• Les Fêtes approchent !

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    LES EDITIONS MEHARI ONT BESOIN DE VOTRE SOUTIEN !!!

    Cette période de fêtes est cruciale pour nous. Les commandes futures des libraires dépendront du succès de nos livres pendant cette période. Le stress monte...

    Plus que jamais, aidez-nous à pérenniser la maison d'édition belge, à lui permettre de faire son trou parmi les piles de livres des grands groupes parisiens.

    ...

    Si vous aimez rire, choisissez "Chauffeur-livreur". RIRES garantis !

    Si vous aimez les enquêtes policières et beaucoup d'action, choisissez "Rouge Novembre".

    Si vous êtes romantique, choisissez "Salle d'attente".

    Si vous voulez découvrir ce qui se cache dans le cerveau des clients des prostituées, choisissez "La tentation du lundi".

    Si vous désirez mieux appréhender l'univers glauque des prisons, choisissez "J'ai tutoyé des assassins", découverte et plaisir de lecture garantis !

    Et enfin, si vous voulez tout savoir sur l'armée et la guerre, choisissez "Inutile l'armée ?"... Une idée cadeau aussi pour un militaire, un ex-militaire, ou un féru d'histoire...

    Bref, Noël approche et la tension monte...

    Les livres des éditions Méhari ont été mis en avant dans bon nombre de librairies... Je cite notamment (pardon pour les autres) : Club Woluwe, Once upon a time (Linkebeek), Point Barre (Rochefort), Club Stockel, Club Ixelles, Club Dewand, Abao (Watermael-Boitsfort), L'ivre de papier (Jodoigne), La Licorne (Uccle), Antigone (Gembloux), Club Fort Jaco, Filigranes, Au papyrus anseremmois (Dinant-Anseremme), Librairie centrale (Beauraing), Librairie Saint-Julien (Auderghem), Club Uccle, L'Art du Livre (Nivelles) ou encore Tapage (Etterbeek).

    MERCI MERCI MERCI et bonnes fêtes à toutes et tous

    www.editions-mehari.viabloga.com

  • La BD a la cote !

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    Le marché de la BD s'est considérablement développé au cours de ces trente dernières années. C'est un fait. Le 9ème art n'attire pas seulement les grands amateurs de BD, mais aussi des collectionneurs et autres investisseurs.

    Car une planche originale, un dessin, voire une simple signature peut se négocier très cher.

    Certes, le champion toutes catégories en la matière reste Hergé. Ce dessin de couverture du Petit Vingtième pourrait atteindre des sommets. Sa mise à prix est de 350 000 € / 400 000 €. avis aux amateurs.

    Ce dimanche, à 14h, la maison de ventes MILLON organise une vente aux enchères exceptionnelle. Les lots sont nombreux : de Hergé à Franquin (les plus cotés), en passant par Greg, Willy Lambil, Olivier Ledroit, Moebius, Midam, Jacques Tardi, Benoît Sokal, et bien d'autres...

    Plus d'infos :

    dimanche 14 décembre 2014 14:00

    DUPLEX : PARIS SALLE VV, 3 rue Rossini 75009 - BRUXELLES LE FORUM, Place du Grand Sablon 8A rue Bodenbroeck 1000

    PLANCHES ORIGINALES DE BANDES DESSINÉES

    Millon Bruxelles
    EMail : jvallee@millon-associes.com
    Tél. : 0032 2 893 90 60

    Millon & Associés
    EMail : info@millon-associes.com
    Tél. : 01 47 27 95 34

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  • AMAZON... Duplicité, quand tu nous tiens...

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    Dans une interview accordée aux journalistes du magazine Capital, Romain Voog, P-DG d'Amazon France, défend son business. Logique. Compréhensible.

    Avec près de 50 milliards d'euros de CA, l'entreprise créée il y a vingt ans par Jeff Bezos pèse lourd, très lourd. Pourtant, sa rentabilité est quasi nulle. Quand on pose la question de rentabilité à Romain Voog, il s'en sort par une pirouette : «Nous restons fidèles à ce que nous avons toujours dit, et ce depuis 1997 : notre priorité est de satisfaire nos clients.» Ben oui, forcément, je ne connais pas d'entreprise dont l'objectif est de déplaire aux clients. Et le P-DG poursuit : «Notre chiffre d'affaires mondial a encore progressé de 22% l'an dernier.» Le contraire serait étonnant quand on sait qu'Amazon veut bouffer à tous les râteliers. Le vendeur en ligne a ainsi développé une offre "Jardin" et compte aussi produire des livres à la demande, voire des objets en 3D...

    Pendant la période des Fêtes, Amazon a recruté 2 500 CDD pour renforcer ses équipes et faire face à la demande. En 2013, un peu plus de 850 000 colis ont quitté les entrepôts, rien qu'en France. Et le P-DG se targue d'être le premier client de La Poste. Oui, peut-être, mais la question que je me pose est la suivante : «Amazon est-il un client intéressant pour La Poste ?» Je doute en effet que le géant américain envoie ses colis au même tarif que vous et moi...

    À travail égal, à savoir vendre des livres, Amazon emploie 10 à 15 fois moins de personnel qu'une librairie indépendante, ou même que la Fnac ! Sans le conseil, sans l'accueil, sans le plaisir de fureter dans les piles de livres, sans les rencontres littéraires, sans la passion du libraire, sans le petit café pour certains, sans la volonté de faire vivre un quartier, un centre-ville ou une agglomération... et "last but not least", sans payer d'impôts en France !

    Bien sûr, et Romain Voog le répète : «Vendre des livres en ligne est très utile pour les lecteurs en milieu rural et pour les amateurs de fonds de catalogue, qui représentent 70% de nos ventes.»

    Oui, c'est exact, avant il fallait s'armer de patience et commander un livre dans la librairie la plus proche, se déplacer, etc. Parfois, les clients en profitaient pour jeter leur dévolu sur un ouvrage supplémentaire, une nouveauté, voire un article du rayon papeterie. Aujourd'hui, les libraires peuvent faire une croix sur ces achats spontanés. Les libraires ayant perdu le marché de la commande de livres de fonds sont morts ou en passe de l'être et ce n'est pas la vente en ligne qui va redynamiser des petites villes devenues désertiques. À moins d'avoir une surface bien supérieure à 300 m², permettant de stocker un grand nombre d'ouvrages, le "petit" libraire se sent démuni.

    Les libraires sont même parfois obligés de passer par leur principal ennemi pour vendre en ligne ! C'est un comble !

    Je n'en veux cependant pas à Amazon, ni à son P-DG qui réalise du bon boulot - pour lequel il est très certainement mieux rémunéré que ses nombreux employés -. J'en veux à notre système fiscal, économique, et culturel, qui veut du résultat à court terme, sans penser à notre patrimoine, à nos valeurs, et à notre plaisir... 

  • Les pages jaunes dans les poubelles jaunes... Un hasard ?

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    Il y a 20, 30 ou 40 ans, les pages jaunes régnaient sur leur monopole. Personne ne pouvait se passer des fameux bottins qu'on rangeait dans les tiroirs du meuble ou trônait ce bon vieux téléphone.

    L'année 2015 sera-t-elle l'année de trop ? Car qui se soucie encore de ces kilos de papier ? Car l'entreprise tout vêtue de jaune n'a manifestement pas réussi sa mue numérique ! La faute à Google ? Oui, en grande partie.

    Certes, avec 15 millions de visiteurs mensuels, le site des Pages Jaunes détient encore un petit trésor, mais pour combien de temps ? Le géant américain va déployer ses ailes et convaincre des dizaines de milliers d'indépendants à changer d'annonceur. Résultat : en cinq ans, le chiffres d'affaires du groupe Solocal, détenteur de ces fameuses Pages Jaunes a reculé de 15%, et son cours en Bourse carrément dégringolé (de 14€ à 0,50€).

    France télécom a vendu son petit bijou en 2006, au bon moment... pour un montant record de 3,3 milliards d'euros ! Très belle plus-value réalisée par l'opérateur national qui avait acheté ces annuaires (et le reste) pour 380 millions d'euros... à peine huit ans plus tôt (1998) ! 

    Et pourquoi des pages jaunes ? Cela remonte à l'année 1883, au Wyoming, où un imprimeur tombe à court de papier blanc pour l'impression d'annuaires. Il se rabat sur ses stocks de couleur jaune... Trois ans plus tard, le premier annuaire "Yellow Pages" voit le jour... et la marque sera déposée.

    Gageons que d'ici cinq à dix ans, plus personne ne se rappellera de ces dinosaures de papier qui auront bel et bien été recyclés ou qui auront servi dans nos cheminées.

    Et comme l'a dit la célèbre philosophe au couteau : «T'as encore un bottin ? Non mais allô quoi !»

     

  • Salle d'attente bien placé dans les librairies

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    Après lecture, Anne-Sophie Dekeyser m'a posé 4 questions :

     

    Pourquoi avoir choisi une femme comme personnage principal ? 
     
    Depuis toujours, j’adore relever des défis. Toutes sortes de défis. Côté écriture, j’ai plus de facilité à rédiger des romans où l’action est présente, des intrigues policières, des thrillers, voire des essais. Un jour, ma grand-mère – qui a aujourd’hui plus de 90 ans –  m’a dit : « Mais pourquoi tu n’écris jamais d’histoire d’amour ? Moi, j’aime bien les histoires d’amour. Tu n’en serais pas capable ?» 

    Je me suis donc mis à l’ouvrage, mais une histoire d’amour avec un homme en guise de narrateur, cela m’a paru trop… fade, ou trop facile.  J’ai pris le parti de me mettre en danger.  Voilà pourquoi il me fallait une femme pour personnage central.

     

    Quelle a été votre principale difficulté pour vous mettre dans la peau de cette femme ? Et votre principale source d'inspiration ? 

    Avant de m’installer à ma table de travail, je devais me conditionner, quitter cette gangue de mâle parfois machiste, parfois misogyne, et surtout follement amoureux des femmes. Sacha Guitry, pourtant connu pour sa posture misogyne, s’est marié à cinq reprises et adorait la gent féminine. On lui a aussi prêté de nombreuses liaisons, notamment avec Arletty.  Je pense que pour s’immiscer dans la peau d’une femme, il faut en avoir connu un certain nombre, et s’inspirer de chacune d’elles. Dans Salle d’attente, Lucie est peut-être un condensé de toutes les femmes que j’ai aimées… même si au contraire de Sacha Guitry, je ne me suis jamais marié.

     

    Qu'est ce qui vous plait dans l'atmosphère des salles d'attente ?

    Ce pseudo-silence qui peut laisser libre cours à toutes les imaginations. Cette résignation partagée face à une maladie, une douleur, ou un mal-être. Un lieu où personne n’apparaît sous son meilleur jour. Les mines sont, la plupart du temps, rougies, bouffies, tristes, évitant les regards des autres. Bref, un lieu qui ne se prête nullement à une rencontre amoureuse.

     

    Pourquoi un roman qui se termine bien ?

    Ma grand-mère aurait été déçue… Peut-être aussi parce qu’au moment où j’ai écrit cette histoire, j’étais seul et je voulais croire à une rencontre, même improbable, qui finirait bien. Mes échecs répétés commençaient à me plomber le moral. Salle d’attente, c’était un peu la loterie qui finit enfin par sortir les bons numéros.

    Qu’on le veuille ou non, l’auteur insère toujours une part autobiographique, même si certains s’en défendent. Alors oui, dans ce roman court, il y a de nombreuses références à ma propre existence, mais revisitées.

     

     

     

     

    Salle d'attente

    de Marc Varence

    éditions Méhari, octobre 2014

    ISBN 978-2-87588-010-9

    128 pages - 6,90 €

  • Ce sera finalement une victoire de LAMOUR !

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    La librairie Rimbaud surnagera finalement, même si elle devrait perdre un quart de ses effectifs, mais rien n'est encore défini à ce niveau. Placée en liquidation judiciaire le 23 septembre dernier, ce sera finalement une femme d'affaires locale qui reprendra les rênes de l'institution de Charleville-Mézières.

    Geneviève Lamour prévoit de redonner un coup de jeune au magasin, de le redynamiser... car cela faisait plusieurs mois que les mines étaient basses. Madame Lamour a donc été préférée à un entrepreneur associé à la Fnac.

    Rimbaud à Charleville occupe 750 m², emploie 16 personnes, et réalise un CA annuel d'environ 2 millions d'euros. Pas mal certes mais insuffisant au regard des charges et d'une marge bénéficiaire très limitée sur les livres... trop limitée par rapport à d'autres secteurs plus rentables (habillement, restauration rapide), sans oublier la concurrence d'un certain géant de l'internet.

     

  • Ce qu'on attend de moi

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    Braquer une banque, une bijouterie, une maison de presse, un night-shop, c'est banal, mais une agence pour l'emploi, ça l'est déjà beaucoup moins ! D'autant qu'il n'y a pas d'argent chez Pôle Emploi, enfin, pas que je sache...

    L'homme qui se présente ce matin-là au guichet ne recherche pas le profit, et encore moins la violence. Il est armé d'un faux Beretta, un de ces jouets très réalistes qu'il s'est contenté d'alourdir. Tiré à quatre épingles, rasé de près, cet informaticien sur la touche - un comble pour un informaticien - prend le personnel de l'agence en otage... en toute quiétude, avec calme et sérénité. Car rien n'est improvisé. Son geste est mûrement réfléchi, prémédité, pensé et répété jusque dans les moindres détails. Son objectif ? Faire passer un message au 20 heures de TF1, voire de France 2... au pire. Et comme l'a dit non sans raison le célèbre bandit Al Capone : «On peut obtenir beaucoup plus avec un mot gentil et un revolver, qu'avec un mot gentil tout seul.»

    La société est malade d'étouffer. Le personnage principal le rappelle : «Je suis toujours coupable d'une dette.» Cette phrase très juste concerne tant de monde qu'elle donne la nausée. L'informaticien sans emploi est à bout. Son acté désespéré tient dans le contenu d'une clef USB : «Le Mépris et le Pouvoir». Deux mots qui frappent les consciences. Deux mots qui dépeignent l'atmosphère générale complètement viciée dans laquelle, chaque jour, pour tenir le coup, nous faisons le plein d'utopie...

    Roman court de 70 pages, rythmé, chargé d'émotion, qui résonne comme un pamphlet dont les cordes vocales auraient été coupées.

     

    Ce qu'on attend de moi

    de Vincent Guédon

    éditions d'Ores et Déjà, novembre 2014

    ISBN 978-2-918527-26-8

    70 pages - 8,00 € 

  • SODA revient... On l'attendait depuis 2005...

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    David Solomon interprète le rôle d'un pasteur lorsqu'il est chez sa mère, une femme gentille, sensible, naïve et débonnaire. Celle-ci ne sait pas que son fils est en vérité un flic de New York. Et même un superflic !

    Voilà presque quinze années que les tours du WTC se sont effondrées ! Le sujet reste délicat. Philippe Tome a fini par se lancer.

    Troisième dessinateur après Luc Warnant et Bruno Gazzotti, Dan Verlinden reprend le flambeau et tire son épingle du jeu.

    Par respect pour les victimes du 11 septembre, le fond des planches est noir. Philippe Tome n'hésite pas à remettre en question la thèse officielle qui, aujourd'hui, a du plomb dans l'aile - pardon pour le jeu de mots -.

    La mère de Soda, l'innocence incarnée, se trouve pour une fois mêlée de près à l'intrigue. Bien malgré elle il est vrai. Soda marche sur des œufs car s'il y a bien une personne au monde qu'il veut protéger, c'est bien sa mère.

     

    SODA - Résurrection

    Scénario : Philippe Tome

    Dessin : Dan Verlinden

    Dupuis, novembre 2014

    ISBN 978-2-8001-5325-4

    48 pages - 12,00 €