récits

  • Il faut avoir le cœur bien accroché !

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    « Bartle, 21 ans, est soldat en Irak, à Al Tafar. Depuis l'entraînement, lui et Murphy, 18 ans, sont inséparables. Bartle a fait la promesse de le ramener vivant au pays. Une promesse vaine... Murphy mourra sous ses yeux et le hantera toute sa vie.

    Yellow birds nous plonge au cœur des batailles où se déroule le quotidien du régiment conduit par le sergent Sterling. On y découvre les dangers auxquels les soldats sont exposés jour après jour. Et le retour impossible à la vie civile. »

    À côté de ce qu'ont vécu ces jeunes hommes, notre existence est d'une banalité affligeante. Mais pour rien au monde je n'échangerais ma place contre la leur. 

    Kevin Powers raconte la sensation d'écrasement, d'impuissance, d'absurdité, ainsi que l'horreur d'une guerre asymétrique. Revenu à la vie civile, le soldat n'a pas les armes pour se réinsérer. Il cherche en permanence, nuit et jour, la crosse de son fusil. Il est livré à la mort par extinction, après avoir côtoyé la mort par explosion.

    Lire cet ouvrage est un exercice en soi, et il est déconseillé aux dépressifs. Quand les George W. Bush, John Ashcroft, Dick Cheney ou encore Donald Rumsfeld dorment comme des bébés, assis sur des paquets de dollars, les G.I.'s ont des nuits peuplées de cauchemars. 

    Pour décrire l'horreur, il faut deux choses : avoir vécu la cruauté des hommes et avoir du talent littéraire. Kevin Powers décrit les morts vivants comme personne.

     

    Yellow Birds

    de Kevin Powers

    LGF n°33305, avril 2014

    ISBN 978-2-253-17732-6

    240 pages - 6,60 €

  • Les jours Areuh, le nouveau récit de François d'Epenoux !

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    J'ai l'impression très nette que cet ouvrage est un peu comme une respiration dans la carrière de l'auteur. Et le mot « respiration » prend tout son sens quand on sait qu'il s'agit de l'histoire d'un accouchement difficile et d'une paternité arrivée sur le tard. Entre le fils né prématurément n'affichant que quelques kilos sur la balance, et le père qui en comptabilise 96, une symbiose s'installe, une connivence, un dialogue muet, un beau message d'amour filial.

    François d'Epenoux n'en est pourtant pas à son coup d'essai. L'auteur des "Papas du dimanche" (2005) est déjà trois fois papa. La venue de ce petit dernier prénommé Oscar vient donc chambouler son quotidien, et plus spécialement ses nuits.

    Car cet ouvrage ne dure qu'une bonne heure, dès 03h03, le temps d'un biberon, porte ouverte vers une réflexion, une communion, et des plongées très courtes vers le sommeil. Je le verrais bien disposé en pile dans toutes les librairies/magasin de peluches/petites épiceries des maternités. 

    Récit autobiographique laissant émerger quelques passages enfiellés sur notre gestion de la planète, message d'espoir adressé à tous ces nourrissons qui seront assurément aux commandes de notre monde dans les prochaines décennies.

    « Je ne sais pas ce que tu vises, petit athlète. Mais je te le répète, vise juste. Pas l'argent. Pas les honneurs. Pas la carrière — quelle carrière, dans quelle entreprise, dans quelle fuite en avant, à l'heure où le système montre si superbement ses limites ? Vois du monde en visitant le monde. Apporte-lui ta petite pierre, ça lui fera du bien et à toi aussi. »

    Et last but not least, à l'instar de ses autres livres, admirablement rédigé.

     

    Les jours Areuh

    de François d'Epenoux

    Anne Carrière, janvier 2016

    ISBN 978-2-8433-7806-5

    144 pages - 15,00 € 

     

  • Tribulations d'un précaire

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    «Au cours des dix dernières années, j'ai eu quarante-deux emplois dans six États différents. J'en ai laissé tomber trente, on m'a viré de neuf, quant aux trois autres, ç'a été un peu confus. Sans m'en rendre compte, je suis devenu un travailleur itinérant, une version moderne de Tom Joad des Raisins de la colère. À une différence près. Tom Joad n'avait pas fichu quarante mille dollars en l'air pour obtenir une licence de lettres.»

    Le talent narratif de Iain Levison rejaillit à chaque page et nous fait voyager jusqu'en Alaska, de petit boulot en petit boulot. Son humour décapant alimente sans cesse le récit et permet sans avoir l'air d'y toucher de démontrer toutes les absurdités du grand rêve américain.

    Iain nous conte sa propre galère, celle qu'il connut avant de devenir l'écrivain dont je dévore chaque bouquin. Car cette multiple expérience dans à peu près tous les domaines ne peut que lui servir dans l'édification de ses romans.

     

    Tribulations d'un précaire

    de Iain Levison

    Liana Levi, piccolo n°61, 2007

    ISBN 978-2-86746-502-4

    192 pages - 8,50 €

  • Truite à la slave

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    « Dans les cuisines du restaurant Casanova, le grand chef Dimytch Nikodimov officie sous le regard de Véra, sa jeune et délicate maîtresse. Un beau matin, le cuisinier disparaît et Vania Soleilov, ancien flic et détective privé débutant, est chargé de l'enquête. La solution se trouvera dans l'assiette bien sûr... »

    Ce court récit d'un auteur russe contemporain, né en 1961, intrigue, sort des sentiers battus, et se lit dans le même temps qu'un menu trois services.

     

    Truite à la slave

    d'Andreï Kourkov

    Liana Levi - piccolo n°96, avril 2013

    ISBN 978-2-86746-671-7

    64 pages - 4,00 €

  • Le caméléon

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    Les multiples vies de Frédéric Bourdin, alias le Caméléon, sont brillamment racontées dans ce court récit paru chez Allia.

    Comment, à plus de 30 ans, endosser à la perfection le personnage d'un ado de 16 ans ?

    Comment duper tout le monde, police y comprise ?

    Comment parvient-il à jouer un rôle, ou plutôt être ce rôle à 100% ?

    Comment s'inventer une vie ?

    Car Frédéric Bourdin peut être une dizaine de personnages à la fois... génial imposteur. Mais pour quel mobile ? Tout cela reste flou. Car ce caméléon n'a rien d'agressif. Que du contraire !

    Ouvrage passionnant, dans la lignée des titres de cette collection miniature...

    Un pur plaisir de lecture...

     

    Le caméléon

    de David Grann

    Allia, septembre 2009

    ISBN 978-2-84485-324-0

    96 pages - 3,00 € 

  • L'homme libre

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    Il est malheureux de constater qu'il est plus difficile, quand on est journaliste aujourd'hui, de rester libre, fidèle à ses principes, pour se montrer vraiment objectif et impartial.

    Jean-Jacques Bourdin refuse de faire des courbettes à ces politiques prêts à le soudoyer, à le corrompre, à le détourner de ses convictions, bref, à lui supprimer sa liberté. Et les auditeurs ne s'y trompent pas. L'audience de ses émissions crève les plafonds. On a besoin de bien plus d'hommes libres tels que lui.

    Sans langue de bois, Jean-Jacques Bourdin revient sur son parcours, sur la construction et l'organisation de ses interviews diffusées à la fois sur RMC en radio et sur BFM en TV. Il ne se gêne pas de balancer quelques vérités. Il revient notamment sur l'affaire Cahuzac, sur le fameux débat entre Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen, ou sur l'interview savamment orchestrée de DSK au 20 heures de Claire Chazal.

    Pour que le fait d'être invité "chez Bourdin" demeure une épreuve pour nos élus, il est bon de soutenir ce journaliste.

     

    L'Homme libre

    de Jean-Jacques Bourdin

    le Cherche midi, février 2014

    ISBN 978-2-7491-3474-1

    192 pages - 15,00 €

     

  • Un crime parfait

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    La petite collection des éditions Allia répond parfaitement à mes attentes. Format réduit, textes courts pour certains d'entre eux, soin apporté à l'objet-livre, qualité des textes, et un prix vraiment démocratique.

    "Un crime parfait" ne déroge pas à la règle. Récit de l'enquête d'un inspecteur polonais, obstiné, dénommé Jacek Wroblewski, cette longue nouvelle soulève la question : "Une fiction littéraire peut-elle mettre en cause son auteur dans une affaire de meurtre ?"

    Amok, le livre dont il est question et sur lequel le policier s'appuie pour inculper Krystian Bala, raconte l'histoire d'un jeune homme quelque peu dérangé. Wroblewski entame un travail de critique littéraire, décortique le livre, l'étudie sous toutes ses coutures. Convaincu de la culpabilité de Bala, il lui faut plus pour l'arrêter : un mobile et, idéalement, des aveux.

    Excellent de bout en bout, "Un crime parfait" est le compagnon d'une journée idéal pour tout lecteur friand d'affaires judiciaires...

     

    Un crime parfait

    de David Grann

    éditions Allia, septembre 2009

    ISBN 978-2-84485-325-7

    80 pages - 3,00 €

  • Chronique d'un meurtre annoncé

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    "Rodrigo Rosenberg savait qu'il était sur le point de mourir. Ce n'était pas qu'il se trouvait au seuil de la vieillesse - il n'avait que quarante-huit ans. Ce n'était pas non plus qu'on lui avait trouvé une maladie mortelle : cet inconditionnel du vélo jouissait d'une santé parfaite. En fait, Rosenberg, avocat d'affaires extrêmement respecté au Guatemala, était certain qu'on allait l'assassiner."

    Le Guatemala vit dans un climat de violence sans équivalent. C'est simple : le taux de meurtres est quatre fois supérieur à celui du Mexique. La corruption sévit partout, à tous les niveaux de l'État, et le pouvoir politique subit la loi de bandes organisées, implacables.

    Suite au double meurtre d'un grand patron très en vue, Khalil Musa, et de sa fille Marjorie, Rodrigo Rosenberg est effondré. Il comptait épouser Marjorie, dont il était éperdument amoureux. Or, il y a peu de chances que l'enquête aboutisse car tant les forces de police que la Justice sont complètement sclérosées, pourries par le crime organisé. Collusion, pots-de-vin, arrangements secrets, menaces, tout est bon pour maintenir la mainmise des cartels de la drogue.

    Mais rien ne peut arrêter l'énergie du désespoir de Rosenberg et il décide de s'emparer de l'enquête, au péril de sa vie.

    Je suis vraiment devenu accro à cette collection des éditions Allia. Très petit format passe-partout, la centaine de pages de cette histoire vraie, passionnante, se dévore à un rythme soutenu.

    Et à ce prix, ce serait un crime de ne pas l'acheter...

     

    Chronique d'un meurtre annoncé

    de David Grann

    éditions Allia, février 2013

    ISBN 978-2-84485-600-5

    112 pages - 3,10 € 

     

  • Les enfants de Hansen

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    Depuis la nuit des temps, la lèpre est ressentie comme une maladie particulière, une punition diabolique contre laquelle il est inutile de lutter. Les regrouper et les isoler, voilà la solution, unique et imparable à la fois, trouvée par l'homme sain, impitoyable.

    L'action se déroule de 1982 à 1989, dans la dernière léproserie au sud de la Roumanie... la Roumanie de Nicolae Ceausescu.

    Le narrateur, lépreux lui aussi, nous fait ressentir, non sans quelque gêne, le drame indescriptible du quotidien d'un malade atteint par le fameux bacille de Hansen.

    Les histoires de Zoltan le Hongrois, de l'Américain Robert W. Duncan, de deux homosexuels polonais, ou encore de la seule femme prisonnière de la léproserie, nous donnent le frisson. On en vient même à s'ausculter rapidement, on se tâte les avant-bras, le front, histoire de constater notre bonne santé. Ouf !

    Un huis clos glauque, le régime totalitaire communiste en filigrane, cruel, sans pitié, austère. Certains chapitres m'ont paru très longs, mais l'auteur se rattrape avec brio en intégrant des épisodes tragiques de l'histoire de cette maladie maudite.

    Un livre qui ne laisse personne indifférent.

     

    Les enfants de Hansen

    d'Ognjen Spahic

    éditions Gaïa, octobre 2011

    ISBN 978-2-84720-078-2

    176 pages - 18,00 €

  • le patron

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    Vassili Séménof, le boulanger et fabricant de craquelins, emploie quelques dizaines d'ouvriers dans des conditions dantesques. Il faut rappeler que dans cette Russie tsariste, la vie est dure, parfois autant que l'hiver. Grosse brute emplie d'eau-de-vie, le patron engage le narrateur qui trimera sans relâche, de nuit. Mais ce nouvel arrivant instillera le goût de la révolte à ses camarades. Sans cesse houspillés, rudoyés par le patron et ses sbires, les ouvriers souffrent des conditions de travail plus que spartiates.

    Récit autobiographique de Maxime Gorki, ce texte de la littérature sociale russe traduit bien les premiers remous qui conduiront au premier soulèvement de 1905, jusqu'à la révolution de 1917. Certes, la lecture n'est pas franchement aisée, même accompagné d'un samovar bouillant et calfeutré dans un fauteuil à bascule.

    Il faut saluer l'audace... ou plutôt la politique éditoriale des éditions du Sonneur, qui ont permis à cette œuvre de se frayer un passage parmi les milliers de titres nouveaux et rappellent que la littérature classique, qu'elle soit française ou russe, ne doit absolument pas être oubliée...

     

    le patron

    de Maxime Gorki

    Les éditions du Sonneur, octobre 2010

    ISBN 978-2-916136-30-1

    192 pages - 14,00 €

  • Bernard Madoff ! Un phénomène !

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    65 milliards de dollars partis en fumée ! De 1960, chez Bernard L. Madoff Investment Securities, à ce fameux 11 décembre 2008, l'argent coula à flot. Même si le début de la chaîne de Ponzi, créée par Bernard Madoff reste difficile à dater exactement, l'opulence manifeste du couple Ruth-Bernie s'avère ô combien indigeste pour plusieurs centaines de victimes, directes ou indirectes.

    Mark Seal retrace la vie de cet homme, Bernard Madoff, l'un des plus gros fraudeurs de l'histoire. Une escroquerie d'une ampleur inimaginable qui aurait pu durer encore si la crise des subprimes n'avait frappé en 2008.

    Beaucoup d'interrogations jalonnent le parcours de Bernie L. Madoff. Beaucoup de supputations. Des montants astronomiques raflés à toutes sortes de financiers, de veuves richissimes, de fonds caritatifs, ou de personnages à moralité douteuse.

    "Cela ne pouvait pas continuer", ce court texte repris en quatrième de couverture résume le phénomène Madoff. Une chaîne de Ponzi finit tôt ou tard par exploser au visage de son créateur.

    Petit livre passionnant qui, çà et là, provoque un certain malaise... Qui faut-il plaindre ? Qui faut-il blâmer ? Tant de questions en suspens lorsqu'on est un petit contribuable galérant depuis des lustres sans grand espoir de changement.

    Echangerait-on une vie de merde contre cinq années dans la peau d'un Madoff intouchable, au sommet de sa gloire, plus riche que Crésus, à l'apogée de sa carrière d'escroc, quitte à finir ses jours derrière les barreaux ? Franchement, la question mérite d'être posée...

     

    Madoff, l'homme qui valait cinquante milliards

    de Mark Seal

    éditions Allia, mars 2010

    ISBN 978-2-84485-346-2

    176 pages - 3,00 €

     

  • Les éditions Méhari veulent progresser en caravane...

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    Une nouvelle maison d’édition : folie ou génie ?

     

     

    Changer le mode de pensée défaitiste et redorer le blason de la lecture-plaisir.

     

    Telle est la vocation de la toute nouvelle maison d’édition Méhari dont le lancement a lieu ce 14 janvier 2013. Le principe ? Offrir à chacun la possibilité de publier ou de s’impliquer dans un projet éditorial, grâce à un financement participatif (ou crowdfunding). Cette technique de financement qui, à l’ère d’Internet et des réseaux sociaux fait de plus en plus parler d’elle, permet de sortir des cadres classiques de financement mais aussi de l’unique recherche de profit.

     

    Une plateforme d’échange…

     

    Le principe est simple : les auteurs envoient leur manuscrit. Méhari sélectionne ceux qu’elle va proposer aux internautes qui le découvriront sur le site et pourront choisir d’y investir (à partir de 10 euros), devenant alors « Méharistes ». Lorsque le budget est atteint, le livre sera publié et diffusé dans toutes les librairies de France, Suisse et Belgique. Les Méharistes percevront 80% des recettes issues des ventes.

     

    La ligne éditoriale sera subdivisée en trois pôles : la jeunesse, les essais et la littérature plaisir, et les livres seront publiés en poche ou en grand format. Du choix drastique des textes jusqu’au graphisme des couvertures et des tranches, les livres des éditions Méhari se veulent aussi qualitatifs que ceux des éditeurs traditionnels.

     

    L’opportunité de la découverte et de la nouveauté

     

    Le monde de l’édition tel que nous le connaissons ne permet pas toujours de donner sa chance à ceux qui n’en maîtrisent pas les rouages. Méhari se propose d’offrir une opportunité à chacun de publier dans les meilleures conditions possibles, avec tous les avantages que pourrait offrir un grand éditeur (distribution, diffusion, marketing, service de presse,…), le but étant évidemment que le livre se vende et que les Méharistes obtiennent un retour sur investissement.

     

    Une promotion à son image

    Méhari est le mot arabe pour dromadaire. Un animal résistant, graphique, et qui évoque l’image de la caravane, qui va de foyer en foyer pour y faire entrer la littérature en créant des réseaux. Dans cette logique, chaque Méhariste se doit non seulement d’investir financièrement, mais également d’assurer la promotion de l’ouvrage sur les réseaux sociaux. La toile est décidemment pleine de surprises et de potentiel, y compris culturel. Il suffit de pouvoir s’en servir.

     

     

    www.editions-mehari.viabloga.com

  • Solitudes australes

    9782361570392.jpgÀ l'ouest de l'île de Chiloé, au Chili, David Lefèvre se retire seul dans une cabane, entre lac et forêt. Son projet : vivre une existence frugale proche de l'autosubsistance et tisser avec le milieu naturel un lien de respect et de connivence.

    Au fil des mois et des saisons, la vie s'ancre dans ce lieu isolé. L'auteur décrit ses travaux quotidiens, ses escapades au coeur de la nature sauvage qui l'entoure et les réflexions qu'elle lui inspire. C'est aussi l'occasion pour David Lefèvre de s'interroger sur la solitude, ses racines, son rapport au monde, la signification de l'engagement, le concept de pauvreté volontaire ou encore le besoin d'errance qui l'a poussé à parcourir le monde. Ce voyage immobile est autant un récit sensible tourné vers le dehors qu'une plongée intérieure.

    A noter, un cahier de 24 pages photos au centre de l'ouvrage...

     

    Solitudes australes

    de David Lefèvre

    Transboréal, octobre 2012

    ISBN 978-2-36157-039-2

    184 pages - 18,90 €

  • RAFA !

    9782709638319.jpgRoger Federer vient de remporter son dix-septième titre du Grand Chelem, et, par la même occasion, son septième Wimbledon. La seule fois où, dans son jardin londonien, il dut s'incliner, ce fut en 2008, face à son plus grand rival : Rafael Nadal !

    Pour les amateurs de tennis - j'en suis un -, ce livre est un pur régal, à condition bien sûr d'apprécier le champion majorquin.

    Roi de la terre battue, Rafa impressionne, effraie, avant même l'entrée sur le court. Dans le vestiaire, il bondit en tous sens, se prépare au combat comme si c'était le dernier.

    Les joueurs classés à l'ATP le respectent et savent, c'est notamment le cas pour Federer et Djokovic, que pour avoir une chance de le battre, il leur faudra jouer à 100 %, voire 110 %, plusieurs heures d'affilée, sans la moindre interruption, sans le moindre fléchissement, sous peine de punition immédiate.

    Dans cet ouvrage, trois finales servent de fil rouge. On découvre le Rafael de Manacor, fragile, modeste, soumis, poli, et très attaché à son clan et à son île. Comment se protège-t-il des dérives que provoque la célébrité ? Comment gère-t-il son quotidien ? Toni Nadal, son oncle et coach, est-il aussi tyrannique qu'on le prétend ?

    Pas aussi dense et aussi bien construit que le récit dicté par Andre Agassi ("Open", J'ai lu), cet ouvrage m'a ouvert les portes du personnage Nadal, que je ne connaissais que par ses exploits sportifs et sa façon de jouer... à la Nadal, car seul Nadal peut jouer comme cela.

     

    RAFA

    de Rafael Nadal et John Carlin

    JC Lattès, mai 2012

    ISBN 978-2-7096-3832-9

    320 pages - 19,00 € 

     

     

  • Miraculeuse Maryllis

    mds%20-%20cover%20-%20miraculeuse%20-%20sans%20bandeau.jpgDrôle d'amour que celui d'une prostituée. Amour consensuel, plus que physique. Amour d'un instant volé au quotidien. Odeur... saveur d'interdit sur fond d'adolescence adulte.

    Frédéric est un habitué, un de ces hommes qui rôde dans le quartier mal famé de Ludwige. Un de ces hommes marié à une carence sensuelle, à un vide sentimental, aux non-dits perpétuels. Il comble donc son manque auprès d'Irina, puis de Maryllis, dont il devient accro. Il doit d'ailleurs son nom d'auteur aux cadeaux qu'il offre à sa maîtresse professionnelle.

    Voilà un texte sans ambiguïté, sans fausse note, qui dépeint à merveille ce besoin viril, tout en dépassant l'acte sexuel proprement dit. Et même si les détails crus sont bel et bien présents, on ressent tout au long de la lecture une grande pudeur, mais aussi et avant tout, un profond respect pour Maryllis, espiègle compagne de ses désirs, toujours à l'écoute de ses clients qui, une fois acquis, conquis et reconnus, sont récompensés pour leur fidélité.

    Cajoleuse de schizophrènes, d'époux éconduits, d'hommes d'affaires trop stressés, de jeunes puceaux explorateurs de plaisirs, de satyres friqués ou, plus simplement, de mâles en quête de tendresse, Maryllis connaît son métier, le plus vieux du monde paraît-il...

    Seule ombre au tableau de ce petit bijou littéraire, son prix un peu excessif compte tenu de son épaisseur et de son format. Mais un petit éditeur indépendant se doit d'être défendu... et loué pour son courage, sa témérité, voire sa douce folie toujours motivée par l'amour des belles lettres.

     

    Miraculeuse Maryllis

    de Frédéric Chanel

    Murmure des soirs, mars 2012

    ISBN 978-2-930657-04-2

    72 pages - 10,00 €

  • Stagiaire chez Grasset !

    9782729119560.jpg"Il faut que je me résolve à ne plus aller saluer les gens le matin, ni les déconcerter en leur serrant la main : cette convention instillée dans mon éducation et surtout pratiquée dans le monde de l'entreprise où même l'administrateur du groupe auquel j'appartiens peut, par beau temps, vous tendre la pogne, est ici à désapprendre. Dans le meilleur des cas une main molle et ennuyée vous répond, le plus souvent votre main reste en suspension dans le vide, tandis qu'un prompt "salut !" est lancé."

    Les couvertures jaunes de cet éditeur prestigieux garnissent les étals des libraires, surtout en période de rentrée littéraire. Connaître l'envers du décor était le souhait le plus cher de cet amoureux des lettres qu'est Bruno Migdal. Stagiaire à plus de quarante ans, il nous raconte son passage dans cette maison d'édition, habituée à récolter les prix littéraires les plus honorifiques, mais aussi très rémunérateurs, et située en plein Saint-Germain-des-Prés.

    Son style châtié nous gratifie de nombreuses perles. Ce petit livre ravira tous les curieux insatiables - dont je fais partie - de ce monde étrange, parfois hautain voire dédaigneux, souvent en dehors du temps et de la réalité que peut être une maison d'édition parisienne.

    Même s'il ne cite pas le nom de cet établissement, nous avons tous reconnu duquel il s'agissait. Beaucoup d'humour aussi, de subtilités de langage et d'anecdotes composent ce texte qui, je l'espère, trouvera sa place sur le comptoir des librairies.

    Quelques extraits :

    "...il déferle plus de manuscrits que tous les stagiaires du monde se relayant nuit et jour ne pourraient en éponger, c'est une lame de fond qui se fracasse sans répit sur le bâtiment."

    "Un inconnu par an les années fastes, c'est paraît-il le quota de la Maison, autant dire un seul et unique spécimen d'ouvrière prélevé à la pince à épiler dans la fourmilière et élevé au titre de reine."

     

    Petits Bonheurs de l'édition

    de Bruno Migdal

    éditions de la Différence, janvier 2012

    ISBN 978-2-7291-1956-0

    144 pages - 10,15 €

  • A solder au plus vite... voire à pilonner.

    les_carnets_d_une_bourgeoise_dechue_01.jpgL'exemple même du non-livre ! Sans intérêt. A la couverture ratée. Au titre affligeant. Récit autobiographique qui se serait vu refusé par 99 % des éditeurs. Alors, pourquoi, pourquoi un livre de plus à ranger dans les étagères des librairies ? Vraiment, je me le demande.

     

    Les carnets d'une bourgeoise déchue

    de Diane Rauscher-Kennedy

    Phoenix Press International, novembre 2011

    ISBN 978-0-9829961-1-9

    170 pages - 17,00 €

  • Pour les fêtes...

    je_jubilerai_jusqu_a_100_ans_01.jpgAutobiographie, mémoires, oui et non car Marthe Mercadier parle aussi du présent et, bien sûr, d'avenir. Personne attachante, toujours le sourire aux lèvres, elle revient sur sa filmographie impressionnante qui l'a vu jouer aux côtés de monstres du cinéma tels que Serge Reggiani, Fernandel ou Jean Gabin.

    Marthe Mercadier ne révolutionne pas la littérature, mais elle donne du baume au coeur et cet ouvrage ne manque pas d'intérêt pour tous les amateurs de cinéma et de théâtre.

     

    Je jubilerai jusqu'à 100 ans !

    de Marthe Mercadier

    Flammarion, octobre 2011

    ISBN 978-2-0812-3918-0

    240 pages - 19,00 €

  • Charles Aznavour...

    9782359490442.jpg"On a annoncé ma mort par deux fois. Deux fois ! Je ne vous souhaite pas de vivre l'expérience, elle est très désagréable. La dernière plaisanterie, c'était il y a quelques mois, suite au concert que j'ai donné à Anvers. Quelle ne fut pas ma surprise de lire sur Internet le récit de ma propre fin. Et avec maints détails ! J'étais, paraît-il, dans un état pénible à voir, en proie à force tremblements, puis finalement décédé. Fin de l'histoire.

    Quelle merveilleuse imagination ! En découvrant le sort qu'on m'avait réservé, je me suis naturellement précipité devant le miroir de la salle de bains. J'ai pensé : mort, je ne le suis pas, je m'en serais rendu compte, mais au bord du trépas, qui sait ?"

    Des chapitres ? Non, des portes que Charles Aznavour pousse pour nous. Sans complaisance, il nous livre sa vision des choses, son avis sur le show-biz d'aujourd'hui. Emaillé de poèmes, son livre, un peu trop court, n'a rien d'un chant dy cygne. Ce monstre de la chanson française sait choisir les mots, après tout, n'est-ce pas son métier ?

     

    D'une porte l'autre

    de Charles Aznavour

    Don Quichotte, septembre 2011

    ISBN 978-2-35949-044-2

    168 pages - 14,90 €

  • Hold Up !

    9782359490459.jpg"Hold-up est le récit d'une machine infernale. Ou comment des hommes et des femmes se trouvent pris dans un engrenage qui finit par les dépasser. Dans l'espace confiné de la banque, le temps est suspendu, les relations exacerbées : chacun des protagonistes cherche à protéger ses intérêts, tout en nouant avec les autres des liens empreints à la fois de respect et de haine. Mais tous les personnages ont beau s'agiter dans leur bocal, le ressort de la tragédie est bandé et nul ne peut plus arrêter le cours de l'histoire. Dans ce témoignage fiction où les regards des deux héros, Manu et Marc, sans cesse se croisent et se répondent, Jean-Claude Kella démonte, avec l'habileté du romancier et la précision de l'ancien braqueur, un casse monumental."

     

    Hold-up

    de Jean-Claude Kella

    éditions Don Quichotte, septembre 2011

    ISBN 978-2-35949-045-9

    240 pages - 16,90 €

  • Le livre d'Andre Agassi !

    9782290033241.jpgCet ouvrage fut pour moi une véritable cure de jouvence, une plongée dans mon passé de fan de tennis. Des anecdotes, Andre Agassi en raconte, encore et encore. Il entame son autobiographie en nous détaillant un affrontement homérique, sa dernière victoire sur le circuit ATP, à l'US Open 2006. En cinq sets. A l'arraché. Face à un jeune loup, alors huitième joueur mondial, Marcos Baghdatis. Le Chypriote, perclus de crampes, finit par baisser pavillon, avec le sourire, fier d'avoir croisé la route de cette légende vivante, son idole.

     

    andre-agassi-7.jpgIl revient ensuite à la source, à Las Vegas, là où tout a commencé, lorsqu'il avait sept ans. Les séances d'entraînement, inhumaines, contre une machine imbattable, surnommée "le dragon", créée par son père, ancien boxeur iranien, mais aussi un fou de tennis, résolu à faire de son rejeton le numéro un mondial.

    Tout au long de ma lecture on ne peut plus intensive, j'ai ri, commenté avec ferveur, approuvé, découvert de nombreuses choses à propos de mon sport préféré, et d'Andre Agassi en particulier.

    p1_agassi_baghdatis.jpgComme tous les passionnés de tennis, je connaissais les coups gagnants et l'incroyable palmarès de ce champion hors normes. Mais ce livre aurait pu, aurait dû s'intituler "Agassi, la face B", car il y dissèque sa vie comme un chirurgien, sans tourner autour du pot. Il raconte, simplement, honnêtement. Il se veut sincère. Il y révèle notamment sa haine pour ce sport qui, paradoxalement, lui aura permis de réaliser tant de rêves, dont la construction d'une école pour enfants défavorisés.

    Ses matches de légende, sa rivalité avec Pete, toujours Pete, ses amours, sa première "défaite" face à Jeff Tarango, son équipe où Gil occupe une place à part, ses amis, sa famille, Andre Agassi n'oublie rien ni personne.

    Certes, il égratigne Connors, mais, après tout, il le mérite.

    Andre_Agassi_with_Steffi_Graf_Wimbledon.jpgMerci à toi, Andre, pour ces quelques jours passés en ta compagnie, grâce à la lecture de ces pages truffées de tranches de vie, et je te souhaite une vie heureuse, entouré des tiens, dont ton épouse, l'une des plus grandes, sinon la plus grande des championnes de tennis, Steffi Graf.

     

    Open

    d'Andre Agassi

    J'ai Lu n°9566, février 2011

    ISBN 978-2-290-03324-1

    608 pages - 8,40 €

     

    Palmarès

    Roland-Garros 1999, finales 1990, 1991

    Wimbledon 1992, finale 1999

    US Open 1994, 1999, finales 1990, 1995, 2002, 2005

    Open Australie 1995, 2000, 2001, 2003

    Jeux Olympiques médaille d'or 1996

    Coupe Davis 1990, 1992

    Masters 1990

    pete-sampras-andre-agassi.jpg

  • La France que j'aime

    9782226206244.jpgLorsque Pierre Bonte nous raconte la France, on ne peut que se sentir proche de ces gens, de ces hameaux, de ces lieux protégés où l'on y mange bien, où l'on s'y sent bien, où l'on se réfugierait volontiers.

    Pierre Bonte nous emmène à Camembert, à Veules-les-Roses, à Chavignol, à Najac, et dans tant d'autres localités qui valent le détour, sans oublier Montcucq, rendu célèbre grâce à l'humour de Daniel Prévost.

     

    La France que j'aime

    de Pierre Bonte

    Albin Michel, septembre 2010

    ISBN 978-2-226-20624-4

    272 pages - 18,00 €

  • Quelques cerises sur mon gâteau

    quelques_cerises_sur_mon_gateau_01.jpg"Et s'il fallait tout recommencer ? Cette question, on me l'a posée cent fois. Et, aujourd'hui encore, je réponds par un OUI franc et massif. Ne serait-ce que pour revivre les belles rencontres qui font qu'après la surprise, l'émotion ou le trac du face-à-face surviennent les étapes qui permettent d'aller à la découverte de l'autre. Une étape difficile lorsque "l'autre" fait partie de votre vie depuis l'enfance et plus encore quand il s'agit d'une personnalité. Il faut savoir s'enrichir au contact des êtres rares qui construisent notre itinéraire."

    1. Qu'est devenu le piano de Bécaud ?

    Alice Dona : Il est chez Bécaud. Il est dans la cabane en bois. Il est à la campagne, dans le Poitou. J'irai peut-être le voir un jour.

    2. Si vous aviez la possibilité de dîner ce soir avec l'un des grands disparus dont vous parlez dans le livre, lequel choisiriez-vous et pourquoi ?

    AD : Je voudrais dîner avec Annie Girardot, parce que c'était ma copine et pour se payer une bonne tranche de rigolade entre filles. Je me referais bien un bon dîner de filles avec Annie Girardot et Romy Schneider. Je repasserais bien cette soirée.

    3. Le décès d'Annie Girardot a réveillé les consciences. Elle a donc une nouvelle fois vaincu la maladie car de l'oubli elle est passée en un éclair à l'hommage universel rendu par tous les médias.

    AD : Je crois que les gens se sont rendu compte que eux n'avaient pas la maladie d'Alzheimer. Ils ont pris conscience que cela pouvait arriver demain, à n'importe qui.

    4. Pourrait-elle s'ériger en symbole de l'ingratitude du métier du spectacle au point de l'avoir vu finir ses jours complètement ruinée ?

    SDC10910.JPG

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    AD : Ayant vécu sa traversée du désert, je pense que, quelque part, elle a peut-être un peu provoqué les choses elle-même. C'est un peu osé de dire ça mais tant pis. Quand on s'est rencontrées, Annie en avait ras-le-bol de faire pleurer dans les chaumières, elle n'en pouvait plus de son rôle de docteur Françoise Gailland, elle en avait marre de "Mourir d'aimer". Elle me disait : "Moi, j'ai envie de rigoler et à partir de maintenant, je ne veux plus faire que des comédies."

    Elle est donc partie dans une mouvance qui a débuté par un rôle de chauffeur de taxi dans "Le dernier baiser", avec Maria Pacôme pour partenaire. Je le sais d'autant plus que c'est moi qui ai composé la musique de ce film. C'est d'ailleurs à cette occasion que j'ai fait la connaissance d'Annie Girardot.

    Elle a ensuite enchaîné par le tournage de deux ou trois comédies d'affilée. Bref, dans la profession, elle avait lancé le mot d'ordre : "Marre des drames !" A cette époque, elle n'a pas eu la chance de pouvoir jouer dans une comédie qui ait cassé la baraque et elle n'a peut-être pas reçu de scenarii suffisamment costauds non plus.

    En fait, Annie a toujours été perdue par sa grande générosité. Elle s'est peut-être jetée toute seule dans le fossé, sans pouvoir se relever. Elle a voulu essayer plein de trucs, même une comédie musicale - par amour -, et, en 2000, la maladie s'en est mêlée. A la réflexion, avec le recul, le monde du cinéma n'était pas obligé de la bouder à ce point-là sous prétexte qu'elle ne voulait plus faire pleurer dans les chaumières.

    propos recueillis lors du salon du livre de Paris

     

    Quelques cerises sur mon gâteau

    de Alice Dona

    Flammarion, février 2011

    302 pages - 19,90 €

     

     

  • Deux années inoubliables...

    9782749112107.jpgCeux que l'on surnomme erronément les "tourdumondistes" vivent ) bord de leurs voiliers, souvent en aluminium ou en acier, parfois dériveurs intégraux, les plus nantis optant pour de somptueux catamarans de croisière.

    En 2005, Cécile et Olivier décident de tout plaquer pour une durée approximative de deux ans, d'emmener leur smala composée de cinq enfants - un sixième mousse naîtra pendant l'aventure - pour une traversée de l'océan Atlantique, destination le Brésil, l'Argentine, le Chili, passage mythique du cap Horn à la clé et retour par la façade Pacifique de l'Amérique du Sud ; puis, Panama, les Antilles, les Açores, et enfin le port d'attache : Bénodet.

    Cécile nous ouvre son carnet de bord, une façon pour elle d'immortaliser ce qui restera l'une des périodes majeures de leur vie. Sinon, d'un point de vue purement littéraire, le récit n'a rien de très palpitant, mis à part les quelques coups de tabac subis dans les quarantièmes rugissants ou, sans aller très loin, celui du golfe de Gascogne.

     

    Les enfants du large

    d'Olivier et Cécile de La Rochefoucauld

    Le Cherche Midi, 2009

    ISBN 978-2-7491-1210-7

    300 pages - 17,00 €

  • Retour de Barbarie

    2912667291.jpgEn décembre 1943, Raymond Guérin sort libre du stalag dans lequel il subissait la "Barbarie" depuis près de quatre ans. En lisant cet ouvrage, on n'apprend ni pourquoi il y fut emprisonné, ni dans quelles circonstances, ni pourquoi il fut libéré. Dommage.

    Arrivé à Paris, il découvre ce qu'il nomme "le Temps de la Sottise". Paris est une ville occupée. Raymond Guérin multiplie les rencontres, les retrouvailles, les dîners mondains. Il les commente et parle de ses écrits. C'est d'un ennui profond. Certes, le personnage côtoie les Sartre, Camus, Gallimard, et bien d'autres... Mais c'est sans intérêt.

    Une lecture à peine achevée, et déjà oubliée.

     

    Retour de Barbarie

    de Raymond Guérin

    Finitude, 2005

    ISBN 2-912667-29-1

    144 pages - 14,00 €

  • Des pirates à tribord !!!

    9782268068664

    A force de nous montrer les images de valeureux pirates écumant les eaux couleur de lagon, attaquant les galions espagnols emplis de richesses, on a quelque peu enjolivé la profession, et tout le monde - ou presque - a tendance à dire que cela n'existe plus de nos jours. Et pourtant, les mers et océans abritent de plus en plus de pirates, armés de kalachnikov, de grenades, voire de lance-roquettes. Il y a des zones à risque. L'une d'entre elles se situe au large des côtes somaliennes. Là-bas, les autochtones sont soit pêcheurs, soit pirates, et bien souvent les deux à la fois.

    Patrick Forestier nous fait pénétrer au coeur de ces eaux dangereuses. Les pirates ne s'intéressent pas vraiment aux objets de valeur que contiennent les navires marchands ou même les voiliers de plaisance. Ce qu'ils monnayent, ce sont les marins pris en otages et libérés contre rançon.

    Sans être à proprement parler un écrivain, l'auteur noirçit les pages de sa plume journalistique. Ce livre se lit comme un magazine, certes, le livre est plus touffu. J'ai passé un bon moment de lecture et j'y ai appris pas mal de choses. N'est-ce pas là l'essentiel ?

     

    Pirates et commandos

    de Patrick Forestier

    Le Rocher, 2010

    ISBN 978-2-268-06866-4

    224 pages - 18,00 €

  • Marin pêcheur !

    9782737348648

    Daniel Marion est un ancien marin pêcheur, une tradition familiale. Installé à Port-en-Bessin (Calvados), il a souhaité faire partager ses souvenirs face à l'évolution actuelle du monde de la pêche. Mousse à 13 ans, il a navigué sans relâche jusqu'à son dernier naufrage qui lui a endommagé les tympans mettant ainsi fin à sa carrière maritime.

    Aujourd'hui, il est à la tête d'une armada de 80 maquettes de bateaux qu'il a fabriqué et dont il raconte l'histoire intimement liée à la sienne. Ses trois fils sont marins pêcheurs.

     

    Marin pêcheur, c'est pas pour toi !

    de Christiane Lablancherie

    éditions Ouest-France, mars 2010

    ISBN 978-2-7373-4864-8

    224 pages - 15,00 €

  • Nassara la fille au teint clair

    9782353353521

    "Cathy est une petite fille "métisse" née en France en 1965 d'une maman blanche et d'un papa noir. Abandonnée à la naissance par sa mère biologique, son père naturel la confie à une famille nourricière bordelaise. Baignant dans un climat de tendre enfance les cinq premières années, elle se retrouve du jour au lendemain parachutée dans son pays d'origine, le Burkina Faso. Elle va alors devoir s'adapter à un autre mode de vie.

    Comment va-t-elle vivre cette aventure ? Déchirée entre deux cultures diamétralement opposées, elle va apprendre à forger sa propre identité..."

     

    Nassara la fille au teint clair

    de Catherine Zoungrana

    Edilivre, novembre 2009

    ISBN 978-2-35335-352-1

    130 pages - 13,00 €

  • Le Coucou...

    Couv-LeCoucou Le Coucou se prénomme Carl. Vantard, mythomane, profiteur, cet homme accumule les défauts majeurs. Plutôt beau gosse, cet hâbleur séduit la belle Eva, délaissée par un mari prisonnier des geôles italiennes pour contrebande. Au retour de ce dernier, le Coucou prend peur, se terre, et attend son heure. Le nid comprend une femme et trois enfants. Une fois conquis pour de bon, il montrera son vrai visage, celui d'un homme autoritaire, despotique, et fera vivre un véritable enfer à ces trois gosses qui n'ont rien demandé.

    Sujet grave. Histoire vraie. Catherine Carage écrit bien, presque trop bien pour ce genre de récit. Un manque de clarté, de dosage des chapitres. Dommage car il s'agit d'un ouvrage intéressant... thérapeutique pour l'auteure, sans aucun doute.

     

    Le Coucou

    de Catherine Carage

    Parole éditions, août 2007

    ISBN 978-2-917141-01-4

    144 pages - 10,00 €

  • Une belle initiative...

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    Ce livre est le récit du combat que mènent toutes les personnes handicapées pour retrouver un minimum d'autonomie. L'auteure a choisi d'en rire mais cela ne l'empêche pas d'évoquer les difficultés réelles.

     

    Vas-y bobonne, passe la cinquième !

    de Maryse Bastien

    Chloé des Lys, 2008

    ISBN 978-2-87459-393-2

    152 pages