• Plus de 900 pages pour conter la vie de Steve Jobs...

    9782253168522_h430.jpg

    « À partir d'une quarantaine d'interviews exclusives et de multiples rencontres avec sa famille, ses proches, ses collaborateurs, ses amis comme ses adversaires, Walter Isaacson a reconstitué d'une façon magistrale et passionnée la vie, l'œuvre et la pensée du fondateur d’Apple, l’un des plus grands innovateurs et visionnaires de notre époque. »

    L'histoire retiendra le nom de Jobs comme celui d'un génie. C'est peut-être aller un peu vite en besogne. Certes, si ce bonhomme pour le moins atypique n'avait pas existé, la marque à la pomme n'en serait pas là aujourd'hui. Mais à l'origine, il y avait aussi un autre prodige, plus effacé, plus généreux, moins calculateur, et surtout moins ambitieux : Stephen Wozniak. Sans ce grand ado amateur de canulars électroniques, il y a fort à parier que Steve Jobs n'aurait pas eu la même carrière.
     
    Mort à 56 ans, l'as du marketing qu'était Steve Jobs manque cruellement aujourd'hui. On a même l'impression que la technologie stagne quelque peu, même s'il s'agit d'une impression. Steve Jobs, c'était surtout une façon nouvelle de lancer un produit sur le marché, une conviction inébranlable de sa réussite et un pouvoir sur les autres. Ce pouvoir de persuasion, cet aplomb dans le mensonge fut appelé "champ de distorsion de la réalité" par ses collaborateurs.
     
    Jobs, ce fut aussi quelques échecs retentissants, abordés dans ce livre sans concession, un combat contre son meilleur ennemi, Bill Gates, et une liste non exhaustive de défauts. Il pouvait être cruel, menteur, borné, retors, pleurer en public en cas de contrariété, comme un gosse auquel on refuse l'achat d'un nouveau jouet. Jeune, Jobs ne se lavait qu'une fois par semaine, déambulait toujours pieds nus, se droguait, ou entreprenait des régimes alimentaires complètement loufoques. Lors de la création de la marque, il se gavait de pommes, et n'avalait rien d'autres. D'où l'origine du nom.
     
    Cette biographie se lit comme un roman, le roman d'un type pervers et génial. En tout cas, Steve Jobs ne faisait rien à moitié.
     
     
     
    Steve Jobs
    de Walter Isaacson
    Lgf n°32706, octobre 2012
    ISBN 978-2-253-16852-2
    936 pages - 8,90 € 
  • Prédateurs

    9782266188784.jpg

    « Une guerre sans nom. Le débarquement libérateur est imminent. Parmi les soldats, la tension est extrême. Mais cela ne peut suffire à expliquer le crime abominable découvert sur l’un des navires alliés : un soldat a été retrouvé pendu par des crocs de boucherie, la tête remplacée par celle d’un bélier. Le lieutenant Frewin de la Police militaire en est convaincu : c’est l’oeuvre d’un tueur redoutable qui jouit de la souffrance qu’il inflige. Malgré le déclenchement de l’offensive, les meurtres se poursuivent avec un raffinement croissant dans l’horreur. Frewin oriente alors son enquête vers la 3e section de la compagnie Raven, une poignée de durs qui forme un cercle très spécial…»

    N'ayant jamais lu de roman écrit par Maxime Chattam, j'ai voulu m'y plonger pour mourir - un peu - moins idiot. Sans révolutionner le genre, l'auteur utilise tous les poncifs et entraîne le lecteur dans un suspense très prévisible. Tout au long des quelque 81 chapitres, j'ai espéré me tromper. Une lueur d'espoir entretenait l'idée que ce grand vendeur de livres me surprendrait. Eh bien non ! Pas du tout ! 

    Les scènes gore ne servent pas à épicer le récit, certains chapitres sont ennuyeux à... mourir, la "perspicacité" du lieutenant Frewin agace. Bref, même si ce thriller se lit sans difficulté, il n'a vraiment rien d'exceptionnel.

     

    Prédateurs

    de Maxime Chattam

    Pocket n°13910, mai 2009

    ISBN 978-2-266-18878-4

    570 pages - 8,50 €