marketing, business, finance, politique

  • Nicolas Sarkozy en tête des ventes !

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    En détail (source : Edistat), "La France pour la vie", le livre de Nicolas Sarkozy, s'est vendu, depuis sa sortie, à 66 461 exemplaires. 28 685 en librairies, 16 197 en grandes surfaces alimentaires, et 21 579 en grandes surfaces spécialisées (Cultura, espace culturel Leclerc,...)

    Le matraquage médiatique n'est pas étranger à ce succès. Dans le même temps, Alain Juppé occupe la 28ème place, Philippe de Villiers la 48ème... en attendant les sorties d'autres politiques (Christiane Taubira, NKM,...)

    Les sympathisants du parti se sentent un peu obligés de l'acheter. Cela fait déjà une quantité non négligeable.

    La question que je me pose, ou plutôt, que je pose à l'auteur lui-même : « Monsieur le Président, que comptez-vous faire de vos droits d'auteur ? Les garder pour vous, histoire d'entretenir votre réputation bling-bling ? Les reverser au parti, avec l'idée de mieux financer votre campagne pour les primaires ? Ou les redistribuer à des associations de protection de l'environnement, des animaux, ou pour la Santé ? »

    Inutile de préciser que les deux premiers choix me resteraient en travers de la gorge... 

  • Petit dictionnaire illustré de l'Entreprise

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    Par le truchement du rire, François-Xavier Chenevat porte un regard sans concession sur notre société. Par ses réflexions, ses dessins, il démonte complètement tous nos mécanismes de défense. Et l'on rit de bon cœur, de bout en bout, comme happé par ses bons mots et ses dessins... dessins où l'on retrouve un peu l'univers de Trondheim...

    Le rire est un allié de poids. En période de crise, de chômage de masse, de grèves, voire de suicides dans certaines grandes société, comment dénoncer les dérives sinon par l'ironie, l'humour noir, la caricature, la dérision, ou par l'absurde ?

    De A (Achats) à Z (Zzzzzzz), Fix s'attaque à peu près à tous les pans de l'entreprise des années 2010... qui ne ressemble plus à celle de nos parents (les machines à café ne produisaient que du café... Pfffff), et encore moins à celle de nos grands-parents (ils faisaient couler de l'eau bouillante dans un filtre où ils avaient placé du café moulu... D'autres emmenaient leur thermos. Bande de ringards).

    Cette machine à café, élément essentiel, central (en page 84 sur 168), vital même, qui pointe çà et là son museau en forme de capsule de couleur... Cette chère machine à café, témoin de tant de conspirations, de sourires hypocrites, de pauses prolongées, et parfois, de véritables coups de foudre !

    Les fêtes approchent. Un conseil : ne lancez pas un appel d'offres pour savoir quel livre vous placerez sous le sapin (cela prendrait trop de temps), achetez ce petit dictionnaire les yeux fermés pour éviter de vous marrer trop tôt (dans la file à la caisse par exemple). Non, achetez-en plusieurs pour, une fois au moins dans votre vie, offrir un vrai cadeau à vos collègues de bureau... ou d'open space. Ambiance assurée ! 

     

    Petit dictionnaire illustré de l'Entreprise

    de François-Xavier Chenevat

    éditions Diateino, octobre 2014

    ISBN 978-2-35456-138-3

    168 pages - 14,90 €

     

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  • Moi, ministre de l'enseignement

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    « L'école mérite mieux qu'un pamphlet. »

    La réaction de - déjà - l'ancienne ministre de l'enseignement Marie-Dominique Schyns a été prise à la lettre par Frank Andriat, auteur du livre Les profs au feu et l'école au milieu (Renaissance du Livre) qui avait défrayé la chronique lors de la rentrée 2013.

    Ce nouvel ouvrage est la réponse au ministre, en dix propositions basées sur la grande expérience de terrain de ce professeur de français.

    Si le premier ouvrage était un cri de colère, le résultat d'une exaspération profonde, d'un sentiment général d'inutilité, et d'une accumulation de mesures qui n'ont eu pour effet que de décrédibiliser l'enseignement, ce second opus se veut plus réfléchi.

    Bien sûr, Frank Andriat se répète un peu, mais pour ceux qui n'auraient pas lu Les profs au feu et l'école au milieu, il fallait redonner les raisons du désarroi du corps enseignant.

    Alors, Frank est-il un gentil utopiste ? Un prof sur le sentier de la guerre ? Un enseignant désabusé et triste de constater le changement de sa profession ? Ou un nostalgique de ce temps révolu où le maître était le maître ? Peut-être un peu de tout cela à la fois...

    Il se place surtout et d'abord en auteur ayant une expérience de plus de trente ans dans les classes de l'enseignement secondaire, et, qui plus est, dans l'un des quartiers dits « sensibles » de Bruxelles.

    Prônant, notamment, une école de l'excellence pour tous, un nouvel élan d'espoir, un rassemblement plutôt qu'une division, la publication de programmes clairs, ou un retour à la primauté de l'éducation et de la culture, Frank Andriat croit-il vraiment à la prise de conscience soudaine des technocrates qui nous gouvernent ?

    Tout va mal ?

    Non Frank, tout va très bien, au contraire !

    Il y a de plus en plus de chômeurs et de personnes connaissant - subissant - la précarité de l'emploi.

    Les employés et ouvriers rechignent de moins en moins lorsqu'on rabote leurs salaires, qu'on supprime leurs avantages, ou qu'on gèle leur ambition professionnelle.

    Les États s'endettent pour que les multinationales prospèrent, par le jeu subtil des vases communicants.

    Le monde se fragmente en centaines de petits États ! Certaines régions réclament leur indépendance. Pendant ce temps, les groupes se rachètent les uns les autres pour créer des mastodontes monopolistiques écrasant au passage les velléités de quelques indépendants.

    Les ultra-riches voient leurs recettes augmenter exponentiellement, grâce notamment à leurs complicités au sein même des institutions bancaires.

    Ces banques qui peuvent spéculer en toute impunité, avec notre argent, quitte à endetter encore un peu plus les États en cas de déconfiture.

    Peu à peu, la presse indépendante et libre morfle. Les grands groupes de presse sont rachetés par les patrons des multinationales ou par des banquiers, avec pour but de contrôler l'information.

    Ce n'est pas la population qui élit ses représentants politiques, mais ces mêmes propriétaires des médias qui font la pluie et le beau temps et qui vous disent pour qui voter.

    Une fois élu, le politique sait bien à qui il doit son élection. Pas à vous et moi, mais à son temps d'antenne et à ses promesses faites à quelques puissants l'ayant soutenu.

    L'école est au plus mal. Tant mieux, car créer des crétins dociles permet de poursuivre dans cette voie...

     

    Tu vois Frank... Tout va très bien !

     

    Moi, ministre de l'enseignement

    de Frank Andriat

    Renaissance du Livre, août 2014

    ISBN 978-2507052485

    160 pages - 9,90 €

     

  • L'homme libre

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    Il est malheureux de constater qu'il est plus difficile, quand on est journaliste aujourd'hui, de rester libre, fidèle à ses principes, pour se montrer vraiment objectif et impartial.

    Jean-Jacques Bourdin refuse de faire des courbettes à ces politiques prêts à le soudoyer, à le corrompre, à le détourner de ses convictions, bref, à lui supprimer sa liberté. Et les auditeurs ne s'y trompent pas. L'audience de ses émissions crève les plafonds. On a besoin de bien plus d'hommes libres tels que lui.

    Sans langue de bois, Jean-Jacques Bourdin revient sur son parcours, sur la construction et l'organisation de ses interviews diffusées à la fois sur RMC en radio et sur BFM en TV. Il ne se gêne pas de balancer quelques vérités. Il revient notamment sur l'affaire Cahuzac, sur le fameux débat entre Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen, ou sur l'interview savamment orchestrée de DSK au 20 heures de Claire Chazal.

    Pour que le fait d'être invité "chez Bourdin" demeure une épreuve pour nos élus, il est bon de soutenir ce journaliste.

     

    L'Homme libre

    de Jean-Jacques Bourdin

    le Cherche midi, février 2014

    ISBN 978-2-7491-3474-1

    192 pages - 15,00 €

     

  • Le rêve de Madoff

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    Que peut penser Madoff du fond de sa prison ? Que peut-il encore espérer ? Et comment en est-il arrivé là ? Éprouve-t-il du remords ? Dominique Manotti nous dissèque, comme dans un rêve, l'ambition sans limites de Bernie Madoff, l'un des plus grands escrocs de l'ère moderne.

    Non sans humour, cet opus ne tourne pas autour du pot. Tout au long de ces quarante-sept petites pages, je me suis régalé. Le cynisme américain, le manque sinon l'absence de scrupules qui caractérise l'économie de l'oncle Sam, l'attrait de l'argent, tout cela transpire véritablement.

    Si je devais synthétiser ce "Rêve de Madoff" en un seul mot, je n'hésiterais pas un instant : "GÉNIAL !"

     

    Le Rêve de Madoff

    de Dominique Manotti

    Allia, juin 2013

    ISBN 978-2-84485-675-3

    48 pages - 3,10 €

  • Les Syndicats

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    Partant d'un constat : l'absence de livre traitant de l'étendue du pouvoir syndical, Alain Destexhe s'est décidé à jeter un pavé rouge dans la mare...

    L'auteur se montre d'emblée respectueux à l'égard des luttes qu'ont menées les organisations syndicales au cours du 19ème siècle et d'une partie du vingtième. Sans remettre en question l'existence indispensable des syndicats, contrepoids évident à la puissance patronale, il attire l'attention sur les tabous, les situations controversées, l'opacité des comptes et du nombre d'adhérents, les abus, et autres dérives dues à la toute-puissance de certaines organisations.

    Audace, témérité, culot, réalisme, voilà certaines caractéristiques propres à cet ouvrage... D'autant qu'Alain Destexhe maîtrise son sujet.

    Bien sûr, le grand public se doute qu'il existe bon nombre de pratiques peu reluisantes au sein des principales organisations syndicales. Caisses noires, déclenchements abusifs de grèves sauvages, fraudes à la prime syndicale, montages financiers, violences, culture du "non", conservatisme pas toujours réaliste en ces temps de crise, qui n'en a pas entendu parler ? Bien sûr, nous sommes parfois heureux d'être syndiqués en cas de litige avec l'employeur. Mais cela excuse-t-il un certain abus de pouvoir ?

    Cet essai ouvre une voie, crée une brèche dans l'édifice fortifié.

     

    Syndicats

    enquête sur le plus puissant lobby du pays

    d'Alain Destexhe

    Renaissance du Livre, mai 2013

    ISBN 978-2-50705-013-9

    160 pages - 14,90 €

     

     

     

  • Bernard Madoff ! Un phénomène !

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    65 milliards de dollars partis en fumée ! De 1960, chez Bernard L. Madoff Investment Securities, à ce fameux 11 décembre 2008, l'argent coula à flot. Même si le début de la chaîne de Ponzi, créée par Bernard Madoff reste difficile à dater exactement, l'opulence manifeste du couple Ruth-Bernie s'avère ô combien indigeste pour plusieurs centaines de victimes, directes ou indirectes.

    Mark Seal retrace la vie de cet homme, Bernard Madoff, l'un des plus gros fraudeurs de l'histoire. Une escroquerie d'une ampleur inimaginable qui aurait pu durer encore si la crise des subprimes n'avait frappé en 2008.

    Beaucoup d'interrogations jalonnent le parcours de Bernie L. Madoff. Beaucoup de supputations. Des montants astronomiques raflés à toutes sortes de financiers, de veuves richissimes, de fonds caritatifs, ou de personnages à moralité douteuse.

    "Cela ne pouvait pas continuer", ce court texte repris en quatrième de couverture résume le phénomène Madoff. Une chaîne de Ponzi finit tôt ou tard par exploser au visage de son créateur.

    Petit livre passionnant qui, çà et là, provoque un certain malaise... Qui faut-il plaindre ? Qui faut-il blâmer ? Tant de questions en suspens lorsqu'on est un petit contribuable galérant depuis des lustres sans grand espoir de changement.

    Echangerait-on une vie de merde contre cinq années dans la peau d'un Madoff intouchable, au sommet de sa gloire, plus riche que Crésus, à l'apogée de sa carrière d'escroc, quitte à finir ses jours derrière les barreaux ? Franchement, la question mérite d'être posée...

     

    Madoff, l'homme qui valait cinquante milliards

    de Mark Seal

    éditions Allia, mars 2010

    ISBN 978-2-84485-346-2

    176 pages - 3,00 €

     

  • Le vrai Bart De Wever

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    extrait p.20 et 21 :

     

    "Donc, vous voudriez nous suivre pendant la campagne des élections communales d'Anvers ?" Je ne puis qu'approuver : "C'est exact." "Et quand vous dites suivre, vous voulez dire suivre partout ?", continue De Wever. Je réponds évidemment : "C'est exact." "Bon, il va falloir fixer quelques rendez-vous", dit De Wever en guise de conclusion. Il se redresse et saisit une canette de Coca zéro sur le plateau, au milieu de la table. "Votre projet suppose une confiance réciproque. Je suis disposé à accorder à un journaliste l'accès à des échanges internes, à des réunions stratégiques. Cela suppose que nous soyons d'accord pour que rien de tout cela ne filtre avant les élections. Pas même sous la forme de sous-entendus. Jusqu'au 14 octobre, les journaux ne publieront rien de ce qui se dira dans ces réunions. Si nous tombons d'accord sur ce point ici et maintenant, nous pouvons marquer notre accord pour tenter l'expérience. Nous verrons la tournure qu'elle prendra. Je m'y vois bien mais je veux en parler avec les gens d'Anvers. Je vais faire ça." Je réponds : "Si telles sont les conditions de l'accord, je marche."

    Kristof Windels, journaliste au Morgen, décrit la conquête de l'écharpe maïorale d'Anvers par l'homme politique le plus controversé en Belgique : Bart De Wever !

    Ce travail journalistique lui a permis de décortiquer les attitudes, les réflexes, les mimiques, les humeurs, la personnalité ainsi que la stratégie du leader de la NVA, parti séparatiste flamand.

    Sans a priori, je me suis plongé dans cette quête du Graal. Les élections de 2014 se rapprochent et cet ouvrage m'a permis d'un peu mieux appréhender ce personnage.

    Même si l'on ne partage pas les idées de cet homme, on ne peut qu'admettre qu'il s'agit d'un champion... ou plutôt d'une bête de campagne... électorale bien sûr.

     

    Le vrai Bart De Wever

    de Kristof Windels

    Renaissance du Livre, mars 2013

    ISBN 978-2-507-05116-7

    224 pages - 21,00 €

    http://eshop.renaissancedulivre.be/le-vrai-bart-de-wever.html

     

  • Du vécu...

    9782953366488.jpgEtienne Deslaumes nous gratifie d'un récit épicé, d'une description de fourberies, de vilenies ayant pour environnement le monde de l'entreprise.

    Le narrateur, E***, directeur juridique de Minerve immobilier, décortique l'organigramme pour en révéler ses mécanismes les plus malsains. A la lecture de cet ouvrage, on pense aussitôt : "ça sent le vécu à plein nez".

    Du haut de sa tour d'ivoire, Iban Lanziéga, le Basque quinquagénaire, arrondi au niveau du ventre trop rempli de mets bien gras dégustés quotidiennement lors de repas d'affaires, dirige une équipe de cadres d'une façon pour le moins "autoritaire", sans omettre d'utiliser à l'envi les méthodes les plus retorses pour satisfaire son ego et solidifier sa domination.

    De "Kaka la cochonne", à Paul "Bourré", en passant par "Fofolle" ou "Vent de Pute", Etienne passe en revue ses charmants collègues, hommes et femmes affublés de surnoms peu élogieux car, comme il le précise dans le livre : "L'entreprise est une formidable machine à uniformiser. La différence y est traquée, humiliée, souvent matée : ce qui distingue est forcément problème."

    Mis à part quelques fautes d'orthographe pas toujours excusables, ce journal satirique m'a procuré un immense plaisir de lecture et m'a conforté dans l'idée que les plus hauts postes ne sont pas toujours occupés par les personnes les plus compétentes...

     

    Journal ambigu d'un cadre supérieur

    d'Etienne Deslaumes

    Monsieur Toussaint Louverture, mai 2012

    ISBN 978-2-9533-6648-8

    184 pages - 16,00 €

  • Lassant...

    9782081265066.jpgQuel titre ! Sitôt lu qu'il ne faut que dix minutes pour l'oublier. Et encore... A l'aube de cette campagne présidentielle qui s'annonce, il est important d'occuper le terrain, à savoir le rayon dédié aux livres dits "politiques" avant que celui-ci ne soit littéralement pris d'assaut, puis rapidement gravé d'essais tous plus fantaisistes les uns que les autres. C'est le jeu, si jeu il y a. C'est la règle. On la connaît.

    Jean-Marc Sylvestre se veut défricheur et tente d'éclaircir la situation, que celle-ci soit géopolitique, sociale ou économique. Il écrit clairement, certes, et l'on ne doute pas qu'il maîtrise son sujet. Mais il n'invente rien, ne donne pas de solutions - puisqu'il n'en existe pas - et, il faut avouer, finit par ennuyer le lecteur.

    Pourquoi un tel livre ? Pourquoi cette juxtaposition de longs articles qui, finalement, auraient très bien pu être synthétisés et publiés comme dossier dans un magazine. Pourquoi encombrer un peu plus les étals des libraires ?

    Quant à la couverture, mieux vaut ne pas en parler...

     

    Nouvelles petites leçons d'économie pour ceux qui doutent des promesses qu'on leur fait

    de Jean-Marc Sylvestre

    Flammarion, septembre 2011

    ISBN 978-2-0812-6506-6

    360 pages - 18,00 €

  • Combien ça coûte ?

    9782226193032

    Voici un livre qui se lit comme un magazine, une succession d'articles à la mise en page soignée, tout en couleurs, et à moins de vingt euros. Une sorte de condensé des émissions successives présentées par Jean-Pierre Pernaut. Et derrière, la machine de guerre Albin Michel, rompue aux expériences marketing.

    Qui ne connaît pas encore "Combien ça coûte ?", émission devenue culte dans la programmation de TF1 ? Faut-il dès lors vous expliquer le contenu de cet ouvrage ? En gros, vous y trouverez moult conseils pratiques pour consommer mieux en dépensant moins. Et cela dans des domaines aussi variés que les transports, l'habillement, l'alimentation, le logement, ou encore les animaux de compagnie.

     

    Combien ça coûte ?

    de Jean-Pierre Pernaut

    Albin Michel, 2009

    ISBN 978-2-226-19303-2

    354 pages - 19,90 €

  • Economie de la transition

    9782749501888
    A la lecture du titre, "Economie de la transition", on ne se rue pas sur l'ouvrage avec gourmandise. On pense qu'un tel pavé ne s'adresse qu'aux étudiants. C'est en partie vrai. Mais pour l'avoir lu, je vous avoue y avoir appris bon nombre de choses, notamment la  convertibilité de l'Ost-mark lors de la réunification des deux Allemagnes, la désinflation par paliers appliquée par les pays de l'est... à savoir aux anciens membres du pacte de Varsovie, ou encore les critères d'adhésion à l'union européenne.

    Cette transformation des économies planifiées en économies de marché ne se réalisera pas en un claquement de doigts, et, les habitants de l'Europe de l'Ouest le ressentent déjà, fera grincer des dents du fait de la différence de niveaux de vie et de fiscalités. Mais la volonté politique semble irrévocable si bien qu'aujourd'hui il n'est plus souhaitable de s'afficher nationaliste au milieu d'Européens convaincus.

     

    Economie de la transition

    de Wladimir Andreff

    éditions Bréal, 2007

    ISBN 978-2-7495-0188-8

    406 pages - 39,50 €

    POUR ACHETER CE LIVRE !

  • Le marketing à la portée de tous !

    9782809800111 Seuls les bons livres laissent des traces dans votre mémoire. En ce qui concerne celle en forme de gruyère qui occupe une part de mon cerveau, le document "Comment devenir un as du marketing ?" occupera une place indélébile. J'ai d'ailleurs retranscrit plusieurs passages du livre dans un bloc-notes spécial qui m'accompagne partout.

    Jeffrey Fox ne s'adresse pas aux vendeurs, aux représentants de commerce ou aux entrepreneurs d'une manière totalement absconse, pompeuse, scientifique. Non, il nous parle simplement et alimente ses assertions d'exemples éloquents.

    Au coeur du débat : le client ! C'est lui qui permet à l'entreprise de prospérer et de payer les salaires. Bref, cet ouvrage s'apparente à une mini-bible écrite au 21ème siècle, qui condense les règles élémentaires pour devenir un champion du marketing et de la publicité.

     

    Comment devenir un as du marketing ?

    de Jeffrey Fox

    L'Archipel, 2008

    ISBN 978-2-80980-011-1

    192 pages - 16,95 €

    POUR ACHETER CE LIVRE ! 

  • Web & Dirigeants

    20080421
    En moins de dix ans, le Web s'est invité partout, tant au niveau privé que professionnel. Mais comment aborder le Web lorsqu'on dirige une entreprise depuis plusieurs lustres et qu'on a connu toutes les étapes de l'évolution technologique ?

    Avec le Web, tout change dans l'entreprise : les mentalités, l'approche commerciale, le contrôle des employés itinérants, la logistique, la vente des produits, la communication interne ou exterme, l'information, l'administration, et enfin la distribution des rôles. Sans oublier l'apparition de nouveaux métiers qui, peu à peu, deviennent incontournables. Citons entre autres le webmaster, l'infographiste, le webarchitecte, le webdesigner, le webergonome, ou encore quelques métiers informartiques "plus anciens".

    Ce guide "Web & Dirigeants" synthétise les nouvelles préoccupations des entrepreneurs quant à cette génération Web qui engloutit tout sur son passage.

    Mis à part quelques évidences qui, en 2008, n'avaient plus vraiment leur place dans un tel ouvrage, j'y ai appris certaines choses intéressantes que je compte bien appliquer au sein de mon entreprise. Et puisque la mode actuelle veut que l'on place un "e" avant tout terme, je conseille vivement cet outil à tous les e-entrepreneurs ou les e-dirigeants...

    e-confraternellement...

     

    Web & Dirigeants

    de Dominique Annet

    edi.pro, 2008

    ISBN 978-2-930287-99-7

    320 pages - 34,00 €

    POUR ACHETER CE LIVRE !

  • Contrats et lettres-types

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    Paru pour la première fois en 1999, ce guide des contrats et lettres types en est à sa 9ème édition. Mise à jour et enrichie d'un cd-rom comprenant chaque modèle de lettre ou de contrat, cette bible administrative ne quittera pas notre bureau. On ne sait jamais. Elle pourrait nous être utile.

    Tout ou à peu près tout s'y retrouve : les différents contrats de travail, le contrat de bail commercial, les différentes lettres de préavis, le contrat de franchise, la facture, le plan financier, l'acte constitutif d'une société, et bien d'autres modèles indispensables à la vie quotidienne d'une entreprise, quelle que soit sa taille.

     

    Guide des contrats et lettres types

    9ème édition

    edipro, 2006

    ISBN 2-930287-03-09

    286 pages - 44,00 €

  • Cher, mais utile...

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    Voilà un livre qu'on ne lit pas mais qu'on consulte de temps à autre. Nous sommes, en Belgique, plusieurs milliers à occuper un tel poste : gérant d'une s.p.r.l.

    Logiquement, l'éditeur devrait donc gagner beaucoup d'argent grâce à ce seul ouvrage... à condition que chaque gérant prenne conscience de l'importance de posséder un tel guide.

    Jean-Pierre Renard y aborde en plus de 300 pages tout ce qu'un gérant de s.p.r.l. doit savoir : début et fin du mandat, les pouvoirs, l'assemblée générale, la faute de gestion, les règles communes, les mesures de publicité, ou encore le statut social du gérant.

    L'auteur émaille son guide d'une foire aux questions qui permet de rendre l'ouvrage beaucoup plus simple à utiliser que bon nombre de textes de lois qui, additionnés, se montrent toujours très indigestes.

    Quelques exemples :

    Qui peut devenir gérant ? Comment la rémunération est-elle déterminée ? Qu'est-ce qu'un quasi-apport ? Que doit faire le gérant qui a un conflit d'intérêt ? Quels sont les éléments constitutifs d'un contrat de travail ? Que sont les organes de gestion d'une s.p.r.l. ?

    Le tout écrit par un avocat spécialisé en droit des sociétés, gage de sérieux...

     

    Guide du gérant de la sprl

    de Jean-Pierre Renard

    edipro, 2005

    ISBN 2-930287-46-2

    320 pages - 40,00 €

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  • Economiquement vôtre

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    Pour bien aborder le présent et pouvoir envisager ce que sera l'avenir, il faut avant tout bien connaître l'histoire, et pouvoir en faire ressortir les éléments les plus marquants. Car l'Histoire avec un grand "h" ne se borne pas à une succession de grandes batailles, de couronnements, ou de dates à apprendre par coeur.

    Quel que soit le domaine dans lequel on gravite, l'Histoire permet d'avancer tout en s'inspirant de faits, d'événements ou de dérives qu'il faut veiller à ne pas reproduire. Au niveau économique, l'Histoire regorge de faits à mieux comprendre, à décortiquer,... de faits dont il est impératif d'en dégager les causes... mais aussi les conséquences. Des exemples parmi d'autres, et dans le désordre chronologique : le crash boursier du 24 octobre 1929, les mutations de l'agriculture au cours du XIXe siècle, le GATT et le SMI de Bretton Woods, les chocs pétroliers, ou encore l'accélération de la mondialisation qui a encore cours aujourd'hui.

    Tant de sujets abordés dans cet ouvrage indispensable à tout économiste, homme d'affaires, étudiant en sciences économiques et commerciales, sans oublier les politiques, professeurs d'histoire, et j'en oublie. Inutile de vous dire que ce livre m'a passionné malgré le fait qu'on ne se plonge pas dans un tel puits de savoir et d'érudition comme on se plaît à dévorer un roman ou un thriller. Cette "Histoire des faits économiques" est à découvrir, tête reposée, et armé d'un bloc-notes pour en retirer tout son jus.

     

    Histoire des faits économiques

    collectif

    éditions Bréal, 2007

    ISBN 978-2-7495-0737-8

    288 pages - 21,00 €

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  • Ouvrez ouvrez la cage aux oiseaux...

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    Diriger une compagnie aérienne constitue le rêve de beaucoup d'entre nous. Michel Marchais fait partie de ces quelques privilégiés qui ont créé, puis développé une entreprise jusqu'à la transmission à son fils.

    TAT a traversé toutes les crises, dont celles de la Guerre du Golfe et du 11 septembre 2001. Sans oublier les accidents qui ont endeuillé la maison TAT. C'est sans hésiter ces moments-là qui ont été les plus durs à vivre pour Michel Marchais.

    Ce livre raconte son parcours et dénonce sans ambages les mesquineries, les coups bas dont un chef d'entreprise peut être la cible. Michel Marchais a sans conteste connu des nuits agitées. A l'instar de bon nombre de ses confrères qui ont vu leur compagnie aérienne disparaître. Michel Marchais dresse la liste de ces faillites retentissantes parmi lesquelles on retrouve la Sabena, Air Littoral, Khalifa Airways, Swissair, Citybird, Air Belgium ou encore Sobelair.

    Sans prétentions littéraires, Michel Marchais nous propose un livre-témoignage honnête et très instructif.

     

    Les ailes d'un entrepreneur

    de Michel Marchais

    éditions Anne Carrière, 2007

    ISBN 978-2-8433-7471-5

    208 pages - 19,00 €

     

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  • Groupe Bilderberg

    Alti7

    « Il ne faut pas considérer qu’ils ont du pouvoir parce qu’ils sont là. Ils sont là parce qu’ils ont du pouvoir. »

     

    Le Forum économique de Davos vous évoque probablement quelque chose, parce que très médiatisé. En revanche, si je vous parle du Bilderberg ou de la Trilatérale, là, seuls les initiés répondront qu’il s’agit de réunions « secrètes » entre grands de ce monde. Ces rencontres ont lieu dans des endroits fermés, surprotégés et suffisamment retirés de toute mégapole (un hôtel cinq étoiles en pleine campagne). Les décideurs de notre petite planète bleue (politiques de gauche et de droite, banquiers, industriels, dirigeants de médias ou simples experts) y discutent en dehors du cadre formel, à l’abri des micros et projecteurs.

     

    La présence américaine reste prépondérante. Inutile de vous rappeler la politique expansionniste de la plus grande et puissante ploutocratie du monde. Faut-il dès lors y voir l’élaboration de quelque complot mondial ? Non, pas forcément. Le livre de Michael Gama nous décrit le déroulement de ces « rencontres au sommet ». L’auteur ne se permet pas de juger, ni de dévoiler quelque secret d’Etat. Il se contente de relater fidèlement ses interviews de participants ou ex-participants, de nous dresser l’historique de la Trilatérale et du Bilderberg, et nous présente les principes fondamentaux de ces « think tanks ». Bien écrit certes, mais guère passionnant et trop souvent répétitif. Cela dit, cet ouvrage a le mérite d’exister et intéressera tous ceux qui refusent de mourir idiots…

     

     

    RENCONTRES AU SOMMET

    de Michael GAMA

    L’Altiplano

    ISBN 978-2-35346-016-8

    192 pages – 14,00 €

    www.laltiplano.fr

  • ça fait peur...

    Myoho1

    L’évolution technologique et surtout son accélération exponentielle depuis les années ’90 est-elle une bonne chose pour le monde du travail ? Certes, d’aucuns pourraient aujourd’hui se poser la question suivante : « Comment faisait-on avant… lorsqu’on ne connaissait pas les téléphones portables, les PC, internet ou encore les appareils numériques ? ».

     

    A l’aube de ces développements ultrarapides, on nous promettait une évolution positive de la qualité sur les lieux de travail : plus de facilités, plus de libertés, plus d’efficacité, plus de temps libres. Mais il faut reconnaître que ces multiples progrès ont engendré bon nombre de licenciements, de délocalisations, de transferts de responsabilités – parfois à l’autre bout du monde –, voire de drames sociaux car les postes supprimés n’étaient pour ainsi dire jamais remplacés.

     

    Les éditions MYOHO nous proposent un ouvrage criant de vérité, dont les analyses et les témoignages pourraient mettre mal à l’aise les parfaits petits capitalistes que nous sommes tous devenus… un peu par la force des choses il est vrai. Joan Greenbaum passe en revue quelques professions mutantes, nous dresse un historique des conditions de travail et de l’implication de l’arrivée de l’informatique, depuis les années ’50 jusqu’aux bureaux virtuels du futur (et du présent… déjà).

     

    Du côté typographique, on pourrait cependant regretter la petitesse des caractères pour ceux qui n’ont pas la vue d’un pilote de chasse (une des conséquences de nos chers écrans de télévision et de PC), ce qui demande un effort de concentration supplémentaire… Il s’agit néanmoins d’un livre très instructif.

     

    Fenêtres sur les lieux de travail

    de Joan Greenbaum

    Éditions MYOHO

    ISBN 2-916671-01-3

    128 pages – 18,00 €

  • Ce tsunami ne fera pas de vagues !

    tsunami 

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Le fait d’utiliser sciemment les noms véritables des candidats à l’élection présidentielle doit-il être interprété comme de la provoc, de la folie, de l’inconscience, de la diffamation ou du mercantilisme mal placé ? On pourrait franchement le penser. Vouloir imaginer le scénario catastrophe en plaçant des personnages imaginaires n’aurait, certes, aucun sens.

     

    Bienvenue donc dans l’intimité des Sarkozy, Royal, Chirac, Besancenot, Laguiller et autres Bayrou ou Le Pen. Le style de l’ouvrage est plaisant, et de nombreux passages m’ont amusé. Un second tour des extrêmes… pourquoi pas après tout ? Cela dit, la vérité d’aujourd’hui démontre que la réalité ne dépasse pas toujours la fiction et que les hypothèses avancées par les auteurs se sont révélées totalement farfelues… tant mieux.

     

    En effet, malgré son âge avancé, Jean-Marie Le Pen ne s’est pas effacé au profit de sa fille. Jacques Chirac a renoncé à défendre son titre. Et c’est bien Ségolène et non François qui brigue le fauteuil suprême.

     

    Malgré une chute quelque peu bâclée, le livre ne déçoit pas, sans pour autant déchaîner les passions.

     

    Tsunami sur l’Elysée

    De Dominique Ambiel & Antoine Rault

    POCKET n°13293 – ISBN 978-2-266-17093-2

  • CHINE - USA, match nul

    coverchine 

     

     

     

    Après avoir commenté la géopolitique militaire des 2 grandes nations en présence, on s’aperçoit que les Etats-Unis possèdent quantité de bases militaires dans la plupart des pays limitrophes de la Chine. Que faut-il en déduire ? Les USA auraient-ils l’intention de museler militairement le pays qui, à terme, pourrait lui faire de l’ombre ? Cet encerclement pourrait signifier quelque chose, mais il pourrait très bien être un hasard car les Etats-Unis, première puissance militaro-économique mondiale, ont pour habitude de vouloir contrôler l’entièreté de notre planète devenue bien petite au fil des siècles.

     

    Ce livre est admirablement bien conçu, et le but de l’auteur n’est certainement pas de choisir son camp. Le pays de Confucius a une histoire longue de plusieurs millénaires, au contraire du pays de Lincoln et Washington riche d’à peine 200 ans. Là où l’Américain se montre pressé, le Chinois sait faire preuve de patience. Lors de la présentation de son livre, M. Spitaels s’est montré grand diplomate et grand spectateur avisé des tensions sino-américaines mais aussi de leurs intérêts communs. Trop d’interpénétrations économiques sont en jeu pour déboucher sur un conflit. Je le pense aussi.

     

    La Chine connaît un essor économique sans précédent. Certes. Les USA dominent outrageusement l’économie mondiale. Re-certes. Et l’Europe ? Nos armées ont tendance à se déliter. Nos ouvriers perdent leurs emplois au profit des ouvriers de l’Est et chinois. Notre dette publique atteint des records. Nos gouvernements ne savent plus comment canaliser l’afflux de populations immigrées et l’ensemble de notre population souffre chaque jour davantage de l’augmentation du coût de la vie. Les modèles chinois et américain* étant inapplicables en nos vertes contrées, l’Europe n’a pas fini de brasser sa mélasse.

     

    Et la mondialisation, si elle profite à certains, a de quoi inquiéter l’Européen moyen…

     

    * Chine = payer des ouvriers 50,00 € par mois pour 12 heures de travail par jour

    USA = pas de sécurité sociale et la quasi obligation d’avoir 2 jobs pour survivre et rembourser les emprunts multiples

     

     

    Chine – USA, la guerre aura-t-elle lieu ?

    de Guy Spitaels

    éditions Luc Pire

    ISBN 2-87415-696-0
    Prix : 22,00 €

  • Shooté au pouvoir. A dévorer !!!

    shoote

    Pendant que de jeunes crapules tuent froidement pour un MP3 ou un GSM, de vieilles crapules, très riches, profitent de leurs pouvoirs pour s’en mettre plein les poches et entrer dans l’histoire. Laissons-les s’entretuer puisqu’il n’y a rien d’autre à faire, sinon une révolution des salaires payés aux hommes politiques… ces élus qui nous gouvernent.

     

    Politique, la face B dévoilée !

     

    Depuis quelques jours, et à l’approche des présidentielles de 2007, Nicolas Sarkozy qui a officiellement sa candidature, et Ségolène Royal se montrent sous leur plus beau jour. Pendant que Sarko fait la Une des journaux, Ségolène visite le Liban et serre des mains tachées de sang devant les caméras. Bonne pub. En politique, tous les coups sont-ils permis ? De toute façon, le peuple ne connaîtra finalement que le quart de la moitié des bassesses de quelques puissants désireux de monter des dossiers sur leurs concurrents directs.

     

    C’est dans cette atmosphère de doutes et de suspicions qu’un livre revient furieusement au cœur du débat : Shooté au pouvoir, écrit par Jean-Baptiste Desaize ( éditions Max Milo ).

     

    Pour aller plus haut

     

    Au royaume des cumulards, François Rivière s’érige en champion incontesté de sa classe. Ce personnage cynique, calculateur, retors, s’engage en politique non par volonté de défendre des valeurs morales – de morale, il ne saurait en être question - mais par pure soif de pouvoir. Marié à une femme grisée par l’opulence, se livrant à tous types de parties fines, père de deux enfants, un fils rejetant en bloc l’image paternelle, et une fille ne reniant pas le sang qui lui coule dans les veines, François Rivière ne pense qu’à une chose : gravir les échelons de la hiérarchie sociale et, par le biais de la politique, jouir de la reconnaissance publique.

     

    Ce livre ne s’apparente ni à un pamphlet, ni à une diatribe… Non, parlons plutôt d’un document nous permettant – nous, honnêtes électrices et électeurs – de découvrir la face « cachée » d’un monde de discours, d’affiches, d’arrêtés ministériels, de démagogie, de promesses, de sourires figés et de poignées de mains devant photographes.

     

    Droite ou gauche, même caviar

     

    Comme le souligne l’auteur dans un avant-propos où l’on devine derrière les mots à la fois crainte et prudence, les François Rivière sont les ennemis de la politique. Et l’auteur de rajouter qu’il ne s’est jamais prêté au jeu pour briguer l’un ou l’autre poste qu’il aurait pu convoiter. Jean-Baptiste Desaize ne navigue pas à visage découvert. Il se cache derrière un pseudo. Dommage. Proche de Nicolas Sarkozy – vous savez, le petit bonhomme que les Guignols de l’info ne cessent d’agiter sous le nez de Chirac –, Jean-Baptiste Desaize sait de quoi il parle, pour avoir gravité plus de trente années durant parmi les magnats de la politique française. Il fallait donc être sacrément gonflé pour publier son « Shooté au pouvoir ». Le regrette-t-il ? Peut-être. Mais il est trop tard. Le pavé est lancé et on se le prend en pleine poire.

     

    Ce livre d’utilité publique se lit d’une traite et l’on rit beaucoup au fil des pages, tant le personnage principal se montre écoeurant d’égoïsme, de cynisme, de narcissisme et de cruauté. Ce livre est un « C’est arrivé près de chez vous » en version « bourges ». Mis à part l’épisode de la villa de riches, Ben se plaisait à démontrer qu’il était plus commode et plus rentable de dévaliser les petites gens. Quant à François, il s’entoure de puissants pour mieux les entuber ensuite. Chacun sa méthode.

     

    Le mensonge est Loi, appliquons-la…

     

    « Les gendarmes ont retrouvé l’Aston Martin DB7 du gommeux dans un fossé, après trois tonneaux. Lui a été protégé par sa ceinture de sécurité, ce qui n’était pas le cas de Corinne qui l’avait détachée pour se pencher et lui tailler une plume. Elle a été tuée sur le coup, dès le premier tonneau. Finalement, elle aura terminé sa vie comme elle l’avait menée, en tenant un mec par les couilles ! Evidemment, ça a été le branle-bas de combat, la femme d’un ministre ! Les gendarmes ont rapidement donné à la scène de l’accident une allure plus morale et puis se sont mis à ma recherche, puisque j’avais, une fois de plus, semé mon officier de sécurité.

     

    Bien au chaud devant l’immense cheminée d’une chaumière normande, j’étais dans les bras d’Ariane, sous le regard vitreux de trophées de chasse. Nous étions bien, les sens en éveil, Ariane inaugurait pour l’occasion un ensemble en soie des Folies d’Elodie et moi, transcendé par sa beauté sauvage, j’étais décidé à la faire jouir jusqu’au bout de la nuit.

     

    Vers 9 heures, nous avions quitté l’hôtel, évidemment par la grande porte, les photographes mitraillant nos yeux rougis de larmes, avant de grimper dans la voiture pour rentrer sur Paris.

     

    La semaine qui a suivi a été incroyable ! Tout le monde a joué le jeu, le ministre des Transports allant jusqu’à profiter de l’occasion pour rappeler sa détermination dans sa politique contre l’alcool au volant, et nous avons, bien sûr, déposé plainte contre le conducteur. Le clampin n’a pas compris comment il avait pu se retrouver avec un tel taux d’alcoolémie pour trois malheureux verres avalés avant de partir avec ma femme.

     

     

    Au ministère, où, pourtant, personne ne se faisait d’illusions sur ma relation avec Corinne, tous ont rempli leurs rôles dans le registre compatissant et j’ai profité de ces semaines de « douleur » pour remanier mon cabinet en virant quelques petits cons que Matignon m’avait collé dans les pattes au moment de ma nomination.

     

    Autre effet surprenant de cette affaire, l’impact sur ma cote de popularité des personnalités du gouvernement ! A croire que j’avais réveillé la midinette qui sommeille en chacun puisque j’ai grimpé, la semaine suivant l’accident, de la dix-huitième à la sixième place du classement, dans le baromètre du Figaro magazine ! »

     

    Un ton corrosif, désopilant

     

    Après lecture d’un tel ouvrage, la question se pose : quel homme ou quelle femme politique, dans quelque pays que ce soit, n’a pas – ne fut-ce qu’une fois – succombé aux avantages liés au pouvoir ? Oh bien sûr, la plupart jureront leurs grands dieux qu’ils sont parfaitement intègres, fidèles aux croyances de leur parti, imperméables à toute tentative de corruption et que l’exercice de la politique ne les a nullement enrichis. Pour les femmes, ce sont toutes de bonnes mères, dévouées à leurs maris, généralement bourgeois eux aussi. Pour les hommes, ils sont tous proches du peuple, attentifs aux attentes de leurs concitoyens, et entièrement voués à leur engagement politique. En vérité, peu d’entre eux pourraient vous donner le prix d’un litre d’essence, d’un pain, d’un ticket de métro, d’un jeton de laverie automatique, d’une pizza bolognèse Derby, d’un journal ou du montant exact que perçoit un minimexé. Quant à la villa qu’ils comptent louer en Sardaigne pour leurs vacances en famille, là, pas de problème. Idem pour leur cotisation au Golf du Bercuit, leur Porsche Cayenne ou leur appart à La Clusaz.

     

    Petits meurtres entre nantis

     

    L’opposition prône le changement, tandis que la majorité parle de bonnes résolutions et se félicite de boucler un budget à l’équilibre. Chaque année, c’est la même rengaine. Et comme chaque année à nous de l’avaler, sans oublier le paquet d’augmentations en tous genres destinées à oppresser un peu plus la masse populaire… de moins en moins naïve.

     

    Il fallait une maison d’édition indépendante, jeune, et qui n’a pas froid aux yeux, pour publier des œuvres-chocs, dont certaines ont déjà connu un franc succès ( Je suis noir et je n’aime pas le manioc a dépassé les 200.000 exemplaires vendus ). Certes, Max Milo n’a pas le profil de l’éditeur « Goncourable », mais en publiant les bons, très bons voire excellents textes jugés trop « osés » pour les grandes maisons bien pensantes, il a dégoté une niche où il est bon y puiser matière à lire.

     

    A quand la Politic academy ?

     

    A l’heure où les émissions promettant richesse et célébrité cartonnent sur le câble, où les sommes remportées à Euromillions nous transportent au-delà de nos rêves les plus fous, Shooté au pouvoir nous rappelle que le pouvoir pourrait rendre complètement taré le plus docile des moines capucins vivant à l’époque de la Sainte Inquisition !

     

     

    Shooté au pouvoir

    de Jean-Baptiste Desaize

    éditions Max Milo

    Diffusion en Belgique : interforum

  • Les clés du businessman

    artdeselancer
     
     

    Qui n’a pas rêvé un jour chapeauter une multinationale, être dans la peau de Largo Winch, de Bill Gates ou de Steve Jobs, voyager en jet privé, fendre les éternels bouchons en limousine précédée de deux motards de la police, travailler dans un bureau de 150 m² au sommet d’un gratte-ciel, s’évader le temps d’un week-end à Ibiza histoire de fuir notre temps gris et pluvieux ? Qui ? Personne.

     

    Mais avant de pouvoir profiter des fruits du pouvoir, il faut planter la graine qui donnera l’arbre. Il faut l’arroser, le préserver des multiples prédateurs, et se passer de fruits pendant plusieurs années.

     

    Certains réussissent à force d’expériences ( lisez « d’échecs » ), à force de courage, d’abnégation, de résistance au sommeil ou, plus rarement, grâce à une veine de cocu.

     

    Ce livre est avant tout un guide, une somme de conseils donnés par un grand homme d’affaires connu de tous dans le milieu de l’informatique. Guy Kawasaki nous enseigne l’art de se lancer, de recruter, de démarrer sans argent, de rédiger un business plan, de lever des fonds, etc…

     

    Utile voire indispensable pour tout entrepreneur, ce guide sort de la norme, à l’instar de son auteur, l'un des premiers évangélistes du Macintosh…

     

    L’art de se lancer

    de Guy Kawasaki

    Editions diateino, 296 pages, 22,00 €

    ISBN 2-915142-16-5

     

    Diffusion en Belgique : Patrimoine sprl