Et tu tapes tapes tapes...

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Ce refrain de «Début de soirée» pourrait illustrer notre façon de promouvoir nos «belles» démocraties où il y fait bon vivre. Les pays de la coalition se sont regroupés en un troupeau de moutons précédant le berger Obama.

Ensemble, on tape des pieds sur la fourmilière nommée «État islamique en Irak et au Levant», croyant par là l'anéantir, ou à tout le moins l'affaiblir.

Foutaises !

Taper des pieds sur une fourmilière élimine les imprudentes restées en surface. Cela provoque de l'agitation, mais il y a toujours autant de fourmis, voire plus encore car la reine se met à pondre et des ouvrières, et des exploratrices, et des guerrières...

Invité aujourd'hui - dans moins de deux heures - par Patrick Weber à son émission "On refait le monde" sur Bel-RTL, je serai amené à donner mon avis sur le sujet.

En clair, envoyer des F-16 (adopté par 112 "oui" et 2 "non") est une aberration si l'on se réfère aux expériences vietnamienne (USA), afghane (URSS), irakienne (USA), libyenne (France), ou encore afghane (USA cette fois) et maintenant syrienne et irakienne, les interventions militaires se sont toujours soldées par des échecs.

Il est en effet impossible de «gagner» une guerre asymétrique, à savoir un conflit opposant l'armée régulière d'une puissance militaire à une organisation armée non étatique... comme c'est le cas aujourd'hui. La disparité des forces en présence fait que la victoire de l'un n'est pas celle de l'autre. Pour le petit Poucet, le temps joue en sa faveur car tenir en échec une armée imposante équivaut à une victoire, chaque jour qui passe est un exploit.

L'EIIL ou le Daech comme d'aucuns le nomment non seulement résiste aux frappes aériennes, mais continue d'étendre son influence et sa... popularité ! «Popularité» ! Le mot est lancé. Riche, extrêmement riche, ce mouvement terroriste paie très bien ses recrues, placées immédiatement sur un piédestal plutôt flatteur. Ici, dans nos pays «civilisés», ils ne sont personne. Là-bas, très vite, ils deviennent des héros de la révolution. En Irak, ils ont osé s'emparer de puits de pétrole dont le produit revenait indirectement aux... États-Unis. Sacrilège ! Sunnites, ils veulent réinstaurer un Islam fort et une grande partie de la population leur est favorable. Quant à la partie de la Syrie sous leur contrôle, ils distribuent vivres, médicaments, promettent de l'emploi, des ressources et une prospérité pour tous leurs adhérents.

De plus, certains investisseurs privés d'Arabie Saoudite, du Qatar et d'autres émirats n'hésitent pas financer l'EIIL ! Ces mêmes investisseurs chez qui nous, braves Occidentaux, allons en missions économiques pour les convaincre de placer leur argent dans nos entreprises, voire dans nos clubs sportifs...

Vous ne voyez pas le problème ? Moi, si.

 

  

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