Françoise DOLTO La déraison pure

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Ce que Frank Andriat dénonce dans son pamphlet "Les profs au feu et l'école au milieu" trouve sa source en mai 1968, moment où la pensée Dolto s'impose tant en psychanalyse qu'au ministère de l'éducation. L'enfant-roi mettra encore vingt ou trente ans pour asseoir son autorité dans les cours d'écoles.

Françoise Dolto prône le "laisser-faire", le "laisser-dire", et ce dès la plus tendre enfance. Car, selon elle, la mère est un être toxique auquel il faut s'opposer, au même titre que le père. Tuer les images parentales délétères. Quant aux enseignants, même combat, il faut anéantir leur influence nauséabonde, leur autorité.

Didier Pleux démonte la "doltoïsation" de l'enseignement, revient sur la vie de la mère du chanteur Carlos, et explique les motivations réelles qui fut loin, très loin même, d'être irréprochable.

"Apprendre, c'est subir le gavage des adultes castrateurs" soutenait-elle.

En s'attaquant à cette icône, l'auteur va à l'encontre des théoriciens actuels, assis dans le confort douillet de leur bureau et nullement confrontés aux dégâts causés par des enfants devenus omnipotents. En répondant à la mode Dolto, en bons démagogues, les politiques ont érigé un système qui ne fonctionne pas, mais peu importe...

Ouvrage utile, instructif, osé, il nous propose l'autre son de cloche... tellement plus sensé.

 

Françoise Dolto La déraison pure

de Didier Pleux

éditions autrement, octobre 2013

ISBN 978-2-7467-3505-7

190 pages - 13,00 €

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