le patron

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Vassili Séménof, le boulanger et fabricant de craquelins, emploie quelques dizaines d'ouvriers dans des conditions dantesques. Il faut rappeler que dans cette Russie tsariste, la vie est dure, parfois autant que l'hiver. Grosse brute emplie d'eau-de-vie, le patron engage le narrateur qui trimera sans relâche, de nuit. Mais ce nouvel arrivant instillera le goût de la révolte à ses camarades. Sans cesse houspillés, rudoyés par le patron et ses sbires, les ouvriers souffrent des conditions de travail plus que spartiates.

Récit autobiographique de Maxime Gorki, ce texte de la littérature sociale russe traduit bien les premiers remous qui conduiront au premier soulèvement de 1905, jusqu'à la révolution de 1917. Certes, la lecture n'est pas franchement aisée, même accompagné d'un samovar bouillant et calfeutré dans un fauteuil à bascule.

Il faut saluer l'audace... ou plutôt la politique éditoriale des éditions du Sonneur, qui ont permis à cette œuvre de se frayer un passage parmi les milliers de titres nouveaux et rappellent que la littérature classique, qu'elle soit française ou russe, ne doit absolument pas être oubliée...

 

le patron

de Maxime Gorki

Les éditions du Sonneur, octobre 2010

ISBN 978-2-916136-30-1

192 pages - 14,00 €

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