histoire

  • Otages d'Hitler

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    « Paul Reynaud, Léon Blum, anciens présidents du Conseil, les généraux Gamelin ou Weygand, mais aussi le champion de tennis Jean Borotra, éphémère ministre de la Jeunesse et des sports de Vichy, Léon Jouhaux, patron de la CGT... Et, par dizaines, des officiers, des maires, des préfets, tous destinés à servir au Reich de monnaie d'échange, en cas d'agression caractérisée.

    Ils ont été enfermés dans des camps ou des forteresses d'Allemagne ou de Tchécoslovaquie. On a oublié ces marginaux de la répression nazie. Il est vrai que ces détenus très spéciaux n'hésitaient pas à écrire au Führer parce que leur paillasse n'était pas assez épaisse... »

    Ce document très fouillé révèle ce que fut le quotidien de ces prisonniers "VIP". Daladier fut de ceux-là. Et bien d'autres. 

    Un passage très intéressant nous parle du procès de Riom, créé dès le 30 juillet 1940 pour juger les "responsables de la défaite". Pour les accusateurs, ce fut une déroute complète. Car les accusés se défendent si bien qu'ils retournent complètement la situation. Avant la guerre, les réductions budgétaires de l'armée étaient l'œuvre de gouvernements où figuraient Pétain et Laval. Les geôliers de Daladier en viennent même à le féliciter.

    On y retrouve également le fils du Tigre, Michel Clémenceau, Georges Mandel, ancien Chef de cabinet du "Père la Victoire", ou encore le président de la République Albert Lebrun.

    Un ouvrage très intéressant qui dévoile une parcelle oubliée de l'Histoire.

     

    Otages d'Hitler

    de Benoît Luc

    éditions Vendémiaire, 2014

    ISBN 978-2-36358-109-9

    256 pages - 8,00 € 

  • La Madeleine Proust, une vie (1939-1940)

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    « Ma drôle de guerre est le deuxième volume d'une fresque romanesque qui commence en 1925 (Quand j'étais p'tite) où la voix de la Madeleine, haute en couleur, se fait entendre sous la plume sensible, fouillée et généreuse de Lola Sémonin.

    Une description à l'os des conditions de vie à cette époque dans le milieu paysan, la force de la pensée républicaine, l'omniprésence de l'Église, la dure condition des femmes, un état des lieux de la France très documenté. Et bien sûr, un texte parsemé d'humour.

    La Madeleine a 14 ans quand les soldats mobilisés viennent s'installer dans les fermes qui longent la frontière suisse du Haut-Doubs. Ils bousculent et parfois enchantent la vie réglée comme une horloge de cette famille, jusqu'à la débâcle en juin 40. Le flux des réfugiés, décrit avec un réalisme poignant, entre en résonance avec les événements d'aujourd'hui. »

     

    La Madeleine Proust, une vie

    tome 2 : Ma drôle de guerre

    de Lola Sémonin

    Pygmalion, novembre 2015

    ISBN 978-2-7564-1598-7

    448 pages - 19,90 €

  • Le fléau de Dieu

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    « 1347. La Peste noire frappe le port de Marseille. 1348. Paris. Gabrielle d'Aurillay, 20 ans, mariée depuis deux ans à Henri, enceinte, est convaincue d'avoir épousé un prince charmant, en dépit de la modicité de leurs moyens. Jusqu'au jour où, atterrée, elle découvre que son époux n'est pas qui elle croit. Joueur, trousseur de puterelles, escroc, il est aussi en possession d'un diptyque énigmatique. Que recèle ce tableau ? Que signifient les phrases écrites en hébreu qu'il dissimule ? Est-il porteur d'un lourd secret, d'un message occulte ? Geoffroy d'Aurillay, chanoine et cousin d'Henri, connaît cette œuvre et met tout en branle pour s'en emparer. Quand la peste gagne Paris, le destin de tous bascule. Gabrielle doit enfin devenir la femme qu'elle ne rêvait pas d'être : celle qui décide et se prend en main. Au péril de sa vie comme de celle des siens. Y parviendra-t-elle ? Et si seul Dieu – ou le diable – connaissait la réponse ? »

    Mis à part un nombre un peu trop élevé de notes en bas de page, ce roman médiéval devrait ravir les amateurs du genre, dont je fais partie.

     

    Le fléau de Dieu

    d'Andrea h. Japp

    Flammarion, octobre 2015

    ISBN 978-2-0813-5364-0

    396 pages - 21,00 €

     

  • Louis XI le méconnu

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    « Louis XI : une personnalité complexe, beaucoup plus attachante qu'on ne l'a dit, et surtout infiniment plus subtile qu'on ne l'a cru. Malgré une santé toujours chancelante et les misères du temps, il consacra sa vie à une France qu'il voulut forte et prospère. Avec une extraordinaire habileté politique, il brisa les grands féodaux ligués contre la Couronne, mit fin à la Guerre de Cent ans, se donna le luxe de prendre ouvertement la défense du peuple contre les grands, et s'opposa même à ce qui, en son temps, incarnait le fondamentalisme religieux, l'Inquisition.

    Parcourant sans arrêt son royaume, pour y affirmer pleinement l'autorité d'un Etat impartial, il fut le plus présent sur ce que les politiques appellent aujourd'hui le terrain. Voilà pourquoi, ses adversaires le nommèrent l'universelle araigne, la postérité lui accordant le titre de prudent, terme à prendre ici au sens de vertu.

    Aux antipodes de la légende noire, ce livre, au style caracolant, rappelle avec brio que le vainqueur de Charles le Téméraire fut incontestablement l'un des plus remarquables chefs d'Etat que la France ait connus. »

    Gonzague Saint-Bris a le don de dépoussiérer le passé, de le rendre intéressant voire attrayant. Louis XI, fondateur de la poste moderne. Louis XI, un roi "normal", proche de ses sujets. Et une foule d'idées préconçues propagées par des écrits ou par une volonté de notre enseignement : noircir le tableau du Moyen Âge !

    Or, si l'on y réfléchit bien, cette époque marqua l'édification des cathédrales gothiques de Reims ou d'Amiens. Sans oublier les vitraux de la Sainte-Chapelle, les enluminures, les vases liturgiques, les ostensoirs, les reliquaires et j'en passe. Violente cette époque ? Souvent on l'associe aux bûchers, aux tueries, à la famine ou aux mauvaises conditions de vie. Violente ? Non, certainement pas plus violente que l'époque contemporaine.

    Enfants du jacobinisme, nous refusons de voir le Moyen Âge comme une réussite, car non gérée par un pouvoir central.

    Ce livre remet bien des idées en place. Pourquoi Louis XI n'est-il pas aussi étudié que ne l'est un Louis XIV ou un François Ier ? Parce qu'il brillait moins, voire pas du tout ? Parce qu'il était considéré comme quelqu'un de laid ? Ou parce qu'il vivait au Moyen Âge, ce Moyen Âge qu'on se plaît tant à stigmatiser.

     

    Louis XI le méconnu

    de Gonzague Saint Bris

    Albin Michel, novembre 2015

    ISBN 978-2-226-32072-8

    254 pages - 19,00 € 

  • Prisonniers nazis en Amérique

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    Les premiers prisonniers de guerre nazis faisaient partie des corps d'élite dirigés par Erwin Rommel : l'Afrikakorps ! Ces fanatiques n'avaient connu jusque-là que des victoires retentissantes.

    Envoyés dans des camps d'internement aux États-Unis, ils ont continué à entretenir l'idéologie nazie, et à croire à la victoire finale d'Hitler.

    Ces faits sont très peu relayés dans les livres d'histoire. Et pourtant, à la fin de la Seconde Guerre mondiale, ils étaient plus de 380 000 !

    Daniel Costelle a réalisé un travail de fourmi et rassemblé de nombreux témoignages édifiants, dont voici un extrait :

    « Hans Werner Richter

    Pips a été emmené, enfin ce qu'il en restait, dans un hôpital. On ne l'a plus jamais revu. Et la terreur a continué. Nous, les antinazis, nous ne dormions pas souvent la nuit.

    C'était pire que ce que j'avais connu en Allemagne. Je veux dire qu'en Allemagne la terreur vous touchait au moment où vous étiez directement concerné, où elle vous tombait dessus. Autrement on pouvait ne pas la sentir. Dans une ville, on peut toujours se cacher, trouver des amis, il y a des rues, des portes, des fenêtres, on peut toujours s'enfuir. Dans un camp, on ne peut pas s'enfuir. Et la terreur, elle est continuellement présente, dans chaque baraque. On ne peut pas s'enfuir. On ne peut pas bouger, on est doublement pris au piège.

    – Mais il n'y avait pas de réactions ?

    – Non, la lâcheté générale, comme en Allemagne.

    – Vous ne pouviez pas prévenir les autorités du camp ?

    – Ça n'aurait servi à rien, à rien d'autre que de nous attirer des représailles. Pour les Américains c'était très simple. Tout ça n'avait pas, au fond, une grande importance. Il faut toujours en revenir à la Convention de Genève. Ce que les soldats prisonniers font entre eux, la puissance détentrice, elle, n'a pas à s'en mêler, sauf dans le cas d'assassinat, bien entendu. La version officielle pour Pips, par exemple, c'était : "est tombé en jouant au football..." De toute manière, pour les Américains, nous étions tous des soldats allemands, antinazis ou pas. »

     

    Ouvrage bien construit, clair, complété au centre par un cahier photos, qui relate des faits, des témoignages d'une partie de notre Histoire que d'aucuns préféreraient gommer des mémoires.

     

    Prisonniers nazis en Amérique

    de Daniel Costelle

    Pocket n°15378, octobre 2013

    ISBN 978-2-266-23406-1

    336 pages - 7,30 €

     

  • Le livre noir des tyrans

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    Patrick Weber réalise une synthèse des personnalités les plus noires qui ont émaillé l'Histoire.

    Difficile d'être exhaustif devant l'incroyable quantité de tyrans. Certes, la tyrannie est un système pyramidal qui permet au sous-sous-sous-chef de pousser à bout son subalterne. L'auteur s'est donc contenté de présenter les tyrans qui ont dirigé des États pour les plus modestes, des empires pour les plus ambitieux.

    Bien sûr, parmi ceux-ci, on retrouve des têtes connues qui ont inspiré des dizaines de biographes, voire des centaines. Je pense notamment à Mao, à Jules César, à Hitler ou à Louis XIV. Mais l'auteur nous présente des dictateurs tout aussi inquiétants bien que méconnus, comme Héliogabale, Mengistu, Tseu-Hi ou Ibn Saoud.

    Instructif, bien construit, cet ouvrage permet de dresser un paysage peu réjouissant de la nature humaine dans ce qu'elle a de plus glauque, de plus nocif.

     

    Le livre noir des tyrans

    de Patrick Weber

    First, janvier 2015

    ISBN 978-2-7540-6416-3

    352 pages - 18,95 €

  • Le roi des rêves - Louis II de Bavière

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    L'Europe a d'abord adulé ce jeune roi de vingt ans follement romantique. Avant de se défier de ce personnage extravagant qui aimait les gens du peuple, préconisait la paix lorsque tous la plupart des pays ne désiraient que la guerre, se ruinait en châteaux féériques et faisait de Wagner un véritable dieu. On l'a dit fou enfin parce qu'homosexuel en ce XIXe siècle si puritain. Mais Louis II de Bavière, solitaire épris de beauté et de poésie, ne disait-il pas de lui-même : « Je veux rester un mystère pour moi-même et pour les autres » ?

     

    Le roi des rêves - Louis II de Bavière

    d'Isaure de Saint Pierre

    Albin Michel, février 2015

    ISBN 978-2-226-31264-8

    240 pages - 18,00 €

  • Tulle, Oradour-sur-Glane, Normandie... 8 juin - 20 juin 1944 !

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    « En examinant, le 10 juin 44, la position de sa division, eu égard aux ordres de mouvement qu'il avait reçus, le général Heinz Lammerding n'avait pas lieu de se montrer satisfait. La Das Reich s'effilochait dans le Lot, la Corrèze et la Haute-Vienne : des chars en panne et des canons d'assaut jalonnaient les bas-côtés de la route entre Montauban et Tulle, ce qui justifiait toutes les mises en garde de l'état-major divisionnaire, relatives au coût technique de l'auto-acheminement par route des blindés lourds. Quant à la brigade de Panzergrenadier elle ceinturait largement Limoges contre des attaques de terroristes que la Kommandantur, prise de panique, jugeait imminentes, et la topographie des parcours, ravinés et boisés, rendait aléatoires les liaisons entre toutes les unités. Bref, le rapport de Lammerding adressé au général commandant le 58ème corps cuirassé était indirectement et d'une certaine façon un hommage à l'action de la Résistance après le jour J et il mettait en évidence comme une désastreuse bévue le fait d'avoir lancé une division cuirassée SS dans des opérations antiterroristes. » 

    Le 8 juin 1944, la division Das Reich, forte de 15 000 hommes, quitte Montauban en direction de la Normandie. Harcelée par des actions de maquisards et autres résistants plus ou moins organisés, elle mettra quinze jours pour rejoindre le théâtre d'opérations le plus médiatique de l'Histoire.

    Dans l'impossibilité de se déplacer par transport ferroviaire, constamment saboté, la division tout entière s'ébranle par la route, au risque de disperser ses forces et de s'épuiser considérablement.

    Cette division est malheureusement connue pour ses exactions ainsi que pour ses massacres de civils perpétrés, notamment, à Tulle et Oradour-sur-Glane. Ces massacres sont-ils à considérer comme des représailles "utiles" en temps de guerre, bien qu'interdites par les conventions de Genève ? De tels faits trahissent en tout cas l'exaspération profonde, la peur, la fatigue extrême et la folie qui peut s'emparer d'hommes armés.

    Les FTP et les membres de l'AS avaient attendu le débarquement. Ils pouvaient - du moins le décrétèrent-ils - se laisser aller non seulement aux sabotages mais aussi à l'élimination de collabos, de gendarmes et même de soldats allemands. Malgré les pertes considérables dues au manque d'instruction militaire, les résistants se sentirent pousser des ailes, rejoints par un membre croissant de volontaires qui, soudain, voulurent rejoindre leurs rangs.

    En cette période trouble de l'Histoire, l'auteur aurait pu tomber dans la facilité et noircir encore un peu plus les seuls éléments responsables de la Das Reich. Mais Max Hastings ne tomba pas dans ce piège et retrace fidèlement les faits, sur base d'une documentation abondante et de témoignages recueillis dans les deux camps.

     

    La Division Das Reich

    de Max Hastings

    éditions TEXTO, avril 2014

    ISBN 979-10-210-0459-7

    384 pages - 11,00 €

     

  • Les soldats de la honte

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    Qu'ils soient hystériques, névrosés, plicaturés, paralysés, ou tout simplement totalement tétanisés, les poilus ayant subi le syndrome du shell shock subissaient la suspicion de simulation des médecins.

    Pour prouver leur lâcheté, ces mêmes médecins les soignaient à coups de décharges électriques. L'un d'eux, le major médecin-chef Clovis Vincent officiant à Tours était réputé pour sa cruauté.

    La population française n'aurait probablement jamais été avertie de la brutalité avec laquelle on « soignait » les soldats s'il n'y avait eu le cas Baptiste Deschamps. Ce brave zouave, râblé, fut commotionné lors d'un combat sur le front de l'Yser, obligé par la suite de se déplacer à l'aide d'une canne, véritablement plié en deux, incapable de se redresser. Refusant le torpillage électrique du Dr Vincent, le soldat se défendit. Un combat de boxe s'engagea. Le procès qui suivit fut, à la surprise de l'autorité militaire, davantage celui de la méthode thérapeutique que de l'indiscipline de Deschamps, défendu par le bâtonnier Paul Meunier.

    Jean-Yves Le Naour s'attache à révéler avec justesse les réactions de folie de poilus confrontés à l'horreur des tranchées, sous la mitraille, complètement désemparés.

    Entre document et récit, cet ouvrage surfe entre ces deux genres, ce qui dessert l'ensemble. Là où le récit accélère la lecture, la rendant plus vivante, plus captivante, le document vient stopper l'élan et le rend trop jargonneux.

     

    Les soldats de la honte

    de Jean-Yves Le Naour

    tempus n°521, mars 2014

    ISBN 978-2-262-04313-1

    224 pages - 8,50 €

     

     

  • Benito Mussolini, vingt années de pouvoir...

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    Racontée par Max Gallo, l'histoire de Benito Mussolini, homme fort du fascisme en Italie, aborde tous les aspects de ce parcours hors normes.

    En 1933, lorsque le chancelier Adolf Hitler s'impose en Allemagne, le Duce fait figure de modèle, d'icône, pour les dignitaires nazis.

    De la montée à la chute du fascisme, l'auteur n'omet aucun détail, au point de parfois rendre son texte quelque peu rébarbatif. La personnalité trouble du dictateur nous apparaît cependant, en complet décalage avec la réalité.

    Dommage qu'il y ait tant de coquilles...

     

    L'Italie de Mussolini

    de Max Gallo

    Texto, février 2011

    ISBN 978-2-84734-751-7

    448 pages - 10,00 €

  • Morts pour Vichy !

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    Alain Decaux revient sur quatre destins hors normes : l'amiral François Darlan, le maréchal Philippe Pétain, Pierre Pucheu et Pierre Laval. Tous furent considérés comme collaborateurs et, par extension, antisémites, anticommunistes et criminels de guerre. Alain Decaux, dont je ne ratais aucune émission, tant sa façon de raconter l'Histoire se révélait captivante, s'est livré à une enquête minutieuse pour relater les faits. Pas de parti pris, pas de jugement, juste un travail d'historien.

    Avant la Seconde Guerre mondiale, et même durant les deux premières années de celle-ci, Pétain et Darlan étaient des modèles pour l'immense majorité des Français. Le premier, vainqueur à Verdun, fut choisi pour présider les destinées de la France en 1940. Le second, homme respecté et surdoué, fut celui qui mena à bien la difficile retraite de Dunkerque (opération Dynamo). Si l'Histoire s'était arrêtée là, ces deux grands militaires auraient aujourd'hui des dizaines, voire des centaines de rues, de boulevards, d'avenues ou de places à leur nom. Mais voilà, ce furent les généraux Leclerc et de Gaulle qui eurent droit à cet honneur.

    L'amiral Darlan fut assassiné le 24 décembre 1942 à Alger. Le maréchal Pétain, quant à lui, fut jugé en 1945 dans un procès retentissant.

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    L'historien revient aussi sur le parcours de deux hommes qui ont joué un rôle crucial dans le gouvernement de Vichy. Pierre Pucheu fut ministre de l'Intérieur. Véritable opportuniste, très ambitieux, il resta toujours attentif au sens du vent. Il crut d'abord à la victoire allemande - comme beaucoup de citoyens à cette époque -, et mit tout en œuvre pour plaire aux envahisseurs, quitte à faire plus et mieux que ne l'aurait fait la Gestapo... avant de se raviser et comprendre que les Alliés finiraient par l'emporter et de s'embarquer pour l'Afrique pour se joindre aux troupes franco-anglaises. Mal lui en prit car il fut exécuté. Pierre Laval, président du Conseil, eut un rôle bien plus ambigu. Aimé par ses pairs, la violence lui était insupportable. Préférant une mauvaise paix, croyant lui aussi au triomphe allemand, il ne cessa de tantôt plaire aux uns sans trop froisser les autres, tantôt de vouloir sauver des meubles qui, déjà, ne lui appartenaient plus. Son procès fut une farce, une parodie de justice dont la France n'a pas à s'enorgueillir...

    Livre captivant malgré les trop nombreuses coquilles, Alain Decaux nous dévoile un pan de l'Histoire qui révèle bien des choses sur la nature humaine, dans ce qu'elle a de plus sordide.

     

    Morts pour Vichy

    d'Alain Decaux

    tempus, 2013

    ISBN 978-2-262-04276-9

    490 pages - 11,00 €

     

     

     

     

  • Ils arrivent !

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    Après un mois de mai radieux, la couleur du ciel en ce début du mois de juin 1944 s'assombrit fortement, au point que dans la nuit du 5 au 6, pas un Allemand ne s'attendait à ce que les Alliés choisissent ce jour pour lancer la grande offensive. Rommel décida de se rendre à Paris pour y fêter l'anniversaire de sa femme. Quant aux généraux basés en Normandie, ils étaient attendus à Rennes pour participer à un exercice.

    Et pourtant... Surgissant de la brume matinale, malgré une mer formée, des centaines de navires de tous tonnages apparaissent dans le champ de vision des sentinelles. Ils arrivent !

    Paul Carell fut membre de la SS et porte-parole du ministre nazi des Affaires étrangères jusqu'en 1945. Une fois la Seconde Guerre mondiale achevée, il devint écrivain à succès et rédigea le pendant du récit de Cornélius Ryan (Le Jour le plus long)... mais vu du côté allemand.

    Bien des versions de ce texte ont été publiées (voir image ci-dessous). Cette dernière parue en novembre 2013 chez Texto, pour intéressante qu'elle soit, contient beaucoup trop de fautes d'orthographe et d'erreurs de concordance des temps. Dommage car un tel monument de la littérature de guerre aurait mérité une bien meilleure traduction...

     

    Ils arrivent !

    Le Débarquement vécu du côté allemand

    Paul Carell

    Texto, novembre 2013

    ISBN 978-2-84734-797-5

    346 pages - 9,00 €

     

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  • La Grande Guerre 14 - 18

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    "1914-1918, L'album photo constitue un document iconographique et historique unique basé sur des archives de particuliers, jamais publiées à ce jour et issues de la prestigieuse collection du In Flanders Fields Museum, un des plus grands musées européens consacrés à l'étude de la Première Guerre mondiale. L'ensemble des documents a soigneusement été sélectionné et mis en perspective par l'équipe scientifique du musée, dans une approche esthétique offrant une vision plus humaine du conflit, hors des clichés militaristes ou propagandistes habituels. Près de 100 visuels inédits, proposant un regard neuf sur un des plus grands conflits du XXe siècle."

     

    LA GRANDE GUERRE 14 - 18

    de Piet Chielens

    Renaissance du Livre, novembre 2013

    ISBN 9782507051402

    240 pages - 34,90 €

     

  • Les éditeurs se mobilisent...

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    Avec près d'une année d'avance sur la date du centenaire de la déclaration de guerre, les éditeurs ont tous eu la même idée...

    Depuis quelques semaines, les libraires font la moue lorsqu'on évoque la Grande Guerre, car les ouvrages sur 1914-1918 se bousculeront sur les tables, se feront une guerre sans merci, creuseront des tranchées, et, pour les plus fortunés, dresseront des forteresses ayant l'apparence de présentoirs.

    Témoignages, beaux-livres, récits, rééditions de grands classiques, descriptions de batailles, guides, romans, les sujets ne manquent pas.

    Le public répondra-t-il présent ? Cette pléthore de titres n'étouffera-t-elle pas l'intérêt pour la Grande Guerre ? Quels seront les livres qui surnageront ?

    Parmi la centaine de titres qui paraîtront d'ici la fin de cette année, j'en ai épinglé dix :

    1. 1914-1918 : l'album photos (La Renaissance du Livre), 34,90 €

    "Document iconographique et historique basé sur les archives de particuliers, jamais publiées à ce jour et issues de la collection du In Flanders Fields Museum, l'un des plus grands musées européens consacrés à l'étude de la Première Guerre mondiale."  

    2. Ceux de 14 (Flammarion), de Maurice Genevoix, 25,00 €

    "Réunion des quatre volets de cette fresque romanesque de Maurice Genevoix inspirée de son expérience de combattant." 

    3. 1914 : la guerre n'aura pas lieu (Genèse) de Philippe Conrad, 20,50 €

    "L'auteur démontre que la Première Guerre mondiale n'avait rien d'inéluctable et que son déclenchement est surtout dû à une succession d'événements malchanceux."

    4. Compagnie K (Gallmeister) de William March

    "Décembre 1917. La Compagnie K, formée d'US Marines, débarque en France et se retrouve sur le front. Les 118 soldats racontent tour à tour leur guerre. Ils décrivent l'horreur des combats. Les survivants rentrent au pays blessés et traumatisés par ce qu'ils ont vécu."

    5. Les fusillés innocents durant la Grande Guerre (L'astronome) de Mino Falta, 19,00 €

    "Réflexion sur les soldats fusillés pour l'exemple au cours de la Première Guerre mondiale."

    6. Baron Rouge : mémoires (Jourdan) de Manfred von Richthofen, 19,90 €

    "Les carnets de guerre de l'aviateur allemand retracent ses 80 victoires pendant la Première Guerre mondiale."

    7. Foch, chef de guerre (Taillandier) d'Elizabeth Greenhalgh, 24,90 €

    "Etude de la carrière militaire du maréchal de France F. Foch (1851-1929)."

    8. Coffret 1914-1918 (XO) de Max Gallo, 38,80 €

    9. La guerre vue du ciel : le front belge 1914-1918 (Fonds Mercator) de Birger Stichelbout, 69,95 €

    "Recueil de photographies aériennes prises au vol au-dessus des champs de bataille pendant la Première Guere mondiale, révélant le développement du système de tranchées, les batteries d'artillerie et les bunkers, les lignes de chemin de fer, champs d'aviation, etc."

    10. Les poilus ont la parole : lettres du front, 1917-1918 (André Versaille éditeur) de Jean Nicot, 19,90 €

    "A partir de décembre 1916, le service du contrôle postal reçoit l'instruction de sonder la correspondance de chaque unité combattante afin de connaître l'état moral des troupes. Ces lettres de poilus, recopiées par les services de censure, sont autant de témoignages sur la vie quotidienne au front et d'interrogations sur le bien-fondé de la poursuite de la guerre."

     

  • VIII

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    XVIe siècle, au coeur de la royauté anglaise. Le jeune Henry, second fils du roi Henry VII, vit dans l'ombre de son grand frère, Arthur, promu à régner sur l'Angleterre dès la mort de leur père. Bien que doté d'un fort tempérament de guerrier, il reste méprisé par son père, qui ne voit en lui qu'un obstacle à son bonheur de voir Arthur couronné à sa suite.

    Henry est pourtant persuadé qu'il accèdera au trône, comme on le lui a prédit. Mais les hallucinations régulières dont il est la proie ne vont-elles pas faire de lui un roi maudit ?

     

    VIII

    de Harriet Castor

    MA éditions, mai 2013

    ISBN 978-2-822-401890

    420 pages - 19,90 €

  • Questions sur la Seconde Guerre mondiale

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    Marc Ferro aurait pu intituler cet ouvrage "Mise au point sur les grands événements de la Seconde Guerre mondiale". L'auteur revient sur plusieurs grandes questions laissées en suspens, très peu voire pas du tout développées dans les médias. Quand s'est produit le véritable tournant de la guerre ? L'extermination des juifs : qui savait et quoi ? Pour chaque nation belligérante, quels étaient les enjeux de la Résistance et quelles formes prirent-elles ? Roosevelt avait-il offert sur un plateau Pearl Harbor aux Japonais ? Quelles étaient les motivations réelles des deux camps lors de la signature du Pacte germano-soviétique ? Le Maréchal Pétain cachait-il son jeu ? L'auteur nous décrit également les différents types de collaborations, avec les nuances par pays.

    Intéressant, fouillé, ce livre se déguste avec sagesse - tiens, une petite odeur de café -, au calme, et nous ouvre les yeux sur l'une des périodes les plus noires de notre Histoire.

     

    Questions sur la Seconde Guerre mondiale

    de Marc Ferro

    André Versaille éditeur, 2010

    ISBN 978-2-87995-099-5

    208 pages - 14,90 €

  • Le procès Eichmann...

    Ce film revient sur le procès d’Adolf Eichmann à Jérusalem en 1961 et plus particulièrement sur la personnalité d’Hanna Arendt, philosophe juive allemande naturalisée américaine qui a couvert le procès pour le magazine The New Yorker. Auteur de Eichmann à Jérusalem, ouvrage qui compile ses chroniques de ce procès, elle y reprend sa théorie du rouage du système et conclut qu'Eichmann n'avait agi de la sorte durant la guerre que pour “faire carrière”. Elle le décrit comme étant l’incarnation même de la “banalité du mal”. Cette dernière théorie déclenchera une controverse sans précédent.

     

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  • Les éditions Méhari veulent progresser en caravane...

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    Une nouvelle maison d’édition : folie ou génie ?

     

     

    Changer le mode de pensée défaitiste et redorer le blason de la lecture-plaisir.

     

    Telle est la vocation de la toute nouvelle maison d’édition Méhari dont le lancement a lieu ce 14 janvier 2013. Le principe ? Offrir à chacun la possibilité de publier ou de s’impliquer dans un projet éditorial, grâce à un financement participatif (ou crowdfunding). Cette technique de financement qui, à l’ère d’Internet et des réseaux sociaux fait de plus en plus parler d’elle, permet de sortir des cadres classiques de financement mais aussi de l’unique recherche de profit.

     

    Une plateforme d’échange…

     

    Le principe est simple : les auteurs envoient leur manuscrit. Méhari sélectionne ceux qu’elle va proposer aux internautes qui le découvriront sur le site et pourront choisir d’y investir (à partir de 10 euros), devenant alors « Méharistes ». Lorsque le budget est atteint, le livre sera publié et diffusé dans toutes les librairies de France, Suisse et Belgique. Les Méharistes percevront 80% des recettes issues des ventes.

     

    La ligne éditoriale sera subdivisée en trois pôles : la jeunesse, les essais et la littérature plaisir, et les livres seront publiés en poche ou en grand format. Du choix drastique des textes jusqu’au graphisme des couvertures et des tranches, les livres des éditions Méhari se veulent aussi qualitatifs que ceux des éditeurs traditionnels.

     

    L’opportunité de la découverte et de la nouveauté

     

    Le monde de l’édition tel que nous le connaissons ne permet pas toujours de donner sa chance à ceux qui n’en maîtrisent pas les rouages. Méhari se propose d’offrir une opportunité à chacun de publier dans les meilleures conditions possibles, avec tous les avantages que pourrait offrir un grand éditeur (distribution, diffusion, marketing, service de presse,…), le but étant évidemment que le livre se vende et que les Méharistes obtiennent un retour sur investissement.

     

    Une promotion à son image

    Méhari est le mot arabe pour dromadaire. Un animal résistant, graphique, et qui évoque l’image de la caravane, qui va de foyer en foyer pour y faire entrer la littérature en créant des réseaux. Dans cette logique, chaque Méhariste se doit non seulement d’investir financièrement, mais également d’assurer la promotion de l’ouvrage sur les réseaux sociaux. La toile est décidemment pleine de surprises et de potentiel, y compris culturel. Il suffit de pouvoir s’en servir.

     

     

    www.editions-mehari.viabloga.com

  • L'appel du Sahara

    9782809904086.jpgVoilà un livre soigné, abondamment illustré, relatant trois vies atypiques, trois parcours, trois chemins sinueux qui, inexorablement, convergent vers le Sahara. La France fut très certainement la plus grande nation coloniale d'Afrique du Nord. Malgré la tragédie qui frappa la mission Flatters en 1881, assassinée jusqu'au dernier dans les sables du désert par les Touaregs, l'appel du Sahara fut le plus fort.

    Un ouvrage à la finition impeccable, couleur sépia, qui nous rappelle les destinées d'Ernest Psichari (1883 - 1914), d'Hubert Lyautey (1854 - 1934) et de Charles de Foucauld (1858 - 1916). Les auteurs ont réussi à me transporter au pays des Maures, des Touaregs, jusqu'à la ville mythique de Tombouctou.

    Merci.

     

    L'appel du Sahara

    de Judith Brouste et Pierre Brullé

    éditions Place des Victoires, novembre 2011

    ISBN 978-2-8099-0408-6

    160 pages - 19,95 €

  • L'Histoire est en marche...

    un_jour_je_serai_roi_01.jpg"Versailles : 3 000 pièces décorées par une armée d'artistes, 8 000 hectares de marais domestiqués, des milliers de serviteurs pour assister le Roi-Soleil. Cinquante années de travaux acharnés, et des dizaines de milliers d'hommes et de femmes accourant vers ce nouvel Eldorado. Architectes, maçons, aventuriers, soldats, ouvriers, filles de mauvaise vie, voici leur histoire. Celle du palais de toutes les promesses, de 1638, jour de la naissance du futur Louis XIV, à sa mort en 1715. À travers le destin de trois clans – celui du marquis de La Place, de Pontgallet, maçon du roi, et de Toussaint Delaforge, bâtard – de Paris à Versailles, se déroule la saga du plus fabuleux des palais, celui où le soleil ne se couche jamais."

     

    Un jour, je serai Roi

    de Jean-Michel Riou

    Flammarion, novembre 2011

    ISBN 978-2-0812-4090-2

    624 pages - 23,00 €

  • Le dernier procès

    9782359490121.jpgSoixante-cinq ans après Nuremberg, voici peut-être - sûrement - l'exposé complet du dernier procès du nazisme.

    Nicolas Bourcier, journaliste au Monde, retrace toute l'histoire de ce procès et nous fait découvrir, de façon très minutieuse, qui était cet exécutant au service du nazisme, ce pion sur l'échiquier. John Demjanjuk n'était pourtant pas Allemand mais soldat dans l'Armée rouge.

    Prisonnier dans un camp, celui de Solibor, en Pologne, il fut recruté comme "trawniki", un sous-fifre chargé de surveiller les siens et qui, par la même occasion, multipliait ses chances de survie.

    A la différence des têtes pensantes du régime, des cadres et autres officiers supérieurs, ce procès n'a rien de simple car on juge un type qui, pour sauver sa peau, s'est rendu complice d'une abomination, à savoir l'exécution de 28 060 Juifs polonais.

     

    Le dernier procès

    de Nicolas Bourcier

    Don Quichotte, septembre 2011

    ISBN 978-2-35949-012-1

    296 pages - 18,90 € 

  • Bruges !

    9782203322325.jpgUtiliser la bande dessinée comme vecteur historique, patrimonial, rend la découverte d'une ville plus accessible, plus ludique. On connaît mieux les voyages d'Alix dans le monde antique, voici le pendant moyenâgeux personnifié par Jhen, également créé par Jacques Martin.

    L'idée est intéressante, très didactique, le sujet de cet album - Bruges - l'est tout autant. Ferry refuse de calquer son travail sur celui des guides traditionnels, achetés en masse par les touristes du monde entier venus admirer cette "Venise du Nord". L'auteur se plaît à sortir des sentiers battus, à faire renaître la cité au temps de sa splendeur.

    Bon nombre de Belges n'ont jamais posé le pied à Bruges, ni parcouru ses canaux. Cette BD est une première approche, une invitation au voyage qui, vous l'aurez compris, ne s'adresse pas forcément aux passionnés du 9ème art.

     

    Les voyages de Jhen

    Bruges

    de Ferry et Jacques Martin

    Casterman, juin 2011

    ISBN 978-2-203-32232-2

    64 pages - 12,90 €

  • 6 juin 1944 !

    9782203017320.jpgChaque année, c'est la même rengaine : à l'approche du 6 juin, l'image du débarquement allié et de ses plages envahit les consciences. Même si ces événements meurtriers remontent à près de 70 ans, et que de moins en moins de témoins foulent encore notre sol à ce jour, la Seconde Guerre mondiale opère toujours une sensation étrange. Après tout, ce conflit demeure le dernier à avoir ravagé nos contrées occidentales.

    Les éditions Casterman publient deux ouvrages en prélude à cette commémoration. La vingt-deuxième aventure de Lefranc met en avant le personnage de Jeanjean, envoyé dans un camp scout sur les côtes de Normandie. Beaucoup d'invraisemblances, de longueurs inutiles, d'apparitions de fantômes, pour très peu d'implication du journaliste qui, s'il frôle la mort à deux reprises, s'en sort toujours sans la moindre ecchymose, sans la moindre séquelle. Fortiche ! Une BD à l'ancienne qui ne m'a pas convaincu.

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    Par contre, le "Mur de l'Atlantique", repris dans la collection "Les reportages de Lefranc" est un petit bijou de clarté et de construction (logique quand on conte l'édification d'un mur).

    Le sens didactique de cet album, servant de prolongement aux nouvelles aventures de Lefranc décrites ci-dessus, permet de très bien visualiser ce qui fut l'un des principaux chantiers de l'histoire. Le plaisir qu'offre la lecture de cet ouvrage nous incite à visiter ou à revisiter musées, lieux, casemates et bunkers accessibles au public.

     

    LEFRANC

    tome 22 : Les enfants du bunker

    de Alain Maury et Michel Jacquemart

    Casterman, avril 2011

    ISBN 978-2-203-01732-0

    48 pages - 10,40 € 

     

    Le Mur de l'Atlantique

    de Olivier Weinberg

    Casterman, avril 2011

    ISBN 978-2-203-02135-8

    56 pages - 12,90 €

  • La Première Guerre Mondiale !

    9782737350030.jpgAborder la Première Guerre mondiale à travers 100 cartes postales d'époque présentées de façon chronologique, c'est à la fois découvrir l'iconographie propre à cette période et retracer les grandes phases de ce conflit.

    Issues des collections du Musée de la Grande Guerre, ces cartes postales illustrées ou photographiques, dramatiques et émouvantes, nous invitent à découvrir les acteurs de cette terrible tragédie.

     

    Regards sur la Première Guerre mondiale

    de Jean-Pierre Vernay

    éditions Ouest-France, mars 2010

    ISBN 978-2-7373-5003-0

    204 pages - 12,90 €

  • La princesse effacée

    9782221115480.jpgVoilà un roman original qui, s'il risque de ne pas plaire aux puristes, ravira le grand public. Qui connaît encore l'existence de Marie-Thérèse de France, fille épargnée de Louis XVI et Marie-Antoinette ? Comment, dans sa position, et au sortir d'une période de Terreur où les têtes sont tombées à un rythme insensé, comment ne pas céder à la folie ?

    Par le biais de Renée Chantereine, une femme aux origines modestes, on découvre la personnalité de cette oubliée des livres d'histoire. Et pourtant, presque vingt ans plus tard, le Roi Louis XVIII revient en France. L'empire n'est plus. Place à une nouvelle monarchie.

    Lecture instructive, lecture agréable, un bon roman à emporter dans son sac de voyage. Après tout, les éditions Robert Laffont ne publient pas que Marc Levy...

     

    La Princesse effacée

    d'Alexandra de Broca

    éditions Robert Laffont, juin 2010

    ISBN 978-2-221-11548-0

    384 pages - 20,00 €

  • Précieux !

    couv

    Cette sélection de 100 photographies illustrant la Seconde Guerre mondiale constitue un ensemble de témoignages uniques issus des archives de l'agence Magnum Photos. C'est souvent au péril de leur vie que ces documents exceptionnels ont été pris par des photographes du monde entier.

     

    Regards sur la Seconde Guerre mondiale (Magnum Archives)

    éditions Ouest-France, mars 2010

    ISBN 978-2-7373-5006-1

    204 pages - 12,90 €

  • Un peu d'histoire...

    9782737350092

    Les objets, eux aussi, ont une histoire. Au travers d'objets, l'ouvrage présente de manière originale le destin, souvent tragique, d'hommes et de femmes engagés dans un conflit au nom d'une certaine idée de la Liberté.

     

    De la "drôle de guerre" à la victoire (1939-1945)

    Des objets témoignent

    de Jordan Gaspin

    éditions Ouest-France, mars 2010

    ISBN 978-2-7373-5009-2

    128 pages - 17,90 €

  • Un édifice colossal...

    9782737347955

     

    Construite au début des années 30, après bien des palabres, des différences de points de vue, des pertes de temps et des moyens financiers qui, quoique importants, ne purent être, au final, à la mesure des travaux envisagés, la ligne Maginot est la plus importante construction réalisée en France. Symbole d'une époque où deux pays, la France et l'Allemagne, ne s'aimaient guère, cette ligne "construite à moitié" que l'on voulait incontournable l'est désormais en raison d'un tourisme de mémoire qui se développe de ^plus en plus autour d'elle. Une belle revanche sur ce terrible mai-juin 1940.

     

    Comprendre la ligne Maginot

    de Jean-Pascal Soudagne et Michel Mansuy

    éditions Ouest-France, novembre 2009

    ISBN 978-2-7373-4795-5

    144 pages - 32,00 €