• Je n'ai jamais connu la guerre

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    Darius est un homme d'affaires, ambitieux, quelque peu nombriliste, hâbleur, qui a réussi dans un créneau innovant : l'injection de souvenirs fabriqués, généralement lubriques. Cet homme est pourtant un écorché vif qui souffre de cauchemars emplis d'une extrême violence.

    Lorsque Cerise pénètre dans son bureau, Darius redevient le Darius d'antan, lorsque ces deux tourtereaux fricotaient ensemble.

    Du KSTR pur jus, décalé, au dessin acéré.

     

    Je n'ai jamais connu la guerre

    Dessin : Maud Begon

    Scénario : Joseph Saffieddine

    KSTR, mai 2013

    ISBN 978-2-203-04701-3

    132 pages - 16,00 €

  • Correspondance duBus

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    Avez-vous relevé votre courrier ? Pas encore ? Il se pourrait que, via Frédéric duBus, vous ayez du courrier d'un certain Elio, Dieu, Bart, Rudy, ou encore Herman. Si vous ne les connaissez pas, rassurez-vous, eux non plus.

    L'album de Frédéric duBus vient enfin de supplanter tous les autres sur les tables des libraires. Il faut dire qu'il n'hésite pas à dessiner tout haut ce que d'autres pensent tout bas.

    Et pourtant, la vie de dessinateur de presse n'est pas de tout repos. Pourchassé par tous les tueurs à gages du pays, le crayonneux se terre. Se déplaçant en Villo et sans garde du corps, l'homme aux doigts maculés d'encre de Chine flingue plus vite que le célèbre cowboy de Morris. Aucune animosité envers les chats, aucune non plus pour les journalistes qui lui préfèrent un certain Pierre K., Frédéric duBus va loin, très loin.

    Ses dessins m'ont vraiment déridé, moi qui suis aussi rieur qu'un scooter Peugeot escaladant la côte de Beez. Je vois duBus comme un fils de Franquin, un peu dans l'esprit des fameuses idées noires.

    Excellent !

     

    Correspondance duBus

    de Frédéric duBus

    Renaissance du Livre, mai 2013

    ISBN 978-2507-05129-7

    14,90 €

  • Sale temps pour les libraires...

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    Emmanuel Delhomme craint pour l'avenir de sa librairie située en plein 8ème arrondissement de Paris, avenue Franklin D. Roosevelt.

    Un commerce pas assez rentable pour une adresse aussi prestigieuse. Du moins, en cette période de crise...

    Son chiffre d'affaires en constante diminution (400 000 euros l'année passée, contre 500 000 en 2008) laisse entrevoir de bien sombres journées pour le libraire qui tirait déjà la sonnette d'alarme dans son livre publié en 2011.

    D'après lui, sans un miracle, sa librairie ne passera pas l'année...

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  • Les BOBOS

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    Le Bobo, le bourgeois bohème chanté par Renaud et décrypté par Myriam Leroy, est un être zen, empli de paradoxes qu'il se plaît à cultiver. Attention, le bobo n'est pas un Gonzague, mais il est très certainement l'un de ses fils, ou l'une de ses filles. Né en Brabant wallon, ayant grandi dans la fermette familiale, à l'abri du besoin, le bobo a prolongé sont temps d'études jusqu'à plus soif. Car oui, le bobo est un Tanguy en puissance.

    Adulte, le bobo fuit les collines verdoyantes et abondamment fleuries de Lasne, Ohain, Limelette ou Rixensart, pour se réfugier dans un trois-pièces à Saint-Gilles, près de ses semblables.

    Cette victime d'indigestion au MR devient écolo, écoute ses cheveux pousser, et bosse dans une asbl de promotion du cirque où il ne gagne pas plus que le SMIC.

    Le bobo au look négligé mais tendance, décalé, à la tignasse ondulée savamment hirsute, arpente les rues de sa micro-ville-capitale de l'Europe, car il faut dire qu'il ne quitte que très rarement l'axe Saint-Gilles-Ixelles-Watermael-Uccle.

    Cette analyse humoristico-ethnologique, Myriam Leroy l'a rythmée de chapitres courts. Elle s'attarde sur les us et coutumes du bobo.

    Comment lire un tel ouvrage ? Du début à la fin ? Non, trop banal, pas assez bobo. De la fin au début alors ? Non, trop populo, trop lecteur de DH. Il faut y picorer un passage croustillant. Lire ou relire plusieurs fois un paragraphe, pour bien l'assimiler. Débusquez le bobo qui sommeille en vous. Reconnaissez votre pote, fêtard inconditionnel, véritable boulet - car oui, le bobo n'a pas de voiture - qui s'incruste une fois les fontières de sa commune franchie. Ou, plus simplement, marrez-vous un bon coup !

     

    Les BOBOS - La révolution sans effort

    de Myriam Leroy

    Renaissance du Livre, octobre 2012

    ISBN 978-2-507-05077-1

    128 pages - 9,90 €

     

    Olivier Monssens présente, Myriam Leroy, "Les bobos", Renaissance du livre from Filigranes Tv on Vimeo.

     

     

     

     

  • Hôtel particulier

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    Une jeune femme, plutôt mignonne, décide de mettre fin à ses jours dans son appartement niché sous les toits.

    Dès lors, elle devient un fantôme qui hante l'immeuble et se mue en spectatrice des activités de ses ex-voisins.

    Souffrant très rapidement de solitude et d'impuissance, elle découvre que le chat la perçoit et lui fait la conversation.

    D'un point de vue graphique, il n'y a pas grand-chose à dire tant le trait de Guillaume Sorel se veut pur, parfaitement mis en couleurs, ombré et fait ressortir une sensualité, un érotisme sans failles.

    Là où le bât blesse, c'est la relative pauvreté du scénario. Certes, l'auteur se laisse aller, nous plonge dans l'atmosphère d'une cave où il se passe des choses plus surnaturelles que paranormales, ou chez ces parents meurtris suite à la disparition de leur petite fille, ou encore dans l'intimité de ce couple libertin. Mais il m'a fallu lutter pour achever la BD car l'ennui se propage trop tôt, diminuant l'intérêt pour l'idée de base.

    Cela dit, cela reste un très bel objet, une oeuvre graphique de très haut niveau qui, j'en suis sûr, ravira bon nombre de lecteurs.

     

    Hôtel particulier

    de Guillaume Sorel

    Casterman, 29 mai 2013

    ISBN 978-2-20305-775-3

    104 pages - 17,00 €

  • VIRGINIA

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    Doyle est un ancien soldat de la guerre de Sécession. Traumatisé d'avoir dû tuer une petite fille et poursuivi par le fantôme de celle-ci, il est devenu dépendant à l'alcool et à la morphine.

    En janvier 1863, il est à bord d'une diligence en route vers Lake Providence. Cet homme blond, barbu, mystérieux, solitaire, intrigue et inquiète. L'ex-caporal tireur d'élite sème le trouble sur son passage, d'autant qu'il n'a pas hésité à s'introduire par effraction chez le médecin pour lui dérober sa morphine.

    Ambiance glauque, morbide, très éloignée des westerns traditionnels façon Durango, ce Virginia prévu en trois tomes n'est pas fait pour vous remonter le moral. Les auteurs ont choisi de décliner l'histoire de Doyle sous deux formes graphiques : la première au dessin encré qui représente l'action présente et sa dérive vers la folie, la seconde au crayon de couleur pour rappeler son passé tragique.

    A dire vrai, ce style quelque peu morbide ne m'a guère séduit. Artistiquement, la performance est de taille et plutôt réussie. Mais entre la critique de graphistes rompus à ces exercices audacieux, et le grand public, il y a une grande différence.

     

    VIRGINIA

    tome 1 : Morphée

    Dessin : Benoît Blary

    Scénario : Séverine Gauthier

    Casterman, mai 2013

    ISBN 978-2-203-04780-8

    56 pages - 14,95 €

  • VIII

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    XVIe siècle, au coeur de la royauté anglaise. Le jeune Henry, second fils du roi Henry VII, vit dans l'ombre de son grand frère, Arthur, promu à régner sur l'Angleterre dès la mort de leur père. Bien que doté d'un fort tempérament de guerrier, il reste méprisé par son père, qui ne voit en lui qu'un obstacle à son bonheur de voir Arthur couronné à sa suite.

    Henry est pourtant persuadé qu'il accèdera au trône, comme on le lui a prédit. Mais les hallucinations régulières dont il est la proie ne vont-elles pas faire de lui un roi maudit ?

     

    VIII

    de Harriet Castor

    MA éditions, mai 2013

    ISBN 978-2-822-401890

    420 pages - 19,90 €

  • L'homme qui aimait les tueurs

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    « Je voudrais que vous enquêtiez sur moi. Je suis flic, un bon flic, sorti major de ma promotion, aujourd’hui commissaire de police. Je suis en instance de divorce, en analyse depuis trois ans et j’ai peur d’être un tueur en série… »

    L’auteur de cette étrange requête s’appelle Sylvain Macarie. Êtes-vous en face du criminel le plus retors de la planète ? L’homme est-il victime d’une effroyable machination ? Encore une question : acceptez-vous l’enquête ?

     

    Le nouveau projet des éditions Méhari !

     

    Pour investir

  • Les Cosaques d'Hitler

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    La guerre a semé nombre de dilemmes parfois insoutenables, celui des Cosaques en est un. Après avoir servi le tsarisme pendant trois siècles, les valeureux mercenaires que sont les Cosaques, cavaliers émérites, ont très mal vécu la révolution bolchévique. Et c'est un euphémisme quand on sait que les Cosaques composèrent l'essentiel de l'armée blanche, vaincue par l'armée rouge en 1920.

    Présentée sous forme de diptyque, cette BD se veut tout en dualité, en présentant un épisode très peu glorieux pour les Alliés sous la forme d'une histoire d'amour, somme toute banale, entre une Cosaque et un officier écossais. Malgré quelques longueurs, le scénario finit par s'établir en 1945 et ne manque pas d'intérêt.

     

    Les Cosaques d'Hitler

    tome 1 : Macha

    Dessin : Olivier Neuray

    Scénario : Valérie Lemaire

    Casterman, mai 2013

    ISBN 978-2-203-06136-1

    48 pages - 12,95 €

  • La Fnac se soigne... enfin, essaie...

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    On a beaucoup évoqué la période pour le moins délicate que vivent les groupes Virgin et Chapitre, mais les difficultés touchent tout le monde du livre.

    Pendant des lustres, la Fnac, pour le grand public, semblait hors d'atteinte, toujours en état de grâce. Cela n'était pas faux car la Fnac régentait le monde de la librairie et avait un peu - trop - tendance à dicter sa loi, allant jusqu'à influencer les tirages des éditeurs, tant leur domination était évidente.

    Depuis l'arrivée d'Amazon, de la crise de 2008, et de la chute phénoménale de la vente des produits liés à la musique dans les magasins dits "physiques", la Fnac est rapidement passé du statut de "poule aux oeufs d'or" à "boulet" ou "objet encombrant" pour le groupe PPR (Pinault-Printemps-La Redoute).

    Les restructurations et changements de politique commerciale se sont enchaînées à un rythme effréné. Dernier bouleversement en date, et non des moindres pour nous, acteurs du livre en Belgique, c'est la décision de pilotage des Fnac belges depuis le siège francilien. Une catastrophe pour les acheteurs et acheteuses venant à peine de déballer les caisses et installer le mobilier à Evere, à deux pas de l'OTAN.

    Approvisionnées depuis la France ? Ok, pourquoi pas ? Mais alors, que restera-t-il de l'ancrage belge dans les rayons ? Quelles seront les conséquences financières pour les principaux distributeurs belges ? Les dégâts risquent d'être considérables car les Fnac génèrent malgré tout un chiffre d'affaires très important.

    Le changement de cap devrait intervenir en juillet, un peu plus d'un an après le même genre de décision qui avait frappé les Fnac suisses. Après les coupes budgétaires accomplies sur le territoire romand, ce sera donc à nous, petits Belges plus que jamais, de trinquer.

     

     

  • Des charognards... pas des clients !

     

    Sans commentaire... Je reste sans voix, tellement déçu par la nature humaine... Et quel manque de respect à l'égard des employés de Virgin.

    Article de Rue 89 : édifiant !!!

     

  • Jean-François Piège !

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    Jean-François Piège signe pour la première fois un livre de texte. Dans son manifeste, il nous invite à la grande table de ses souvenirs culinaires, ses repas de famille, ses premières émotions et des odeurs qui lui sont chères.

    Pour lui, le repas doit se penser dans sa globalité, c'est un véritable rituel de partage où le sentiment est au coeur de sa cuisine. Franchi le seuil de son restaurant, Jean-François Piège pense le repas dans son ensemble comme un moment ; c'est cette réelle symbiose entre la cuisine et sa périphérie qui l'amène désormais à envisager sa réflexion sur l'art de manger.

    « Ma philosophie me conduit à me placer constamment à la place de mes convives afin qu'ils se sentent comme chez eux dans mon restaurant. Accueillir, c'est partager, échanger mais surtout être à l'écoute. Je souhaite que mes clients ressentent la jouissance qu'est la mienne d'avoir construit le repas qui va suivre. »

    Pour enrichir cet ouvrage, Jean-François Piège s'est entouré de personnalités dont la sensibilité et le travail s'accordent avec sa recherche esthétique et culinaire :
    Richard Geoffroy (chef de cave de Dom Pérignon), Michel Bernardaud (créateur d'arts de la table), Valérie Expert (journaliste), Xavier Darcos (Président exécutif de l'Institut français), Bénabar (chanteur), India Mahdavi (architecte d'intérieur et designer), Joël Thiébault (maraîcher), Mathias Augustyniak (directeur artistique) et Stéphane de Bourgies (photographe).

     

    L'Art de manger

    de Jean-François Piège

    éditions Autrement, mai 2013

    ISBN 978-2-7467-3347-3

    144 pages - 18,00 €

  • Rimbaud en grande difficulté !

    Rimbaud1-1.jpgLe groupe Ducher a été placé en redressement judiciaire !

    Après Virgin, après Chapitre, les six librairies-papeteries du nord-est de la France risquent de devoir prendre des mesures radicales.

    Certes, le tribunal du commerce de Bar-le-Duc n'avait très certainement plus d'autre choix, mais imaginer la fermeture éventuelle du lieu qui a vu naître Arthur Rimbaud, me reste en travers de la gorge.

    La Ducher SA se compose de six points de vente : Nancy, deux à Thionville, Bar-le-Duc, Verdun et, bien entendu, Rimbaud à Charleville-Mérières.

    En cause, toujours les mêmes raisons, inutile de les rappeler. La question que l'on peut se poser est la suivante : "Les librairies survivront-elles ?"

    Oui, à la seule condition d'une PRISE DE CONSCIENCE COLLECTIVE ET MASSIVE !

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  • Nestor Burma en pleine forme !

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    Partant d'une intrigue toujours assez confuse, Nestor Burma en dénoue les fils. Cette fois, il devra s'immiscer dans l'univers de la haute couture, lui... ou plutôt Hélène, sa fidèle assistante.

    Album dense qui se lit lentement, paisiblement, ce "Boulevard... Ossements" nous plonge dans l'imaginaire fertile de Léo Malet.

    Tout commence par la visite d'un diamantaire, Omer Goldy, qui demande à Nestor Burma d'enquêter sur un restaurateur chinois peu scrupuleux et soupçonné de chantage. Sur place, Burma ne se montre pas très discret - c'est le moins que l'on puisse dire -, mais parvient subtiliser au Chinois une carte de visite bizarre... celle d'un ancien lupanar de Shanghai. Intrigué, piqué au vif, Nestor Burma est résolu à reconstituer le puzzle qui se complique encore lorsque son diamantaire et client est retrouvé mort.

    Même si l'on risque de perdre le fil de l'histoire à tout moment, l'auteur nous tient fermement et nous entraîne jusqu'au bout, jusqu'à ce que tout s'éclaire...

    Paru en 1957, ce livre de Léo Malet a gardé toutes les saveurs d'antan.

     

    Boulevard... Ossements

    d'après l'univers graphique de Tardi et le roman de Léo Malet (Fleuve Noir)

    Adaptation et dessin : Nicolas Barral

    Casterman, mai 2013

    ISBN 978-2-203-05881-1

    90 pages - 16,00 €

  • Le jugement dernier...

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    Des bombes sèment la terreur au Brésil, aux États-Unis, au Japon, en Inde. Pas des bombes ordinaires, mais celles du « Jugement dernier », des engins miniaturisés d'une effroyable efficacité ! Qui se cache derrière ces attentats et pourquoi sont-ils commis, causant des milliers de morts ?

    Un policier américain et un journaliste français se lancent sur la piste des mystérieux coupables qui ne formulent aucune revendication.

    Comment imaginer qu'ils devront remonter à un texte apocalyptique, le Codex Lucis des Cathares, pour identifier la source d'un complot vieux de neuf siècles et posant une question cruciale : l'humanité a-t-elle un avenir ?

    Chapitres courts, phrases courtes, simples, nombreux dialogues, la recette du best-seller réchauffé au micro-ondes fonctionne à plein régime (si j'ose m'exprimer ainsi), et l'éditeur, manifestement, en connaît tous les secrets de fabrication.

     

    Le jugement dernier

    de Stéphane Haumant

    J éditions, mai 2013

    ISBN 9791090278400

    384 pages - 20,90 €

     

  • Difficile de résister au pouvoir de Franquin...

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    Le petit groom ayant 75 ans, cela mérite bien un retour aux sources... et un petit investissement...

    Mais quel plaisir de se replonger dans ce "Spirou et les héritiers", "Les voleurs du marsupilami", ou cette excellente "mauvaise tête".

    Bonne lecture....

  • De 1 700 m² à... 2 600 m² !

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    La librairie bruxelloise Filigranes s'étendra bientôt du 39 au 42 de l'avenue des Arts pour atteindre une surface totale de 2600 m2.

    L'espace dédié à la littérature occupera à elle seule un espace de près de 900 m2

    Les sections Beaux-Arts et Vie Pratique occuperont désormais le nouvel espace au n°41.

    Vous y trouverez un bar à caviar et champagne, un espace de démonstration de cuisine, une véritable cave à vin, des corners papeterie, et un département Beaux-Arts considérablement enrichi.

    Au n° 42, Filigranes proposera désormais une librairie internationale, où anglais, espagnol, italien, allemand et néerlandais se côtoieront joyeusement.

    Fin des travaux... dans quelques semaines !

     

    http://www.filigranes.be/fr/evenements/agggrandissement/

     

  • Le mariage pour tous

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    Un éditeur serait-il, par essence, un opportuniste ? Noooooon, pas le moins du monde... Quoique... Un livre sur le mariage pour tous, intitulé "Le mariage pour tous" (ils se sont décarcassés pour trouver le titre), je l'ai immédiatement rangé dans la pile "non-livres".

    En fait, c'est à moitié le cas. À moitié car j'avoue avoir pris beaucoup de plaisir à découvrir certaines maximes, périphrases, slogans et d'autres tweets ou aphorismes.

    En tant que Belge, je ne comprends pas tout le tollé que ce texte de loi a pu provoquer. N'y a-t-il pas de sujet plus important, prioritaire ? Ce tohu-bohu ne servirait-il pas à masquer certains manquements ? Je me pose la question. D'autant que pour toute personne sensée, le mariage pour tous correspond à une évolution sociétale inévitable. Certes, on peut ne pas adhérerà ce que d'aucuns pourraient considérer comme une preuve de faiblesse du politique.

    Les fermetures d'usines, de librairies, les CDD, le taux de chômage et l'augmentation du coût de la vie devraient bien plus provoquer l'indignation des foules que ce faux débat.

     

    Le mariage pour tous

    éditions Tchou, mai 2013

    ISBN 978-2-7107-0808-7

    160 pages - 9,95 €

  • O.D.E.S.S.A.

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    En 1946, en plein cœur des Ardennes, Marie-Louise Marchandise dépérit lentement. Ses jours sont comptés. À son chevet, André et René, ses deux fils. L'aîné, Charles, manque à l'appel. Il aurait été tué sur le front de l'est.

    Or, les dernières volontés de la pauvre femme moribonde sont claires : réunir ses trois fils. De la mort de Charles, elle n'en croit pas un mot. Une mère ressent ce genre de choses. Haï par André, communiste convaincu, Charles n'est plus le bienvenu dans la demeure familiale. En cause, son engagement dans la légion Charlemagne, la fameuse L.V.F. contre le bolchévisme, qui a combattu aux côtés des Allemands en plein hiver russe.

    Dans une Europe en lambeaux, littéralement déchiquetée par cinq années de guerre, les tensions sont encore très vives et la fuite des collabos bat son plein. André, chargé de mission par sa mère, part à la recherche de ce frère maudit. Il découvre, malgré lui, l'existence du réseau O.D.E.S.S.A., des hommes opportunistes, sans foi ni loi, âpres au gain, anciens collabos pour certains, qui organisent l'exfiltration vers l'Argentine des criminels de guerre, nazis, et autres personnes n'ayant pas la conscience tranquille.

    Après tout, si l'on se replonge en 1940, juste après la déroute française, que signifie encore le patriotisme ? Rejoindre de Gaulle en Angleterre et quitter les siens dans le désarroi le plus total ? Prendre le maquis, sachant qu'il n'y a aucune résistance organisée à ce moment-là ? Ou se ranger derrière le Maréchal, héros de Verdun, personnage avisé, réputé sage, qui inspire le respect ? La troisième possibilité se veut l'option la plus rassurante, la plus facile aussi. Il n'est pas évident, 70 ans plus tard, de savoir quelle aurait été notre réaction.

    Les auteurs exploitent à merveille cette ambiguïté. Le scénario très bien ficelé nous entraîne au milieu de ces sympathisants du régime nazi. L'atmosphère y est malsaine. La naïveté d'André amplifie encore le malaise. Et la chute est surprenante. Cerise sur le gâteau, les deux tomes composant l'histoire ont été publiés en même temps, de quoi satisfaire les impatients. En conclusion, deux BD de très bonne facture.

     

    O.D.E.S.S.A.

    tome 1 & tome 2

    ISBN 978-2-203-03599-7 & 978-2-203-03602-4

    Dessin : Peka, scénario : Michel Dufranne

    Casterman, février 2013

    48 pages - 12,95 €

  • Surfer sur la vague érotique...

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    Jane Eyre a mené une dure vie de recluse : orpheline dès son plus jeune âge et méprisée par le reste de sa famille, elle a été envoyée à l'Institut Lowood, avant de devenir gouvernante au manoir de Thornfield. Elle qui n'a jamais pu satisfaire qu'en rêve ses besoins de tendresse et d'affection se trouve plongée dans un univers de passion, de désir et de sexe qu'incarne à ses yeux naïfs la personne du fier et ténébreux maître de la maison, Mr Rochester. Après quelques timides tentatives pour échapper à ses avances, Jane s'abandonne à son désir sauvage et brutal et se perd dans la fièvre de sa propre sensualité. Persuadée qu'un coeur se cache derrière les airs sombres et les réactions parfois brutales de son amant, elle cherche désespérément son amour et ses caresses avides. Mais elle découvre alors quelque chose dans le grenier... et son univers bascule pour toujours.

     

    Jane Eyrotica

    de Karena Rose

    MA éditions, avril 2013

    ISBN 978-2-822-401999

    300 pages - 14,90 €

  • Pour les fous furieux dans mon genre...

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    Un livre… Que représente cet objet pourtant anodin aux yeux de certains ? Quelle valeur réelle lui attribuer ? Quelle puissance génère-t-il ? Pourquoi faut-il se battre pour le sauver ?

     

    Quelle est votre réaction lorsque, au cours d’un déménagement, ou lors d’un rangement approfondi de votre lieu de vie, vous découvrez une caisse emplie de vieux bouquins datant de votre enfance ? Ces « bibliothèque rose » ou « verte », ces premières BD, ces livres illustrés qui vous ont émerveillé autrefois… La réponse est contenue dans la question. La larmichette à l’œil, vous seriez capable de vous y replonger aussitôt. Mais attention, que personne ne vous surprenne en train de dévorer un « Bob et Bobette » tout racorni, un bon vieux Pagnol, un Jules Verne, un Bob Morane ou pire… l’une de vos toutes premières lectures pour enfants de moins de six ans ! Et pourtant, que peut-il y avoir de répréhensible à rêver de nouveau, à réinventer des mondes que l’on croyait enfouis à jamais ? Et cette odeur caractéristique que, en cachette une fois encore, vous humez tendrement…

     

    Vous pourriez classer les livres par époques successives de votre vie. Par tranches. « Tiens, c’est vrai, cette année-là, j’ai eu ma crise de boulimie pour tel auteur ! »

     

    Rien n’est plus fort qu’un livre. Peu de films inspirés de livres en possèdent la force, la qualité, la capacité à emporter votre âme dans un monde qui vous est propre, créé de toutes pièces. Des exemples parmi d’autres ? J’ai lu « Shining, l’enfant-lumière » de Stephen King, « Papillon » d’Henri Charrière, ou «  Le client » de John Grisham, avant de voir les adaptations que l’on m’annonçait comme des chefs-d’œuvre. Cruelles déceptions. D’autres me citent l’adaptation de « Et si c’était vrai » (Marc Levy), jugée nullissime par rapport à l’ouvrage écrit. Les exemples sont nombreux.

     

    Un livre, je me plais à l’emporter partout avec moi, à le triturer, à le maltraiter – c’est mon petit côté sadique –, à lire et relire des paragraphes que j’estime bien ficelés, à en parler autour de moi, à faire partager son apprentissage, à le ranger parmi ses congénères dévorés avant lui. Pas question de le jeter, il a fait partie de ma vie !

     

    En fondant les éditions Méhari, je veux avant tout combattre à ses côtés. Car le livre papier se sent menacé. Pour cela, j’ai besoin de regrouper autour de moi une armée de lectrices, de lecteurs, d’amoureux des lettres, de ce bon vieux papier… et bien sûr d’auteurs.  J’ai besoin de vous toutes et tous. En devenant Méharistes, en permettant à cette maison de sortir de votre ordinateur pour s’installer dans les librairies, je pourrai être votre porte-parole et défendre notre passion commune.

    Aussi, par cet article rédigé en quelques minutes, cet article… non, ce cri du cœur, je tiens à vous impliquer. Soutenez ces ouvrages, qu’ils soient en grand format ou en poche, en investissant, à partir de 10,00 €, et par ce geste, vous me ferez comprendre qu’il n’y a vraiment pas de honte à avoir face à l’émotion procurée par cette invention plus que magique…

    http://editions-mehari.viabloga.com/projets.shtml