• Petit dictionnaire illustré de l'Entreprise

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    Par le truchement du rire, François-Xavier Chenevat porte un regard sans concession sur notre société. Par ses réflexions, ses dessins, il démonte complètement tous nos mécanismes de défense. Et l'on rit de bon cœur, de bout en bout, comme happé par ses bons mots et ses dessins... dessins où l'on retrouve un peu l'univers de Trondheim...

    Le rire est un allié de poids. En période de crise, de chômage de masse, de grèves, voire de suicides dans certaines grandes société, comment dénoncer les dérives sinon par l'ironie, l'humour noir, la caricature, la dérision, ou par l'absurde ?

    De A (Achats) à Z (Zzzzzzz), Fix s'attaque à peu près à tous les pans de l'entreprise des années 2010... qui ne ressemble plus à celle de nos parents (les machines à café ne produisaient que du café... Pfffff), et encore moins à celle de nos grands-parents (ils faisaient couler de l'eau bouillante dans un filtre où ils avaient placé du café moulu... D'autres emmenaient leur thermos. Bande de ringards).

    Cette machine à café, élément essentiel, central (en page 84 sur 168), vital même, qui pointe çà et là son museau en forme de capsule de couleur... Cette chère machine à café, témoin de tant de conspirations, de sourires hypocrites, de pauses prolongées, et parfois, de véritables coups de foudre !

    Les fêtes approchent. Un conseil : ne lancez pas un appel d'offres pour savoir quel livre vous placerez sous le sapin (cela prendrait trop de temps), achetez ce petit dictionnaire les yeux fermés pour éviter de vous marrer trop tôt (dans la file à la caisse par exemple). Non, achetez-en plusieurs pour, une fois au moins dans votre vie, offrir un vrai cadeau à vos collègues de bureau... ou d'open space. Ambiance assurée ! 

     

    Petit dictionnaire illustré de l'Entreprise

    de François-Xavier Chenevat

    éditions Diateino, octobre 2014

    ISBN 978-2-35456-138-3

    168 pages - 14,90 €

     

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  • Actifs toxiques

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    Franck Carvale gravit les échelons à pas de géant et ne se soucie aucunement des dégâts qu'il peut causer, tant d'un point de vue familial que sentimental.

    Le magazine «Forbes» lui consacre d'ailleurs sa Une. L'apogée ! Exhorté, financé, guidé et soutenu par le magnat ergyu Bilkaer, son mentor, Franck investit massivement dans un produit financier aussi sûr (AAA) que prometteur : les subprimes ! Placé à la tête de B.R.I.G.H.T. Capital, ce qu'on appelle un Hedge Fund (fonds spéculatif), Franck amasse les milliards et se croit devenu aussi brillant qu'intouchable.

    Mais tout cela pue le coup monté et Franck refuse d'envisager un quelconque effondrement. Son arrogance est sans limites.

    Pourtant, c'est bien lui qui connaîtra l'enfer après avoir tutoyé les sommets.

    Excellent deuxième opus de la trilogie parue au Lombard, Hedge Fund nous plonge au cœur de la haute finance internationale, un véritable panier à crabes qui se chargera de tailler en pièces le beau costard du jeune Carvale, bien trop naïf pour avoir une chance de s'en sortir.

    Belle leçon sur la folie du «tout avoir en n'ayant rien»...

     

    HEDGE FUND

    tome 2 : Actifs toxiques

    Scénario : Tristan Roulot et Philippe sabbah

    Dessin : Patrick Hénaff

    Le Lombard, octobre 2014

    ISBN 978-2-8036-3453-8

    56 pages - 12,00 €

     

  • Robert Redford

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    Contemporain de Paul Newman, Dustin Hoffman et Steve Mc Queen, il est l'un de ces «monstres du cinéma» qui, en 50 années de carrière, a marqué bien des esprits : Robert Redford !

    Georges Di Lallo, biographe et passionné de 7ème art, remet le couvert après avoir publié deux ouvrages dans la même collection chez Riveneuve, le premier consacré à Errol Flynn, le second à Dean Martin.

    Bien sûr, je connaissais les films les plus emblématiques de Robert Redford, pour les avoir vus sur grand ou petit écran : de Brubaker à Out of Africa, en passant par L'Arnaque, Proposition indécente, Les Hommes du Président, Spy Game, ou encore l'atypique L'Homme qui murmurait à l'oreille des chevaux, une quantité impressionnante de chefs-d'œuvre.

    J'avais entendu parler de son engagement en faveur de l'environnement, mais cette monographie abondamment illustrée et reprenant l'ensemble de sa filmographie m'a permis de découvrir l'homme Robert Redford. Car lorsqu'on possède un statut de star mondiale, il ne doit pas être évident de préserver une vie sentimentale et familiale.

    À l'instar d'un Clint Eastwood, Robert Redford n'a jamais hésité à franchir la ligne jaune, à se démarquer, à imposer son charisme. Cet homme qui, à vingt ans, a traversé les États-Unis en auto-stop juste pour demander la main de sa bien-aimée, mérite tout mon respect. La belle en question, Lola Van Wagenen, fut son épouse vingt-sept années durant, et lui donna quatre enfants. Le couple surmonta même la perte de leur premier bébé âgé de deux mois à peine. Un bel exemple d'amour sincère et solide... surtout lorsqu'on fréquente le monde onirique d'Hollywood.

    Robert Redford le rappelle d'ailleurs, non sans raison : «La gloire met en péril votre propre sensibilité. Elle vous place dans une position où vous risquez d'être un objet plutôt qu'un être humain... et il faut se battre pour le rester. Ça ne veut pas dire forcément que ce soit désagréable d'être célèbre.»

    Un livre à placer sous le sapin ? Pas seulement : une monographie ultra-complète qui deviendra très vite une référence pour tous les cinéphiles !

     

    Robert Redford

    de Georges Di Lallo

    Riveneuve éditions, octobre 2014

    ISBN 978-2-36013-256-0

    304 pages - 28,00 € 

  • La Femme parfaite est une CONNASSE !

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    La connasse ne meurt jamais! Les auteurs ont écrit ce livre pour continuer de s'attaquer avec humour et légèreté à celle qui les fait culpabiliser pour tout et tout le temps : la « femme parfaite ».

    Et grâce à ce tome 2, ce guide de survie pour les femmes normales, la vérité va être révélée et les femmes vont enfin pouvoir déculpabiliser et s'assumer comme elles sont.

    Voilà pour le pitch !

    Quelquefois, le succès d'un livre demeure une énigme. Le premier opus de «La femme parfaite est une connasse» atteignit des sommets : pas moins de 850 000 exemplaires écoulés.

    Grisées par ce succès, les auteures remettent le couvert. Imperméables à la critique, elles reviennent encombrer les étals des libraires, et parfois même les emplacements les plus prisés : près de la caisse !

    Oui, bien sûr, on sourit, on rit même de temps en temps, bien qu'il s'agisse de poncifs lénifiants. Ce qui me paraît un peu fou, c'est que bon nombre de leurs «bons mots» soient carrément misogynes, sans que les lectrices ne s'en aperçoivent.

    En fait, ce non-livre n'est qu'une représentation de notre société consumériste de bas étage.

    Et le pire, c'est qu'il risque bien de se vendre à la pelle...

     

    La femme parfaite est une connasse ! 2 Le retour

    d'Anne-Sophie et Marie-Aldine Girard

    J'ai Lu, octobre 2014

    ISBN 978-2-290-07931-7

    160 pages - 5,00 €

     

     

  • Le Soldat

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    Henry et Wilson ont quitté leur champ pour rejoindre l'armée nordiste en pleine guerre de Sécession. En cette année 1861, les combats font rage et les pertes humaines sont colossales.

    Très différents l'un et l'autre, les deux jeunes recrues sont mises au parfum par les anciens... blasés. Wilson, le hâbleur, aborde les futures épreuves avec un fatalisme et une bonne humeur de façade. Henry, lui, se montre plus dubitatif et contient plus difficilement sa peur.

    Lors de leur premier assaut, Henry est blessé malgré lui et n'a pas résisté bien longtemps à sa lâcheté naturelle. Il est pourtant accueilli en héros, sa blessure «par balle» à la tête prouvant sa «baraka». Dès lors, Wilson et quelques autres ne lâcheront plus Henry d'une semelle, convaincus de sa bonne étoile. Brave malgré lui, Henry se voit confronté à un dilemme.

    Les auteurs nous plongent au cœur même des combats, du lourd silence qui, telle une chape de plomb, écrase l'atmosphère des batailles. Ils décrivent la camaraderie indispensable, ainsi que la «logique» des officiers supérieurs. Toute l'absurdité de la guerre est rappelée par Jim, l'ancien tombé dès la première charge.

    Basé sur La Conquête du Courage, un grand classique du roman de guerre américain, cet album détricote les différents aspects de la lâcheté qui peut s'emparer de n'importe quel soldat.

     

    Interview de Efa dans les locaux du Lombard

     

    1. L'être humain est le seul animal sur Terre à se faire la guerre. Quel est votre regard personnel sur l'âme humaine après avoir si bien dépeint les arcanes d'un régiment au combat ?

    Efa.JPG Efa : Si je place cela dans un autre contexte, je vois la masse de supporters et ce dont ils sont capables lors d'un match de football. Quand je fais la fête avec mes potes et qu'on a un peu bu, on peut faire des conneries... car l'on se sent protégé. On se dilue dans la foule. En temps de guerre, cela doit être comparable... l'adrénaline, l'excès de testostérone... Tout ça doit jouer un rôle dans l'abrutissement.

    2. La PEUR est présente tout au long de votre album. La PEUR qui paralyse, qui transcende ou qui rend fou ! Et vous-même, de quoi avez-vous peur ?

    Efa : J'ai peur de plein de choses, la peur en voiture, la peur du vide... mais je pense surtout que la peur est un redoutable moteur de création. La peur fait apparaître des images... et ces images, un artiste peut les exploiter. La peur de la mort, au combat, développe les imaginations.

    3. Pourquoi avoir détourné l'histoire originale racontée dans La Conquête du Courage ? Celle-ci n'aurait-elle pas démontré la même chose, mais par l'absurde ?

    Efa : Il faut replacer l'ouvrage originel dans son époque, à la fin du 19ème siècle. Et pour obtenir le même résultat, aujourd'hui, on a été quelque peu obligé de changer l'histoire... de la replacer au 21ème siècle. À la base, on ne sait pas si l'objectif de l'auteur était militariste ou non. Mais force est de constater que ce livre a été utilisé au premier degré, pour glorifier l'acte de guerre... Et cela, Olivier Jouvray et moi-même ne pouvions l'accepter.

    4. Les armées sont pleines de Wilson et de Henry. Les jeunes Européens, confortablement installés dans leur tranquillité, ont-ils conscience des horreurs de la guerre ? Les jeux vidéo, très réalistes, dont les ados sont friands, ne sont-ils pas une banalisation dangereuse de l'acte de tuer ?

    Efa : D'abord, en ce qui me concerne, je ne suis pas accro aux jeux vidéo. Mais le petit garçon, déjà très tôt, joue à la guerre... Quelle que soit la génération, l'être humain «joue» à la guerre. Difficile d'empêcher un enfant de prendre un bâton et d'y jouer. Au Moyen Âge, j'imagine très bien les enfants jouer avec des épées en bois.

    5. Le Soldat intègre la très belle collection «Signé» du Lombard. Comment voyez-vous cela ?

    Efa : Cela me fait très plaisir, évidemment. C'est un privilège. Et en plus, coller au 20ème anniversaire de la collection ! Que demander de plus ?

     

    Le Soldat

    Dessin : Efa

    Scénario : Olivier Jouvray

    le Lombard, octobre 2014

    ISBN 978-2-8036-3410-1

    72 pages - 16,45 €

  • Malenfer

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    Dans un univers magique, deux enfants cherchent un monstre à l'origine de mystérieuses disparitions.

    Gabriel, douze ans et sa petite sœur, Zoé, dix ans, vivent près de la dangereuse forêt de Malenfer. Les arbres magiques, appelés les dévoreurs, approchent à grands pas et détruisent tout sur leur passage. Leurs parents sont partis chercher de l'aide auprès d'un sorcier. Cela fait maintenant deux mois que les enfants vivent seuls. Charles, un camarade de classe de Gabriel disparaît. Les enfants veulent trouver qui est le responsable. Un professeur disparaît à son tour et Zoé, qui a le don de déceler les mensonges et de voir l'avenir, sent que le lac près de chez eux cache une présence maléfique. Une nuit, dans son sommeil, Zoé prononce un nom : Elzmarh.

    Après quelques recherches, ils découvrent que c'est le nom d'un dragon. Le lendemain, les enfants découvrent dans le ciel un dragon qui semble s'attaquer aux professeurs. La créature demande aux habitants de quitter la ville, sous peine de tuer tout le monde. Les parents de Gabriel et Zoé finissent par retrouver Maître Batavius, puissant sorcier, engagé pour lutter contre la forêt Malenfer. Il révèle à Gabriel qu'il a été marqué par le dragon : il est maintenant apprenti et a lui aussi des pouvoirs.

     

    Malenfer la forêt des ténèbres

    de Cassandra O'donnell

    Flammarion, octobre 2014

    ISBN 978-2-0813-4432-7

    226 pages - 10,00 €

  • Ce week-end, un salon du livre près de Liège !

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    Dès 10h30, ce samedi, je vous attendrai au salon "L'Art de Livre" à Blegny-mine.

    Samedi et dimanche, de 10h30 à 18h30, une petite centaine d'auteurs présenteront leurs ouvrages. Parmi eux, on retrouvera quelques "pointures" telles que Béatrice Libert, François Walthéry (dessinateur de Natacha), Francis Carin, Anouchka Sikorsky, Bou Bounadier, ou encore Godi (dessinateur de L'élève Ducobu).

    Il faut louer de telles initiatives en Belgique, trop peu nombreuses...

    Une belle affluence ne serait pas de trop...

     

     

     

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  • Pour les abonnés duBus !

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    Les selfies, Frédéric duBus les collectionne. Avec Maggie, on devine son oreille gauche - le reste est caché -. Avec Fellaini, même topo. Lors de la venue d'Usain Bolt pour le mémorial, rebelote, mais cette fois on n'aperçoit qu'une main derrière la cuisse du sprinter.

    Ses fans lui demandent sans cesse des autographes, des petits dessins. C'est le cas d'un fan venu de Liège, un certain P. K., qui d'ailleurs s'essaie aussi au dessin de presse...

    Clin d'œil

    Chaque année, il nous gratifie d'un album époustouflant. Et voilà que le dernier débarque en pleine tempête parlementaire, en plein chahut provoqué par des bruits de bottes : BLACKOUT !

    Frédéric duBus ose, ose encore, et osera toujours... même si sa tête est mise à prix et qu'il ne se déplace jamais sans ses gardes du corps, tous aussi impressionnants que Raoul Reyers, Charles Michel et Olivier Rochus (récemment retraité, il aurait postulé en secret).

    De la visite d'Obama au mondial brésilien de nos Diables, en passant par la prise de pouvoir du puissant Roi Philippe, jusqu'au parcours nocturne de François Hollande en scooter, tout y est révélé en dessins !

     

    J'ai A-DO-RÉ le ton de ce dessinateur de presse qui ne prend rien au sérieux tout en donnant un avis sérieux pour alerter la population pas assez sérieuse... Vous suivez ?

    Le second tirage sera très bientôt disponible partout, le premier ayant été acheté par un certain Philippe de B. (le client souhaite garder l'anonymat). Il aurait cassé la bourse de sa tante pour pouvoir offrir de beaux cadeaux à tous ses électeurs. Son père est alors intervenu pour lui rappeler qu'il n'avait pas été élu... «Ah bon ? Mais alors qui sont ces gens si gentils venus au bureau pour me jurer fidélité ?» lui aurait-il répondu... 

     

    BLACKOUT

    de Frédéric duBus

    Renaissance du Livre, octobre 2014

    ISBN 978-2-507052492

    64 pages - 14,90 € 

  • L'aliéniste

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    Dans la petite ville d'Itaguaï, au Brésil, les fous ne sont pas soignés et déambulent parmi la population. Simon Bacamarte, éminent médecin, reconnu dans tout le pays et même au-delà, originaire d'Itaguaï, soumet au conseil municipal la proposition de fonder une grande maison où les fous pourraient être accueillis et soignés. Le Conseil accepte sa requête.

    Le médecin aliéniste fait donc construire une somptueuse demeure baptisée "Maison Verte" et, avec le concours des autorités, fait enfermer les cas les plus visibles... dans un premier temps.

    Chaque jour plus obsédé par ses recherches sur le cerveau humain, l'aliéniste finit par sombrer à son tour dans la folie, au point de faire incarcérer la plupart des habitants d'Itaguaï. Son intelligence, sa dignité, sa posture, son flegme, lui permettent d'affronter la rébellion et même d'en tirer profit.

    À la fin du 19ème siècle, le réalisme-naturalisme se confronte au positivisme d'Auguste Comte, à l'évolutionnisme d'Herbert Spencer ou encore au darwinisme. Froid, calculateur, d'un réalisme et d'un pragmatisme lui ôtant tout sentiment, Simon Bacamarte s'entoure de pleutres et choisit sa propre femme sur base de ses aptitudes physiologiques supposées à enfanter.

    BD aux tons sépia, au dessin très affirmé, très efficace, dont le scénario s'inspire d'une œuvre magistrale publiée en 1882 par Joaquim Maria Machado de Assis. Critique sociale percutante, "L'Aliéniste" nous oppose à nos peurs, à nos faiblesses, à nos croyances.

    Cet album, publié chez Urban Comics, se démarque, saute littéralement aux yeux lorsqu'il est présenté sur les étals des libraires spécialisés.

     

    Une véritable pépite dénichée en Amérique du Sud !

     

    L'Aliéniste

    de Fabio Moon et Gabriel BÁ

    Urban Comics, septembre 2014

    ISBN 978-2-3657-7541-0

    72 pages - 14,00 € 

  • "Salle d'attente" disponible ce mercredi 15 octobre !

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    Disponible... Ou plutôt «mis à l'office» ce mercredi 15 octobre dans «toutes» les librairies, ce roman court (128 pages) vient compléter la collection au format poche des éditions Méhari.

    «On ne s'attend jamais au coup de foudre. Celui-ci s'invite où il l'entend. Inutile de lutter, il est le plus fort. Et cela, même si le lieu choisi est la salle d'attente d'un médecin généraliste, pleine à craquer.

    Texte résolument moderne, poétique, empreint d'optimisme, d'humour et teinté d'érotisme. 

    Bâti en triptyque, ce roman court titille vos papilles littéraires et vous emmène dans un monde beaucoup moins onirique qu'il n'y paraît.»

    Pour en parler, je ne pouvais que retranscrire la quatrième de couverture... car il est toujours «compliqué» de chroniquer son propre livre...

    Après un essai, Inutile l'armée ?, il s'agit de mon deuxième ouvrage paru en 2014. Il s'agit d'un tout autre exercice, davantage orienté vers le lectorat féminin - même si les lecteurs masculins sont les bienvenus. Dans un style dépouillé, poétique, j'ai voulu créer une atmosphère exempte de phrases longues... Car la pensée n'est qu'une succession de flashes, d'impressions, de questionnements.

    En allant l'acheter dans une librairie, non seulement vous contribuerez à soutenir une jeune maison d'édition belge, mais en plus vous serez en mesure de me faire part de votre avis après lecture...

     

    Salle d'attente

    de Marc Varence

    éditions Méhari, octobre 2014

    ISBN 978-2-87588-010-9

    128 pages - 6,90 €  

     

  • Un Schmitt plutôt décevant...

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    Quatre adolescentes de 16 ans veulent découvrir l'amour, autant par goût que par pression sociale... Chaque soir, après une journée passée ensemble au lycée, elles échangent des messages délivrant leurs désirs, leurs intrigues, leur impatience. Jusqu'au jour où le drame a lieu...

    Y a-t-il une intoxication par l'amour ? Les idées toutes faites sur l'amour ne produisent-elles pas un poison qui empêche de vivre ? Si ces jeunes filles n'avaient pas la tête farcie d'histoires sentimentales, elles auraient abordé différemment ce moment où elles deviennent des femmes.

    « Dans un rêve d'amour, tout est beau sauf le réveil. »

     

    Le poison d'amour

    d'Eric-Emmanuel Schmitt

    Albin Michel, octobre 2014

    ISBN 978-2-226-25995-0

    180 pages - 15,00 €

  • Vieux fourneaux ! Bonny and Pierrot

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    C'est de la bombe !

    Une bombe qui vous tord les boyaux, tant vous vous marrez ! Une bombe qui vous nettoie les neurones, tant vous constatez la désolation de notre société d'aujourd'hui ! Une bombe dont le souffle vous emporte loin, très loin, au cœur de l'intrigue !

    Les éditions Dargaud tiennent là une série en or... non, en platine ! Avec Wilfrid Lupano (L'homme qui n'aimait pas les armes à feu, Ma révérence) à la manœuvre, et Paul Cauuet au volant, tout, je dis bien tout titille les sommets.

    Pour ceux qui viendraient d'atterrir, et qui donc ne connaîtraient pas "Les vieux fourneaux", une série dont le premier tome avait déjà emballé tant les libraires que le public, voici l'histoire de trois vieux potes de plus de 70 balais... et donc d'amitiés solides. Et après 50 années, on se dit tout, on révèle ses côtés obscurs, on se permet tout aussi. C'est notamment le cas de Pierrot, Pierre Mayou, cofondateur de «Ni Yeux Ni Maître», un club commettant des attentats gériatriques ! Mais oui, fallait l'inventer ! Cela consiste... Mais non, je ne voudrais pas le dévoiler car vous le découvrirez en dévorant la BD...

    Ce deuxième tome tourne cette fois principalement autour de Pierrot. Celui-ci reçoit, par colis postal, une somme de 200 000 € en billets de banque. Cela ne l'émeut pas trop, mais ce qui le foudroie littéralement, c'est le papier qui l'accompagne, signé "Ann Bonny", son plus grand amour de jeunesse qu'il croyait morte ! De là s'engage une quête absolue ! Il n'a plus qu'une idée en tête : la retrouver !

    BD 5 étoiles, 9,99/10 (pour ne pas donner 10), au trait magique... tragi-comique, servant aussi de révélateur (de la simple baguette à... On devine une anecdote qui serait arrivée au scénariste et qu'il aurait notée aussitôt), à mettre dans toutes les mains !

     

    Les Vieux fourneaux

    tome 2 : Bonny and Pierrot

    Scénario : Wilfrid Lupano

    Dessin : Paul Cauuet

    Dargaud, septembre 2014

    ISBN 978-2-5050-6163-2

    56 pages - 11,99 €

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  • Les survivants...

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    Une BD "Plus belle la Vie" où ça papote, ça papote, ça papote encore... Léo ralentit l'intrigue, la consolide petit à petit, inclut des tensions relationnelles pour pimenter l'ensemble, mais je ne peux m'empêcher de considérer ses réalisations comme des feuilletons télévisés à petit budget. Bien sûr, les espèces animales imaginées par l'auteur apportent de l'originalité, mais cela demeure trop lisse... trop «volonté de plaire au plus grand nombre, et surtout à un public ado».

    L'album se lit malgré tout avec facilité, fluidité, et non sans plaisir. Certes, la lenteur du rythme, voulue ou non, me déplaît quelque peu... d'autant que l'histoire, la trame, pourrait justifier plus d'action, de bouleversements, etc. De plus, le fait que les personnages soient tous très jeunes - de 18 à 25 ans - rend l'ambiance un peu trop "Hélène et les garçons"... ou plutôt "Manon et les garçons".

    Quant à l'histoire proprement dite, Manon, Max, Ilse et Alex ont fait un saut temporel qui équivaut à six années. Ils retrouvent leurs amis qui ont organisé leur existence sur cette planète GJ1347-4, bien aidés par les Holorans, une race humanoïde possédant les caractéristiques physiques de leurs ancêtres félins.

    En proie à des anomalies quantiques, la planète pourrait être la dernière visitée par les survivants, à moins que les Holorans, d'une intelligence et d'une sagesse hors normes, parviennent à exploiter ces failles pour s'en échapper...

     

    Les survivants

    tome 3 : Anomalies quantiques

    de Léo

    Dargaud, septembre 2014

    ISBN 978-2205-07135-1

    48 pages - 11,99 € 

  • Son Altesse Sérénissime !

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    S A S, trois lettres qui résonnent à l'oreille de tous les amateurs de ce qu'on appelle «romans de gare»...

    Mort en septembre 2013, Gérard de Villiers compte 200 SAS à son compteur. Un peu plus d'une année a passé et, déjà, son épouse, Christine, chamboule tout.

    Le 1er janvier 2015, Hachette aura perdu la distribution de cette manne à pognon, au profit de son grand rival Interforum.

    Misant sur le numérique ainsi que sur une republication des 200 titres de son défunt mari, en version collector ou avec d'autres couvertures, Christine de Villiers compte bien redynamiser sa poule aux œufs d'or.

    À l'instar de bon nombre de lecteurs masculins, j'ai lu une bonne dizaine de SAS, mais aussi d'Exécuteur, d'OSS117, de Maigret ou de San Antonio. Cette littérature de gare n'en est pas une, selon moi. Frédéric Dard a finalement été reconnu comme un génie de la littérature, au même titre que Georges Simenon... mais ce ne fut pas facile pour certains de l'admettre. Gérard de Villiers a donné du plaisir de lecture à des millions d'hommes... C'est un constat ! N'est-ce pas génial ?

     

     

  • Les bons mots d'Ambrose Bierce

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    Les éditions Allia nous permettent de découvrir l'auteur du Dictionnaire du Diable sous un autre angle, celui des épigrammes. Truffées d'épines, ses phrases démontrent une grande liberté de pensée chez cet homme ayant combattu lors de la guerre de Sécession. Car Ambrose Bierce n'est pas n'importe qui. Connu pour ses nouvelles fantastiques, ce journaliste bourlingueur, épris de liberté, mériterait d'être bien plus connu.

    Petit livre d'aphorismes cinglants, parfois anticléricaux, parfois misogynes, parfois méchants, souvent lucides...

    Quelques exemples pêchés au hasard :

    «Afin que la liste des femmes de talent puisse être mémorisée lors des réunions du sexe opprimé, le Ciel l'a faite extrêmement brève.»

    «Un esprit fort se laisse plus facilement impressionner qu'un faible : vous aurez toujours plus de mal à convaincre un imbécile que vous êtes un philosophe que vous n'en aurez à convaincre un philosophe que vous êtes un imbécile.»

    «Un auteur populaire est quelqu'un qui écrit ce que pense le peuple. Le génie les invite à penser autre chose.»

     

    Épigrammes

    d'Ambrose Bierce

    éditions Allia, juin 2014

    ISBN 978-2-84485-857-3

    64 pages, 3,10 €

  • Journal d'une Femen

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    Que peut ressentir une jeune femme, jolie de surcroît, dans sa vie quotidienne ? C'est en découvrant le journal d'Apolline, personnage central de la BD, que l'on pénètre dans l'univers des Femen. Car n'est pas Femen qui veut ! Souvent incomprises, raillées, discréditées, voire emprisonnées, les militantes de ce mouvement atypique subissent encore et toujours les pressions de notre société bien-pensante contrôlée à 90% par la gent masculine.

    De ses souffrances accumulées jusqu'à son engagement chez les Femen, sa rencontre avec Inna et ses premières manifestations, le journal d'Apolline se veut exhaustif.

    Né en Ukraine, ce mouvement a défrayé la chronique. Les quatre fondatrices, devenues des icônes, ont dû fuir leur pays... et l'on a pu constater que ce que d'aucuns ont pris pour un feu de paille, n'en était pas un.

    L'exercice de Michel Dufranne n'était pas évident et il s'en est brillamment sorti. Le dessin s'adapte parfaitement à ce roman graphique, et il était préférable que les héroïnes soient croquées par une dessinatrice.

    Au final, mis à part quelques détails graphiques, l'album est une réussite car tous les aspects de la vie d'Apolline sont traités : amour, relations familiales, boulot... BD qui détonne dans le catalogue du Lombard, celle-ci vient combler un vide car, bizarrement, aucune BD n'a osé s'attaquer à ce sujet.

     

    Interview de Michel Dufranne

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    1. Certains sujets sont plus que traités en littérature ou en BD. Les éditeurs font toujours en sorte de coller à une actualité. Comment expliquer que les Femen n'aient fait l'objet d'aussi peu de livres ? Est-ce donc si... délicat ?

    Michel Dufranne : Tout d'abord je ne suis pas éditeur. Je ne pourrai donc pas me prononcer sur la rareté des livres traitant des Femen. Cela dit, en français, il y a le Galia Ackerman (Femen, Calmann-Lévy), et le Caroline Fourest (Inna, Grasset). Certes, on trouve plus de films, de reportages ou de documentaires sur ce sujet. Les Femen sont très suivies dans le monde, mais principalement par des supports visuels... Peut-être que leurs actions profitent davantage à l'image qu'aux mots.

    2. Un passage qui m'a beaucoup plu est l'expression des sentiments du père d'Apolline. Étant moi-même père d'une jeune fille de 15-16 ans, je le comprends d'autant mieux.

    M.D. : J'avais besoin de décliner le sujet sous toutes ses facettes, et de tourner autour d'Apolline... Apolline qui est de toutes les planches, de toutes les cases... après tout, ne s'agit-il pas de son journal ? Donc, si on regarde bien, il y a, autour d'elle, l'homme-ami, l'homme-patron, l'homme-père, il y a plein de variations. La grande majorité des Femen m'ont parlé de leur père qui sont ceux qui ont le mieux perçu leur engagement.

    3. Le mouvement des Femen n'est-il pas un feu de paille, allumé en 2008 en Ukraine ?

    M.D. : Je n'ai pas de compétences divinatoires. Ce qui est sûr, c'est que le mouvement a disparu d'Ukraine. On constate en ce moment une hyper-activité en Espagne, alors que cela se calme quelque peu en France. Ce sont des femmes de la génération internet. Elles ne sont pas dupes et ne se sont pas déclarées comme étant un nouveau mouvement féministe. Par leurs actions, elles considèrent qu'elles ont un rôle de révélateur.

    4. Tu es scénariste de BD (une trentaine de réalisées) et critique littéraire... Comment ressens-tu les critiques de tes collègues ?

    M.D. : Je me fous complètement de l'avis de mes collègues, pour peu qu'ils aient lu. On peut aimer ou détester. Chacun ses goûts. Là où je ne suis pas d'accord, c'est quand la critique me prouve que l'album n'a pas été lu.

    5. Petit, le boulimique de lecture que tu es regardait-il «Apostrophes» et «Bouillon de Culture» ?

    M.D. : Pas toujours. Je me renseignais sur les invités et si, parmi eux, il y avait un auteur de S.-F. ou de polar, alors oui, je regardais. Mais par contre, il y a eu de grands moments dans ces émissions et je pense qu'on en paie encore aujourd'hui les pots cassés car... comment envisager un modèle d'émission littéraire autrement qu'à la façon de Bernard Pivot ? Un modèle où l'auteur est forcément invité. Paradoxalement, cela ne me gênerait pas de ne pas être interviewé. Que l'on parle de mon livre, oui, mais pourquoi demander à l'auteur d'en parler ? C'est vraiment un héritage Pivot.

     

    Journal d'une Femen

    Scénario : Michel Dufranne

    Dessin : Séverine Lefebvre

    Le Lombard, septembre 2014

    ISBN 978-2-8036-3405-7

    128 pages - 16,45 €

     

     

  • Capitaine Trèfle

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    Ancien corsaire et bretteur hors pair, le capitaine Trèfle se croyait bien à l'abri de toute aventure nouvelle dans son manoir. Mais de belliqueux Peaux-rouges voulant achever un lutin blessé lui font changer d'avis. Ces brigands vont tâter la pointe de sa rapière. Toujours très en forme... ou plutôt très affûté, il taille en pièces ces assaillants. Le lutin comprend vite que son salut passera par ce personnage de légende, et lui confie son histoire. Il convainc Trèfle de s'engager dans une quête homérique à la recherche de la famille de Nourcine, le lutin.

    Divisé en chats-clowns plutôt qu'en chapitres, cet album s'inspire du livre de Pierre Dubois. L'univers féerique de René Hausman se démarque aussitôt et l'on y retrouve sa patte. Même s'il est reconnu comme une référence en la matière, ces retrouvailles entre Pierre Dubois et René Hausman ne m'ont guère emballé. Un peu trop confus à mon goût...

     

    Capitaine Trèfle

    Scénario : Pierre Dubois

    Dessin : René Hausman

    Le Lombard (collection Signé), septembre 2014

    ISBN 978-2-8036-3239-8

    64 pages - 14,99 €

  • LIBRIS-AGORA, toute une histoire qui risque de prendre fin !

     

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    Après 40 années de présence, ce serait donc la fin pour les quatre librairies rescapées : Libris Espace Louise (arrêt des activités prévu le 31 août 2015), Agora-Béranger Liège (à vendre), Agora Namur (à vendre) et Agora LLN (à vendre).

    La librairie Libris Fort-Jaco a déjà fermé ses portes. Et avant elle, Agora Sciences située avenue de la Couronne puis déplacée galerie Ravenstein.

    Le secteur est en crise. Certes. Mais n'existe-t-il pas de solution ?

    Si l'on ne peut faire autrement, faisons-le quand même !

    Tel est mon credo ! Ma conviction. Certes, l'espace Louise est une galerie peu fréquentée, aux loyers très certainement peu en phase avec la réalité économique. Ne pourrait-on négocier les charges locatives ? Ne pourrait-on transformer le magasin en espace de rencontre, avec peut-être moins de références mais une meilleure fluidité dans l'espace ? Ne pourrait-on repenser la galerie et la rendre plus attractive par l'organisation d'activités, réalisée par l'ensemble des commerçants ? Ne pourrait-on organiser des petits déjeuners littéraires pour tous les travailleurs des environs qui, avant d'entamer leur journée de labeur (au Palais de Justice ou ailleurs) viendraient déguster un croissant en bonne compagnie ?

    Les pertes financières annuelles annoncées sont de 250 000 € pour Libris Espace Louise. Quant aux trois autres points de vente, la situation est nettement moins catastrophique, du fait de leur emplacement... sauf peut-être à Liège.

    La Belgique francophone compte encore un grand nombre de librairies de qualité. Et je parle en connaissance de cause car la situation est bien plus inquiétante en France. Si vous voulez que dans quelques années il n'y ait d'autre solution que la grande distribution ou Amazon pour vous procurer vos livres, eh bien continuez dans cette voie, celle de l'appauvrissement intellectuel ! Mais si vous tenez à ce patrimoine, à cette chance, remontez-vous les bretelles et soutenez les libraires, les VRAIS !

     

    En attendant, rien ne vous empêche de signer la pétition pour le sauvetage de LIBRIS Espace Louise, car les 14 employés de la librairie, eux, veulent encore y croire...

  • "ORDRE DE LE LIRE !" (Vladimir P.)

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    Ils sont des milliers sur nos routes - celles des autres aussi, mais ceux-là nous intéressent moins - : les chauffeurs-livreurs !

    Et c'est un peu par hasard qu'Alain Doucet, sans avoir le sens de l'orientation - et sans GPS - se voit un peu obligé d'accepter un job inédit pour lui : conduire un camion et livrer des produits surgelés. Des frigos aussi !

    Les anecdotes s'enchaînent à un rythme soutenu et, tout au long, on s'amuse, on rit de ses gaffes à répétition, de ses mésaventures toutes vécues, de sa maladresse, de sa distraction...

    Un pur moment de bonheur à une époque où la plupart des livres se veulent plutôt sérieux, durs, tristes voire dramatiques.

    Et depuis sa sortie, les critiques pleuvent au bureau de l'éditeur. Je pourrais vous en citer quelques-unes, prises au hasard :

    «Ça tient la route !» (Renaud)

    «Lu avec beaucoup d'intérêt» (Gérald S., banquier)

    «Lumineux !» (Michel Noir)

    «Bel humour noir» (Michel Blanc)

    «Très pointu !» (Dr Spock)

    «Comment mes employés ont-ils pu passer à côté d'un tel chef-d'œuvre ?» (Antoine Gallimard)

    «D'une Force incroyable !» (Anakin Skywalker)

     «Se lit d'une traite!» (La vache qui rit)

    «Un choc !» (Michael Schumacher)

    «Putain d'bouquin !» (Dodo la Saumure)

    «Un ton très pénétrant !» (Clara Morgane)

     

    ou comme me l'a écrit un certain Michel Drucker : «GÉNIAL ! Et je l'ai même pas lu.»

     

    Chauffeur-livreur Un roman belge

    (pour mes amis français, rassurez-vous, il y a un lexique à la fin du livre)

    d'Alain Doucet

    éditions Méhari, septembre 2014

    ISBN 978-2-87588-009-3

    256 pages - 9,80 €

     

     

    Et pour mieux visualiser l'auteur :

     

     

     

     

  • Filles de Eriu

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    La fin d'un premier cycle en tous points fabuleux !

    Isabellae, la guerrière, formée par son père... et Siuko, sa sœur, la sorcière, formée par sa mère. À la poursuite de son destin, Isabellae convainc Qiang Heng, un valeureux samourai, de se joindre à leur petite équipe.

    Au sortir du tome 2, le jeune Jinku, mordu par un mort-vivant, avait été gagné par le mal. L'humour qu'il apportait manque donc à ce troisième opus. Mais cela n'enlève en rien la qualité du dénouement... car dénouement il y a. En effet, la confrontation entre les deux sœurs a bien lieu. Siuko a bien des choses à révéler à Isabellae. D'autre part, elle est peut-être la seule personne au monde à pouvoir soigner Jinku et lui rendre son apparence normale.

    La série possède tous les ingrédients du succès. En trois tomes, les auteurs ont eu le temps de bien ancrer les personnages principaux. Quant aux scènes de combat, on retrouve le petit côté Kill Bill de Tarantino... et j'adore ça.

    Ça décoiffe, ça découpe et ça pique autant que le plus pimenté des plats asiatiques !

     

    Isabellae

    tome 3 : Filles de Eriu

    Dessin : Gabor, scénario : Raule

    Le Lombard, août 2014

    ISBN 978-2-8036-3402-6

    48 pages - 13,99 €

  • Rouen 1203

    rouen_1203_01.jpgAlors que la cour des pairs du roi Philippe Auguste vient de condamner le roi Jean sans Terre, duc de Normandie et vassal du roi de France, à la commise de ses domaines dans le royaume, un chevalier débarque à Marseille, arrivant de Saint-Jean d'Acre sur une nef génoise. Le même navire transporte un templier infidèle, une jeune veuve, un arbalétrier, un clerc et des Brabançons chargés par Aliénor d'Aquitaine de retrouver le saint linceul du Christ.

    Plusieurs de ces voyageurs rejoindront Guilhem d'Ussel qui débarque aussi à Marseille, arrivant de Rome. Leurs destins se croiseront à Rouen où Guilhem se rend pour punir celui qui a tué ses gens.

    L'heyssessini envoyé par le Vieux de la Montagne, le Chayr al-Jabal de Masyaf, parviendra-t-il à ses fins ? Pierre Mauluc saisira-t-il Thomas de Furnais qui veut délivrer Arthur, le jeune duc de Bretagne prisonnier de son oncle le roi Jean ? Guilhem découvrira-t-il le félon qui le trahit ? Et surtout, Arthur échappera-t-il à la mort infamante qui l'attend ?

     

    Rouen 1203

    Les aventures de Guilhem d'Ussel Chevalier troubadour

    de Jean d'Aillon

    Flammarion, octobre 2014

    ISBN 978-2-0813-1629-4

    496 pages - 22,00 €