Comment j'ai perdu ma femme à cause du tai chi

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Bienvenue dans la cellule du narrateur, avec un Liégeois comme coloc... d'ailleurs surnommé « Coloc ». Un fameux zigue que cet alcoolo-shooté qui, l'air de rien, a quand même découpé un collègue comptable à la tronçonneuse. L'atmosphère est crade et grise, les latrines sont « open space » et Coloc ne dégage pas une odeur parfumée à la rose.

Les présentations sont sommaires et chacun se jauge. En prison, il y a une pseudo-hiérarchie du crime, et le narrateur, accusé d'avoir découpé sa femme au sabre japonais, a de quoi inspirer le respect.

Coloc se montre curieux. Alors pourquoi ne pas lui raconter toute l'histoire ? D'autant qu'il n'est pas en manque de commentaires... en manque de shit, oui, de commentaires, non.

Même si l'histoire d'amour du narrateur n'a rien d'exceptionnel, la vie en prison n'a, pour le coup, rien d'une sinécure.

Dans un langage moderne, très vivant, empli d'humour et de références en tous genres, ce roman s'avère une vraie réussite. Dévoré en deux jours, il possède tous les atouts pour se faire remarquer parmi les centaines de petits frères de papier publiés entre la mi-août et la fin septembre.

 

Comment j'ai perdu ma femme à cause du tai chi

de Hugues Serraf

L'aube, août 2015

ISBN 978-2-8159-1255-6

160 pages - 15,00 €

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