• Cassandra

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    « Boo et Junior ne se sont pas quittés depuis l'orphelinat. Aujourd'hui adultes, ils sont videurs dans un club de Boston. Avec leurs 215 kilos de muscles et leurs dix mille dollars de tatouages, ça leur va plutôt bien de jouer les durs. Mais quand on leur demande de rechercher la fille du procureur de Boston qui a disparu, ils vont devoir recourir à autre chose qu'à leurs biceps. Que la gamine fasse une fugue, soit. Il faut bien que jeunesse se passe. Mais quand elle se retrouve sous l'emprise de ses mauvaises fréquentations, c'est une autre histoire. »

    Quand deux costauds se font bien plus que secouer à cause d'une adolescente qui accumule les conneries, on rit, beaucoup même. Et le sang coule, les gnons s'empilent, la tension est palpable, le tout assemblé en mots crus.

    Un puzzle bien construit où les rebondissements s'emparent du lecteur, pour ne plus le lâcher.

    Dans la lignée des autres ouvrages de cette méga-excellente collection !

     

    Cassandra

    de Todd Robinson

    Gallmeister, néonoir, août 2015

    ISBN 97-2-35178-096-1

    384 pages - 17,50 €

  • Soirée caritative chez Filigranes !

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    Les fêtes de fin d'année se rapprochent à grands pas. Chez Filigranes, cette période rime avec « soirées caritatives » !

    Ce jeudi 29 octobre, vers 20h00, plusieurs auteurs seront invités à dédicacer leurs ouvrages au profit d'une association caritative, à savoir les « Amis de l'Institut Bordet ».

    Barbara Abel, Thierry Janssen, François de Brigode, Ghislaine Arabian, Jean-Marie Nogaret, Daniel De Bruycke, Martine Fallon, Emmanuelle Pirotte, Olivier Mouton, Bastien Vivès, Ruppert et Mulot. Rien que du beau monde.

    Le principe de ces soirées est simple, et très efficace : 20% des recettes totales de ces soirées, ainsi que 100% des recettes du bar sont reversées à une œuvre, une association, une ONG. Début à 20h00, fin vers 23h00, voire beaucoup plus tard. Voilà dix ans que cette opération fonctionne à merveille.

    Grâce à ses excellentes remises, la librairie ne perd pas d'argent durant ces soirées. Le personnel est également libre de reverser à ladite association le montant récolté grâce à leurs heures supplémentaires.

    À la différence d'autres librairie, Filigranes bénéficie d'une fréquentation constante qui lui permet de bien rentabiliser ces soirées. Tout bénéfice donc, car en plus de réaliser une bonne action, la librairie soigne sa communication.

     

    Où ?

    librairie Filigranes

    39-42, avenue des Arts

    1040 Bruxelles

    Tél : 02 511 90 15

  • Le papyrus de César

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    Succès assuré pour ce 36ème album des aventures d'Astérix !

    Quelque peu déçu par l'album précédent, je craignais vraiment de devoir tourner le dos définitivement à cette série qui accompagna mon enfance.

    Mais ce papyrus m'a replongé dans l'univers de Goscinny. Calembours, situations comiques, paraboles truculentes sur le monde de l'édition et de la presse, dialogues subtils, la lecture de ce dernier album m'a paru bien courte tant je me suis régalé.

     

    Le papyrus de César

    Scénario : Jean-Yves Ferri

    Dessin : Didier Conrad

    éditions Albert René, octobre 2015

    ISBN 978-2-86497-271-6

    48 pages - 9,95 €

     

     

     

  • Record du monde !

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    Adjugée à

    1 563 000 € !

    Lors de la vente aux enchères chez Sotheby's à Paris, la planche issue de l'album Le sceptre d'Ottokar a crevé les plafonds. 

    Jamais une double planche d'Hergé n'avait atteint de tels chiffres.

     

     

  • Licenciement massif des Playmates !

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    Changement de stratégie chez Playboy ! Exit les filles dénudées ! Place au Playboy plus soft, davantage tourné vers les réseaux.

    En concurrence directe avec Internet, où en un clic on accède à l'érotisme, voire à la pornographie, la direction du magazine Playboy a décidé de changer radicalement de cap.

    La ligne éditoriale du magazine s'oriente donc vers la vie nocturne, le luxe, l'humour, la culture, sans oublier les filles sexy. De quoi attirer une clientèle plus jeune, branchée. Le nom reste fort. Mais l'institution a perdu bon nombre de ses lecteurs. De près de six millions dans les années '70, on est passé à 800 000 actuellement (chiffres pour les États-Unis). Le magazine perd près de trois millions de dollars par an, mais cela s'équilibre grâce aux recettes générées par les nombreuses licences du petit lapin.

  • Le Réveil de la Force !

     

    Pourquoi parler de Star Wars dans un blog consacré aux livres ?

    Tout d'abord parce que je suis fan absolu (à l'instar de millions d'autres) de la saga.

    Ensuite en raison de la publication de dizaines d'ouvrages Star Wars depuis 1977. Outre ceux traitant des films et des personnages, on trouve également les romans publiés en poche.

    Rédigés notamment par Troy Denning (alias Richard Awlinson), Timothy Zahn, Aaron Allston, Karen Traviss ou Kevin J. Anderson, les romans suivent une chronologie bien précise.

    Les novélisations des six films sont l'œuvre de six auteurs différents. Même si l'épisode IV (Un nouvel espoir) est signé par George Lucas, on sait qu'il a officieusement fait appel au très célèbre Alan Dean Foster pour collaborer à l'écriture.

     

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  • Un nouveau venu !

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    Un nouveau féminin. Un de plus ! Imprimé à 100 000 exemplaires, ce magazine s'adressera aux mamies de 50 ans et plus, voire beaucoup plus.

    Bien sûr, il restera loin de ses principaux concurrents, à savoir "Notre Temps" ou "Pleine Vie" qui totalisent à eux deux près d'un million cinq cent mille lecteurs.

    Le groupe Prisma a décidé de frapper fort et d'utiliser les grands moyens pour favoriser le lancement de son nouveau bébé. Affichage national (France), passages radio...

    Le prix de vente a été fixé à 4,50 €, légèrement supérieur à ses concurrents directs, mais le groupe a besoin de rentabilité sur les ventes, de façon à ne pas dépendre trop des recettes publicitaires. C'est un pari.

    Serengo compte cibler les séniors connectés, branchés, jeunes d'esprit... et relativement aisés financièrement.

    Les marchands de journaux devront donc faire une petite place pour ce nouvel arrivé. Pas si évident quand on voit l'incroyable diversité des magazines en rayon.

  • Ironique !

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    La page 11 de La Libre Belgique de ce lundi a attiré mon attention.

    Jour du supplément "Lire", un libraire bruxellois n'a pas hésité à casser sa tirelire pour lancer un message publicitaire non dénué d'ironie.

    « Il y a plus d'une librairie à Bruxelles

    Tapage librairie

    la plus...

    sympa

    accessible

    serviable

    dynamique

    ... mais surtout pas la plus grande ;o) »

     

    Jacques Rouben, le patron de cette librairie indépendante ne désigne personne, mais tout le monde a compris, à moins d'habiter sur Mars (aux dernières nouvelles, ce n'est pas encore possible).

    Oui, la plus grande librairie d'Europe de plain-pied fait de l'ombre aux autres. Oui, les noms les plus célèbres y défilent. Oui, une grande part de marché est aux mains de cette mégastructure. Mais tout cela ne s'est pas fait en un jour. Depuis 1988, le fondateur provoque les railleries de ses concurrents, sans parler des jalousies inhérentes à toute réussite.

    Aujourd'hui, tout est plus sensible, car la crise est passée par là. Le secteur souffre. Les points de vente disparaissent, victimes d'internet, d'un désintérêt très relatif pour l'objet livre face aux Smartphones et autres tablettes tactiles, de la hausse des coûts du transport, de l'augmentation de prix quasi nulle du livre (en 2000, un grand format se vendait 800 FB, aujourd'hui, c'est à peu près identique... le format poche, lui, a été indexé), sans oublier les marges trop réduites et la hausse du nombre de parutions (15 à 20 000 en 1990, près de 70 000 de nos jours).

    À Bruxelles, Tropismes survit tant bien que mal, Libris Espace Louise a fermé ses portes, tout le monde a oublié la librairie de Rome (ne parlons même pas de Castaigne ou de Peuples et continents, la librairie des galeries a baissé son volet, la Licorne a fait faillite (elle rouvrira ses portes au n°732 vers la mi-novembre), bref, la liste est longue.

    Quand un événement littéraire se déroule dans notre pays, les journalistes (surtout ceux de RTL) se ruent avenue des Arts. Il faut dire que le patron est ce qu'on appelle un "bon client". J'essaie de fréquenter plusieurs librairies, de répartir mes achats dans quatre ou cinq librairies (dont la plus grande !), mais je dois être une exception.

    Au lieu de se combattre, les libraires indépendants devraient se réunir autour d'une table pour faire face aux difficultés, quitte à créer une centrale d'achat pour que tout le monde puisse bénéficier des meilleures remises et pouvoir, peut-être, s'opposer à la grande distribution qui pratique des prix cassés. Quitte à fonder une structure de transport. Quitte à mettre au panier d'anciennes querelles d'étudiants.

    En attendant, Jacques Rouben a levé un lièvre. C'est indéniable !

     

  • Foire du livre de Francfort, du 14 au 18 octobre !

    Je ne m'y suis rendu qu'une seule fois. Mais quel souvenir ! Tout y est immense, démesuré, à l'image de cette autoroute à 7 bandes de circulation qui mène à la ville.

     

    La « buchmesse » rassemble quelque 7 000 exposants issus de tous les continents, répartis sur plusieurs palais. On se croirait à Roissy ! D'un palais à l'autre, il faut parfois emprunter un bus. On pourrait s'y perdre. D'ailleurs, ce fut mon cas.

     

    C'est LE rendez-vous incontournable du secteur. Cessions de droits, traductions, adaptations, les travées sont exclusivement réservées aux professionnels de mercredi à vendredi. Au total, l'événement attire en moyenne 300 000 visiteurs. Et cette année 2015, le pays invité d'honneur est l'Indonésie.

  • Frank Sinatra dans un mixeur

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    « Il faut une certaine dose de courage pour braquer une banque au volant d'une camionnette de boulangerie. Ou une certaine dose de bêtise. En tout cas, ça ne passe pas inaperçu. Et quand il s'agit de remettre la main sur le butin, flics et voyous se lancent dans la course. Pour Nick Valentine, ex-policier devenu détective privé, c'est l'occasion rêvée de se refaire. À chaque loi qu'il transgresse, à chaque bourbon qu'il descend, à chaque cachet d'Oxycontin qu'il avale, il s'approche un peu plus du jackpot. Ou de la noyade dans le Missouri. »

    Déjanté, rythmé façon Tarentino, sanglant, truffé d'humour noir. Et Frank Sinatra dans tout ça ? Il attend Nick Valentine, les quatre fers en l'air, se lèche les couilles et mordille ses pantoufles. Et lorsque le détective paraît enfin, il fait des bonds, se rue entre ses jambes et réclame sa pitance. Oui, Frank Sinatra est un putain de clébard, un Yorkshire. Tout comme son maître bien-aimé, il ne rechigne pas à descendre une pinte.

    Un must de cette collection trépidante à souhait. Sur les sept titres disponibles à ce jour, j'en ai dévoré trois. Et j'en redemande.

     

    Frank Sinatra dans un mixeur

    de Matthew McBride

    Gallmeister, néonoir, mai 2015

    ISBN 978-2-35178-090-9

    254 pages - 15,50 €

  • Comment faire fortune en juin 40

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    Sambio le Corse a toujours un plan, quel que soit le pétrin dans lequel il se fourre. Franck, le boxeur taciturne aux 3 victoires pour 18 combats, sait se coucher quand on le lui demande. C'est le « gentil » de la bande. Kurtz a le sentiment qu'Hitler lui colle aux fesses, c'est pour ça qu'il a fui l'Allemagne, l'Autriche, la Pologne, et v'là qu'en juin 40, le tyran s'attaque à la France. Kurtz veut donc gagner l'Afrique, car là-bas, il en est sûr, les troupes d'Hitler n'iront jamais. La belle Ninon travaille dans l'horlogerie de son père. Elle a de l'or dans les mains, un sang-froid à toute épreuve, et sait comment faire sauter les coffres. Labeyrie, c'est le pleutre par excellence, mais c'est aussi l'un des convoyeurs d'un magot qu'a oublié de transférer le gouvernement français : deux tonnes d'or de la Banque de France ! C'est lui qui a « suggéré » de monter ce coup incroyable : braquer le fourgon. Or, en juin 40, en plein exode, dans un pays à feu et à sang, tout est possible... enfin, presque tout.

    Incontestablement l'une des meilleures BD de l'année ! Cela m'étonnerait que cette histoire ne soit pas un jour transposée au cinéma, car on a vraiment l'impression d'y être. L'action est omniprésente. Les personnages sont caricaturaux et ne manquent ni d'humour ni d'inconscience. Le dessin est parfait. Un véritable bonheur de lecture.

     

    Comment faire fortune en juin 40

    Scénario : Xavier Dorison & Fabien Nury

    Dessin : Laurent Astier

    Casterman, septembre 2015

    ISBN 978-2-203-09181-8

    120 pages - 18,95 €

  • Comment j'ai perdu ma femme à cause du tai chi

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    Bienvenue dans la cellule du narrateur, avec un Liégeois comme coloc... d'ailleurs surnommé « Coloc ». Un fameux zigue que cet alcoolo-shooté qui, l'air de rien, a quand même découpé un collègue comptable à la tronçonneuse. L'atmosphère est crade et grise, les latrines sont « open space » et Coloc ne dégage pas une odeur parfumée à la rose.

    Les présentations sont sommaires et chacun se jauge. En prison, il y a une pseudo-hiérarchie du crime, et le narrateur, accusé d'avoir découpé sa femme au sabre japonais, a de quoi inspirer le respect.

    Coloc se montre curieux. Alors pourquoi ne pas lui raconter toute l'histoire ? D'autant qu'il n'est pas en manque de commentaires... en manque de shit, oui, de commentaires, non.

    Même si l'histoire d'amour du narrateur n'a rien d'exceptionnel, la vie en prison n'a, pour le coup, rien d'une sinécure.

    Dans un langage moderne, très vivant, empli d'humour et de références en tous genres, ce roman s'avère une vraie réussite. Dévoré en deux jours, il possède tous les atouts pour se faire remarquer parmi les centaines de petits frères de papier publiés entre la mi-août et la fin septembre.

     

    Comment j'ai perdu ma femme à cause du tai chi

    de Hugues Serraf

    L'aube, août 2015

    ISBN 978-2-8159-1255-6

    160 pages - 15,00 €

  • Le Roman de l'étrange Inconnu !

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    AVIS AUX PROFESSEURS DE FRANÇAIS !

    Publiées auparavant par les éditions J'ai Lu, puis par les éditions Pocket, « Le roman de l'étrange inconnu » vient d'être réédité par les éditions Méhari.

    Ouvrage précédant « Le livre dont vous êtes la victime », il pourrait très vite retrouver sa place dans les programmes scolaires.

     

    Qui ne s'est jamais posé cette question : « L'avenir est-il écrit d'avance ? » Pour le jeune adolescent sans histoire qu'est Rémi, c'est la préoccupation du moment. Jusqu'à ce jour où elle devient une question de vie ou de mort, quand entre dans sa vie l'Étrange Inconnu.

     

     « Est-ce que tu aimerais vivre une aventure extraordinaire ? » lui demande-t-il.

     

     En acceptant, Rémi ignore qu'il va recevoir entre ses mains sa propre histoire écrite d'avance, sous la forme d'un livre des plus étranges.

     

    La fiction se mêlant à la réalité, Rémi entre dans un roman dont le héros meurt à la fin. À tout moment, il peut renoncer, jeter le livre et oublier. Il s'y refuse pour accomplir son destin. Mais lequel ?

     

    Le roman de l'étrange inconnu

    d'Arthur Ténor

    éditions Méhari, septembre 2015

    ISBN 978-2-87588-020-8

    160 pages - 7,20 €

  • Le calife à la place du calife !

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    « Pour la première fois, le grand vizir est confronté à son père. Bon sang ne saurait mentir et c'est à celui des deux qui sera le plus vil !

    Tout commence par un voyage en Inde. Victime de sa boulimie, le bon calife Haroun El Poussah s'empoisonne en mangeant une vache sacrée. Atteint de "delirium très mince" et devenu fou, le calife est déclaré inapte à gouverner. Aussitôt Iznogoud imagine qu'il va enfin "devenir calife à la place du calife".

    Coup de théâtre : le Conseil des Sages révèle que seul un héritier du calife pourra lui succéder. Il faut établir un lien de parenté entre le bon calife et son infâme vizir. Iznogoud part alors sans tarder à la recherche de ses aïeux. »

     

    Fatigant, trop chargé, les auteurs enchaînant calembour sur calembour, clins d'œil à Goscinny, cet album paraît sorti d'une époque révolue.

     

    IZNOGOUD de père en fils

    Scénario : Laurent Vassilian, dessin : Nicolas Tabary

    IMAV éditions, octobre 2015

    ISBN 978-2-915732-88-7

    46 pages - 10,60 €

     

  • Anvers et damnation

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    « Il plongea les mains dans la glacière et les releva sous les cris extatiques de l'assistance. Entre ses doigts gluants de sang épais pendouillaient des morceaux de chair, des organes indistincts, luisants et rougeâtres. Tout le monde en connaissait l'origine. Personne ne protesta. Ces viscères n'étaient pas d'origine animale. C'étaient des restes humains. »

    Un politicard ressemblant furieusement à DSK se fait trucider dans sa chambre d'hôtel. La jeune black est une prostituée de luxe, passée experte en assassinats de clients friqués. Mais pour qui bosse-t-elle ? Car la ville d'Anvers voit depuis de longues années la domination d'un réseau de call-girls dirigé par Annabelle Houteman. Et celle-ci n'apprécie que très modérément cette concurrence nouvelle qui dézingue et charcute ses propres clients.

    Lorsque Luc Mandoline quitte son Hexagone, ce n'est pas pour rigoler. Le thanatopracteur dit « l'embaumeur » va tenter de débusquer les malades qui sévissent dans la ville portuaire belge.

    De la lecture de gare façon SAS qui n'a rien à envier aux productions de Gérard de Villiers.

    Maxime Gillio ne fait pas dans la dentelle.

     

    Anvers et damnation

    série L'embaumeur

    de Maxime Gillio

    L'atelier Mosésu

    ISBN 979-10-92100-06-8

    256 pages - 9,95 €

  • Titeuf boutonne !

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    Ce n'est pas un hasard si, à chacune de ses sorties, Titeuf trône au top des ventes. Le gamin de 10 ans répond tant aux attentes des adultes que des enfants. On y retrouve la fraîcheur, la candeur, l'innocence, tout cela dans le décor de notre société moderne. Mixité sociale, exploitation des non-dits, insolence, tout y est savamment distillé.

    Car Zep est un véritable artiste - pour ceux qui en douteraient encore -, observateur de notre époque et nostalgique de la sienne. Son mélange est donc parfait.

    "Bienvenue en adolescence" est irrésistible. Vouloir ressembler à un ado, vouloir être un ado, et confronté à l'amour pluriel, Titeuf expérimente une vie nouvelle.

    « Grandis un peu ! »

    Un pur régal pour tous !

     

    Titeuf

    tome 14 : Bienvenue en adolescence

    de Zep

    Glénat, août 2015

    ISBN 978-2-344-00846-1

    48 pages - 9,99 €

     

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  • Décès de l'écrivain suédois Henning Mankell !

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    C'est une lourde perte pour le monde du livre. À l'âge de 67 ans, Henning Mankell, créateur du personnage Kurt Wallander, cet inspecteur dépressif, a succombé d'un cancer.

    Auteur d'une cinquantaine d'ouvrages, l'auteur nordique était devenu un phénomène de librairie, vendu à plusieurs millions d'exemplaires. La petite ville d'Ystad, au sud de la Suède, est même devenue un lieu de pèlerinage, une véritable attraction touristique, car la grande majorité des intrigues s'y déroulent.

    Auteur de théâtre, auteur engagé politiquement, ayant résidé en France, au Mozambique et en Zambie, il laisse une œuvre dense qui, j'en suis sûr, fera l'objet de nombreux hommages sur les tables des libraires.

  • De Borée proche de la fermeture définitive.

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    Après le département dédié à la diffusion, supprimé depuis février 2015, c'est au tour des activités édition et distribution d'être menacées.

    Placées en redressement judiciaire pour une période de six mois, les éditions De Borée pourraient être contraintes de stopper leurs activités et de licencier près de 70 employés.

    Basée à Sayat, dans le Puy-de-Dôme (63), la maison a publié jusqu'à 200 titres par an. Ayant pour objectif de promouvoir la littérature régionaliste centrée notamment sur le monde agricole, le patrimoine ou les coutumes et traditions locales, De Borée a répondu à une attente des consommateurs.

    L'origine supposée des difficultés financières de l'entreprise remonterait à 2012. Cette année-là, un redressement fiscal de 1,6 million € a plombé les comptes.

    Selon moi, les libraires... tout comme le public ont également été victimes d'indigestion de romans de terroir. Vouloir trop publier peut s'avérer dangereux, d'autant plus que la qualité littéraire n'est pas forcément toujours au rendez-vous. L'entreprise s'est même diversifiée, en proposant des collections de littérature, ou des collections ciblées ("Mystères", "Grandes affaires criminelles").

    Bien sûr, quelques auteurs sont sortis du lot et ont connu quelque succès. Je pense notamment à Emmanuel Prost, Daniel Brugès ou Jean-Michel Cosson. Mais pour faire vivre une soixantaine de personnes, il faut réaliser un chiffre d'affaires considérable. La pression était constamment sur les épaules des représentants qui, une fois engagés, cherchaient à se placer ailleurs.

    La tension nerveuse serait-elle l'une des causes qui ont poussé la comptable de l'entreprise auvergnate à frauder et à détourner 230 000 € ? Cette dernière a été condamnée à 3 ans de prison dont 5 mois avec sursis.

    Bref, l'ambiance n'est pas à la fête chez De Borée. L'avenir nous dira si la structure pourra se relever et renouer avec les succès. 

     

  • Hold-up sur pellicule

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    Benoît Brisefer est un petit garçon très fort, vraiment très fort. Il court très vite, saute très haut et soulève des charges pesant des tonnes. Gentil et serviable, il assiste Madame Adolphine à Vivejoie-la-Grande. Or, cette dernière est convoquée au commissariat pour s'expliquer sur le cas Lady d'Olphine, son sosie-robot imaginé par le génial inventeur Vladlavodka. L'histoire fait le tour des médias et convainc William B. Casting, président des studios Mondia-Films d'en faire le sujet de son prochain long métrage.

    Benoît Brisefer, c'est un peu mon enfance qui rejaillit. Le scénario n'a pas à rougir face aux précédents albums créés par Peyo.

     

    Hold-up sur pellicule

    d'après Peyo

    Scénario : Dugomier et Thierry Culliford

    Dessin : Pascal Garray

    Le Lombard, février 2015, édition spéciale pour les 48 heures de la BD

    ISBN 978-2-8036-3618-1

    48 pages - 1,00 €

  • Alerte aux Zorkons

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    Spirou et Fantasio font partie de mon enfance. Mais je ne peux les dissocier du maître Franquin.

    Cette "Alerte aux Zorkons" initialement parue en 2010, représente pour moi la descente aux enfers des personnages. De grâce, cessons le carnage et souvenons-nous essentiellement des périodes Jigé, Franquin et Tome & Janry.

    Pour le reste...

     

     

    Alerte aux Zorkons

    Scénario : Fabien Vehlmann, dessin : Yoann

    Dupuis, avril 2015, édition spéciale pour les 48 heures de la BD

    ISBN 978-2-8001-6525-7

    48 pages - 1,00 €

  • Adaptation BD du roman de Pierre Lemaître !

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    Le roman, prix Goncourt 2013, m'avait emballé, scotché.

    Une BD, c'est un compromis entre le cinéma et le livre. À l'instar du cinéma, il vaut toujours mieux ne pas avoir lu le livre avant de lire son adaptation en BD... Car le livre raconte, raconte, raconte encore... et vous emporte littéralement sur votre planète imaginaire, là où tout prend forme.

    Après avoir lu Shining, de Stephen King, j'ai trouvé le film bien peu réussi... alors que la plupart des gens vantaient l'excellence du travail de Stanley Kubrick. Même sensation pour Papillon, d'Henri Charrière, pourtant magistralement incarné par Steve McQueen. Les adaptations BD ne dérogent pas à cette règle. Je préfère les livres estampillés "Largo Winch" que les BD qui, elles, ont vraiment lancé le personnage créé par Jean Van Hamme. Les exemples ne manquent pas.

    Comment transposer toute l'émotion contenue dans "Au revoir là-haut" ? C'était tout bonnement impossible.

    Cela dit, les 176 pages de cette œuvre reflètent parfaitement l'atmosphère, cette chape de plomb qui pèse sur les personnages principaux. Christian De Metter a relevé le défi. Le résultat est vraiment admirable.

    Pour tous les fous de BD qui n'ont nulle intention de se farcir les 624 pages du roman, ceci est le meilleur compromis.

    D'autant que l'objet est magnifique, digne des plus belles collections.

     

    Au revoir là-haut

    dessin : Christian De Metter

    scénario : Pierre Lemaître

    Rue de Sèvres, octobre 2015

    ISBN 978-2-36981-199-2

    176 pages - 22,50 €