Un classement sans grande surprise...

editions-viviane-hamy-fotolia-a-erzetic-_12673956_subscription_l-livres-roman-litterature-1075830.jpgLe magazine Livres Hebdo a publié le classement des 200 premiers éditeurs français. Mis à part la progression de Lefebvre-Sarrut, qui pour la première fois décroche la médaille de bronze derrière les deux monstres tentaculaires que sont Hachette et Editis, rien de très surprenant.

Epinglons cependant quelques maisons d'édition. Tout d'abord le tir groupé des principaux éditeurs de BD. Casterman enregistre la plus forte progression de son chiffre d'affaires (+21,3%), ce qui n'empêche pas les cinq grands de se tenir dans un mouchoir de poche : Dargaud-Lombard, Casterman, Delcourt, Dupuis et Glénat affichent une belle santé.

Le Dilettante, maison publiant en grand format les ouvrages d'Anna Gavalda, voit son chiffre d'affaires reculer de 61,4%, mais il s'agit d'une année sans nouvelle parution de la locomotive locale. Rien d'inquiétant cependant car l'entreprise fondée par Dominique Gaultier demeure bénéficiaire, preuve de bonne gestion.

Autres sociétés affichant une belle prospérité : Bragelonne (38ème), Les Arènes (55ème), P.O.L. (71ème), Le Courrier du Livre-Guy Trédaniel (78ème), Héloïse d'Ormesson (80ème), Ki-Oon (91ème), HC éditions (102ème), ou encore L'Arche (121ème).

Dans le domaine du livre luxueux, la crise n'a pas cours. Taschen France (44ème) et Citadelles & Mazenod (62ème) sont en progression. Il faut donc croire que le matraquage médiatique rappelant la pauvreté extrême des ménages, le chômage, la diminution du pouvoir d'achat et l'augmentation des prix de l'immobilier ne décourage pas les classes riches.

Tout n'est pas rose pour autant. Au Diable Vauvert (128ème), sympathique maison publiant notamment le Belge Thomas Gunzig, est en recul (-13,3%), tout comme les éditions du Jaguar (-23,4%), Philippe Picquier (-6,3%), Stock (-40,6%), Ouest-France éditions (-29,5%), Gallmeister (-29,4%), ou De Borée (-17,5%). Recul du CA ne signifie pas forcément perte. D'une année à l'autre, les éditeurs ne publient pas toujours de best-sellers qui boostent le CA. Bénéfice ou perte dépendent davantage de la gestion quotidienne de l'entreprise. Pour exemple, le recul de près de 30% du chiffre d'affaires chez Ouest-France éditions, n'empêche pas la société dirigée par Servane Biguais d'enregistrer un bénéfice très confortable.

Enfin, le champion toutes catégories se nomme Viviane Hamy. Avec +248,9% de progression de son chiffre d'affaires et un bénéfice approchant le million d'euros, la maison s'installe à la 60ème place du classement. Et dire qu'il y a une dizaine d'années, cette entreprise était proche du dépôt de bilan...

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