• Otages d'Hitler

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    « Paul Reynaud, Léon Blum, anciens présidents du Conseil, les généraux Gamelin ou Weygand, mais aussi le champion de tennis Jean Borotra, éphémère ministre de la Jeunesse et des sports de Vichy, Léon Jouhaux, patron de la CGT... Et, par dizaines, des officiers, des maires, des préfets, tous destinés à servir au Reich de monnaie d'échange, en cas d'agression caractérisée.

    Ils ont été enfermés dans des camps ou des forteresses d'Allemagne ou de Tchécoslovaquie. On a oublié ces marginaux de la répression nazie. Il est vrai que ces détenus très spéciaux n'hésitaient pas à écrire au Führer parce que leur paillasse n'était pas assez épaisse... »

    Ce document très fouillé révèle ce que fut le quotidien de ces prisonniers "VIP". Daladier fut de ceux-là. Et bien d'autres. 

    Un passage très intéressant nous parle du procès de Riom, créé dès le 30 juillet 1940 pour juger les "responsables de la défaite". Pour les accusateurs, ce fut une déroute complète. Car les accusés se défendent si bien qu'ils retournent complètement la situation. Avant la guerre, les réductions budgétaires de l'armée étaient l'œuvre de gouvernements où figuraient Pétain et Laval. Les geôliers de Daladier en viennent même à le féliciter.

    On y retrouve également le fils du Tigre, Michel Clémenceau, Georges Mandel, ancien Chef de cabinet du "Père la Victoire", ou encore le président de la République Albert Lebrun.

    Un ouvrage très intéressant qui dévoile une parcelle oubliée de l'Histoire.

     

    Otages d'Hitler

    de Benoît Luc

    éditions Vendémiaire, 2014

    ISBN 978-2-36358-109-9

    256 pages - 8,00 € 

  • Stop aux anglicismes !

  • Comment braquer une banque sans perdre son dentier

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    « Ils s'appellent Märtha, Stina, Anna-Greta, le Génie, le Râteau, ils chantent dans la même chorale et vivent dans la même maison de retraite. Nourriture insipide, traitement lamentable, restrictions constantes, pas étonnant que les résidents passent l'arme à gauche. Franchement, la vie ne serait pas pire en prison ! D'ailleurs, à Stockholm, elles ont plutôt bonne presse. Voilà l'idée ! Les cinq amis vont commettre un délit et faire en sorte d'être condamnés : en plus d'avoir la vie douce, ils pourraient redistribuer les bénéfices aux pauvres et aux vieux du pays.

    Un brin rebelles et idéalistes, un peu fous aussi, les cinq comparses se lancent dans le grand banditisme. Mais évidemment rien ne va se passer comme prévu. »

     

    Si le pitch en quatrième de couverture augure de bons moments, la lecture proprement dite s'encombre de lenteurs, de détails, de passages insipides. On avale les pages sans grande saveur. Oui, l'idée est plutôt sympa, mais on a du mal à y croire.

    Le dernier tiers du livre devient pesant. On s'y ennuie. Cela n'en finit pas. 

    En clair, je me suis fait piéger par un bon titre.

     

    Comment braquer une banque sans perdre son dentier

    de Catharina Ingelman-Sundberg

    Pocket n°16271, février 2015

    ISBN 978-2-266-25751-0

    480 pages - 8,00 €

  • François d'Epenoux chez Mot passant !

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    J'aurai le plaisir d'animer la rencontre. François d'Epenoux vient tout spécialement de Paris pour nous présenter son nouveau récit.

    Un auteur empreint de bonhomie, d'humour, simple, accessible, "multi-papa", souriant... une rencontre inoubliable.

     

    À jeudi...

     

    smile

  • Les ailes du désespoir

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    « David Serfaty, originaire de Casablanca, retrouve son amour de jeunesse à Paris. Alia est marocaine et musulmane. L'hostilité de leurs familles respectives les contraint à émigrer à New York.

    Tous deux travaillent à Wall Street lorsque, le 11 septembre 2001, Alia disparait dans une des tours jumelles. Découvrant qu'elle avait eu un enfant d'un viol, David s'occupe de retrouver la fillette mais, toujours aussi désespéré, il succombe à la tentation de venger Alia.

    Sous une nouvelle identité et armé d'une solide culture coranique, il se métamorphose en un musulman crédible qu'un imam extrémiste croit radicaliser. En parallèle, il offre ses services à la CIA. Envoyé à Londres, il infiltre un réseau de terroristes sous la férule d'un Algérien. Pris dans la spirale de la violence et de la haine, conscient de se trahir lui-même, David devient un homme animé par la volonté de nuire qui ne reculera devant rien pour arriver à ses fins. »

     

    Les ailes du désespoir

    de Roselyne Durand-Ruel

    Albin Michel, février 2016

    ISBN 978-2-2226-32285-2

    432 pages - 21,50 €