28.01.2010

Tsunami sur le salon du livre de Paris !

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Pour sa trentième édition, les organisateurs du salon de Paris (SNE + Reed) avaient décidé de mettre à l'honneur les éditeurs hexagonaux. Cruelle déception : le premier d'entre eux, à savoir Hachette, ne sera pas présent ! Pas de pieuvre dans l'aquarium ! Grasset, Stock, Larousse, Fayard, Calmann-lévy, Marabout, Pauvert et tant d'autres bouderont donc le plus grand événement littéraire de l'année. Une véritable révolution ! Et un fameux camouflet pour Serge Eyrolles, le président du SNE !

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Et ce n'est pas tout, voilà que le groupe Bayard emboîte le pas au leader et vient d'annoncer son désistement. Ce sera donc une surface de près de 1000 m² qu'il faudra combler. Une gageure en ces temps de crise. De là à voir un jour Amélie Nothomb signer ses livres entre le stand Peugeot et le stand Panzani, il n'y a qu'un pas.

En cause, les tarifs jugés exorbitants par l'ensemble de la profession. En renonçant cette année, le groupe Hachette économisera plusieurs centaines de milliers d'euros. La direction du groupe entend poser un geste fort et déplore la dérive empruntée par le salon : "d'événement culturel, le salon est devenu un lieu pour les chasseurs d'autographes". Dur.

Pour l'avoir suffisamment arpenté, il est évident que la foule s'agglutine autour des Gavalda, Nothomb, Werber, et autres vedettes de la politique ou de la télévision, délaissant les stands périphériques et passant devant les auteurs inconnus sans même y prêter attention. On est bien loin de l'ambiance d'autres salons tels que Brive, Nancy, Bondues, etc.

FDL_logo_vertic_quad Même topo pour la Foire du livre de Bruxelles qui enregistre les désistements de grandes maisons parisiennes. Ce serait notamment le cas pour Le Seuil et Flammarion, sans oublier la réduction de voilure des deux géants que sont les diffuseurs Dilibel (Hachette) et Interforum (Editis). Sensiblement pour les mêmes raisons.

On m'accusera peut-être de remuer le couteau dans la plaie. D'aucuns prétenderont que je mens et que "tout va très bien Madame la Marquise". Mais force est de constater que cette fois, ce sont les mastodontes qui ont clamé leur désapprobation.

Certes, la période de crise n'arrange pas les choses et les organisateurs, à force d'augmenter les prix des stands pour compenser les absences et payer le loyer de la Porte de Versailles d'un côté, de Tour & Taxis de l'autre, sont à présent devant un véritable casse-tête. D'autant que la concurrence ne manque pas. En effet, il existe près de 500 manifestations dédiées au livre en Francophonie.

A Paris, un déménagement vers le Grand Palais est d'ores et déjà programmé pour 2013, voire plus tôt si besoin. A Bruxelles par contre, rien n'a transpiré.

Point positif néanmoins : le public ! Celui-ci répond toujours présent, période de crise ou non. A Paris, l'édition 2009 avait enregistré une augmentation de près de 20 % par rapport à 2008, année jugée il est vrai comme très mauvaise. A Bruxelles, la fréquentation s'était stabilisée à près de 70 000 visiteurs. Mais qu'en sera-t-il en 2010 ?


 

21:53 Écrit par Marc Varence dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |  Facebook |

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