Quelques chiffres !

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La production de titres a poursuivi sa progression (+2,5%), pour atteindre 80 255 titres en 2014, dont 68 187 nouveautés. Cela représente 321 titres par jour ouvrable ! Imaginez-vous l'incroyable casse-tête des libraires, incapables de tout rentrer dans leurs rayons !

Par contre, le tirage moyen a baissé. Il se situe à 5950 exemplaires. Mais ce chiffre ne veut pas dire grand-chose, car la grande majorité des titres ne dépassent pas les mille exemplaires. Les grosses locomotives des grandes maisons faussent les données.

Le nombre total de livres vendus a, lui aussi, baissé en 2013 (427 millions) par rapport à 2012 (441 millions). Une baisse conséquente !

La littérature demeure le secteur qui génère le plus de chiffre d'affaires, soit 675,3 millions d'euros. Il devance largement les autres secteurs.  

Le scolaire marque le pas, même si en termes de volume, il occupe toujours la seconde place (372,4 millions d'euros). Mais plus pour très longtemps, car ce secteur est en net recul (-20% ces trois dernières années). La concurrence d'internet y est pour beaucoup dans cette Bérézina.

Le Poche démontre qu'il a su s'implanter partout et que ses consommateurs sont peut-être les plus fidèles. Avec un chiffre d'affaires de 343 millions, ce secteur représente 13,4% des ventes de livres. On note cependant un recul de son chiffre, peut-être dû à l'essor du numérique.

Les livres pour la jeunesse occupent la place juste à côté du podium, à savoir la quatrième, avec quelque 342,4 millions d'euros, soit plus d'un livre sur dix. Même si le secteur a bénéficié il y a dix ans de l'énorme succès de JK Rowling et ses Harry Potter, on constate que ce secteur conserve un attrait important. Le salon de Montreuil, en banlieue parisienne, démontre chaque l'incroyable dynamisme et l'inventivité de ce secteur.

Les Livres pratiques suivent de très près, avec 341,6 millions d'euros de chiffre d'affaires annuel. Même si ce secteur marque très nettement le pas, on remarque quelques éclaircies dans la grisaille. En effet, les livres sur la santé et le bien-être sont de plus en plus achetés. Tout l'inverse pour la multitude de livres de cuisine. Malgré leur intérêt, le lectorat frôle l'indigestion (-5,2%). Baisse généralisée pour les ouvrages d'informatique, de sciences, de médecine ou de gestion, qui subissent la concurrence d'internet.

Les Sciences humaines poursuivent leur recul, avec 243,4 millions d'euros. Là aussi, il ne faut pas chercher bien loin le principal responsable.

Enfin ! La BD ! L'une de mes passions ! Avec 242,7 millions d'euros, le secteur stagne. Mais la franco-belge reprend du poil de la bête, contrairement aux mangas dont les ventes s'essoufflent.

Les essais, documents et livres d'actualité dépendent de... l'actualité. Le chiffre de ce secteur peut donc fortement fluctuer d'une année à l'autre. Classé huitième avec quelque 85,3 millions d'euros, il pourrait augmenter très fortement en 2015 grâce aux (ou à cause des) attentats.

Les dictionnaires et encyclopédies ne représentent plus grand-chose, à peine 72,4 millions d'euros. Compte tenu de leur prix unitaire moyen plus élevé, ces ouvrages voient leur recul se poursuivre depuis une bonne dizaine d'années. Fortement concurrencés par internet, ils sont voués à disparaître...

Faut-il citer le dixième et bon dernier de ce classement ? Oui, car ce secteur a encore le mérite d'exister. Plus pour très longtemps. Représentant encore 1,8% des ventes (35,4 millions d'euros), les éditeurs de cartes et livres de géographie (tourisme) se tournent peu à peu vers des applications. La Toile finira très bientôt par éradiquer les derniers résistants qui ont pourtant connu de belles années... Mais ça, c'était avant !  

 

 

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