• Le dada du Professeur Tournesol

    41952CT32ZL__AA240_

    J’avoue, sans honte ni remords, que ce guide est resté une journée entière dans mon sac sans que je n’en lise la moindre ligne. J’ai donc démarré « Vos débuts en radiesthésie » avec quelque peu d’appréhension. Peur de ne pas être capable d’entrer dans ce monde, qui jusqu’ici ne m’avait pas du tout attirée.

     

    Quai du métro. Je démarre ma lecture. Quelques arrêts plus tard, ma main en position de tenir un pendule effectuait déjà les premiers exercices décrits.

     

    Un langage simple qui nous incite à voyager dans un monde particulier, un autre univers possédant sa propre logique. Un guide pratique et superbement illustré où l’on apprend l’essentiel et l’indispensable : la définition de la radiesthésie, l’interprétation des mouvements du pendule ainsi que le choix de ce dernier.

     

    On apprend également la nécessité d’adapter un code pratique pour interpréter les mouvements du pendule, le comptage avec la présence d’un disque très pratique ainsi que les recherches sur plans et planches anatomiques.

     

    Un « Addenda » très intéressant est également à notre disposition nous apprenant à choisir un pendule, selon notre sensibilité, les recherches que nous désirons effectuer, le rayonnement et la méthode utilisée.

     

    De nombreux exercices sont présents, de la façon de tenir un pendule, à compter le nombre de tours qu’il effectue, ou décrypter ses mouvements.

     

    Ainsi que le précisent les frères Servranx, auteurs de cet ouvrage réédité, la patience est de mise, les exercices sont nécessaires, et le plus important, est le désir de réussir.

     

    Cet ouvrage s’adresse à tous car n’importe qui peut pratiquer la radiesthésie s’il en a le désir.

     

    Personnellement, je viens de faire l’acquisition de mon premier pendule…

     

    A bon radiesthésiste, salut !

     

    Laurence Vanrie

     

     

     

    Vos débuts en radiesthésie - Premier Pas

    Méthode simple et complète pour apprendre à bien se servir d’un pendule sans professeur

    Editions Servranx

    ISBN 2-87242-022-3

  • Je l'aimais

    413DA0MQPML__AA240_

    Un mariage, Chloé et Adrien, deux enfants, Marion et Lucie, une séparation, quelques jours loin de la vie quotidienne, Chloé et Pierre.

     

    Pierre est le beau-père de Chloé, le père d’Adrien. Ce dernier quitte femme et enfants. Il a une maîtresse. Il se rend compte qu’il s’est trompé. Est-ce pardonnable ? Peut-on ainsi changer de vie ? Est-ce courageux ? Est-ce égoïste ?

     

    Pierre emmène Chloé loin de cette vie désormais chaotique. A sa manière, il tente de la réconforter. Il lui ouvre son cœur et lui dévoile tant de choses qu’il n’a dites à personne. Chloé se dévoile également et tour à tour l’insulte, lui en veut, et le comprend. Un dialogue à cœur ouvert entre un beau-père et sa belle-fille. Une histoire émouvante d’une femme forte et intelligente et d’un « vieux con » triste et lucide.

     

    Anna Gavalda, auteure de ce très beau roman, a reçu le grand prix RTL-Lire pour son premier recueil de nouvelles « Je voudrais que quelqu’un m’attende quelque part » en 1999. Plus tard, elle s’essaie à un nouveau style et écrit ainsi ce premier roman.

     

    Elle est également l’auteure de « Ensemble c’est tout », véritable succès dans le monde littéraire qui a été adapté au cinéma en 2007 par Claude Berri et dont les acteurs principaux acteurs sont Guillaume Canet et Audrey Tautou.

     

    Roman psychologique court et très agréable à lire. Une vraie leçon de vie.

     

     

    Laurence Vanrie 

     

    Je l’aimais

    d’Anna Gavalda

    J’ai lu

    ISBN 2-290-34078-2

    155 pages

  • Elle, pinces et dépendance

    alti4

    Jérôme ne croit ni au Père Noël ni aux farfadets, ni en l’amour ni en l’amitié. Pourtant, un jour, il y a cru. Un jour, il y a longtemps.

     

    Elle est amoureuse de Jérôme. Parviendra-t-elle à lui faire découvrir l’amour ? Parviendra-t-il à se laisser aller aux souvenirs de son enfance ?

     

    Elle est un être à part, possédant de supers pouvoirs et est à l’origine d’une thèse surprenante sur un genre humain bien défini : les crabes, espèce particulière d’humains obsédés par le gain, les relations futiles et rejetant toute notion de loisir.

     

    Eléonore Cannone signe ici son premier roman. Etonnée et éblouie par ce style d’écriture mêlant jeux de mots et phrases bien construites, j’attends avec impatience son prochain ouvrage.

     

    Pourquoi se focaliser sur le classement des tops des ventes quand de petits éditeurs nous proposent de tels bijoux, malheureusement pas assez médiatisés ?

     

    Une véritable bulle de fraîcheur coup de cœur.

     

     

    Laurence Vanrie

     

     

    Elle, pinces et dépendance

    d’Eléonore Cannone

    L’Altiplano

    ISBN 978-2-35346-000-7

    192 pages – 14,00 €

  • Un long métrage cinq étoiles !

    lelouch

    Le titre du nouveau film de Claude Lelouch vaut beaucoup plus qu’un simple « roman de gare ». Il s’agit davantage d’un nouveau chef-d’œuvre cinématographique de ce réalisateur génial qu’est à l’évidence Claude Lelouch.

     

    Ce fut pour moi LA bonne surprise du week-end passé. Que vous dire de l’histoire sinon qu’elle est empreinte de dialogues « à la Lelouch », d’humour, de suspense, de modernité… et de littérature.

     

    Ce film relance la polémique sur l’anonymat des nègres. Tout artiste se doit de voir ses mérites reconnus à leur juste valeur. Un nègre ne doit pas avoir honte de manquer d’idées pourvu que sa plume soit belle. Un écrivain célèbre ne doit pas avoir honte de la médiocrité de sa syntaxe pourvu qu’il déborde d’idées originales. Et si le nègre apporte et les idées, et la rédaction du texte, personne n’a le droit de s’approprier son génie…

  • INDE... finitivement

    indefinitivement

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    « C’est quoi l’Inde ? ». Telle est l’interrogation à laquelle répond Clémence Gandillot. A sa façon bien à elle. Façon Clémence. Made in Clémence. Elle nous avait enthousiasmé dans C’est pour de vrai (Diatéino, 2006). Et voici qu’elle remet le couvert. Différemment. Toujours aussi subtile, vivante, naturelle, spontanée. Le parfum d’encens en plus… Ses mots claquent, sonnent juste : « Dimanche. La lumière est cachée. Ça tombe d’un coup ici : pof, la nuit. » Ou encore : « Les dessins d’enfants sont comme chez nous, sauf que les bonshommes ont des moustaches. »

     

    Une nouvelle fois, Clémence nous propose un livre inclassable, à l’image de l’auteure. Et pour reprendre l’une de ses phrases en guise de conclusion : « C’est pas possible comme c’est beau, y’a pas de mot. »

     

     

     

    INDEFINITIVEMENT

    de Clémence GANDILLOT

    Editions diateino, 64 pages, 15,00 €

    ISBN 978-2-35456-001-0

  • Le silence est une arme redoutable...

    silence

    On entre dans un tel livre comme l’on pénètre dans une église en pleine célébration de messe : discrètement, sur la pointe des pieds. Avec respect aussi. Pour l’œuvre, pour le personnage… pour Vercors lui-même. Je me suis replongé avec bonheur dans ce grand classique tiré à seulement 350 exemplaires lors de sa parution, en 1942. Le silence de la mer est une nouvelle, un récit court dont la belle prose et l’application de la concordance des temps avec utilisation systématique du subjonctif imparfait, nous réconcilient avec la langue de Molière. L’histoire n’est pas en reste. Un officier allemand utopiste séjourne chez une famille française. Celle-ci, composée d’un homme fumeur de pipe et de sa nièce lui oppose le silence. Imperturbable, l’officier se lance chaque jour dans de longs monologues prônant le mariage de leurs deux patries. Une entente cordiale entre le berceau de la musique et celui de la littérature… Bien qu’agressé par le silence de ses hôtes, l’officier francophile de la Wehrmacht restera digne et achèvera toujours ses discours par la même phrase : « Je vous souhaite une bonne nuit. »

     

    Outre Le silence de la mer, le livre reprend six autres nouvelles de l’auteur. Mis à part L’Imprimerie de Verdun, que j’estime de valeur égale au Silence de la mer, je me suis ennuyé à lire les autres. « Ennuyé » est un mot faible. Je comprends mieux désormais pourquoi Jean Bruller, alias Vercors, est considéré comme « l’homme d’un livre », malgré une quarantaine de titres publiés. Retenons également que ce même Vercors fut le fondateur des éditions de Minuit… 

     

     

    Le silence de la mer

    de Vercors

    Livre de poche n°25

  • OGM

    semences

    « Un agriculteur de l’Illinois plantait du soja dans son champ de 50 hectares depuis des années. Malheureusement, un troupeau d’oies dévoreuses de soja avait pris résidence dans un étang avoisinant.

     

    Les oies, créatures d’habitude, retournèrent au même endroit l’année suivante pour festoyer de son soja. Mais cette fois-là, elles ne mangèrent que dans une partie bien spécifique du champ. Là, à cause de leur festin, les graines ne poussèrent qu’à hauteur de la cheville. Les oies avaient, semble-t-il, boycotté l’autre partie du champ, là où les graines poussaient à hauteur de la taille. La raison est que cette année-là, l’agriculteur avait décidé d’essayer le nouveau soja génétiquement modifié. On pouvait voir exactement où il avait été planté grâce à la ligne de démarcation au milieu du champ avec d’un côté le soja naturel et de l’autre le soja transgénique laissé intact par les oies. »

     

    Les risques sanitaires liés aux OGM sont-ils réels ? Faut-il oui ou non s’emporter à la manière d’un José Bové ? N’exagère-t-il pas les dangers des OGM pour attirer l’attention des médias ? Ce livre, Semences de tromperies, nous éclaire sur les dangers véritables d’une telle exploitation. L’auteur a le mérite de vulgariser et de citer des exemples pour les béotiens que nous sommes… bien malgré nous. En effet, les firmes agrochimiques productrices de graines génétiquement modifiées font tout – lisez « dépensent un fric fou » – pour, soit persuader le public de la totale sécurité des OGM, soit pour minimiser les études alarmistes de scientifiques farfelus, complètement marginaux, n’ayant pas la reconnaissance de leurs pairs. Et cela quitte à falsifier des rapports d’enquêtes, à dissimuler des informations ou à acheter le silence de scientifiques et de politiques.

     

    Comme le souligne l’auteur, on peut aisément retrouver le parallèle entre les labos créant les OGM et l’industrie du tabac qui, des années durant, a nié les méfaits du tabagisme.

     

    A l’instar des autres livres du catalogue des éditions Myoho, il ne s’agit pas d’un ouvrage fantaisiste dont le but serait de divertir. Non, Semences de tromperies est un document très sérieux qu’on prend le temps de lire ou de parcourir selon nos besoins de vérité…

     

     

    SEMENCES DE TROMPERIE

    de Jeffrey M. Smith

    éditions Myoho

    ISBN 9-782916-671024

    240 pages – 17,00 €

  • Un best-seller inattendu !

    hérisson

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    L’élégance du hérisson caracole en tête des meilleures ventes de l’été. Marc Lévy se voit contraint de céder sa première place au profit de Muriel Barbery, une auteure encore inconnue il y a moins d’un an. Gallimard surfe sur cette vague de bouche-à-oreille qui permet à ce roman d’être réimprimé pour la… 39ème fois !

     

    Plus de 300.000 exemplaires ont d’ores et déjà trouvé acquéreur, et ce n’est pas fini, loin s’en faut.

     

    Pour ma part, il me faudra encore patienter jusqu’à sa parution en poche…

     

    L’élégance du hérisson

    de Muriel Barbery

    Éditions Gallimard

    20,00 €

  • Sondage

    D’après une enquête menée lors du dernier salon du livre de Paris, les 15-20 ans choisissent leurs livres :

     

    « Sur le conseil de mes parents  11,25 %

    Sur le conseil de mes frères et sœurs  7,35 %

    Sur le conseil d’amis  19,90 %

    Sur le conseil de professeurs  9,10 %

    Après m’être informé sur internet  6,49 %

    Après en avoir entendu parler à la radio ou la télévision 8,24 %

    Après avoir lu un article dans un journal ou un magazine  13,41 %

    Selon leur couverture  24,24 % »

     

    Deux conclusions s’imposent :

    -         le soin apporté à la couverture reste un élément essentiel pour les éditeurs. Trop de petits éditeurs n’y consacrent que trop peu de budget. Or, une couverture réussie peut se montrer déterminante dans le choix du lecteur.

    -         Le défi pour un site tel que Mondedulivre.com sera d’augmenter le faible pourcentage d’internautes s’informant sur internet (6,49 %)… Ce pourcentage démontre une fois de plus le manque de site de référence dans l’esprit des lecteurs.

  • Quand la réalité dépasse la fiction...

    pétrole

    La découverte des possibilités énergétiques du pétrole est-elle un bien ou un mal pour l’humanité ? Véritable moteur de notre économie mondiale, le pétrole est sans conteste à l’origine de la plupart des progrès technologiques des XIXème et XXème siècles. Cela dit, on lui doit aussi de nombreux conflits sanglants. Depuis la Première Guerre Mondiale, le pétrole est l’objet de toutes les convoitises et il détermine en grande partie les choix stratégiques des forces en présence.

     

    Personne n’est assez naïf pour croire que Bush junior ait envoyé ses troupes en Irak pour démocratiser le pays. Il se fout du bien-être des Irakiens comme de ses chaussettes sales. Sa priorité fut bien évidemment de protéger les puits de pétrole et de s’en approprier le contenu. Quant à Bush père, il n’en avait absolument rien à cirer des quelques Koweïtiens malmenés par l’armée irakienne en 1991. Les gisements koweïtiens figurant parmi les plus productifs de la planète, il n’était pas question de laisser Saddam Hussein s’emparer de cette montagne d’or noir.

     

    Eric Laurent, outre ses rencontres mémorables (le Shah d’Iran, Albert Speer, Antony Eden), nous relate l’histoire du pétrole depuis sa découverte, et cela avec une précision d’orfèvre. Ce document qui aurait pu être un rien plus condensé – par moments, l’auteur se répète – dresse un bilan plutôt pessimiste. L’état des réserves pétrolières ne nous permet pas de voir la vie en rose, et certainement pas en noir, car la Terre nous a donné ce qu’elle pouvait.

     

    Notre consommation quotidienne atteint aujourd’hui 87 millions de barils*, soit environ 30 milliards de barils par an. Et un nouvel acteur vient d’entrer dans la ronde des gros consommateurs : la Chine ! Les principaux gisements situés au Moyen-Orient sont tous entrés dans une phase de déclin, au moment où nos besoins ne cessent de croître de manière exponentielle...

     

    * un baril contient 159 litres de pétrole

     

    « Pendant que les climatologues et les experts de l’environnement considèrent le réchauffement du climat comme une catastrophe, les responsables pétroliers se réjouissent de la fonte des glaces qui facilitera les recherches et les exploitations off-shore. »

     

    Si cette phrase extraite du livre se révèle exacte, on s’achemine inexorablement vers une guerre mondiale dont les enjeux vitaux seront l’eau potable, les ressources en nourriture et en énergie. La montée des eaux et autres catastrophes naturelles engendreront le chaos. On assistera à des exodes massifs de gens en manque de tout et prêts à tout. La mort physique de notre humanité et le retour au système moyenâgeux de protection ne relève pas de la science-fiction. Les nations les plus riches construiront d’immenses « lignes Maginot » pour se protéger des invasions de laissés-pour-compte, pendant qu’à l’intérieur même des frontières, l’anarchie la plus totale règnera.

     

    A l’heure où le réchauffement climatique paraît inéluctable, cette vision d’horreur me donne froid dans le dos, comme quoi...

     

     

    La face cachée du pétrole

    d’Eric Laurent

    Pocket n°13254

    462 pages – ISBN 978-2-266-16909-7

  • Bientôt septembre...

    La rentrée littéraire frappe à notre porte. Les livres sont prêts, bien calés dans leurs « starting-blocks ». Pour 683 romans publiés en septembre 2006, on en comptera près de 730 en septembre 2007, et cela malgré la morosité ambiante. Les éditeurs seraient-ils devenus fous, ou faut-il être fou pour être éditeur ? Ceux-ci seraient-ils aveuglés par leur obligation de résultat ?

     

    Et pourtant… Et pourtant plusieurs maisons d’édition, et non des moindres, ont décidé de diminuer leur production pour la rentrée. Citons entre autres le Seuil, Grasset, Albin Michel, Denoël ou Actes Sud. Comme le souligne Olivier Nora, PDG de Grasset : « Il existe dans l’esprit des libraires une part virtuelle de linéaire pour chaque maison. Publier davantage ne voudrait donc pas dire augmenter notre linéaire mais diminuer proportionnellement notre mise en place moyenne par titre. De même, il existe, dans les médias, une « part de marché » virtuelle par éditeur. Là non plus, un plus grand nombre de titres ne signifiera pas une plus grande exposition médiatique mais une fin de non-recevoir dans les rédactions ayant le sentiment d’avoir déjà trop couvert la maison. »

     

    Malgré ce raisonnement plus que cohérent, les libraires recevront 50 titres supplémentaires, alors que la superficie de leur magasin n’a guère évolué. Déjà enclins à ne commander les livres qu’à l’unité, sauf pour les locomotives médiatiques, les libraires ne sont pas à blâmer car il leur est devenu impossible de tout lire, de tout présenter et de conseiller leur clientèle. Les éditeurs indépendants continueront donc à se plaindre du manque de visibilité de leurs nouveautés et du peu d’articles récoltés. Dans le temps où Grasset peut se permettre d’optimiser sa production et de réduire sa quantité de publications, les petites maisons ne peuvent, elles, se permettre le luxe de ne pas publier de livre à la rentrée. Car là où une maison comme Grasset affiche, malgré la diminution, 9 nouveautés, un petit poucet tel que l’Altiplano mise tout sur une seule parution (Petit et méchant, de Blaise Gauquelin), et des structures de la taille de l’Altiplano, il en existe des centaines…

     

    Englué dans une logique de surproduction, le monde du livre se doit de trouver la parade. Mais si parade il y a, quelle est-elle ?