La lumière de l'aube s'invite chez Thomas Gunzig...

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On connaissait le Gunzig écrivain. On connaissait le Gunzig chroniqueur à la radio. On connaissait le Gunzig facétieux, caustique. Mais le Gunzig photographe, c'est une première, sans mauvais jeu de mots. Dans ce bel ouvrage cartonné, il le confesse lui-même : "À vrai dire, je ne connaissais rien à la photo ni aux photographes et encore moins à la technique. La sensibilité, la vitesse, la focale, le diaphragme... Je n'y comprenais rien."

Et l'on a du mal à le croire lorsqu'on passe ses clichés en revue. Car ils sont tous admirablement cadrés, imaginés, débusqués, d'une netteté impeccable. Un Bruxelles pour les Bruxellois. Un Bruxelles pour les Belges, pas vraiment pour les touristes. Ce Bruxelles-là, on se l'approprie. On l'a tous croisé, à son réveil... ou juste avant, au moins une fois, sans jamais s'arrêter pour immortaliser l'instant. Thomas Gunzig, lui, l'a fait, à de multiples reprises.

De là à délaisser l'écriture qui le nourrit depuis longtemps, voilà un pas qu'il ne fera pas. On l'espère car ses textes, on les aime tout autant que ses photos.

"Tout a commencé très simplement. On m'avait proposé de faire des billets radiophoniques, ça s'enregistrait tôt. Très tôt. Ça impliquait de se lever, à cinq heures trente, trois jours par semaine. J'avais eu peur de ne pas y arriver. Je crois sincèrement que si je n'avais pas commencé à faire des photos, je n'aurais pas tenu longtemps."

Bien lui en a pris, car du quai des Péniches à l'avenue de Saint-Job, en passant par l'avenue Louise ou la rue de Flandre, on se régale à chaque page...

 

Bruxelles derniers rêves

de Thomas Gunzig

Renaissance du Livre, octobre 2013

ISBN 978-2507-05161-7

98 pages - 19,90 €

Commentaires

  • Photographies IKEA sans grand intérêt artistique, mais vendeur, car le nom, assez connu, est vendable.

    Du cabotinage assez pitoyable en somme...

    Thomas Gunzig, le mauvais photographe, aurait dû n'être qu'écrivain. Un bon écrivain par ailleurs.

    La Renaissance du Livre a trouvé le filon et vous savez quoi ? La libre va même vendre des posters.

    Pour les chiottes photographiques.

  • Je suis d'accord avec le commentaire de Luc. Cette corde supplémentaire à l'arc de Gunzig est celle en trop. C'est cliché (sans mauvais jeu de mots), léché, scintillant... Juste quelques fonctions activées sur un appareil semi-pro. Mais je ne vois aucun "regard" dans ces images. Assez minable quand on sait la difficulté que rencontrent les photographes à faire connaître leur travail. Vite, tirons la chasse!

  • Bien chers Luc et Antoine,

    Je reconnais là des commentaires de spécialistes en photographie... ce que je ne suis pas. Aussi ai-je apprécié l'ouvrage de Thomas avec mes yeux de béotien en la matière, de novice, de photographe en smartphone. Je suis le premier à le reconnaître.

    Il me paraît également pertinent d'avouer que le nom "Gunzig" ait provoqué l'intérêt d'un éditeur, fût-il pour le coup plus photographe qu'écrivain. L'éditeur, de nos jours, et croyez que je le regrette, limite les risques au maximum, en choisissant un auteur possédant déjà un public, plutôt qu'un inconnu. C'est un fait. Je comprends donc l'amertume de Luc et celle d'Antoine.

    Cela dit, je respecte le travail de Thomas, que j'apprécie en tant qu'auteur, en tant que créateur, et en tant qu'être humain.

    Les commentaires acerbes, pour légitimes qu'ils puissent être - et il faut accepter la critique lorsqu'on est auteur, pour en mesurer l'exactitude ou non, et pour toujours veiller à s'améliorer -, peuvent faire mal à l'auteur. Ce n'est pas évident d'être traîné dans la boue publiquement. A force d'être sans cesse glorifiés, les "grands" auteurs ne se remettent plus en question. Pour l'éditeur, il devient plus une vache à lait qu'un créateur génial. Pour le journaliste, gavé par un plantureux repas en compagnie du maître ès lettres, il est un homme remarquable. Quant au public, il reste fidèle même s'il ne se renouvelle pas. En n'osant plus être sincère vis-à-vis de ces stars, on ne leur rend pas service. Que du contraire !

    J'espère que, malgré mon avis de lecteur peu habitué à lire des livres d'art ou de photographies, vous saurez faire la part des choses et continuer à tenir compte de mon avis par la lecture de mes critiques toujours sincères et exemptes de toute jalousie mal placée.

    Je tiens donc à vous remercier car votre avis est utile. Libre à vous, photographes, de persévérer et d'être reconnus par un éditeur à la mesure de votre talent. Libre à vous également de vous associer à l'un de ces "noms" qui ont tendance à titiller l'envie productrice des éditeurs, quitte à laisser au passages quelques % de droits d'auteur... Ah, cette loi de la jungle qui nous gouverne...

    Très respectueusement,

    Marc Varence

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