30.05.2011
L'amour du tennis
Mes premiers balbutiements tennistiques ont eu lieu sur la plage de Blankenberge, au milieu des années 70. Une raquette en bois, quelques balles - blanches à cette époque - et un terrain tracé à la hâte sur le sable durci par la marée. Point de filet, mais beaucoup d'imagination. Comme le rappelle Patrice Dominguez, la pratique du tennis en France a débuté sur les plages normandes ou bretonnes.
Mois de juillet 1981, je regarde le match Connors - Borg sur le petit écran. Wimbledon, demi-finale, l'enjeu est énorme et la tension palpable. Les deux hommes sont au sommet de leur art. Dès l'entame, Jimbo écrase son adversaire : 6/0. Sa pugnacité, sa rage de vaincre et son attirance pour le jeu d'attaque font merveille. Le Suédois, placide comme à son habitude, encaisse les coups et ne laisse rien paraître. Il attend que l'orage Connors passe. Mené deux sets à rien, Borg équilibre les échanges, serre le jeu, pousse son adversaire à la faute et empoche le troisième set. Devant mon écran de télévision, je suis captivé par la remontée fantastique du champion suédois. Il court sur chaque balle et, orgueil de champion oblige, assène un 6/0 à Jimmy Connors au quatrième set. Björn Borg finit par gagner la partie, en cinq manches. C'est décidé. Moi aussi, il le faut, je jouerai au tennis.

Trente ans plus tard, ma passion pour ce sport ne s'est jamais démentie. Au fil des lustres, j'ai admiré les exploits de mes joueurs favoris : Mats Wilander, Stefan Edberg, Pete Sampras, Roger Federer, et depuis peu, la perfection nommée Djokovic.
Aussi la lecture de cet ouvrage fut pour moi une plongée dans mes souvenirs maquillés de terre rouge, mais aussi une découverte de celles et ceux qui ont façonné la grande Histoire du tennis. La rencontre de M. Patrice Dominguez restera un moment exaltant, rendue possible par le biais de mon autre passion : la lecture.
Construit en abécédaire, le livre revient sur bon nombre d'épisodes incroyables, comme celui consacré à Richard Noris Williams, surnommé "Dick", qui, après avoir eu les membres gelés lors du naufrage du Titanic, devint un grand champion de tennis. Autre personnage truculent : Goran Ivanisevic qui, en conférence de presse, au soir de sa finale de Wimbledon remportée sur le tard en 2001, annonça aux journalistes : "Avant la finale, j'ai dit à Dieu, laisse-moi enfin gagner ce tournoi et j'arrêterai de jouer au tennis. Comme j'ai gagné, peut-être que Dieu veut que je rentre chez moi, mais moi je ne veux pas. On est en pleine négociation en ce moment."
Ou encore ce passage qui trahit exactement la psychologie de deux champions hors normes : "Un soir de 1985 au bar de l'hôtel Hilton de Minneapolis après un match exhibition, Björn Borg et John Mc Enroe devisent et refont le monde - du tennis bien sûr - autour de quelques bières. John est dépité, il a perdu la finale de l'US Open contre Ivan Lendl (qu'il déteste) et en même temps sa place de Number One au classement mondial. Björn fait la moue et John joue, comme d'habitude, le rôle du fier-à-bras : "Après tout, ce n'est pas si mal d'être n°2, j'aurai moins de pression et puis beaucoup de joueurs souhaiteraient être à ma place." Björn remue encore plus la tête, remet sa chevelure blonde vers l'arrière, et interrompt Big Mac : "Number One est la seule chose qui compte, John. Tu le sais aussi bien que moi. Si tu es numéro 2, tu peux être aussi bien numéro 3 ou 4, c'est-à-dire personne."
1. Commençons par la question la plus gênante. Pourquoi ne pas avoir parlé de Justine Henin ?
Patrice Dominguez : C'est un oubli. Un oubli regrettable parce que c'est une joueuse que j'ai beaucoup admiré, beaucoup commenté, et avec laquelle j'entretiens d'excellentes relations. Au bout d'un moment, l'éditeur m'a dit : "Il faut remettre le texte." C'est donc un oubli, parce que j'ai toujours eu beaucoup d'admiration pour Justine. Elle a eu une carrière phénoménale à partir d'un physique qui ne l'était pas, par rapport à l'évolution du jeu, la puissance de ses rivales, les soeurs Williams, Sharapova, Davenport, Kim Clijsters et, par rapport à Amélie qui était, pour nous Français, sa grande rivale.
S'il y a un autre tirage, je rajouterai deux chapitres : le revers et... Justine.
2. De 1981 à 1989, Lendl était l'homme à battre à Roland Garros. Celui qui éliminait le Tchèque gagnait le tournoi, sauf en 1988 où il fut battu par Jonas Svensson.
Patrice Dominguez : D'abord Lendl a beaucoup gagné avant de parvenir à gagner un tournoi du Grand Chelem. Il y est parvenu à Roland Garros dans des circonstances dramatiques en battant le meilleur joueur du monde à l'époque. Ce fut la bascule dans la vie de Lendl. Avant cette finale mémorable de 1984, on pensait que Lendl était friable dans les grands rendez-vous, et ce jour-là, il ne va pas céder. Il va plier, plier, plier, jusqu'à ce que John pique une colère et baisse de régime.
A partir de ce titre, lui qui avait perdu six ou sept finales avant, va en gagner six ou sept après.
Il va devenir une espèce de monstre à l'US Open. Il lui arrivera à Wimbledon ce qu'il a fait subir à Mc Enroe à Roland Garros. La tache de Lendl sur son palmarès, c'est Wimbledon. La tache de Mc Enroe, et un sujet qu'on ne peut toujours pas aborder avec lui, c'est Roland Garros.
3. L'évocation d'Emil Zatopek dans votre livre m'a profondément ému. Qu'avez-vous ressenti lorsque vous l'avez aperçu en train de balayer les lignes de votre court ?
Patrice Dominguez : L'injustice de la vie et les circonstances qui font que celui qui a été le plus grand puisse avoir été brisé par un système totalitaire complètement inique. Avant ce moment, je n'avais jamais vu Zatopek physiquement. Pour moi, c'était une foulée, une attitude, le concurrent de notre Alain Mimoun, son ami aussi au-delà de la compétition. Quand j'ai reconnu ce type avec son short et son marcel pousser son chariot, j'ai été profondément peiné et meurtri par cette déchéance. Je ne pouvais pas comprendre qu'on ait pu briser un homme simplement pour des pensées idéologiques, alors qu'il avait porté le flambeau de toute une nation.
4. Ivanisevic est un bon joueur de foot. Lendl excelle en golf, tout comme Wilander. Borg aurait pu devenir un coureur de 400 mètres de très haut niveau. Pensez-vous que, à la base, un tennisman professionnel soit très polyvalent ?
Patrice Dominguez : Les plus grands sportifs sont en général très polyvalents. Si l'on prend les joueurs français, que je connais très bien, Mika Llodra est un excellent joueur de foot, Gaël Monfils est un athlète exceptionnel. Je pense que Roddick, avec sa vitesse d'épaule, serait devenu un bon joueur de base-ball. Un sport tel que le tennis impose à ses pratiquants un déplacement dans l'axe, mais aussi latéral, de bonnes notions d'équilibre, une bonne vision de la balle. On est donc privilégié à la pratique d'autres sports.
5. Vous avez été n°1 français dans les années 70. Or, très peu de monde se souvient de vous comme joueur de tennis. Pensez-vous qu'on ne retient que les "Number One" ?
Patrice Dominguez : La société d'aujourd'hui ne retient que les Number One ou les très fortes personnalités. Il y a des numéros un ou une dont on ne se souvient pas forcément. Je me souviens avoir vu Borg, à mes côtés, et des gens me faire signer un autographe en tant que commentateur télé, sans avoir reconnu le champion suédois. On se souviendra très probablement plus d'un Agassi que d'un Sampras, qui a pourtant eu une carrière exceptionnelle.
6. Il y a quelques mois, j'ai rencontré Cathy Tanvier, ex-numéro 1 française. Elle m'a rappelé la difficulté de reconversion pour beaucoup de joueuses et joueurs professionnels. Pensez-vous qu'il faudrait mettre en place une structure pour aider ces jeunes à préparer leur reconversion ?
Patrice Dominguez : Tout à fait. Il est du devoir d'une fédération qui se veut formatrice que de considérer qu'il y a beaucoup de joueuses et de joueurs entraînés pour très peu d'élus à la sortie. Lorsque j'avais sous ma responsabilité la direction technique de la FFT, nous envisagions très tôt, avec les parents, le futur de nos poulains. A la FFT, où nous bénéficions de gros moyens financiers grâce à Roland Garros, le nombre de joueurs et de joueuses entraînés entre 7/8 ans et 17/18 ans, correspond à environ 500 enfants.
Sur ces 500, et les statistiques sont impitoyables, vous avez un joueur ou une joueuse par année d'âge qui va intégrer l'équipe de Coupe Davis ou de Fed Cup. Et certaines années, vous n'en aurez pas, quels que soient les efforts financiers ou sportifs consentis. Un jeune coûte, de 7 à 18 ans, à peu près un million d'euros. C'est énorme. Dix ans, dix mille heures, mille matchs !
Certes, vous pouvez décrocher un super millésime, comme vous en Belgique grâce à Justine et Kim. Mais avant ? Et après ? C'est un sport individuel. C'est donc très compliqué. Quand je m'adresse aux parents, je leur soutiens que le Bac, c'est obligatoire. Si l'enfant ne va pas au Bac avec nous, en marge de ses activités tennistiques, je ne le garderai pas.
Dans le tennis français, et c'est un bilan dont je suis fier, après trois ou quatre années passées à la FFT, on garantit un diplôme. Ou il passe et décroche son baccalauréat à 18 ans, ou il reçoit une formation pour lui permettre de devenir professeur de tennis. Il faut assurer un avenir à nos jeunes.
L'amour du tennis
de Patrice Dominguez
Plon, mai 2011
21,00 €
15:19 Écrit par Marc Varence dans documents, témoignages | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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26.05.2011
Jean-Pierre Coffe chez Tapage...
A vos agendas !
Le lundi 20 juin prochain, j'aurai l'immense plaisir d'accueillir à la librairie Tapage le meilleur défenseur de la bonne cuisine de terroir.
Un événement qui, je l'espère de tout coeur, attirera beaucoup de monde.
Où ?
Librairie Tapage
83, Cours Saint-Michel
1040 Bruxelles
Tél : 02 / 733 37 70
14:34 Écrit par Marc Varence dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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24.05.2011
Coup de gueule !
Mesdames les éditrices, messieurs les éditeurs, ce message vous est adressé. Normalement, le fait de lire plusieurs livres chaque mois devrait favoriser voire consolider la bonne orthographe des lecteurs. Or, depuis quelques années, la quantité de fautes, de coquilles, d'erreurs grossières de langage ont tendance à se multiplier.

Que ce soit dans le roman que je lis actuellement, publié chez Stock, ou dans les deux précédents, publiés chez Plon, j'ai repéré beaucoup trop d'oublis, voire de fautes impardonnables pour des maisons d'édition d'un tel renom.
Le problème concerne l'ensemble des structures éditoriales. Manque de correcteurs ? Augmentation du nombre de parutions ? Obligation de rapidité ? Volonté de réduire les coûts ? Les causes sont nombreuses.
Vous l'aurez compris : toutes ces fautes m'énervent au plus haut point.
14:36 Écrit par Marc Varence dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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Zapping Connection...
Ne faisant pas partie de cette génération Y, celle née avec un ordinateur dans la main, j'ai donc été le témoin des bouleversements technologiques des ces trente dernières années. A ce titre, ce bouquin vient bien à propos.
Comme le souligne l'auteur : "Arrivé à maturité il y a à peine vingt ans, le zapping s'est rapidement imposé comme un paramètre de la vie en société, une évidence durable et internationale. Le web, outil du zapping, n'a pas seulement occasionné le rapprochement des individus, il a aussi changé notre appréhension du monde, notre relation au quotidien et au temps."
Un livre qui fait peur ? En un sens oui. Un livre pour les nostalgiques ? Pas exactement. Je dirais plutôt un ouvrage destiné à celles et ceux qui, comme moi, ont le sentiment que tout s'accélère au point qu'on a toujours le sentiment d'avoir un train de retard.
Zapping Connection
d'Eric de Ficquelmont
éditions Timée, mai 2011
ISBN 978-2-35401-298-4
304 pages - 17,00 €
14:12 Écrit par Marc Varence dans essais | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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Elysée République...
Immersion dans les arcanes de la politique française. Constant Kérel, député du Morbihan, est le principal opposant du président de la République. Son ambition n'a pas de limites. Quant aux moyens déployés pour la satisfaire, peu lui chaut.
Cette série qui se veut avant tout commerciale multiplie les clichés, les poncifs maladroits, et au final, ne m'a pas du tout convaincu.
Elysée République
tome 3 : Echelon présidentiel
Scénario : Rémy Le Gall, dessins : Frisco
Casterman, mai 2011
ISBN 978-2-203-01844-0
48 pages - 10,40 €
13:55 Écrit par Marc Varence dans BD | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
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Une nouvelle collection aux éditions du Rocher...

Exercices de style pour certains, défouloirs pour d'autres, argumentations et contre-argumentations, cette nouvelle collection composée d'essais, et dirigée par François Cérésa, promet de secouer nos neurones, ce qui, en soi, ne pourrait nous faire du mal.
"Eloge du contraire" et "Eloge de la vulgarité" ouvrent le bal. Viendront éloge de la trahison, du cynisme, du non, de la sauvagerie, du snobisme, du mauvais goût, de la luxure, et bien d'autres titres d'une collection au format comparable à ceux publiés par la maison Actes Sud.
Eloge de la vulgarité / Eloge du contraire
de Claude Cabanes / de François Bott
éditions du Rocher, mai 2011
ISBN 978-2-268-07135-0 / ISBN 978 -2-268-07134-3
138 pages - 12,90 € / 106 pages - 12,90 €
13:43 Écrit par Marc Varence dans essais | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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Belgique, un roi sans pays !
En tant que Belge, il n'y a pas grand-chose de neuf à se mettre sous la dent. Du travail journalistique, vite écrit trop vite relu - beaucoup de coquilles -, intéressant pour le Français qui désire se pencher sur le paysage politique noir-jaune-rouge. Ou plutôt le marasme politique...
Quant au rôle du roi, les auteurs reprennent les déclarations des principaux élus : "Oui, une modification du statut royal s'impose."
Beaucoup de Belges voient en la personne royale la dernière, l'ultime soudure qui maintient l'unité du pays. Quid de sa succession ? Philippe Ier ? Une telle éventualité ne semble pas réjouir l'ensemble de la classe politique, tant du côté flamand que wallon. Bref, l'avenir de la Belgique ne s'annonce pas sous les meilleurs auspices.
Belgique, un roi sans pays
de Martin Buxant et Steven Samyn
Plon, mai 2011
ISBN 978-2-259-21309-7
208 pages - 18,00 €
10:06 Écrit par Marc Varence dans Actualité, essais | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
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20.05.2011
U-Boot !
Mars 1945, quelque part en plein océan Atlantique, un U-Boot, sous-marin allemand, trace sa route vers l'Amérique du Sud. A son bord, un "colis" qui angoisse le commandant du navire au point de renoncer à couler des proies pourtant jugées faciles par son équipage.
Mai 1951, dans la jungle amazonienne, une expédition de cartographes découvre un U-Boot échoué, rongé par le temps et la nature environnante.
juin 2059, Venise, la Sérénissime, un jeune étudiant fait une découverte macabre et veut avertir son professeur. Mais une tueuse déboule et l'assassine d'une balle en pleine tête.
Un tome 1 qui promet. Jean-Yves Delitte plante le décor et les personnages. Trois ambiances qui ont pour effet de décupler notre curiosité. Mis à part quelques fautes d'orthographe, le scénario est emballant, le dessin précis, en clair, cette série figurera sans hésiter parmi les bonnes surprises de l'année.
U-Boot
tome 1 : Docteur Mengel
de Jean-Yves Delitte
12bis, avril 2011
ISBN 978-2-35648-247-1
48 pages - 13,50 €
10:56 Écrit par Marc Varence dans BD | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
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17.05.2011
TINTIN, la bande-annonce !
14:10 Écrit par Marc Varence dans Actualité, BD | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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S.A.M.
Voilà une série qui devrait convaincre un public jeune, voire très jeune, et divertir l'adulte. Dans une cité en ruines, ressemblant étrangement à la Grosse Pomme, un groupe d'adolescents survit tant bien que mal. Terrés dans les "catacombes" de la ville, ils sont sans cesse pourchassés par des machines tueuses. Ambiance "Terminator" tout au long de l'album. L'inspiration est évidente. Côté sources possibles, on pourrait y ajouter le dessin animé "Le géant de fer". Rien de bien neuf à se mettre sous la dent. Mais le plaisir de lecture est bel et bien présent. N'est-ce pas là l'essentiel ?
S.A.M.
tome 1 : Après l'Homme
Scénario : Richard Marazano, dessin : Xiao Shang
Dargaud, avril 2011
ISBN 978-2205-06738-5
48 pages - 13,95 €
11:02 Écrit par Marc Varence dans BD | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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