Général

  • Stop aux anglicismes !

  • La marche impériale

  • Mon concert de Noël !

  • La BNF !

  • Du Zombi, du trash, et de l'humour

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    Il y a vingt ans, ou un peu plus, j'ai eu ma période SAS, L'exécuteur, San Antonio, OSS 117, Largo Winch (Mercure de France) et tout ce qui ressemblait à de la littérature dite «de gare». Je les achetais en brocantes, par pelletées. Les intellos gauchistes vous diront (je ne sais pas pourquoi, j'associe toujours ces deux mots, comme s'il n'y avait pas d'intellos à droite. Sûrement que si. Peut-être sont-ils plus discrets)... Bref, les intellos tout court vous diront : «Comment peut-il lire cette merde ?» En fait, je lis tout ce qui me passe sous la main, sans distinction de genre.

    Et très franchement, j'adore la littérature de gare.

    Fallait avoir des c. pour publier cet "Orcus Morrigan" ! Sans aucun doute. Dans le genre trash, loufoque, politiquement incorrect, viscères et tripes, zombi gore, difficile de trouver mieux. Accrochez-vous à votre slip ! Les scènes n'ont rien d'Amour Gloire et Beauté.

    Quand Orcus Morrigan, un colosse sans envergure, ramone la belle Patti dans les chiottes de la tour n°1 du WTC, le 11 septembre 2001, il ne se doute pas un instant que cette dernière s'écroulera sur sa tronche. Pas de bol ! Au mauvais moment au mauvais endroit.

    Quelle n'est pas sa surprise lorsqu'il refait surface, quelques jours plus tard, en version «zombiesque».

    Écrit à la première personne, ce roman déjanté vous fait visiter les catacombes de Palerme, vous apprend que vous finirez dans une amphore - si tout va bien -, ou, si vous êtes déjà une pourriture de votre vivant, que vous aurez la «chance» de pouvoir errer sans fin à la recherche d'une trachée à boire, d'une rotule à ronger, ou d'un mollet à bouffer.

     

    Orcus Morrigan

    Manhattan Carnage

    L'atelier Mosésu, avril 2014

    ISBN 979-10-92100-26-6

    224 pages - 9,95 €

     

  • Les bons mots d'Ambrose Bierce

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    Les éditions Allia nous permettent de découvrir l'auteur du Dictionnaire du Diable sous un autre angle, celui des épigrammes. Truffées d'épines, ses phrases démontrent une grande liberté de pensée chez cet homme ayant combattu lors de la guerre de Sécession. Car Ambrose Bierce n'est pas n'importe qui. Connu pour ses nouvelles fantastiques, ce journaliste bourlingueur, épris de liberté, mériterait d'être bien plus connu.

    Petit livre d'aphorismes cinglants, parfois anticléricaux, parfois misogynes, parfois méchants, souvent lucides...

    Quelques exemples pêchés au hasard :

    «Afin que la liste des femmes de talent puisse être mémorisée lors des réunions du sexe opprimé, le Ciel l'a faite extrêmement brève.»

    «Un esprit fort se laisse plus facilement impressionner qu'un faible : vous aurez toujours plus de mal à convaincre un imbécile que vous êtes un philosophe que vous n'en aurez à convaincre un philosophe que vous êtes un imbécile.»

    «Un auteur populaire est quelqu'un qui écrit ce que pense le peuple. Le génie les invite à penser autre chose.»

     

    Épigrammes

    d'Ambrose Bierce

    éditions Allia, juin 2014

    ISBN 978-2-84485-857-3

    64 pages, 3,10 €

  • Spirit of books

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    Mêlant l'ancien au contemporain, Gauthier d'Ydewalle réinterprète de grandes œuvres de la littérature. Les tableaux de l'artiste mettent un livre en lumière, un classique, et lui confèrent un pouvoir médiumnique.

    Dostoïevski, de Beauvoir, Sartre, Sade, Heidegger, Shakespeare, Nietzsche, tant de grands noms revisités et photographiés sous l'angle très particulier de Gauthier d'Ydewalle.

     

     

    "Le livre photographié, à la fois objet et contenu, constitue une expérience pour l'œil et pour l'esprit. Ma vision du livre, contenue dans le travail plastique de sa représentation, est le produit d'une double exploration.

    Le livre fait apparaître un excédent de sens face à l'objectif photographique. Il n'est pas aporie ou abime. Il n'est pas davantage une réalité nue. Le livre est promesse d'un monde. Il est trop plein. Il est civilisation, époque. Il est fiction ou réflexion. Il est la littérature. Il est la philosophie. Il est le savoir ou la poésie. Bref, il est manifestation de la pensée. Et sa nature unique d'objet qui déborde littéralement de sens lui confère un rôle particulier comme sujet photographié.

    Dans mes photos, le spectateur est donc aussi lecteur.

    La mise en évidence de la valeur capitale du livre exige que forme et langage soient sur pied d'égalité."

    Gauthier d'Ydewalle

     

    www.gauthierdydewalle.com

  • Jean-François Piège !

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    Jean-François Piège signe pour la première fois un livre de texte. Dans son manifeste, il nous invite à la grande table de ses souvenirs culinaires, ses repas de famille, ses premières émotions et des odeurs qui lui sont chères.

    Pour lui, le repas doit se penser dans sa globalité, c'est un véritable rituel de partage où le sentiment est au coeur de sa cuisine. Franchi le seuil de son restaurant, Jean-François Piège pense le repas dans son ensemble comme un moment ; c'est cette réelle symbiose entre la cuisine et sa périphérie qui l'amène désormais à envisager sa réflexion sur l'art de manger.

    « Ma philosophie me conduit à me placer constamment à la place de mes convives afin qu'ils se sentent comme chez eux dans mon restaurant. Accueillir, c'est partager, échanger mais surtout être à l'écoute. Je souhaite que mes clients ressentent la jouissance qu'est la mienne d'avoir construit le repas qui va suivre. »

    Pour enrichir cet ouvrage, Jean-François Piège s'est entouré de personnalités dont la sensibilité et le travail s'accordent avec sa recherche esthétique et culinaire :
    Richard Geoffroy (chef de cave de Dom Pérignon), Michel Bernardaud (créateur d'arts de la table), Valérie Expert (journaliste), Xavier Darcos (Président exécutif de l'Institut français), Bénabar (chanteur), India Mahdavi (architecte d'intérieur et designer), Joël Thiébault (maraîcher), Mathias Augustyniak (directeur artistique) et Stéphane de Bourgies (photographe).

     

    L'Art de manger

    de Jean-François Piège

    éditions Autrement, mai 2013

    ISBN 978-2-7467-3347-3

    144 pages - 18,00 €

  • Nostalgie ?

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    C'était au temps où lorsqu'on roulait en France, les voitures étaient équipées de phares jaunes. Le verrouillage central n'existait pas et les hommes - les mieux éduqués -, par galanterie, ouvraient la portière aux dames avant de pénétrer à leur tour dans le véhicule. Pas de direction assistée, pas d'appuie-têtes, pas de ceintures de sécurité à l'arrière, et pour ouvrir une vitre, il fallait actionner une petite manivelle.

     

     

     

     

     

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    C'était au temps où les raquettes de tennis étaient en bois, les balles étaient blanches pour la plupart et seul un Suédois à cheveux longs maîtrisait le lift à la perfection, dégoûtant ses adversaires sur la terre ocre.

     

     

     

     

     

     

     

     

      

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    C'était au temps où le téléphone était fixe, où l'on attendait parfois son tour devant une cabine téléphonique. Lorsque le téléphone sonnait, de sa sonnerie stridente universelle, on ne pouvait deviner qui était à l'autre bout du fil. Et lorsqu'on quittait le domicile, on n'était ni "géolocalisé", ni "géolocalisable".

    A cette époque, pas si lointaine finalement, on s'écrivait, on s'envoyait des lettres manuscrites, des cartes postales pour prendre des nouvelles ou pour en donner.

    Un peu avant les vacances, il fallait acheter des cartes routières, mais aussi penser à la pellicule Kodak ou Agfa pour l'appareil photo. Et avant d'en prendre une, on réfléchissait s'il fallait ou non la prendre, car le développement de celle-ci était payant.

    Dans chaque artère commerciale, il y avait au moins un disquaire, un photographe, un libraire, et parfois un cinéma de quartier. Des 45-tours, j'en achetais toutes les semaines.

    Chaque dimanche, en déjeunant, on regardait "Le Petit Rapporteur" et l'on riait des blagues de Collaro, de Prévost, de Desproges, ou de Martin.

    A Bruxelles, dans les bus, il y avait un chauffeur et un contrôleur-poinçonneur. Il était chic, pour un enfant, de s'habiller en Dujardin, la boutique du goulet Louise.

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    Et lorsque le mois de septembre approchait, peu avant la rentrée des classes, on se rendait en famille chez NIAS, rue Neuve, pour faire le plein de fournitures.

    Une fois que les profs avaient donné la liste des manuels scolaires à acquérir absolument, nous allions rue Fossé-aux-Loups, à la librairie Castaigne, librairie généraliste possédant un fonds important de livres scolaires.

    A la télévision, nous n'avions pas tous la fameuse "télé-couleurs", nous pouvions choisir entre cinq ou six chaînes (trois en France) et il fallait se lever pour la sélectionner. Le vendredi soir, les adultes les plus cultivés regardaient "Apostrophes", émission littéraire en prime time - eh oui -, animée par Bernard Pivot.

    C'était au temps...

     

  • Les éditions Méhari veulent progresser en caravane...

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    Une nouvelle maison d’édition : folie ou génie ?

     

     

    Changer le mode de pensée défaitiste et redorer le blason de la lecture-plaisir.

     

    Telle est la vocation de la toute nouvelle maison d’édition Méhari dont le lancement a lieu ce 14 janvier 2013. Le principe ? Offrir à chacun la possibilité de publier ou de s’impliquer dans un projet éditorial, grâce à un financement participatif (ou crowdfunding). Cette technique de financement qui, à l’ère d’Internet et des réseaux sociaux fait de plus en plus parler d’elle, permet de sortir des cadres classiques de financement mais aussi de l’unique recherche de profit.

     

    Une plateforme d’échange…

     

    Le principe est simple : les auteurs envoient leur manuscrit. Méhari sélectionne ceux qu’elle va proposer aux internautes qui le découvriront sur le site et pourront choisir d’y investir (à partir de 10 euros), devenant alors « Méharistes ». Lorsque le budget est atteint, le livre sera publié et diffusé dans toutes les librairies de France, Suisse et Belgique. Les Méharistes percevront 80% des recettes issues des ventes.

     

    La ligne éditoriale sera subdivisée en trois pôles : la jeunesse, les essais et la littérature plaisir, et les livres seront publiés en poche ou en grand format. Du choix drastique des textes jusqu’au graphisme des couvertures et des tranches, les livres des éditions Méhari se veulent aussi qualitatifs que ceux des éditeurs traditionnels.

     

    L’opportunité de la découverte et de la nouveauté

     

    Le monde de l’édition tel que nous le connaissons ne permet pas toujours de donner sa chance à ceux qui n’en maîtrisent pas les rouages. Méhari se propose d’offrir une opportunité à chacun de publier dans les meilleures conditions possibles, avec tous les avantages que pourrait offrir un grand éditeur (distribution, diffusion, marketing, service de presse,…), le but étant évidemment que le livre se vende et que les Méharistes obtiennent un retour sur investissement.

     

    Une promotion à son image

    Méhari est le mot arabe pour dromadaire. Un animal résistant, graphique, et qui évoque l’image de la caravane, qui va de foyer en foyer pour y faire entrer la littérature en créant des réseaux. Dans cette logique, chaque Méhariste se doit non seulement d’investir financièrement, mais également d’assurer la promotion de l’ouvrage sur les réseaux sociaux. La toile est décidemment pleine de surprises et de potentiel, y compris culturel. Il suffit de pouvoir s’en servir.

     

     

    www.editions-mehari.viabloga.com

  • Mon blog est un espace privé !

    Bonjour à tous,

     

    Mon blog existe depuis novembre 2006 !

    J'y place des articles sur des livres de toutes sortes, sans langue de bois, et je constate que grâce à cette transparence, cette liberté de ton, ce blog est consulté chaque jour par plusieurs centaines de personnes.

    Personne n'a à me dicter quels livres doivent y figurer, ou ne pas y figurer. 

    Je suis un boulimique de lecture, et ce depuis ma plus tendre enfance. Va-t-on aussi me le reprocher ?

    Tous les points rappelés ci-dessous ont été, et ce depuis la création de ce blog, scrupuleusement respectés !

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    Statut juridique du blog

    Juridiquement, les blogs sont considérés par la doctrine et la jurisprudence comme des sites du fait de leur vocation à donner publicité aux éléments qu’ils rassemblent. De fait, ils seront soumis à l’application des règles propres à la communication publique, par opposition aux règles de la correspondance privée.

    Ainsi, le blog relève d’une part du droit de la presse et donc de la loi du 29 juillet 1881, et d’autre part, puisqu’il s’agit d’un moyen de communication au public en ligne, il relève de la loi pour la confiance dans l'économie numérique du 21 juin 2004, de la loi du 30 septembre 1986 relative à la liberté de communication, et de la loi “Informatique et libertés” du 6 janvier 1978.

    Conformément à l’article 10 de la CEDH et à l’article 11 de la DDHC, le principe de la liberté d’expression est applicable au blog. Le blogueur est donc libre du choix du contenu de son blog sous réserve de respecter les limites propres à cette liberté.

    Si le blog répond aux conditions posées par l’article L. 112-1 du Code de la propriété intellectuelle, il pourra recevoir la qualification d’œuvre de l’esprit et être ainsi protégé au titre du droit de la propriété intellectuelle.

    Responsabilité du blogueur

    Le blog est un outil de publication et de diffusion de contenu sur internet ; il entre dans la catégorie des services de communication en ligne, définie par la loi pour la confiance dans l’économie numérique du 21 juin 2004 (LCEN).

    De cette nature juridique du blog découle celle du blogueur, qui est dès lors considéré comme un éditeur. Il est soumis à ce titre à certaines obligations. Aux obligations spécifiques de l’éditeur s’en ajoutent d’autres dont le manquement engage la responsabilité du blogueur. Ces obligations sont à respecter lors des démarches de création du blog, et au cours de la vie du blog.

    Le blogueur, qui s’exprime sur le blog qu’il a créé, ou sur le blog d’un tiers, est responsable des propos qu’il tient.

    Le blogueur est libre de ses propos, mais la liberté d’expression ne permet pas de tout dire. Il existe une limite au delà de laquelle les propos sont constitutifs d’un abus, qui peut entraîner la mise en jeu de la responsabilité du blogueur. La loi et la jurisprudence ont dégagé et défini certains de ces abus d’expression, ainsi que les sanctions applicables, de nature civile ou pénale.

    La loi de 1881 sur la liberté de la presse

    La loi de 1881 sur la liberté de la presse réprime les cas de diffamation et d’injure, (article 29) et prohibe l’apologie des crimes de guerre ou contre l’humanité, l’apologie ou la provocation à des actes terroristes, la provocation à la discrimination et à la haine raciale. (articles 24 et suivants)

    Dans ces cas, c’est le directeur de publication du blog qui est poursuivi comme auteur de l’infraction ; à défaut, l’auteur du message pourra être poursuivi.

    Concrètement, le blogueur personne physique non professionnel à l’origine du message qu’il diffuse sur le blog de sa création en est responsable à titre d’éditeur, de directeur de publication et d’auteur. S’il s’exprime sur le blog d’un tiers, il pourra être poursuivi comme auteur ou complice.

    Si le blogueur est une personne morale, c’est le directeur de publication qui sera poursuivi, et l’auteur pourra l’être comme complice.

    L’incitation à commettre des crimes ou délits est prohibée

    Si la provocation est suivie d’effet, le blogueur est complice du crime ou du délit. (Article 121-7 du Code Pénal)

    Concurrence déloyale

    Des propos dénigrants, portant atteinte à l’image ou la réputation d’une entreprise, sont des actes de concurrence déloyale, et comme tels, ils peuvent engager la responsabilité pour faute du blogueur.

    Catégories de personnes "censurées"

    Certaines catégories de personnes sont soumises à une limitation particulière de leur liberté d’expression, comme les élèves (obligation de respecter les principes de vie en commun définis par le règlement intérieur de l’établissement scolaire), les salariés (obligation de loyauté vis-à-vis de l’employeur), ou les fonctionnaires (obligation de réserve).

    le blogueur est responsable du contenu et des éléments qu’il intègre dans son blog

    Cas des atteintes aux droits de la personnalité

    Le blogueur doit vérifier que le contenu qu’il intègre dans un blog ne porte pas atteinte aux droits de la personnalité portant notamment sur la vie privée, l’image, le nom, le domicile. L’autorisation de la personne concernée est indispensable pour faire figurer de tels éléments dans un blog. Elle peut s’adresser au juge pour faire cesser une utilisation non autorisée. La diffusion de l’image ou des paroles des personnes enregistrées à leur insu, l’utilisation de l’image ou des paroles sous forme de montage sans autorisation, constituent des délits.

    Cas des atteintes au droit de la propriété intellectuelle

    Les textes, les dessins, les photographies, les marques et signes distinctifs et plus généralement toutes les créations originales des auteurs sont protégés par le droit. Reproduire ou représenter l’œuvre d’un tiers ou un objet protégé sans en avoir été préalablement expressément autorisé, mettre un lien vers un contenu qu’on sait illicite, sont des actes de contrefaçon, et sanctionnables comme tels.

  • Un nouveau départ...

    logo2.gifEntré en littérature, ou plutôt dans ce monde si particulier qu'est celui de l'édition en 1996, lors de la parution de mon premier ouvrage (Un pavé pour oreiller, éditions EPO), j'ai aussitôt contracté le virus. Eternel assoiffé d'apprendre, j'ai voulu toucher à tout, comprendre chaque maillon de la grande chaîne du livre : éditeur, diffuseur, distributeur, attaché de presse, journaliste, libraire, coach littéraire et enfin auteur. Arrivé au terme d'une aventure en octobre 2010, celle de Mondedulivre.com et de Larc, j'ai cru alors que cette multi-expérience me servirait à retrouver rapidement un emploi dans cet univers qui me passionne.

    Il m'a fallu rapidement déchanter. Une expérience, voire une compétence dans un domaine peut effrayer, peut gêner. Comme si, en postulant, votre intention première n'était pas de servir l'entreprise mais bien d'en destituer la direction et lui ravir sa place. Bref, trop d'expérience peut nuire. L'inverse est également vrai : trop peu ou pas d'expérience exclut !

    J'en fus donc réduit - quatre mois durant - à véhiculer des parlementaires européens bouffis d'orgueil et de condescendance, d'un point A à un point B, au volant de limousines vêtues de cuir de peur de râper leurs fessiers précieux.

    Puis, ce fut le chômage, période où l'on perd la notion des jours, substituant le dimanche au jeudi, postulant à tour de bras par le biais du canal web, celui qui permet la multitude d'envois à moindres frais, mais dont les réponses ne varient guère, toujours négatives.

    Jusqu'au jour où une annonce publiée sur le site Livreshebdo - que je n'ai cessé de consulter, toujours à l'affût - a suscité mon intérêt : les éditions La Différence recherchaient des délégués régionaux, dont un pour le secteur nord.

    Cette maison d'édition, reconnue pour la qualité de son catalogue, m'accueille aujourd'hui en son sein. Je vous avouerai, très humblement, en avoir pleuré de joie, car outre ma passion pour les lettres, l'emploi proposé répond en tous points à mes attentes.

    Mais quelles sont les grandes lignes de l'histoire de cette maison ?

    "Fondées en 1976 par Joaquim Vital (photo ci-contre), Marcel Paquet et Patrick Waldberg, rejoints la même année par Colette Lambrichs, les éditions de la Différence ont poursuivi depuis le début une politique centrée sur la littérature française et étrangère, les essais, la poésie et l'art contemporain.v-16984.jpg

    A cette époque, la maison s'installe à Paris, dans le Marais. André Masson, ami de Patrick Waldberg, dessine le sigle de la maison. A la question "Qu'est-ce que cela représente ?", il répond : "Un couple."

    En mars 1976, parution des premiers livres, ceux de Malcolm Lowry, de Victor Segalen et de Patrick Waldberg.

    Dès 1977, Marcel Paquet quitte la direction de la maison tout en continuant d'y publier ses livres.

    En 1979-1980, les premières difficultés apparaissent, dues au changement de diffuseur. La maison changera une nouvelle fois en 1983. Une relation durable s'établit avec la société Diff Edit (futur Volumen).

    En 1986, sous l'impulsion de Joaquim Vital, les éditions entreprennent un travail en profondeur pour faire connaître en France la littérature portugaise.

    La collection Orphée est lancée en 1989, dirigée par Claude Michel Cluny au rythme effréné de 40 publications par an.

    En 1990, une attention particulière est portée aux auteurs belges grâce aux influences conjuguées d'Alain Bosquet et de Colette Lambrichs. En 1992, le Prix Victor Rossel est attribué à Jean-Luc Outers pour son roman Corps de métier.

    En 1996, la Différence fête ses 20 ans d'existence. Joaquim Vital publie à cette occasion Vingt ans, bilan sans perspective, un recueil de textes où il fait le point sur les oeuvres publiées depuis la création de la maison et sur le métier d'éditeur : "On peut dire, écrit-il, en paraphrasant Fernando Pessoa, qu'il y a trois sortes d'éditeurs : ceux qui publient les livres qu'ils aiment ; ceux qui aiment les livres qu'ils publient ; ceux qui n'aiment pas les livres - et qui ne sont pas des éditeurs. C'est à la troisième catégorie qu'appartiennent les industriels et financiers."

    Arrêt de la collection Orphée pour des raisons économiques. "218 titres édités contre la logique aberrante du système, qui a fini par se venger", écrit Joaquim Vital.

    L'année 2002 voit la création de la collection de poche Minos, dirigée par Colette Lambrichs.

    L'année 2009 est une année de prix :

    Bruno de Cessole reçoit le prix des Deux Magots pour son roman L'Heure de la fermeture dans les jardins d'Occident. Jean Pavans est couronné par le prix Halpérine-Kaminsky. Consécration, par la SGDL, pour l'ensemble de son oeuvre de traducteur de l'anglais à l'occasion de la parution du tome 4 des Nouvelles complètes d'Henry James. Le Prix Victor Rossel est attribué à Serge Delaive pour son roman Argentine. Abdellatif Laâbi reçoit le Goncourt de la Poésie.

    7 mai 2010, un jour noir marqué par le décès du fondateur Joaquim Vital."

    Le 1er octobre 2011 marque un tournant dans l'histoire de la maison d'édition. M. Claude Mineraud, passionné par la belle littérature, offre un second souffle à cette maison qui fut, huit mois plus tôt, au bord de la banqueroute.

    Si l'on veut que ce sauvetage soit durable et permette à la littérature de continuer à exprimer ses idées et à nous offrir tant d'heures de plaisir, il est impératif que tous ensemble (lecteurs, libraires, bibliothécaires, journalistes et autres acteurs du livre), nous nous mobilisions !

     

    éditions de la Différence

    30, rue Ramponeau

    75020 Paris

    Tél : 01 53 38 85 38

    www.ladifference.fr

     

     

     

  • Coup de gueule !

    5.gifMesdames les éditrices, messieurs les éditeurs, ce message vous est adressé. Normalement, le fait de lire plusieurs livres chaque mois devrait favoriser voire consolider la bonne orthographe des lecteurs. Or, depuis quelques années, la quantité de fautes, de coquilles, d'erreurs grossières de langage ont tendance à se multiplier.

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    Que ce soit dans le roman que je lis actuellement, publié chez Stock, ou dans les deux précédents, publiés chez Plon, j'ai repéré beaucoup trop d'oublis, voire de fautes impardonnables pour des maisons d'édition d'un tel renom.

    Le problème concerne l'ensemble des structures éditoriales. Manque de correcteurs ? Augmentation du nombre de parutions ? Obligation de rapidité ? Volonté de réduire les coûts ? Les causes sont nombreuses.

    Vous l'aurez compris : toutes ces fautes m'énervent au plus haut point.

  • Parus chez Chloé des Lys

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    Poireaux bio.com de Harmonie H. (Chloé des Lys, 2009), ISBN 978-2-87459-425-0, 156 pages, 19,30 €

    C'est l'histoire d'un fantasme qu'il voulait réaliser, offrir un bouquet de poireaux au premier rendez-vous. C'était une citadine pur jus, alors elle lui a rendu... Mais le poète écolo, n'a pas renoncé, très vite, elle a craqué... elle l'a aimé, il l'a quittée... Lorsque la vie nous mène sur le bon chemin, tout reste à faire...

    L'enclume des jours de Félix Bartholomé (Chloé des Lys, 2008), ISBN 978-2-87459-333-8, 244 pages, 22,10 €

    Le fulgurisme est un courant pictural majeur, dont Hans Achtung en est la figure de proue. "L'enclume des jours" tente d'apporter un regard neuf sur son origine et son évolution et demeure probablement l'ouvrage le plus complet et détaillé jamais écrit à ce jour. A moins qu'il ne s'agisse d'une version romancée de la vie d'Achtung, du vol audacieux de ses toiles et de la notoriété naissante du peintre ?

    L'enfer est dans le Pacte de Gilles Quéré (Chloé des Lys, 2009), ISBN 978-2-87459-397-0, 150 pages, 22,10 €

    Pièce de théâtre consacrée à l'enfer du décor. C'est un peu d'Au-delà sous le feu exposé. Est-ce vrai ? Est-ce faux ? Sait-on ce qui se passe en cet ultime instant où la corde se casse ?

    Trop-plein de Nadine Groenecke (Chloé des Lys, 2009), ISBN 978-2-87459-417-5, 160 pages, 22,10 €

    Recueil de nouvelles

  • De la déco !

    9782737348112

    Second livre de Kevin Mc Cloud sur le thème de la couleur en décoration, cet ouvrage propose des conseils pour réussir son intérieur. De petit format, le livre dispense au lecteur l'aide indispensable à la décoration ou à la rénovation de sa maison. L'auteur présente 65 palettes de couleurs et tout autant d'ambiances, et explique les combinaisons de teintes, photographies à l'appui.

    L'ouvrage imprimé en six couleurs sur papier mat, transmet au lecteur des nuanciers d'une rare fiabilité chromatique.

     

    La couleur en décoration : nouvelles gammes

    de Kevin Mc Cloud

    éditions Ouest-France, octobre 2009

    ISBN 978-2-7373-4811-2

    160 pages - 18,00 €

  • Sous le sapin...

    9782737348303

    Le livre contenu dans ce coffret présente des conseils pour utiliser les tampons celtiques. Il propose plus de 10 créations réalisées à partir d'eux (marque-place, passe-partout, presse-papier...).

    Des explications, étape par étape, et de nombreuses photos techniques expliquent chaque réalisation dont le lecteur pourra s'inspirer.

    L'auteur a sélectionné 12 motifs esthétiques, faciles à combiner entre eux et représentatifs de l'univers des formes celtiques.

     

    Décorer avec des tampons celtiques

    de David Balade

    Ouest-France, octobre 2009

    ISBN 978-2-7373-4830-7

    32 pages - 25,00 €

  • Du changement sur ce blog !!!

    Vu le succès grandissant d'Actu-Livres (environ 10 000 visites par mois, chiffre en constante progression), j'ai décidé d'étoffer davantage ce blog en vous proposant, outre mes critiques habituelles, plus d'actu, de portraits, de photos, mais aussi des interviews filmées.

    Merci pour votre soutien...

  • Magnifique !

    9782737347672

     

    Les agendas 2010 sont de sortie. Ceux publiés par les éditions Ouest-France devraient figurer au pied de nombreux sapins. C'est en tout cas une quasi-certitude pour ce somptueux agenda des Phares qui ravira tous les passionnés de la mer.

    Du Nord à la Méditerranée, Jean Guichard nous présente des clichés exceptionnels. Le seul souci pour ce type d'objet réside dans son aspect pratique. Faut-il vraiment utiliser quotidiennement cet agenda ? Faut-il le conserver en y annotant les faits marquants de l'année ? Je pencherais plutôt pour cet usage plus respectueux de l'objet.

     

    Agenda des phares 2010

    photographies : Jean Guichard

    éditions Ouest-France, 2009

    ISBN 978-2-7373-4767-2

    144 pages - 12,90 €

  • Bon appétit

    9782737347139

    La coquille Saint-Jacques reste un mets de luxe, savoureux, fin, à la chair délicate. Même s'il me paraît difficile pour la bonne santé du portefeuille d'en consommer plusieurs fois par semaine, il est toujours intéressant de posséder un livre de recettes centrées sur ce coquillage.

    L'Académie Culinaire de la Coquille Saint-Jacques nous propose donc 75 recettes dont certaines très originales : Coquilles Saint-Jacques au chocolat et confit de pommes, ou grillées en cappuccino de cèpes, ou encore rôties aux navets, beurre de passion et compotée de citron.

    De quoi en mettre plein la vue à d'éventuels invités ou, plus concrètement, de récompenser son palais.

     

    Coquilles Saint-Jacques. 75 recettes.

    Académie Culinaire de la Coquille Saint-Jacques

    éditions Ouest-France, 2009

    ISBN 978-2-7373-4713-9

    128 pages - 6,50 €

  • Allons zenfants de la patriiiiie

    9782737348334

    Objet didactique, éducatif, ludique, cet atlas de la France contient l'essentiel, l'incontournable, même pour les béotiens vivant au fond d'une caverne - pourvu que celle-ci soit équipée d'une télévision -.

    France physique et administrative, territoires français d'outre-mer, géologie et climatologie, langues régionales et drapeaux des régions, démographie, économie, tourisme et loisirs, les éditions Ouest-France ratissent large... pour pas cher.

    Dans les embouteillages estivaux, pourquoi ne pas jouer aux numéros de départements grâce aux plaques des voitures ? Tout en situant ledit département sur la carte. Un passe-temps comme un autre...

     

    Atlas de la France

    l'incontournable en un clin d'oeil

    de Patrick Mérienne

    éditions Ouest-France, 2009

    ISBN 978-2-7373-4833-4

    16 pages - 3,90 €

  • Intéressant

    9782737348341

    Même si le monde est en perpétuel mouvement, rendant les atlas rapidement dépassés, il faut louer l'initiative des éditions Ouest-France de rendre le monde accessible à tous, des petits aux grands, grâce à cette collection somme toute très économique.

    Cet atlas mondial est fourni avec la carte Michelin. Voilà de quoi occuper nos chères têtes blondes pendant les vacances. Un peu de révision pour les enfants... mais aussi et surtout pour les parents car suivre l'évolution géographique mondiale n'a rien d'une sinécure.

     

    Atlas mondial

    Texte : Patrick Mérienne

    éditions Ouest-France, 2009

    ISBN 978-2-7373-4834-1

    48 pages - 6,90 €

  • 170 000 visites !

    Surpris

    170 000 visites en un peu moins de 31 mois d'existence. Cela représente une moyenne de 5 500 visites par mois, ou encore un peu moins de 200 par jour. Ce n'est pas mal du tout.

    Je tiens à remercier tous les visiteurs, habituels ou non, et vous promets que ce blog sera alimenté régulièrement.

    Merci et n'hésitez pas à poster vos commentaires.

     

     

  • une couverture qui vaut le détour...

    9782809800937 On pourrait l'acheter juste pour l'originalité de la couverture. Le Big Livre de l'Incroyable se dévore par à-coups, sous peine d'indigestion. A petites doses donc...

    Et dire que la version anglophone figure chaque année parmi les meilleures ventes. Franchement, je m'interroge sur la nécessité de publier un tel ouvrage.

    On y retrouve notamment le digne successeur de Houdini, qui parvient à s'extraire d'une boîte de plexiglas fermée à clef et remplie de deux tonnes de ciment frais. Ou encore quelques erreurs médicales passées au rayon X. Sans oublier une Coccinelle dotée de 90 chevaux à l'avant et 1350 à l'arrière... un véritable moteur à réaction ! Florilège d'inepties en tous genres... Pour les amateurs uniquement.

     

    Le Big Livre de l'Incroyable 2009

    Ripley's

    éditions de l'Archipel, 2008

    ISBN 978-2-80980-093-7

    258 pages - 24,95 €

  • Ne le faites pas

    IMG_011c4603839f4cef721cc0f168b3c16e
    Après "lecture", on ne peut que s'interroger quant à l'utilité réelle d'écrire un tel guide. Car, après tout, 90 % des "faites-faites pas" énoncés par Macha Béranger tombent sous le sens.

    Même si certains passages m'ont amusé, je dois reconnaître avoir zappé par moments, lassé par tant de "lapalissades". Faut-il se méfier des livres offrant en couverture le faciès connu de son auteur(e) ? Probablement, car là où le contenu n'offre guère d'intérêt, la bobine vue à la télé permet d'attiser la curiosité du badaud.

    Certes, l'ouvrage de Macha délasse plus qu'il n'instruit. Mais il ne s'agit pas d'un mauvais livre... plutôt d'un guide utile pour tout extra-terrestre ne voulant pas se faire remarquer, ou du livre à placer dans tous les salons de coiffure car on y trouvera toujours de quoi alimenter une conversation.

     

    Le Faites-faites pas

    Guide du savoir-être en toutes circonstances

    de Macha Béranger

    L'Archipel, 2007

    ISBN 978-284187-883-3

    216 pages - 15,95 €

  • Management stratégique

    Bréal 2
    En tant que chef d'entreprise, bien que très modeste - je ne m'appelle ni Martin Bouygues, ni Gérard Mulliez, ni Alain Afflelou -, l'ouvrage intitulé "Management stratégique" a de quoi susciter mon intérêt.

    Réparti en 45 "fiches", ou plutôt 45 chapitres, ce manuel économique ne s'adresse pas qu'aux étudiants en licence, master et autres écoles de commerce. N'éludons pas pour autant sa vocation universitaire, mais ce livre doit également permettre aux entrepreneurs de tous bords d'améliorer leur efficacité, de détecter leurs erreurs, d'optimiser leur management, bref, de gagner de l'argent.

    Bien sûr, l'auteur aborde tous les grands aspects du management stratégique : théorie des coûts de transaction, environnement concurrentiel, matrice McKinsey, stratégies de croissance, fusions-acquisitions, etc.

    En ce qui me concerne, je considère ce manuel comme un outil précieux qu'il me faut décortiquer pas à pas, et ce dans l'intérêt de ma petite entreprise.

     

    Management stratégique

    de Ulrike Mayrhofer

    éditions Bréal, 2007

    ISBN 978-2-7495-0753-8

    160 pages - 16,00 €

  • Droit de la famille

    Bréal
    Bien que Belge résidant à Bruxelles, mes deux enfants vivent en France, auprès de leur mère. Plus de 400 km nous séparent. L'éloignement s'avère une souffrance permanente, tant pour moi que pour eux.

    Les législations belge et française, bien que très semblables, diffèrent quelque peu. Le droit de la famille a considérablement évolué au cours de ces dix dernières années... vers l'équité (et non l'égalité, nuance).

    Cette 2ème édition du droit de la famille contient toutes les dernières modifications, les dernières réformes en incluant notamment le PACS. Certes, l'éditeur destine cet ouvrage aux étudiants en droit. Certes, les 28 chapitres ne sont pas toujours vulgarisés car justement rédigés à l'attention de professionnels du droit. On pourrait malgré tout regretter l'absence d'un lexique en fin de livre.

    Un tel ouvrage ne se lit pas comme un roman au bord de la piscine d'un hôtel. Il apporte une réponse légale aux questionnements de milliers de couples désunis et c'est bien là l'essentiel.

     

    Droit de la famille, 2ème édition

    de Muriel Parquet

    éditions Bréal, 2007

    ISBN 978-2-7495-0783-5

    206 pages - 17,00 €

  • INDE... finitivement

    indefinitivement

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    « C’est quoi l’Inde ? ». Telle est l’interrogation à laquelle répond Clémence Gandillot. A sa façon bien à elle. Façon Clémence. Made in Clémence. Elle nous avait enthousiasmé dans C’est pour de vrai (Diatéino, 2006). Et voici qu’elle remet le couvert. Différemment. Toujours aussi subtile, vivante, naturelle, spontanée. Le parfum d’encens en plus… Ses mots claquent, sonnent juste : « Dimanche. La lumière est cachée. Ça tombe d’un coup ici : pof, la nuit. » Ou encore : « Les dessins d’enfants sont comme chez nous, sauf que les bonshommes ont des moustaches. »

     

    Une nouvelle fois, Clémence nous propose un livre inclassable, à l’image de l’auteure. Et pour reprendre l’une de ses phrases en guise de conclusion : « C’est pas possible comme c’est beau, y’a pas de mot. »

     

     

     

    INDEFINITIVEMENT

    de Clémence GANDILLOT

    Editions diateino, 64 pages, 15,00 €

    ISBN 978-2-35456-001-0