Nostalgie ?

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C'était au temps où lorsqu'on roulait en France, les voitures étaient équipées de phares jaunes. Le verrouillage central n'existait pas et les hommes - les mieux éduqués -, par galanterie, ouvraient la portière aux dames avant de pénétrer à leur tour dans le véhicule. Pas de direction assistée, pas d'appuie-têtes, pas de ceintures de sécurité à l'arrière, et pour ouvrir une vitre, il fallait actionner une petite manivelle.

 

 

 

 

 

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C'était au temps où les raquettes de tennis étaient en bois, les balles étaient blanches pour la plupart et seul un Suédois à cheveux longs maîtrisait le lift à la perfection, dégoûtant ses adversaires sur la terre ocre.

 

 

 

 

 

 

 

 

  

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C'était au temps où le téléphone était fixe, où l'on attendait parfois son tour devant une cabine téléphonique. Lorsque le téléphone sonnait, de sa sonnerie stridente universelle, on ne pouvait deviner qui était à l'autre bout du fil. Et lorsqu'on quittait le domicile, on n'était ni "géolocalisé", ni "géolocalisable".

A cette époque, pas si lointaine finalement, on s'écrivait, on s'envoyait des lettres manuscrites, des cartes postales pour prendre des nouvelles ou pour en donner.

Un peu avant les vacances, il fallait acheter des cartes routières, mais aussi penser à la pellicule Kodak ou Agfa pour l'appareil photo. Et avant d'en prendre une, on réfléchissait s'il fallait ou non la prendre, car le développement de celle-ci était payant.

Dans chaque artère commerciale, il y avait au moins un disquaire, un photographe, un libraire, et parfois un cinéma de quartier. Des 45-tours, j'en achetais toutes les semaines.

Chaque dimanche, en déjeunant, on regardait "Le Petit Rapporteur" et l'on riait des blagues de Collaro, de Prévost, de Desproges, ou de Martin.

A Bruxelles, dans les bus, il y avait un chauffeur et un contrôleur-poinçonneur. Il était chic, pour un enfant, de s'habiller en Dujardin, la boutique du goulet Louise.

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Et lorsque le mois de septembre approchait, peu avant la rentrée des classes, on se rendait en famille chez NIAS, rue Neuve, pour faire le plein de fournitures.

Une fois que les profs avaient donné la liste des manuels scolaires à acquérir absolument, nous allions rue Fossé-aux-Loups, à la librairie Castaigne, librairie généraliste possédant un fonds important de livres scolaires.

A la télévision, nous n'avions pas tous la fameuse "télé-couleurs", nous pouvions choisir entre cinq ou six chaînes (trois en France) et il fallait se lever pour la sélectionner. Le vendredi soir, les adultes les plus cultivés regardaient "Apostrophes", émission littéraire en prime time - eh oui -, animée par Bernard Pivot.

C'était au temps...

 

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