• Bon réveillon !

  • Tout ça pour ça !

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    Cinq années ont passé depuis la parution du premier tome. L'idée était prometteuse et l'entrée en matière plutôt réussie, malgré un scénario assez... alambiqué. 

    Éric Loutte et Emmanuel Herzet nous dévoilent enfin la suite, et tout tombe à plat. On s'y perd, entre les agents du Mossad, de la CIA, de la "CIAbis", de la sécurité de Thirdnail... À croire que même le scénariste a dû s'y emmêler les stylos.

    L'écriture est ramassée et pour lire les notes en bas de page, il faut être un jeune pilote de F-16 doté d'une vue de lynx.

    Les "plop" des silencieux, les "paw" des pistolets et les "ratak" des fusils mitrailleurs s'enchaînent, dégommant les méchants, pendant que ce bon vieux Tyler se faufile entre les impacts.

    Cinq années d'attente pour... ça. Pffff. Quelle déception.

     

    ALPHA Premières armes 

    tome 2 : Solo

    dessin : Éric Loutte

    scénario : Emmanuel Herzet

    Le Lombard (troisième vague), novembre 2015

    ISBN 978-2-8036-3236-7

    48 pages - 12,00 €

  • Best-sellers 2015

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    Quelques chiffres de vente :

    Rien que durant la 51ème semaine, quelque 52 252 exemplaires du livre de Delphine de Vigan se sont écoulés. Depuis sa parution, on dénombre 322 127 sorties caisse. Sacré Prix Renaudot et Prix Goncourt des lycéens, "D'après une histoire vraie" est LE grand gagnant de la rentrée littéraire de septembre.

    "Le papyrus de César" fait toujours la course en tête, loin devant, avec 98 532 albums vendus du 14 au 20 décembre. Au total, le 36ème tome des aventures du petit Gaulois s'est vendu à 1 444 186 exemplaires. C'est presque moyen pour un tel personnage.

    Depuis les attentats à Paris, plus de 100 000 exemplaires de "Paris est une fête" (Ernest Hemingway) ont séduit les lecteurs. Cet achat est plus symbolique.

    L'année 2015 a été marquée par la vente de valeurs sûres, qui trustent le top 100 presque sans interruption :

    "La Fille du train", de Paula Hawkins (Sonatine) : 15ème, 33 semaines de présence

    "L'instant présent", de Guillaume Musso (XO) : 16ème, 39 semaines de présence

    "La vérité sur l'affaire Harry Québert", de Joël Dicker (de Fallois) : 20ème, 82 semaines de présence

    "L'arabe du futur T.1", de Riad Sattouf (Allary) : 33ème, 80 semaines de présence

    "Ne tirez pas sur l'oiseau moqueur", d'Harper Lee (Lgf) : 43ème, 68 semaines de présence

    "Rien ne s'oppose à la nuit", de Delphine de Vigan (Lgf) : 55ème, 58 semaines de présence

    "Je suis Pilgrim", de Terry Hayes (Lgf) : 58ème, 38 semaines de présence

    "Vers la sobriété heureuse", de Pierre Rabhi (Actes Sud) : 65ème, 57 semaines de présence

    "Central Park", de Guillaume Musso (Pocket) : 70ème, 39 semaines de présence

    "Elle & Lui", de Marc Levy (Robert Laffont) : 77ème, 33 semaines de présence

    "Au revoir là-haut", de Pierre Lemaître (Lgf) : 94ème, 35 semaines de présence

     

    En marge de ces résultats, il faut noter le record de Laurent Gounelle pour son "L'homme qui voulait être heureux", qui comptabilise 242 semaines de présence dans le top 200.

    Autre phénomène : "Le Petit Prince", d'Antoine de Saint-Exupéry (Folio Junior n°100) ! Ce n'est pas une surprise. Il serait anormal de ne pas retrouver ce chef-d'œuvre de la littérature dans le classement. Il est encore 133ème lors de la 51ème semaine de 2015.

  • Triste disparition de Jean-Marie Pelt

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    Pharmacien, biologiste, botaniste et écrivain, Jean-Marie Pelt nous a quittés à l'âge de 82 ans. J'ai eu la chance de le rencontrer à Bruxelles, à l'occasion de la parution de "La raison du plus faible" (Fayard, 2009). Né en Moselle, écologiste convaincu, Jean-Marie Pelt  laisse une œuvre importante, tant en livres qu'en documentaires et émissions radio.

    Cet homme au visage bonhomme, irradiant de sagesse et de bonté, fut l'un des premiers à dénoncer les méfaits de l'amiante ou des OGM. Son dernier ouvrage, coécrit avec Paul Couturiau, est paru en septembre dernier chez Genèse éditions.

    l-ame-de-la-nature.jpg« Les fleurs, c’est ma maison ; ma maison, c’est une serre ; mon enfance, c’est un jardin ; mon futur, c’est un paradis terrestre… »

    Chez Jean-Marie Pelt, tout ramène au jardin : le jardin de l’enfance où son grand-père lui a transmis l’amour de la nature ; le Jardin d’Éden, où il a rencontré Dieu, la ville jardin en laquelle il a transformé la ville de Metz, le jardin Terre qu’il s’est donné mission de servir…

    Laissez-vous guider à travers les jardins de Jean-Marie Pelt et découvrez l’un des grands éveilleurs de conscience de notre temps, un homme en qui vibreL’âme de la nature.

    Botaniste, ardent défenseur de l’environnement, père de l’écologie urbaine et du premier institut d’écologie, enseignant et communiquant hors pair, Jean-Marie Pelt est, sous ses airs débonnaires, un guerrier qui a mis sa science et sa foi au service de la vie. Il porte ici un regard sans concession sur le monde actuel. » (Pierre Rabhi)

  • La Montagne reprend De Borée

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    Pour 252 000 €, le groupe La Montagne Centre France acquiert les stocks, les actifs (ce qu'il en reste) et les fonds de commerce  de De Borée.

    Bonne nouvelle ?

    Couci-couça. Sur les 65 salariés, seuls 15 seront sauvés.

    En attendant, l'édition et la diffusion pourront continuer et, qui sait, peut-être se développer. Grâce au soutien médiatique (publicitaire) d'un groupe de presse tel que La Montagne, De Borée semble mieux armé. 

  • Le salon du livre de Paris fait sa mue !

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    Les grands salons peinent à traverser la crise. En 2016, le salon du livre de Paris change d'appellation : Livre Paris !

    Après les bisbilles entre le groupe Hachette et les organisateurs de Reed Expo, voilà que d'autres exposants montent au créneau et menacent de boycotter l'événement. Non sans raison.

    Chauffage défectueux, conditions d'installation, conditions de paiement, manque de relationnel, les critiques fusent.

    Pour y être allé chaque année depuis... depuis une dizaine d'années, j'ai pu me rendre compte d'une certaine évolution. La disposition générale des stands n'a guère varié. Bragelonne qui, en son temps, investissait beaucoup pour ce salon en érigeant un stand magnifique en forme de château-fort, n'occupe plus que quelques mètres carrés. Petit à petit, de grandes maisons ont décidé de désaffecter les lieux. Et maintenant, voilà que se plaignent les "petits" éditeurs indépendants.

    Depuis la fin octobre, Reed Expo est à la recherche de son nouveau directeur (offre d'emploi), mais trouver la pépite qui réconciliera toutes les parties en n'oubliant pas de répondre aux attentes budgétaires, rien n'est moins simple.

    D'année en année, la fréquentation de la Porte de Versailles s'amenuise. L'édition 2015 a dû constater une nouvelle baisse de 10%. Il est donc plus que temps de stopper l'hémorragie.

    D'autant qu'en parallèle, le salon L'Autre Livre qui se déroule en fin d'année et qui regroupe les éditeurs membres de l'association, attire de plus en plus de public. Un exploit, car réalisé sans la présence de stars de l'écrit.

     

     

     

     

     

  • Mon concert de Noël !

  • Belle idée !

  • La BNF !

  • 300 mots

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    « 300 mots. C'est ce que le rédacteur en chef de Nick Stella, journaliste criblé de dettes, lui concède pour évoquer une affaire brûlante : un prêtre retrouvé mort en compagnie d'une prostituée, une seringue d'héroïne plantée dans le bras.

    Un coup médiatique qui pourrait bien apporter à Nick la reconnaissance dont il rêve. Mais ce qui n'était qu'un sordide fait divers va le conduire sur les traces d'un tueur psychopathe.

    Dans l'ombre, celui-ci observe cinq proies... L'une d'entre elles, il le sait, est responsable de la mort, vingt ans plus tôt, d'une adolescente lors d'une soirée d'Halloween. Et l'heure est aux souvenirs et à la chasse aux sorcières... »

    300 mots ! Il ne m'en faudra pas autant pour retranscrire toute ma déception. Le pitch ci-dessus avait pourtant belle allure. Mais très vite, on décroche, car l'auteur peine à installer tant l'intrigue que ses nombreux personnages.

    Non que ce soit compliqué, mais je n'ai pu m'imprégner de l'atmosphère pourtant glauque à souhait.

    Tout lecteur a le droit de fermer le livre, et de passer au suivant. Au bout de 80 pages, c'est ce que j'ai fait... sans le moindre remords.

     

    300 mots

    de Richard Montanari

    Pocket n°16018, septembre 2015

    ISBN 978-2-266-25047-4

    416 pages - 7,30 €

  • Pilonnez jeunesse !

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    Des montagnes de livres et BD en parfait état sont jetés chaque jour. La raison ? Cela revient moins cher à l'éditeur de mettre au pilon, plutôt que de réintégrer ses retours au stock.

    Paradoxe : plus on pilonne les livres d'un auteur, plus grand est son succès !

     

     

     

     

     

     

     

     

    Et dire que des millions de jeunes ou personnes à bas revenus n'ont pas accès à la lecture, car incapables de se payer ce plaisir...

    On se plaint ensuite que le nombre total de livres vendus est en constante diminution... Faute aux nouvelles technologies, au désintérêt des jeunes pour la lecture ou à des raisons aussi fallacieuses les unes que les autres.

    Grands éditeurs, regardez-vous dans le miroir et sondez votre conscience. Au lieu de pilonner, organisez une immense braderie, avec séances de signatures, un salon du livre pour les jeunes et les classes défavorisées. Donnez l'accès à vos productions en les soldant au lieu de les écraser, d'en faire de la bouillie.

    Oui, je suis révolté par cette pratique à l'encontre de l'écologie. Messieurs les grands éditeurs - rares sont les structures indépendantes et plus modestes qui pilonnent -, les défavorisés d'aujourd'hui seront peut-être vos clients de demain ! Mesdames et messieurs les stars de l'écrit, offrez du temps et de l'encre à ces lecteurs, car pour un auteur, l'important est d'être lu, peu importe à quel prix !

    Le capitalisme se nourrit d'aberrations qui le conduiront dans le mur. En attendant le choc fatal, ceux qui peuvent s'engraissent et profitent de ce système. Quant aux exclus, qu'ils crèvent ! Mais surtout, que ceux-ci n'aient pas accès au savoir, car cela pourrait mettre en péril plus tôt que prévu les privilèges des puissants.

    Oh bien sûr, il y a les bibliothèques et médiathèques ! On vous prête un livre, déjà passé dans des dizaines de mains. Grasses ou moites pour certaines. Et n'oubliez pas de le rendre à temps, car sinon, vous aurez une amende. Donc, pour être sûr d'éviter l'amende, je n'emprunte rien. C'est aussi simple que ça. Mais le plaisir du livre neuf, en première édition, ou du livre dédicacé, cette sensation de posséder, de renifler cette bonne odeur de papier, cet ouvrage tout juste sorti de son carton, ce plaisir-là, de moins en moins de monde pourra se l'offrir.

    Chaque jour qui passe, des dizaines de conteneurs emplis de livres neufs sont transportés vers les déchetteries spécialisées. Un immense gâchis !

  • Quelques chiffres !

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    La production de titres a poursuivi sa progression (+2,5%), pour atteindre 80 255 titres en 2014, dont 68 187 nouveautés. Cela représente 321 titres par jour ouvrable ! Imaginez-vous l'incroyable casse-tête des libraires, incapables de tout rentrer dans leurs rayons !

    Par contre, le tirage moyen a baissé. Il se situe à 5950 exemplaires. Mais ce chiffre ne veut pas dire grand-chose, car la grande majorité des titres ne dépassent pas les mille exemplaires. Les grosses locomotives des grandes maisons faussent les données.

    Le nombre total de livres vendus a, lui aussi, baissé en 2013 (427 millions) par rapport à 2012 (441 millions). Une baisse conséquente !

    La littérature demeure le secteur qui génère le plus de chiffre d'affaires, soit 675,3 millions d'euros. Il devance largement les autres secteurs.  

    Le scolaire marque le pas, même si en termes de volume, il occupe toujours la seconde place (372,4 millions d'euros). Mais plus pour très longtemps, car ce secteur est en net recul (-20% ces trois dernières années). La concurrence d'internet y est pour beaucoup dans cette Bérézina.

    Le Poche démontre qu'il a su s'implanter partout et que ses consommateurs sont peut-être les plus fidèles. Avec un chiffre d'affaires de 343 millions, ce secteur représente 13,4% des ventes de livres. On note cependant un recul de son chiffre, peut-être dû à l'essor du numérique.

    Les livres pour la jeunesse occupent la place juste à côté du podium, à savoir la quatrième, avec quelque 342,4 millions d'euros, soit plus d'un livre sur dix. Même si le secteur a bénéficié il y a dix ans de l'énorme succès de JK Rowling et ses Harry Potter, on constate que ce secteur conserve un attrait important. Le salon de Montreuil, en banlieue parisienne, démontre chaque l'incroyable dynamisme et l'inventivité de ce secteur.

    Les Livres pratiques suivent de très près, avec 341,6 millions d'euros de chiffre d'affaires annuel. Même si ce secteur marque très nettement le pas, on remarque quelques éclaircies dans la grisaille. En effet, les livres sur la santé et le bien-être sont de plus en plus achetés. Tout l'inverse pour la multitude de livres de cuisine. Malgré leur intérêt, le lectorat frôle l'indigestion (-5,2%). Baisse généralisée pour les ouvrages d'informatique, de sciences, de médecine ou de gestion, qui subissent la concurrence d'internet.

    Les Sciences humaines poursuivent leur recul, avec 243,4 millions d'euros. Là aussi, il ne faut pas chercher bien loin le principal responsable.

    Enfin ! La BD ! L'une de mes passions ! Avec 242,7 millions d'euros, le secteur stagne. Mais la franco-belge reprend du poil de la bête, contrairement aux mangas dont les ventes s'essoufflent.

    Les essais, documents et livres d'actualité dépendent de... l'actualité. Le chiffre de ce secteur peut donc fortement fluctuer d'une année à l'autre. Classé huitième avec quelque 85,3 millions d'euros, il pourrait augmenter très fortement en 2015 grâce aux (ou à cause des) attentats.

    Les dictionnaires et encyclopédies ne représentent plus grand-chose, à peine 72,4 millions d'euros. Compte tenu de leur prix unitaire moyen plus élevé, ces ouvrages voient leur recul se poursuivre depuis une bonne dizaine d'années. Fortement concurrencés par internet, ils sont voués à disparaître...

    Faut-il citer le dixième et bon dernier de ce classement ? Oui, car ce secteur a encore le mérite d'exister. Plus pour très longtemps. Représentant encore 1,8% des ventes (35,4 millions d'euros), les éditeurs de cartes et livres de géographie (tourisme) se tournent peu à peu vers des applications. La Toile finira très bientôt par éradiquer les derniers résistants qui ont pourtant connu de belles années... Mais ça, c'était avant !  

     

     

  • JOUR J !

  • Les vieux fourneaux - 3ème délire

    HA HA HA ! Tu te fais vieux, Perron !

    — Forcément, j'avais pas les bonnes chaussures !

    Lire la suite

  • Les souliers rouges

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    « Juin 1944. Alors que la Bretagne est occupée par le 25e corps de l’armée allemande, Jules, 20 ans, fait la connaissance de Georges, un russe blanc en exil. Alors que Jules est un jeune homme de la terre, Georges est un curieux personnage : érudit, passionné et doué de savoirs très éclectiques en sciences physiques et naturelles, comme en philosophie des hommes. De cette rencontre improbable naît une amitié profonde, basée sur l’échange, dans un contexte historique qui ne la prendra pas sous l’aile de la bienveillance... »

    Des personnages très caricaturaux émaillent cette histoire basée sur des faits réels. En effet, le village de Saint-Nicolas-de-Pélem a payé un lourd tribut à la Seconde Guerre mondiale. Du collabo pouilleux ignoble et raciste au soldat malgré lui de l'armée régulière allemande, en passant par l'officier SS fanatisé, le scénario aligne les poncifs. Mais après tout, tant mieux, c'est aussi ce qui m'a plu.

    Le dessin est agréable et l'histoire finit par vous emporter. Du suspense, de l'action, des sentiments, cette BD historique faite de planches dessinées en couleurs directes à l'aquarelle mérite qu'on s'y attarde.

     

    Les souliers rouges

    tome 1 : Georges, février 2014, ISBN 978-2-8189-2565-2

    tome 2 : L'albinos, avril 2015, ISBN 978-2-8189-3295-7

    Bamboo éditions, Grand Angle

    Scénario : Gérard Cousseau

    Dessin : Damien Cuvillier

    48 pages - 13,90 €

     

  • L'avocat, le nain et la princesse masquée

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    « Quand on est avocat, spécialiste des affaires de divorce, coucher avec ses clientes est rarement une bonne idée. En fait, c'est même interdit. Mais lorsqu'il s'agit de Nolwenn Blackwell, un des mannequins les plus en vue du moment, difficile de résister.

    Hugues Tonnon s'est laissé tenter et mal lui en a pris. Au petit matin, deux flics viennent enfoncer le clou dans sa gueule de bois carabinée : Nolwenn a été assassinée. Et puisqu'il est le dernier à l'avoir vue vivante - et de près - il est le principal suspect.

    Pour l'inspecteur Witmeur, il ne fait même aucun doute qu'il est le coupable. Le flic a une revanche à prendre sur le baveux depuis que sa séparation lui a coûté une paire de faux seins... »

     

    TOP ! Vraiment très agréable à lire. L'auteur manie la relance en fin de chapitre, agrémente son texte de bons mots, plante admirablement le décor, et nous fait voyager. Lu en deux jours, cet excellent roman policier bien de chez nous a de quoi séduire quiconque cherche à découvrir l'histoire d'une cavale truffée d'humour.

    On reconnaîtra au passage quelques personnalités médiatiques ou du monde des affaires... à peine masquées.

    Il ne me reste plus qu'à acquérir les autres ouvrages de cet auteur né à Bruxelles.

     

    L'avocat, le nain et la princesse masquée

    de Paul Colize

    Pocket n°16128, mai 2015

    ISBN 978-2-266-25432-8

    352 pages - 6,80 €

  • Interview de Nathalie Rheims

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    Seule femme présente dans la deuxième sélection du prix Interallié 2015, finalement décerné à Laurent Binet, Nathalie Rheims a répondu à mes questions lors de son passage à Bruxelles.

    Découvrez la critique de son dernier roman : Place Colette (éditions Léo Scheer) 

    1. Lorsque la narratrice apprend que Pierre est célibataire, elle dit sans sourciller : « Je pensais déjà à notre mariage, à la façon dont nous allions pénétrer dans l'église au son de la marche nuptiale... » Réalisiez-vous l'aberration de la situation ? Et maintenant, 40 ans plus tard, cela ne vous choque-t-il pas ?

    Nathalie Rheims : C'est très abrupt cette question. Bien sûr que non. Il s'agit avant tout d'un roman, même si la narratrice s'inspire de ce que je suis. Que je sache, il n'y a pas écrit "autobiographie" ou "récit" sur la couverture. Donc la narratrice vit ça d'une façon pleine et entière. Elle aime cet homme, croit au prince charmant, et donc au mariage.

    Pourtant, à la page 182, elle dit « j'avançai vers la cage du fauve » lorsqu'elle s'approche de la loge.

    Cela n'empêche pas que le fauve en question lui procure des frissons, un sentiment de peur et d'exaltation. C'est ce qu'elle ressent, une excitation psychologique et non physique, car cet aspect-là est encore virtuel pour elle. Mais, en tout cas, à chaque fois qu'elle entre dans la cage du fauve, elle a le cœur qui palpite, l'envie de dompter le fauve, avec l'espoir qu'il ne vous sautera pas à la gorge.

    2. La littérature, quelle qu'elle soit, selon vous, contient-elle une part d'exhibitionnisme ?

    N.R. : Évidemment ! Dans la littérature du roman vrai ou de l'autofiction (deux choses différentes), évidemment qu'il y a de l'exhibitionnisme. On se met absolument tout nu au sommet de la tour Eiffel et l'on hurle. C'est la même appréhension que de rentrer dans la cage du fauve.

    3. Que répondez-vous à ceux qui pourraient vous accuser de faire l'apologie de la pédophilie ?

    N.R. : Le livre est sorti le 19 août 2015. Hormis un fou furieux qui tient un blog et qui inonde Amazon de commentaires pourris, personne de sensé n'a relayé cet avis. Je ne crois pas que les libraires auraient autant soutenu cet ouvrage si c'était le cas. Je n'ai pas de soucis par rapport à ça. J'ai écrit un roman avec toute la sincérité et le désir que j'avais de raconter cette histoire qui était horriblement casse-gueule, j'en ai parfaitement conscience.

    4. J'ai l'impression que ce livre était en gestation depuis longtemps et que c'était le bon moment pour le publier...

    N.R. : C'est vrai. Moi, je me considère comme un artisan. J'ai commencé à écrire il y a dix-sept ans, et plus ça va, plus j'ai l'impression de maîtriser les outils qu'il me faut pour façonner une histoire. Écrire, c'est mettre à distance. Il fallait que je sois prête.

     

     

     

  • Où en est l'édition numérique ?

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    L'édition numérique poursuit sa progression. En 2014, celle-ci représentait 6,4% des ventes de livres, pour 4,1% en 2013.

    Dans le secteur de l'édition professionnelle, le numérique devient même incontournable, car il représente d'ores et déjà près de 40% des ventes.

    La répartition des supports : sur tablette et ordinateur portable (50% des lecteurs), sur liseuse (22%) et sur smartphone (28%).

    Contrairement à ce que l'on pense, cette augmentation de lecteurs en numérique ne porte aucunement à conséquence sur les ventes de livres traditionnels.

    Ce type de lecture continuera à s'accroître dans les années qui viennent, notamment grâce aux établissements scolaires qui s'équiperont de tablettes et d'ordinateurs.

    Pour l'éditeur que je suis, je ne vois pas ce développement d'un mauvais œil, bien au contraire. Le livre numérique ne coûte rien au niveau du stockage, il ne se déprécie pas, il n'a pas la sensation d'être écrasé par ses concurrents, et il se vend 60% moins cher que son cousin en papier.

    La vitrine des éditions Méhari en numérique : cliquez ici

     

    Le plus important n'est-il pas que le plaisir de lecture subsiste, quelle que soit sa forme.

     

     

     

  • Le fléau de Dieu

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    « 1347. La Peste noire frappe le port de Marseille. 1348. Paris. Gabrielle d'Aurillay, 20 ans, mariée depuis deux ans à Henri, enceinte, est convaincue d'avoir épousé un prince charmant, en dépit de la modicité de leurs moyens. Jusqu'au jour où, atterrée, elle découvre que son époux n'est pas qui elle croit. Joueur, trousseur de puterelles, escroc, il est aussi en possession d'un diptyque énigmatique. Que recèle ce tableau ? Que signifient les phrases écrites en hébreu qu'il dissimule ? Est-il porteur d'un lourd secret, d'un message occulte ? Geoffroy d'Aurillay, chanoine et cousin d'Henri, connaît cette œuvre et met tout en branle pour s'en emparer. Quand la peste gagne Paris, le destin de tous bascule. Gabrielle doit enfin devenir la femme qu'elle ne rêvait pas d'être : celle qui décide et se prend en main. Au péril de sa vie comme de celle des siens. Y parviendra-t-elle ? Et si seul Dieu – ou le diable – connaissait la réponse ? »

    Mis à part un nombre un peu trop élevé de notes en bas de page, ce roman médiéval devrait ravir les amateurs du genre, dont je fais partie.

     

    Le fléau de Dieu

    d'Andrea h. Japp

    Flammarion, octobre 2015

    ISBN 978-2-0813-5364-0

    396 pages - 21,00 €

     

  • Green River

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    « Green River. Un pénitencier de haute sécurité, au fin fond du Texas. Un véritable enfer où la violence, la terreur et le racisme règnent en maîtres. Ray Klein, ancien médecin, y est incarcéré. Alors qu'il est sur le point d'être libéré, une émeute éclate dans la prison. Juliette Devlin, psychiatre judiciaire dont il est tombé amoureux, est prise en otage. Désormais, Ray n'a plus qu'une idée en tête : la sauver à tout prix. »

    Mais pourquoi fallait-il à ce point verser dans la vulgarité ? À toutes les pages, l'auteur en rajoute, au point qu'il a réussi à me dégoûter. Du cul, du cul, et encore du cul, pourvu que celui-ci soit sale... Bref, l'exercice est raté. Dommage car l'idée de départ est excellente.

     

    Green River

    de Tim Willocks

    Pocket n°14530, mars 2013

    ISBN 978-2-266-20857-4

    480 pages - 7,70 €

  • Louis XI le méconnu

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    « Louis XI : une personnalité complexe, beaucoup plus attachante qu'on ne l'a dit, et surtout infiniment plus subtile qu'on ne l'a cru. Malgré une santé toujours chancelante et les misères du temps, il consacra sa vie à une France qu'il voulut forte et prospère. Avec une extraordinaire habileté politique, il brisa les grands féodaux ligués contre la Couronne, mit fin à la Guerre de Cent ans, se donna le luxe de prendre ouvertement la défense du peuple contre les grands, et s'opposa même à ce qui, en son temps, incarnait le fondamentalisme religieux, l'Inquisition.

    Parcourant sans arrêt son royaume, pour y affirmer pleinement l'autorité d'un Etat impartial, il fut le plus présent sur ce que les politiques appellent aujourd'hui le terrain. Voilà pourquoi, ses adversaires le nommèrent l'universelle araigne, la postérité lui accordant le titre de prudent, terme à prendre ici au sens de vertu.

    Aux antipodes de la légende noire, ce livre, au style caracolant, rappelle avec brio que le vainqueur de Charles le Téméraire fut incontestablement l'un des plus remarquables chefs d'Etat que la France ait connus. »

    Gonzague Saint-Bris a le don de dépoussiérer le passé, de le rendre intéressant voire attrayant. Louis XI, fondateur de la poste moderne. Louis XI, un roi "normal", proche de ses sujets. Et une foule d'idées préconçues propagées par des écrits ou par une volonté de notre enseignement : noircir le tableau du Moyen Âge !

    Or, si l'on y réfléchit bien, cette époque marqua l'édification des cathédrales gothiques de Reims ou d'Amiens. Sans oublier les vitraux de la Sainte-Chapelle, les enluminures, les vases liturgiques, les ostensoirs, les reliquaires et j'en passe. Violente cette époque ? Souvent on l'associe aux bûchers, aux tueries, à la famine ou aux mauvaises conditions de vie. Violente ? Non, certainement pas plus violente que l'époque contemporaine.

    Enfants du jacobinisme, nous refusons de voir le Moyen Âge comme une réussite, car non gérée par un pouvoir central.

    Ce livre remet bien des idées en place. Pourquoi Louis XI n'est-il pas aussi étudié que ne l'est un Louis XIV ou un François Ier ? Parce qu'il brillait moins, voire pas du tout ? Parce qu'il était considéré comme quelqu'un de laid ? Ou parce qu'il vivait au Moyen Âge, ce Moyen Âge qu'on se plaît tant à stigmatiser.

     

    Louis XI le méconnu

    de Gonzague Saint Bris

    Albin Michel, novembre 2015

    ISBN 978-2-226-32072-8

    254 pages - 19,00 € 

  • 20 secondes !

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    Mais où se cache la magie des premiers tomes ?

    Ce dernier album scénarisé par Jean Van Hamme met fin à une carrière unique dans le monde de la bande dessinée.

    Philippe Francq poursuivra les aventures de Largo Winch, mais épaulé par Éric Giacometti.

    Ce "20 secondes" est certes un album bien construit, plaisant à découvrir, qui ne manque pas de scènes d'action avec son lot d'hémoglobine, mais l'humour apporté par Simon, la fougue de Largo, les complots fomentés par les présidents du Groupe W, tout cela a laissé sa place à une histoire sans grand relief. Largo est même plutôt absent, au même titre que Simon. On imagine que les querelles d'ego entre le dessinateur et le scénariste n'ont pas dû aider à concevoir cet album.

    La seule fois où j'ai pu croiser Jean Van Hamme, dont j'étais le fan absolu, je fus amèrement déçu, car renvoyé dans les cordes par un type qui se croyait être le nombril du monde. Est-ce un hasard si ses collaborations successives ont toutes tourné au vinaigre ? Il faut croire que non.

    Revenons à ce "20 secondes" somme toute assez moyen. Les scènes de sexe des différents protagonistes - même Miss Pennywinkle s'y colle - surpassent très largement une intrigue qui se résoudra grâce à la force d'une commandant Veenstra dont on se demande bien ce qu'elle fait là. Tout comme dans XIII et ses autres séries, j'ai la nette impression que Jean Van Hamme s'est emmêlé les pinceaux, ou s'est pris les pieds dans le tapis, ne sachant plus comment surprendre ses lecteurs désabusés. 

     

    20 secondes

    Largo Winch : tome 20

    Scénario : Jean Van Hamme, dessin : Philippe Francq

    Dupuis, novembre 2015

    ISBN 978-2-8001-6551-6

    48 pages - 13,95 €

     

     

     

     

  • Prisonniers nazis en Amérique

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    Les premiers prisonniers de guerre nazis faisaient partie des corps d'élite dirigés par Erwin Rommel : l'Afrikakorps ! Ces fanatiques n'avaient connu jusque-là que des victoires retentissantes.

    Envoyés dans des camps d'internement aux États-Unis, ils ont continué à entretenir l'idéologie nazie, et à croire à la victoire finale d'Hitler.

    Ces faits sont très peu relayés dans les livres d'histoire. Et pourtant, à la fin de la Seconde Guerre mondiale, ils étaient plus de 380 000 !

    Daniel Costelle a réalisé un travail de fourmi et rassemblé de nombreux témoignages édifiants, dont voici un extrait :

    « Hans Werner Richter

    Pips a été emmené, enfin ce qu'il en restait, dans un hôpital. On ne l'a plus jamais revu. Et la terreur a continué. Nous, les antinazis, nous ne dormions pas souvent la nuit.

    C'était pire que ce que j'avais connu en Allemagne. Je veux dire qu'en Allemagne la terreur vous touchait au moment où vous étiez directement concerné, où elle vous tombait dessus. Autrement on pouvait ne pas la sentir. Dans une ville, on peut toujours se cacher, trouver des amis, il y a des rues, des portes, des fenêtres, on peut toujours s'enfuir. Dans un camp, on ne peut pas s'enfuir. Et la terreur, elle est continuellement présente, dans chaque baraque. On ne peut pas s'enfuir. On ne peut pas bouger, on est doublement pris au piège.

    – Mais il n'y avait pas de réactions ?

    – Non, la lâcheté générale, comme en Allemagne.

    – Vous ne pouviez pas prévenir les autorités du camp ?

    – Ça n'aurait servi à rien, à rien d'autre que de nous attirer des représailles. Pour les Américains c'était très simple. Tout ça n'avait pas, au fond, une grande importance. Il faut toujours en revenir à la Convention de Genève. Ce que les soldats prisonniers font entre eux, la puissance détentrice, elle, n'a pas à s'en mêler, sauf dans le cas d'assassinat, bien entendu. La version officielle pour Pips, par exemple, c'était : "est tombé en jouant au football..." De toute manière, pour les Américains, nous étions tous des soldats allemands, antinazis ou pas. »

     

    Ouvrage bien construit, clair, complété au centre par un cahier photos, qui relate des faits, des témoignages d'une partie de notre Histoire que d'aucuns préféreraient gommer des mémoires.

     

    Prisonniers nazis en Amérique

    de Daniel Costelle

    Pocket n°15378, octobre 2013

    ISBN 978-2-266-23406-1

    336 pages - 7,30 €

     

  • Une nouvelle librairie à Jette !

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    C'est assez rare pour le souligner : une nouvelle librairie généraliste vient d'ouvrir ses portes dans le nord de Bruxelles !

    300 m² ! Une table immense, très conviviale, des meubles sur mesure, la possibilité de déguster des salades, des sandwiches ou des pâtisseries, une disposition aérée. Mot passant a donc ouvert ses portes à Jette, à deux pas de la place Reine Astrid - plus connue sous le nom "place du Miroir" -.

    Michaël Veliu, le fondateur, couve le lieu du regard, comme la lionne surveille son lionceau. Ouverte 7 jours sur 7, la librairie organisera de nombreux événements, accueillera peut-être des clubs de lecture ou des ateliers d'écriture. Les locaux s'y prêtent à merveille.

    Bien conscient des difficultés du secteur, le patron compte sur la convivialité du lieu, sur ses heures d'ouverture, ainsi que sur la fréquentation de la "place du Miroir", bondée le dimanche, jour du marché.

    Et ce samedi, à partir de 15h30, j'aurai le plaisir d'y signer mes ouvrages, de répondre aux questions de BxFM, et de débattre avec Jean-Baptiste Baronian et Arnaud Delacroix.

     

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    300, avenue de Jette

    1090 Bruxelles (Jette)

    Tél : 02 311 45 44

    info@motpassant.be

    Ouvert du lundi au samedi de 10h00 à 19h00

    Nocturne le jeudi (jusqu'à 21h00)

    Dimanche de 09h00 à 18h00