La rentrée de janvier !

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Chaque année, la rentrée de janvier apparaît comme la rentrée bis, la rentrée pour ceux qui se désintéressent des prix - peut-être parce qu'ils n'en ont pas vraiment besoin -, ou encore celle qui permettra à un nouveau talent d'éclore et de se révéler, car il est plus facile d'être remarqué.

La moisson 2016 compte 476 romans, 73 de moins qu'en 2015. 73, c'est aussi la quantité de premiers romans qui entrent en lice.

Côté étranger, on attend avec impatience la sortie de la nouvelle enquête du département V, intitulée "Promesse", de l'écrivain danois Jussi Adler Olsen, à paraître ce 7 janvier chez Albin Michel. C'est d'ailleurs le livre que je dévore en ce moment. Autre star, Haruki Murakami nous dévoilera deux textes inédits, "Écoute le chant du vent", chez Belfond. Inutile de dire que l'auteur de "1Q84" sera une nouvelle fois l'une des attractions de la rentrée. 

Côté français, Jean d'Ormesson n'a pas l'intention de s'arrêter et nous offrira ses mémoires chez Gallimard avec ce "Je dirai malgré tout que cette vie fut belle". Tant mieux pour lui, oserai-je dire. Le seizième roman de Jean Echenoz a pour titre "Envoyée spéciale". L'auteur des excellents "Courir" et "14" reste fidèle aux éditions de Minuit. Cela fait cinq ans qu'on l'attendait, ce nouveau roman de Camille Laurens. Enfin le voilà ! "Celle que vous croyez", chez Gallimard, raconte la vie d'une femme qui tourne le dos à toute forme de renoncement, quitte à en payer le prix fort. Olivier Adam décortique un nouveau fait divers. Chez Flammarion, son nouveau roman "La Renverse" devrait très rapidement truster le classement des meilleures ventes. Il est attendu pour... aujourd'hui, 6 janvier. Autre valeur sûre, Philippe Claudel revient en littérature avec "L'arbre des Toraja", chez Stock.

«Une jeune femme sans nom arrive sur une île, en été.
Elle traverse en autobus un paysage aride jusqu'à une plage où elle est déjà venue avec un ami. Elle se souvient d'une grotte où ils se sont aimés.
Il n'y a personne sur la plage, pas un souffle de vent. La taverne est fermée.
Elle se baigne nue.
Est-elle aussi seule qu'elle le croit? En quittant la plage quelques jours plus tard, elle ne sera plus la même. Jamais plus.»

Tel est le texte en quatrième de couverture du nouveau roman de Marie Nimier, "La plage" (Gallimard). Pour le moins insolite.

Reste l'ovni Édouard Louis dont son "En finir avec Eddy Bellegueule" (Seuil) n'était pas passé inaperçu. Il avait même fait un tabac. Il présente "Histoire de la violence", toujours aux éditions du Seuil et, à n'en point douter, est attendu au tournant, un peu comme l'était Joël Dicker.

 

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