérobée à l'antiquaire assassiné, Mitzi se retrouve impliquée malgré elle dans un mystère qui concerne autant le gouvernement américain actuel qu'un homme jadis relégué au rang de mythe : le roi Arthur.

    La légende du roi Arthur est sur le point de prendre vie."

    MA éditions surfe sur de nombreuses disciplines... dont le thriller. Diffusée et distribuée par le géant Hachette, la maison d'édition s'inscrit comme une joueuse de poker - dont elle édite des livres sur ce jeu... ou plutôt ce sport cérébral - qui pourrait bien un jour casser la banque. Son dynamisme et le choix de ses titres me laisse croire qu'elle y parviendra...

     

    Les Héritiers de Camelot

    de Sam Christer

    MA éditions, février 2014

    ISBN 978-2-822-402897

    444 pages - 17,90 € 

     

  • L'axe du sang

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    Teodor Cepek, ancien prêtre devenu exorciste, est chargé d'assainir des lieux hantés ou des personnes perturbées par des esprits malins. Ce jour-là, dans une ferme polonaise, il tombe sur une entité bien plus puissante que lui et échappe de peu au massacre de toute une famille d'innocents. Il ignore cependant que son propre sang va désormais faire l'objet d'une lutte sans merci car il charrie l'essence même du mal.

    La découverte d'un manuscrit maudit et l'application de son contenu préfigurent le déclenchement d'une réaction en chaîne dont Cepek devient un maillon involontaire. De Varsovie à Los Angeles en passant par la Suisse, son sang va semer la terreur et la mort. Une société secrète et machiavélique se réjouit de ces événements qui viennent confirmer une antique prophétie. Le plus effroyable reste à venir...

     

    L'axe du sang

    de Pierre-Yves Tinguely

    MA éditions, janvier 2014

    ISBN 978-2-822-402859

    300 pages - 17,90 €

  • Neveu d'Hitler !

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    "Le jeune August a de la chance : sa mère Paula est la sœur d'Adolphe Hitler, chancelier du IIIème Reich. En ces temps troublés de guerre mondiale, son statut de neveu du Führer lui permet d'échapper aux Jeunesses Hitlériennes et de ne pas servir de chair à canon sur le Front Est.

    Mais August ressemble trait pour trait aux caricatures du Juif propagées par les nazis. Suite à un concours de circonstances, il est arrêté puis torturé par la Gestapo. Incapable de prouver sa véritable identité, il est envoyé à Auschwitz, découvrant de plein fouet la terrible réalité de la solution finale. Va-t-il réussir à s'échapper de cet enfer ?"

    Couverture accrocheuse, ma foi bien réussie. Titre du même acabit, car le nom "Hitler" fait vendre. Mais une fois la lecture entamée, on recense de nombreuses coquilles, fautes de frappe, et autres faiblesses stylistiques. La construction basée sur une narration entrecoupée de pages grises rappelant la vérité historique alourdit l'ensemble et lasse le lecteur, surtout si celui-ci s'y connaît un tant soit peu en Seconde Guerre mondiale.

    Triste...

     

    Neveu d'Hitler

    de Bob Martin

    MA éditions, novembre 2013

    ISBN 978-2-822-402651

    420 pages - 19,90 €


     

  • Je serai toujours là

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    Récemment affecté dans les Cévennes, le commandant Nathan Prieur espère un nouveau départ avec sa femme et ses deux filles. Mais de nouveau, il se retrouve confronté à l'horreur lors du meurtre abominable d'une adolescente.

    Nathan Prieur, impliqué personnellement dans cette affaire, se lance sur les traces de l'assassin. Un compte à rebours impitoyable commence, car il en est certain : le monstre ne s'arrêtera pas là.

    Des destins se croisent. Des vies s'effacent. Des meurtres sont perpétrés avec une incroyable cruauté. Des mensonges oubliés surgissent du passé. Des fantômes hantent les bâtiments en perdition. Le mal rôde sur les Cévennes. La folie s'est emparée des hommes...

    Jusqu'où Nathan Prieur devra-t-il aller pour connaitre la vérité ?

    Et vous, jusqu'où irez-vous pour sauver l'être que vous aimez ?

     

    Je serai toujours là

    de Philippe Savin

    MA éditions, octobre 2013

    ISBN 978-2-822-402262

    300 pages - 17,90 €

  • Le collectionneur de chair

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    "Au premier abord, cela ressemble à des suicides. Deux cadavres en une semaine - l'un flottant dans l'East River, l'autre électrocuté dans sa baignoire. Mais l'examen médico-légal indique que les victimes ont été droguées, puis assassinées. Tandis que les meurtres se succèdent, leur brutalité va croissant - et le tueur que l'on surnomme "le collectionneur de chair" continue sa moisson macabre.

    Le profileur Lee Campbell, de la police new-yorkaise, se joint à la poursuite de ce meurtrier qui prend plaisir à narguer les enquêteurs en leur laissant des messages macabres. Ces crimes terrifiants recèlent la clé des motivations tortueuses du tueur en série. Mais l'affaire devient personnelle au point de perturber Lee. Se rapprocher suffisamment du monstre pour l'arrêter pourrait le rapprocher de sa propre mort..."

    Le pitch n'a rien de vraiment innovant. Un très méchant poursuivi par un gentil en proie à quelques problèmes psychologiques... Cela dit, il s'agit d'une lecture facile, qui ne vous prend pas la tête.

    Publier un thriller en pleine rentrée littéraire, l'éditeur est gonflé. Mais après tou, pourquoi pas ?

     

    Le collectionneur de chair

    de C. E. Lawrence

    MA éditions, août 2013

    ISBN 978-2-822-402569

    360 pages - 17,90 €

     

  • Le dernier juré

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    John Grisham est tout sauf un inconnu. Auteur de plusieurs best-sellers mondiaux adaptés sur grand écran, il est devenu le spécialiste du thriller judiciaire. Je dois reconnaître avoir lu et apprécié la plupart de ses écrits. Même si "Le dernier juré" ne déroge pas à la règle, j'avoue avoir été quelque peu déçu, non par le plaisir réel à dévorer un Grisham de plus, mais par le vide de plusieurs chapitres, la faiblesse de l'intrigue, et l'évidence de la chute. Autre remarque incisive : le nombre trop élevé de coquilles. L'amnésie orthographique frappe-t-elle donc aussi les éditions Pocket, au point de ne plus se rappeler du tréma, du pluriel des noms communs, ou de la syntaxe ?

    Quant à l'histoire, un peu trop cousue de fil blanc, elle nous emmène à Clanton, une petite ville du Mississipi profond, à une bonne heure de route de Memphis. Nous sommes en 1970 et le narrateur y rachète l'hebdomadaire local, pour une bouchée de pain. Jeune journaliste, motivé à l'extrême, ilentend bien redynamiser une feuille de chou qui, à part sa rubrique nécrologique, n'avait rien de bien attrayant. Or, la chance lui sourit d'emblée car, dans cette bourgade où il ne se passe pas grand-chose de croustillant, le meurtre de Rhoda Kassellaw, violée et assassinée sous les yeux de ses jeunes enfants, vient attiser toutes les polémiques. Le meurtrier présumé - mais y a-t-il vraiment un doute sur son identité ? - n'est autre que Danny Padgitt, le benjamin d'un clan mafieux réputé pour sa férocité.

     

    Le dernier juré

    de John Grisham

    Pocket n°12904, 2007

    ISBN 978-2-266-16016-2

    468 pages - 7,60 €

  • La vengeance de Baudelaire

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    Paris, 1870. La guerre sévit entre la France et la Prusse et la ville assiégée est bombardée quotidiennement, condamnant la population à la faim et au froid. Partout la mort rôde. Dans les bas-fonds de Paris ou encore dans les grands salons des aristocrates, les moeurs sont dissolues, les superstitions et les pratiques occultes côtoient impudemment la connaissance scientifique.

    C'est dans cette atmosphère chaotique et teintée d'érotisme, que Paul Lefèvre, l'énigmatique commissaire assidu des bordels de la capitale, ainsi que son ami, l'inspecteur Bernard Bouveroux, homme curieux et cultivé, auront à résoudre une série de crimes bien orchestrés, chacun porteur d'un message, tiré du controversé recueil Les Fleurs du mal de Charles Baudelaire, mort quelques années plus tôt.

    À mesure que l'enquête progresse sur un chemin encombré de subterfuges et de mensonges soigneusement ourdis dans les profondeurs abyssales de l'âme humaine, les masques se craquellent, puis tombent, nous dévoilant au compte-gouttes, un obscur secret, bien gardé au sein de la famille Baudelaire.

     

    La vengeance de Baudelaire

    de Bob Van Laerhoven

    MA éditions, juin 2013

    ISBN 978-2-822-402286

    300 pages - 17,90 €

  • Les Justes

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    "Par une froide nuit dans le désert de l'Utah, une jeune femme s'enfuit de chez elle, son enfant endormie dans les bras. Plusieurs heures après, elle est retrouvée morte la gorge tranchée et la langue arrachée – et fait curieux, sa petite fille a été ramenée dans son lit. Les habitants de Blister Creek souhaitent voir ce meurtre affreux résolu au plus vite, car ils font partie d'une communauté unique en son genre : une secte polygame dissidente des Mormons, qui ne peut se permettre de voir cette affaire filtrer dans le « monde extérieur ».

    Ils font donc appel à l'un des leurs : Jacob Christianson, fils d'un patriarche respecté, et accessoirement cousin de la victime. Avec l'aide de sa soeur adolescente, Eliza, Jacob commence à enquêter sur cet étrange meurtre et met bientôt au jour un monstrueux secret, qui pourrait détruire les fondations même de leur église."

     

    Les Justes

    de Michael Wallace

    MA éditions, juin 2013

    ISBN 978-2-822-402255

    300 pages - 17,90 €