• La lumière de l'aube s'invite chez Thomas Gunzig...

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    On connaissait le Gunzig écrivain. On connaissait le Gunzig chroniqueur à la radio. On connaissait le Gunzig facétieux, caustique. Mais le Gunzig photographe, c'est une première, sans mauvais jeu de mots. Dans ce bel ouvrage cartonné, il le confesse lui-même : "À vrai dire, je ne connaissais rien à la photo ni aux photographes et encore moins à la technique. La sensibilité, la vitesse, la focale, le diaphragme... Je n'y comprenais rien."

    Et l'on a du mal à le croire lorsqu'on passe ses clichés en revue. Car ils sont tous admirablement cadrés, imaginés, débusqués, d'une netteté impeccable. Un Bruxelles pour les Bruxellois. Un Bruxelles pour les Belges, pas vraiment pour les touristes. Ce Bruxelles-là, on se l'approprie. On l'a tous croisé, à son réveil... ou juste avant, au moins une fois, sans jamais s'arrêter pour immortaliser l'instant. Thomas Gunzig, lui, l'a fait, à de multiples reprises.

    De là à délaisser l'écriture qui le nourrit depuis longtemps, voilà un pas qu'il ne fera pas. On l'espère car ses textes, on les aime tout autant que ses photos.

    "Tout a commencé très simplement. On m'avait proposé de faire des billets radiophoniques, ça s'enregistrait tôt. Très tôt. Ça impliquait de se lever, à cinq heures trente, trois jours par semaine. J'avais eu peur de ne pas y arriver. Je crois sincèrement que si je n'avais pas commencé à faire des photos, je n'aurais pas tenu longtemps."

    Bien lui en a pris, car du quai des Péniches à l'avenue de Saint-Job, en passant par l'avenue Louise ou la rue de Flandre, on se régale à chaque page...

     

    Bruxelles derniers rêves

    de Thomas Gunzig

    Renaissance du Livre, octobre 2013

    ISBN 978-2507-05161-7

    98 pages - 19,90 €

  • Quai n°7

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    Paru en novembre 2010, cet album sort quelque peu des sentiers battus... ou plutôt, dans son cas, s'écarte des rails. Et c'est ce qui m'a séduit. Car la majeure partie de l'histoire se passe sur le quai n°7 de la gare de Lyon à Paris. C'est là qu'Evariste Gaulois attend sa promise, croisée à peine quelques secondes sur ce quai, le 31 décembre 1999. Or, Evariste n'est pas un homme comme les autres. Surdoué, doté d'un Q.I. de 149, il passe pour être un génie en mathématiques appliquées à la prospective. Selon lui, tout se résume à une équation, l'amour y compris.

    Attendre, il en a les moyens, et largement. Il devient même l'un des non-voyageurs les plus connus dans cette gare bondée. Assis dans son fauteuil roulant, bien qu'il ne soit pas handicapé... du moins, pas depuis la guérison de sa fracture au tibia, il attend patiemment chaque arrivée de train sur ce fameux quai n°7. Il en est persuadé : statistiquement, chacun d'entre nous repasse forcément deux fois dans sa vie au même endroit !

    Même si les planches 29 à 32 sont un peu barbantes, l'ensemble est réussi et l'on se prend d'amitié pour cet Evariste Gaulois. Foncièrement gentil, complètement décalé, vivant dans son monde peuplé de chiffres, généreux, honnête, idéaliste, Gaulois fait pitié et l'on attend avec lui qu'elle revienne.

     

    TRAFFIC

    tome 3 : Quai n°7

    Scénario : Patrice Ordas et Patrick Cothias

    Dessin : Winoc

    Grand Angle, novembre 2010

    ISBN 978-2-8189-0168-7

    48 pages - 10,40 €

  • Astérix chez les Pictes

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    On nous annonçait le retour de la "patte" Goscinny. On nous annonçait un renouvellement, un retour aux sources, une inventivité retrouvée, et des calembours bien placés. Fan absolu de l'époque Goscinny-Uderzo - comme tant d'autres -, je me suis laissé tenter...

    Dès les premières planches, on sent une volonté de bien faire, de viser juste. Mais il ne s'agit que d'une pâle copie, bien éloignée d'un "Astérix chez les Bretons". Un monstre du Loch Ness qui amusera peut-être les enfants - petits enfants -, mais beaucoup moins les premiers lecteurs de la série. Une gouaille bien gauloise empêche le navire de sombrer corps et biens, ainsi qu'un Obélix un peu plus inspiré que dans les albums précédents permet d'y croire, d'entrevoir un léger mieux. Mais ce n'est pas suffisant, surtout pour un monstre sacré de la BD !

    Résumer l'histoire quand deux millions d'exemplaires ont été distribués me paraît inutile... et franchement, cela me fatiguerait. Les auteurs que j'espère bien rémunérés insèrent un faux Tragicomix, une fausse Falbala, oublient de faire boire Astérix avant chaque baston, menant leur barque sous l'œil inquisiteur du grand patron Uderzo.

    Essai raté.

     

    Astérix chez les Pictes

    texte : Jean-Yves Rerri, dessin : Didier Conrad, Uderzo

    éditions Albert René, octobre 2013

    ISBN 978-2-86497-266-2

    48 pages - 9,90 €

  • Sous le toit du monde

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    Au soir du 1er Juin 2001, le roi du Népal est sauvagement assassiné avec les siens dans son Palais Royal à Katmandou. Le massacre prend des airs de tragédie antique quand on apprend que la belle princesse de 20 ans en sari bleu clair a été décapitée d'un seul coup de lame alors qu'elle tentait de fuir dans le parc. Le monde entier est sous le choc. Ce pays vivait une guerre civile opposant des va-nu-pieds à une oligarchie au prix de milliers de morts. Si les guerriers ne sont pour rien dans ce massacre royal, alors, qui a tué ?

    À Katmandou, un jeune Français d'origine népalaise, Karan, croit trouver en Ashmi, étudiante originaire de la haute montagne, la personne idéale pour représenter le Nouveau Népal et sa démocratie naissante.

    Dans un pays où la corruption fait rage, il en fera une journaliste d'exception et, sans l'avoir voulu, précipitera sa fin tragique. Une vieille anglaise, un étrange veilleur de nuit, les personnages se croisent dans les ruelles, des ombres assassinent et disparaissent tandis que de riches occidentaux continuent de gravir l'Everest.

     

    Sous le toit du monde

    de Bernadette Pecassou

    Flammarion, octobre 2013

    ISBN 978-2-0812-4601-0

    314 pages - 20,00 €

     

  • Ma révérence...

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    "Depuis maintenant un mois, je bois mon café tous les matins à la brasserie des Sports, à côté de Bernard. Il est convoyeur de fonds...

    Bernard, c'est mon ticket pour les tropiques. Un beau jour, j'ai pris la décision ferme et définitive de m'emparer de tout l'argent que contient son camion et de tirer ma révérence... et ce jour-là, ma vie a changé."

    LE coup de cœur de l'année 2013 ! Scénario, dessin, mise en pages, expression des visages, mise en valeur des personnages, texte, humour, rythme de narration, couleurs, couverture, tout est parfait !

    Wilfrid Lupano dédie cet album à celles et ceux qu'il nomme les déglingués, les drôles d'oiseaux de nuit, les demi-sel, les truands, les déviants, les rêveurs et les paumés. Scénariste, notamment, d'Alim le tanneur, de L'Homme qui n'aimait pas les armes à feu, ou de Célestin Gobe-la-Lune, Lupano est pour moi une révélation - comme quoi, on peut avoir plus de mille BD chez soi et encore découvrir des auteurs - et je ne manquerai pas de me ruer sur ses autres créations. Notons au passage que Wilfrid Lupano vient de se voir remettre, à Blois, le 10ème Prix Château de Cheverny de la bande dessinée historique pour son album Le Singe de Hartlepool (Delcourt).

    Quant à Rodguen, il a le trait juste, le style efficace qui convient à merveille à cette histoire.

    Bien sûr, on a tous un petit faible pour la truculence surréaliste de Gaby Rocket. Celui-là, Lupano a bien fait de l'inventer.

     

    Ma révérence

    Scénario : Wilfrid Lupano, dessin : Rodguen

    Delcourt, septembre 2013

    ISBN 978-2-7560-4153-7

    128 pages - 17,95 €

     

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  • Le crowdfunding est parmi nous !

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    Après l'album de Grégoire ou la campagne électorale d'Obama - financée à hauteur de 150 millions de dollars grâce au crowdfunding -, un film à financement collaboratif s'est vu décerner en février 2013 l'Oscar du meilleur court-métrage documentaire. "Inocente", réalisé par Andrea Fine et Sean Fine, prouve que cette méthode de financement permet à des œuvres de grande qualité à voir le jour. D'autres productions font ou ont fait appel à cette formule originale. Je pense notamment à "The Goon", "Demain la veille", "Jeux dangereux" (Michèle Laroque) ou "L'Origine de la violence" (Elie Chouraqui).

    D'après une étude récente, le crowdfunding, qui ne représente encore à ce jour qu'une petite partie des investissements réalisés en musique, en projets caritatifs, au cinéma, en édition, en recherche scientifique ou en développement de start-ups, devrait être multiplié par 100 pour atteindre la somme colossale de 1000 milliards de dollars à l'horizon 2020 ! 

    En France, vous étiez 133 000 à avoir soutenu un projet sur une plateforme de crowdfunding en 2011, 300 000 en 2012, et déjà 504 000 pour l'année 2013.

    L'édition francophone de livres ne s'est pas encore vraiment investie sur ce marché porteur. La maison Méhari fait donc figure de pionnière... L'esprit européen, trop frileux à mon goût, répète sans cesse la ritournelle : "Faites vos preuves d'abord, on verra ensuite !" Ce mode de pensée négativiste, à l'opposé de la mentalité américaine, freine les jeunes entrepreneurs, empêche d'obtenir le soutien nécessaire des banques, et peut parfois provoquer la banqueroute ou le renoncement. Assise sur ses traditions, ses habitudes, son piédestal, l'édition littéraire germanopratine refuse de voir l'évidence.

    Vous toutes et tous, soutenez ce nouveau mode de fonctionnement, cette répartition innovante des marges sur le prix de vente d'un livre, soutenez une aventure palpitante, partagée, empreinte d'optimisme... et rejoignez la communauté méhariste !

    Les deux projets actuels les plus avancés ont encore besoin de votre concours : La tentation du lundi et Inutile l'armée ?

    ENSEMBLE, PARTONS A L'AVENTURE ÉDITORIALE...

  • 20 ans à VIF !

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    Vingt ans déjà que Nicolas Vadot officie au VIF/L'Express ! Vingt ans de présence pour un magazine qui affiche trente années au compteur.

    Digne successeur de notre "Pourquoi pas ?", le VIF décortique l'actualité, et Vadot a la lourde tâche de l'illustrer. Attention, ses dessins ne sont pas toujours drôles... à dessein (c'était facile). Car imaginer une illustration pour une catastrophe ferroviaire, ou un massacre, il n'y a pas matière à se marrer. C'est là toute l'ambiguïté du dessinateur de presse : il n'est pas forcément drôle.

    Nicolas Vadot a réussi à imposer son style, à force de persévérance. Aujourd'hui, son petit chat vert a roulé sa bosse un peu partout. Français, marié à une Australienne (il y a vécu six ans), Belge d'adoption (il est diplômé de l'Erg), il perçoit l'actualité sous un angle différent du nôtre, et c'est tant mieux.

    Cet ouvrage est très bien construit. Il s'attarde successivement sur la monarchie, les affaires criminelles, les tragédies qui ont frappé la Belgique et comment les aborder par le dessin, le sport, ou encore les affiches. Il n'oublie pas son cher Kiko, le petit chat vert, qui l'accompagne depuis fin 1994.

    Bref, une bonne idée de cadeau à placer sous le sapin, ou, pour les impatients, à acheter au plus vite et à déguster...

    Pour ma part, j'ai un petit faible pour le CV anonyme de Fabiola, le Mittalator, ou le Facebook en page 106... Mdr, lol, Cool et toutes ces expressions de "djeunes"...

     

    20 ans à VIF

    de Nicolas Vadot

    Renaissance du Livre, septembre 2013

    ISBN 978-2507051440

    160 pages - 22,50 €

  • Rome 1202 !

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    1202 : tandis que l'armateur marseillais, Grégoire Ratoneau, s'empare d'une galère sarrasine contenant des armes prodigieuses, Guilhem d'Ussel reçoit à Lamaguère la visite d'un notaire du Saint-Siège. Celui-ci porte à Bartolomeo, son ancien écuyer, le testament de son père, le cardinal Ubaldi, lui léguant, ainsi qu'à sa soeur, la ville et la seigneurie de Ninfa, dans le Latium.

    Mais sur place, les enfants Ubaldi découvriront une autre vérité. Guilhem d'Ussel, venu leur porter secours, va se retrouver mêlé à la guerre opposant la commune de Rome et le Saint-Siège. Les barons romains, principalement le sénateur Giovanni Capocci, les frères Frangipani, ou la famille Orsini, seront-ils des alliés ou d'implacables ennemis ?

    Les armes vendues par l'armateur Ratoneau et conçues par l'engineor sarrasin Baghisain de Djeziré feront-elles pencher la victoire dans un camp ou dans l'autre ?

    Quant à Constance Mont Laurier, ancienne maîtresse de Guilhem et épouse de Ratoneau, sera-t-elle une amie ou une adversaire ?

     

    Rome 1202

    Les aventures de Guilhem d'Ussel Chevalier troubadour

    Flammarion, octobre 2013

    ISBN 978-2-0813-0988-3

    448 pages - 22,00 €

  • Rendez-vous de l'Histoire

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    L'événement annuel pour tous les amateurs d'Histoire s'est déroulé le week-end passé à Blois, dans le Loir-et-Cher. Les 11, 12 et 13 octobre, une foule nombreuse s'est pressée à l'entrée du salon du livre, des conférences multiples et continues, de la salle de cinéma, et des tables rondes organisées dans la ville.

    Libraires, éditeurs et autres exposants redoutaient que le thème choisi ne refroidisse - c'est le bon mot - les visiteurs. Eh bien non ! Que du contraire ! Cette édition fut un véritable succès et même s'il faisait frois dehors, tout le monde affichait un large sourire. Il faut dire que les historiens, écrivains de renom, témoins, journaliste de guerre et anciens combattants avaient répondu présents. A Blois, le week-end dernier, on pouvait croiser Elie Barnavi, Bertrand Tavernier, Sorj Chalandon, Jean-Jacques Becker, André Versaille, Florence Aubenas, Margot Bruyère, Wilfrid Lupano, Claude Pujade-Renaud ou encore Marius Schattner.

    Et l'année prochaine, ce seront les rebelles qui prendront rendez-vous...

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  • L'humour est dans le pré

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    214 pages en quadrichromie... Mais pourquoi ? Pourquoi publier un livre qui n'apporte strictement rien, sinon quelques sourires pour quelques gags ma foi bien trouvés ?

    Quel est l'intérêt de détourner des photos champêtres ? Livre humaniste, philosophique - c'est ce que prétend l'éditeur -... Non, juste un bouquin qui ne fera pas long feu...

    Ne soyez pas fâché monsieur l'auteur - car oui, il y a bien un auteur -, une mauvaise critique, c'est aussi de la pub...

     

    L'humour est dans le pré

    de Jean-Christophe Royer

    éditions Versilio, octobre 2013

    ISBN 978-2-3613-2084-3

    214 pages - 17,95 €

     

  • Léopold III

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    Léopold III fut le plus controversé des rois des Belges. Son règne ne dura en fait que six ans, de 1934 à 1940. Pendant cette période faite de troubles, de crises, de questionnements, la valse des gouvernements fut impressionnante.

    Le Roi ne cachait pas son hostilité envers la classe politique. Et pourtant, grand admirateur de son père, de ses idées, de sa personnalité, il faisait en sorte de s'en montrer digne.

    Dans cet ouvrage exhaustif, les auteurs retracent la vie du quatrième roi des Belges, mettent l'accent sur sa préparation rigoureuse effectuée en Belgique mais aussi en Angleterre, sur ses relations difficiles avec les hommes politiques. Les noms évoqués dans ce livre (cardinal Mercier, Adolphe Max, Emile Vandervelde, Charles de Broqueville,...) nous évoquent, pour la grande majorité d'entre nous, plus que des noms de rues, de boulevards, d'avenues ou de stations de métro. On en viendrait presque à oublier leur grande influence politique.

    Avec le recul, Léopold III avait-il vraiment le choix, en mai 1940, de partir se mettre à l'abri à Limoges ou à Londres, ou de rester en Belgique ? Muré dans son silence laekenois, garant d'un quotidien moins rude pour la population, comment aurait-il dû se comporter ? Fallait-il qu'il affronte le Führer publiquement et non confidentiellement, au risque d'être déporté et peut-être perdre la vie ? D'où provient la très épineuse question royale ?

    Cette biographie répond à ces questions, de manière factuelle, sans parti pris.

     

    Léopold III

    de Vincent Dujardin, Michel Dumoulin, Mark Van den Wijngaert

    André Versaille éditeur, octobre 2013

    ISBN 978-2-87495-216-6

    400 pages - 19,90 €

     

     

     

     

     

     

     

     

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  • Privat > Chapitre, Chapitre > Privat

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    Et de deux ! Après la librairie de Mont-Saint-Aignan, la librairie Chapitre de Toulouse a été rachetée et sauvée, grâce à l'intervention de M. Benoît Bougerol, déjà propriétaire de la Maison du Livre à Rodez.

    Le lundi 30 septembre dernier, l'acte de vente a été signé... et célébré.

    Rien n'est donc perdu. Il y a encore moyen de relever la tête et de faire preuve d'optimisme. Le nouveau boss a même l'intention de doubler le chiffre d'affaires de ces deux points de vente (rue des Arts et rue Gambetta).  

  • Lot de librairies à vendre !

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    Depuis le 30 septembre, les choses sont claires : les 56 librairies du réseau Chapitre cherchent des candidats repreneurs. Et Actissia, propriétaire de l'enseigne, se donne un an pour y parvenir.

    On se doute bien qu'une partie d'entre elles resteront sur le carreau, ou deviendront un magasin de fringues, d'ameublement, un Starbucks, ou autre chose... On ne fait pas d'omelette...

    Certes, Michel Rességuier, président de Chapitre, a annoncé qu'il recherchait des repreneurs "capables d'investir localement afin de conserver l'activité librairie"... Mais on verra dans neuf ou dix mois si le discours est toujours le même...

     

     

     

  • Le Sceptre et le Venin

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    "Des meurtres de la Brinvilliers jusqu'à la Chambre Ardente, L'affaire des poisons écrase la France sous une chape de plomb. La royauté vacille. Madame de Montespan, la favorite de Louis XIV, est elle-même compromise. Pour conserver les faveurs de son royal amant, elle aurait abusé des philtres d'amour et participé à des messes noires durant lesquelles des nouveau-nés sont sacrifiés.

    Géraud Lebayle, jeune commissaire au service de monsieur de La Reynie, lieutenant général de la police parisienne, est chargé de la surveillance des trois principales têtes de l'hydre : la Voisin (reine des empoisonneuses), Guibourg (prêtre satanique) et Lesage (alchimiste et faussaire). Une mission capitale au milieu de l'essaim : 400 empoisonneurs répertoriés juste sur Paris, des prêtres douteux, des sages-femmes avorteuses, des apothicaires véreux... Une faune qui se multiplie car le commerce est juteux et sans grands risques ! En effet, une partie non négligeable de l'aristocratie, de la bourgeoisie, de la noblesse de Cour et les épouses d'officiers constitue l'essentielle de leur clientèle.

    Géraud pourra-t-il démêler cet imbroglio sans nuire à la famille royale ?"

    Le roman historique policier a le vent en poupe. L'auteur a le souci du détail, ce qui nous permet d'effectuer un voyage à l'époque du Roi Soleil.

     

    Le Sceptre et le Venin

    de Gérard Hubert-Richou

    MA éditions, octobre 2013

    ISBN 978-2-822-402279

    420 pages - 19,90 € 

  • Virgin Dunkerque sauvé des eaux par... le Furet !

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    Excellente nouvelle... pour une fois... Le Virgin de Dunkerque, voué à disparaître, renaît de ses cendres sous la marque "Furet du nord" !

    L'ouverture est prévue en novembre à l'emplacement de l'ancien Virgin.

    Le Furet a déjà été présent dans cette ville, de 1994 à 2000, et revient donc dans un espace de 1 500 m².

    Le Furet du nord poursuit sa politique d'expansion, portant le nombre de magasins à 16 (12 dans les départements 59 et 62, et 4 en Ile-de-France).

     

  • Un crime parfait

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    La petite collection des éditions Allia répond parfaitement à mes attentes. Format réduit, textes courts pour certains d'entre eux, soin apporté à l'objet-livre, qualité des textes, et un prix vraiment démocratique.

    "Un crime parfait" ne déroge pas à la règle. Récit de l'enquête d'un inspecteur polonais, obstiné, dénommé Jacek Wroblewski, cette longue nouvelle soulève la question : "Une fiction littéraire peut-elle mettre en cause son auteur dans une affaire de meurtre ?"

    Amok, le livre dont il est question et sur lequel le policier s'appuie pour inculper Krystian Bala, raconte l'histoire d'un jeune homme quelque peu dérangé. Wroblewski entame un travail de critique littéraire, décortique le livre, l'étudie sous toutes ses coutures. Convaincu de la culpabilité de Bala, il lui faut plus pour l'arrêter : un mobile et, idéalement, des aveux.

    Excellent de bout en bout, "Un crime parfait" est le compagnon d'une journée idéal pour tout lecteur friand d'affaires judiciaires...

     

    Un crime parfait

    de David Grann

    éditions Allia, septembre 2009

    ISBN 978-2-84485-325-7

    80 pages - 3,00 €

  • Billie, essai manqué ?

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    Deux tiers des lecteurs sont... des lectrices. À la différence des hommes, dont les lectures sont plus éclectiques, les femmes sont, le plus souvent, très fidèles à un(e) auteur(e). Ce sera une nouvelle fois le cas pour le nouveau roman signé par Anna Gavalda.

    Mais voilà, les premières critiques sont mitigées - c'est notamment le cas pour celle du Figaro -, la couverture fait penser à un livre illustré pour les 3-5 ans, le roman débarque en pleine saison de remise des prix littéraires - les tables sont pleines à craquer -, et, pour couronner le tout, le prix me semble légèrement excessif - un ou deux euros en trop -.

    En attendant, la mise en place est "gavaldienne" (200 000 exemplaires), les fans ne manqueront pas de se ruer sur les piles, et les fêtes se rapprochent - si on l'aime, on l'offre à quelqu'un d'aimé, si on déteste, on l'achète comme cadeau foireux -.

    En tant que libraire, il y a de quoi faire la moue. Gavalda fera-t-elle de l'ombre aux excellents romans de la rentrée ? C'est possible. Pour un roman de ce type, une publication en mars me paraît plus judicieuse. 

      

     

  • une nouvelle collection aux éditions de Borée !

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    Les éditions De Borée sortent de leurs sentiers battus, ou plutôt de leur terroir, pour se lancer dans des romans plus généralistes.

    Quatre nouveaux titres paraissent ce vendredi 4 octobre.

     

  • Tom Clancy est mort !

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    La disparition soudaine de Tom Clancy, l'un des écrivains les plus lus dans le monde, risque de provoquer une déflagration. Incroyable faiseur de best-sellers, Tom Clancy est mort ce mardi 1er octobre à l'hôpital de Baltimore.

    Né le 12 avril 1947, on lui doit de nombreux livres, la plupart portés à l'écran :

    Tempête rouge, Jeux de guerre, Octobre rouge, La somme de toutes les peurs, Mort ou vif, Les Dents du tigre, Danger immédiat, Code SSN, et j'en oublie...

    L'écrivain était publié en français par Albin Michel, à l'exception de Code SSN publié à L'Archipel.

    Son héros principal, Jack Ryan, fut interprété à deux reprises par Harrison Ford.

     

    Gageons qu'à l'annonce de son décès, les libraires installeront des tables à sa mémoire...

     

     

     

     

  • Laballery fête ses 20 années de Scop !

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    Une société gérée par ses salariés et qui prospère, c'est possible. L'imprimerie Laballery le prouve, et ce malgré la mondialisation, malgré la crise, et malgré la concurrence.

    La société coopérative et participative Laballery emploie une soixantaine de personnes à Clamecy, dans la Nièvre (58). Elle s'apprête même à investir 1,8 million dans de nouvelles machines. Cet agrandissement permettra à l'entreprise de doubler sa capacité de production.

    Spécialisée dans l'impression de livres, cette imprimerie est capable de réaliser toutes sortes de tirages, des plus réduits en numérique, aux plus conséquents.

     

  • L'élégance

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    "Qu'est-ce que l'élégance ? Une allure, une démarche ? Fait-elle encore rêver, elle qui joue avec les valeurs d'intemporalité et de discrétion, à l'heure où le « style » règne en maître ?

    Intriguée par ce thème insaisissable et évanescent, sur lequel peu d'ouvrages existent, Nathalie Rykiel explore tour à tour les différentes facettes (esthétique, éthique...) de l'élégance. Dans ce livre, elle dévoile de nombreux souvenirs, revient sur des moments forts de la maison Rykiel et rend hommage à ces personnalités ou anonymes qui, à ses yeux, incarnent l'élégance : Françoise Sagan, Jean-Pierre Léaud, Barbara, une amie d'enfance, un médecin..."

     

     

    L'élégance

    de Nathalie Rykiel

    éditions Autrement, septembre 2013

    ISBN 978-2-7467-3496-8

    154 pages - 22,00 €

     

  • Santé, le grand fiasco

    sante_le_grand_fiasco_01.jpg"Gaspillages absurdes, déserts médicaux, services d'urgence saturés, faillite de la sécurité sociale... Réputé dans le monde entier, sans doute victime de son succès, le système de santé français accuse désormais le coup. Pire, il a fini par déresponsabiliser l'ensemble de ses acteurs : « Le médecin prescrit, le malade consomme, la “Sécu” rembourse. »

    La machine est bien rodée mais elle s'est enraillée et aucune réforme ne parvient à endiguer sa lente dégradation. Les caisses de l'État sont vides et ne pourront plus financer bien longtemps un modèle de santé devenu inabordable. Les marchands de santé ont compris le filon, générant des profits exorbitants. Jouant sur nos peurs, les groupes pharmaceutiques acoquinés au pouvoir politique créent des molécules inutiles ou, pire, dangereuses.

    La médecine à cent vitesses voit les campagnes se déserter et les médecins s'entasser en ville, laissant les patients isolés renoncer à se soigner ou asphyxier un peu plus les urgences des hôpitaux. Mais les établissements de santé eux aussi sont en déficit et cherchent à rogner sur le budget pour faire de l'hôpital public une entreprise rentable. Les auteurs donnent ici l'alerte sur les failles du système de santé.

     

    Santé, le grand fiasco

    de Véronique Vasseur & Clémence Thévenot

    Flammarion, septembre 2013

    ISBN 978-2-0812-8625-2

    310 pages - 19,00 €