• Une nouvelle série chez Dargaud

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    Premier album d’une série qui promet, Adieu Calder nous présente les 2 premiers protagonistes – Richard et Calder Benson – qui se disputeront l’empire du même nom dirigé d’une main de fer par leur père. Ce groupe pétrolier fait la pluie et le beau temps à Boston. La succession met aux prises deux frères diamétralement opposés. L’aîné, Calder, est un impulsif, un noceur, un séducteur retors avide de puissance. Le puîné, Richard, revient dans la demeure familiale armé d’un diplôme de droit obtenu à l’université de Yale. Mis à part une personnalité très forte, Richard est le contraire de son grand frère. Leurs retrouvailles provoqueront des étincelles… c’est le moins que l’on puisse dire.

     

    A l’instar des Maîtres de l’orge de Jean Vanhamme, cette série nous présente les rivalités, les prises de pouvoir, les tensions et les amours d’une famille fortunée et cela sur plusieurs générations. Douze tomes sont prévus qui parcourront l’histoire des Etats-Unis, de la révolution mexicaine à la montée en puissance de la mafia en passant par la prohibition. Et le pétrole dans tout ça ? Le premier tome se contente d’effleurer le sujet, mais j’espère que le scénariste a prévu de plonger davantage dans un monde impitoyable dominé par les « sept sœurs » (Exxon, Texaco, Mobil, BP, Shell, Chevron et Gulf)… Confronter un Benson à un Rockefeller pourrait apporter un certain piquant…

     

     

    Le maître de Benson Gate

    Tome 1 : Adieu Calder

    De Fabien Nury (scénario) & Renaud Garreta (dessin)

    Dargaud

    ISBN 978-2-20505682-2

    www.dargaud.com

     

  • Fonelle est amoureuse

    Fonelle

    Un jour de la semaine vers 18h. Petit coup de fil à mon homme pour poser la traditionnelle question du jour « Qu’est-ce qu’on mange ? ». D’accord, c’est lui qui cuisine ! J’ai néanmoins le droit de savoir les délices qu’il réserve à mes papilles!

     

    Monsieur m’annonce qu’il est dans un grand magasin, dont je ne citerai pas le nom, devant le rayon « livres de poche » et qu’il est occupé à m’en choisir un, de livre de poche…Quel chou.

    Lui : « Dis moi ce que tu veux ! » Moi, pure emmerdeuse : « Si je n’avais pas téléphoné, tu aurais choisi sans moi non ? Fais comme si. A tout à l’heure. Bisous. »

     

    A mon retour, un livre de poche m’attend sur mon bureau. Jusque-là rien d’exceptionnel me direz-vous. Le titre : « Fonelle est amoureuse ». Un livre « de fille ». Jamais entendu parler.

     

    Ce personnage féminin, né en 1999, a été créé par Sophie Fontanel. Le magazine « Elle » lui demande en effet de créer une héroïne libre, explosive, dont on pourrait suivre hebdomadairement les aventures. Fonelle relate ainsi, chaque semaine, ses exploits sexuels et sentimentaux par un moyen très employé de nos jours : l’envoi d’e-mails. Elle correspond ainsi avec sa meilleure amie Bianca mais aussi Domino, Otto, Bertil Oppenmeyer et ses nombreux amants.

     

    La rencontre avec Marie Perron, illustratrice qui nous dessine Fonelle dans les positions les plus incroyables, aboutit à la création du livre « Fonelle et ses amis » publié chez Nil Editions.

     

    « Fonelle est amoureuse » est la suite des aventures de cette jeune femme attachante. Elle nous raconte son quotidien, ses amours, sa fidélité toute relative, sa relation avec son chat et surtout sa façon si particulière de concevoir la vie. Un humour déconcertant, des jeux de mots délirants caractérisent cet ouvrage que je regrette ne pas avoir connu plus tôt. Ce week-end, je parcourrai les rayons des librairies afin de trouver le premier opus : « Fonelle et ses amis ».

     

    Que Bridget Jones me pardonne mais j’ai trouvé en Fonelle une autre madone…

     

     

    Laurence Vanrie

     

    « Fonelle est amoureuse »

    de Sophie Fontanel

    éditions J’ai Lu n°8084

    ISBN 2-290-35298-5

  • HARLEQUIN

    mensonge

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Chers amis lecteurs,

     

    Connaissez-vous la Collection Red Dress Ink des éditions Harlequin ? Avec une cinquantaine d’ouvrages publiés à ce jour, cette collection pour citadines branchées est un véritable petit bijou.

     

    J’ai adoré, comme beaucoup de « filles – adolescentes – femmes », le roman de Bridget Jones. Depuis, j’avoue avoir craqué pour de nombreux livres ayant pour thème une jeune trentenaire, travaillant généralement dans l’édition, cherchant désespérément l’amour ou se trouvant dans des situations rocambolesques. Nombre d’entre eux m’ont terriblement déçue.

     

    Par pur hasard, j’ai découvert la collection Red Dress Ink. Je ne prétends pas avoir lu la totalité de leurs ouvrages mais au minimum la moitié… Aucune déception. Juste une grande difficulté à faire un choix, en sachant que tous sont excellents. J’en achète deux voire trois en même temps. Ils s’entreposent sur mon étagère et prennent même parfois la poussière. Et quand le travail me le permet, je m’offre un petit intermède. Un pur moment d’évasion et de bonheur. Le livre à peine achevé, il passe entre toutes les mains des copines qui sont nombreuses à me demander : « t’as pas un bouquin de fille qui prend pas la tête ? ».

     

    Je viens à l’instant de finir « Un très gros mensonge » de Lauren Baratz-Logsted. Une jeune femme, en pleine possession de ses facultés mentales, décide de faire un gros mensonge et annonce à tous qu’elle est enceinte alors qu’elle ne l’est pas… Mènera-t-elle sa fausse grossesse à terme ? Réussira-t-elle à bluffer tout le monde ? A lire absolument.

     

     

    Laurence Vanrie

     

    Un très gros mensonge.

    de Lauren Baratz-Logsted

    Collection Red Dress Ink.

    Editions Harlequin.

    ISBN 978-2-2801-5520-5

  • WWW.MONDEDULIVRE.COM (4)

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    Il est indéniable qu’on se nourrit davantage de ses échecs. Le fait d’avoir connu moult désillusions, revers de fortune, attaques et mesquineries de jaloux, de concurrents, voire de concurrents jaloux ne peut que rendre plus solide, plus méfiant, et mieux préparé. L’épopée des éditions Ancre Rouge m’a permis de découvrir le monde du livre et de ses enjeux. Il y a peu de secteurs où les créations d’entreprises sont aussi nombreuses. En parallèle, le taux d’échec y est également incroyablement élevé. Le métier d’éditeur, pour passionnant qu’il soit, s’apparente à la « gestion » d’un arbre fruitier qui donnerait chaque année plusieurs kilos de fruits pourris pour seulement quelques centaines de grammes de fruits sains. Sans oublier qu’il faut arroser l’arbre, lui adjoindre un tuteur solide et bien droit, le préserver des bulldozers, de la pollution ambiante et de préférence, parvenir à créer une gamme nouvelle de fruits exotiques, sauvages voire extra-terrestres…

     

    L’obstination peut s’avérer un atout. Ne jamais renoncer ! Tel est mon credo. Celui-ci peut s’appliquer tant dans le milieu professionnel que dans la vie sentimentale, familiale, ou encore dans le sport qu’on pratique. Je joue au tennis. Bien que peu doué et habitué à accumuler les défaites, je reviens toujours à la charge et parfois, cela paie. Un autre exemple : lorsque je pratiquais le cross-country, pour me motiver, je m’imaginais que mon poursuivant était armé d’un couteau de cuisine et qu’il voulait m’embrocher. La peur donne des ailes (tout comme Redbull), ou de la force, c’est selon.

     

    Dans le monde des affaires ou de la politique, il n’est pas rare d’assister à des « come-backs » réussis d’hommes ayant pourtant touché le fond. La plupart des gens commettent l’erreur de sous-estimer leurs adversaires, partenaires, collaborateurs, fournisseurs ou clients. Il faut au contraire apprendre à connaître chacun d’eux pour être capable d’anticiper une contre-attaque, de négocier au mieux ou de confier une tâche difficile à un collègue.

     

    Pour Mondedulivre.com, je sais ce dont Laurence est capable. Elle découvrira elle-même ses forces, mais aussi ses limites. Pour avoir vécu et digéré de nombreuses discordes familiales, de graves problèmes de santé et avoir malgré tout réalisé un parcours scolaire plus qu’honorable, elle me paraît armée pour ce genre d’aventure nouvelle. Ses responsabilités seront importantes et nous mettrons tout en œuvre pour atteindre l’excellence, quitte à s’entourer du personnel compétent nécessaire.

  • Un peu d'histoire

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    A mi-chemin entre le livre d’histoire et la B.D., Alcibiade Didascaux nous emmène à l’époque du déclin de l’empire romain d’occident et nous présente ces peuples germains qui déferlèrent sur nos terres ancestrales.

     

    A l’heure où nos enfants rechignent à se plonger dans leurs cours d’histoire (et franchement, on peut parfois les comprendre), les aventures d’Alcibiade tombent à point nommé.

     

    Ce tome 1 consacré aux invasions barbares qui s’achève à la mort d’Attila m’a séduit, tant par sa justesse historique que par l’humour omniprésent. Rien à voir avec une B.D. dite « moderne », l’éditeur a pour objectif de nous apprendre l’histoire de façon ludique. Et cela ne touche pas seulement les enfants et adolescents, mais bien un public de 7 à 77 ans (voire plus).

     

    Sommaire du tome 1

     

    I           Les peuples germains

    II          Le déclin de l’empire romain d’occident

    III        Les Huns (brrr, ils font peur ceux-là et le dessinateur ne les a pas ratés)

    IV        Andrinople

    V         Le Franc Arbogast

    VI        Stilichon le vandale

    VII       La prise de Rome par Alaric

    VIII      Le rêve d’Athaulf

    IX        Toulouse, capitale des Wisigoths

    X         Le patrice Aetius

    XI        Attila, le fléau de Dieu

    XII       La mort d’Aetius, le dernier des Romains

     

     

     

    Alcibiade Didascaux et les invasions barbares

    P. Haggerstein (scénario) – Clapat (dessin et scénario)

    ATHENA éditions

    www.athena-editions.com

    25 x 34 cm – ISBN 2-913314-02-3

  • ROME (sous Néron) comme si vous y étiez...

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    Comment ne pas être subjugué par cette série qui nous « téléporte » en plein cœur de l’empire romain ? Admirablement bien conçue comme les précédentes, cette sixième B.D. met davantage le personnage de Lucius Murena au premier plan (il était temps). Dans les 5 premiers épisodes, Murena apparaissait plutôt comme un observateur des événements qui l’entouraient. Ce n’est désormais plus le cas.

     

    A chaque nouvelle parution, c’est un pur régal de relire l’entièreté de la série. Pour les amateurs d’histoire, l’achat de ces six tomes s’avère indispensable. Ne boudons pas notre plaisir.

     

    En combat singulier, Balba (toujours résolu à venger la mort de son maître) terrasse Massam (esclave-gladiateur au service de Poppée, l’impératrice) et le laisse pour mort. Pendant que Néron admire la maquette de sa Rome nouvelle, Poppée manœuvre ses pions et Murena n’a plus qu’une idée en tête : retrouver Acté, la belle de son cœur.

     

    La chute de ce sixième opus laisse présager un septième album qui devrait décoiffer, dans le bon sens du terme.

     

     

    MURENA

    Chapitre sixième : Le sang des bêtes

    Jean DUFAUX (scénario) – Philippe DELABY (dessin)

    Éditions DARGAUD

    ISBN 978-2-5050-0072-3

  • Une déception énorme...

    alpha

    Normalement, chaque nouvel opus d’Alpha me captive de bout en bout. Cette série 4 étoiles – pas 5 – s’offre un break, façon treizième album de XIII, histoire de nous donner quelques leçons d’histoire et de plonger dans les origines du héros.

     

    Ce dossier intitulé « Mensonges » m’a profondément barbé et j’avoue avoir sauté quelques pages. Je ne peux que regretter mon achat. Certes, je possède déjà les 9 premiers albums, dont les 3 premiers sont de véritables chefs-d’oeuvre.

     

    Que dire d’une B.D. (qui n’en est pas vraiment une) dont on a survolé les planches ? Pas grand-chose. Le sujet est totalement inintéressant. Les scènes manquent d’action (c’est bien simple, il n’y a pas le moindre petit coup de feu). Le dessin est trop figé. Bref, pour une fois, Mythic et Jigounov auraient mieux fait de s’abstenir. Alpha serait-il le fils d’un ancien officier du KGB ? La question est posée (fallait-il pondre un album entier pour cela ?). Tout le monde s’en fout.

     

    A quand un Alpha dans la veine des trois premiers ? Telle est la véritable question qu’on est en droit de se poser.

     

     

    Mensonges

    Alpha tome 10

    Le Lombard – Troisième vague

    ISBN 978-2-8036-2249-8

  • Charlie s'invite chez editis ?

    Editis rachète les éditions Gründ

    Alain Gründ, accompagné d’Alain Kouck, P-DG d’Editis, annonçait aujourd’hui aux salariés de la maison la vente des éditions Gründ au groupe Editis.

    Alors qu’on pensait qu’Alain Gründ, 68 ans, allait passer le flambeau à son fils Antoine, déjà secrétaire général, il a choisi d’intégrer un grand groupe éditorial. « Après 126 ans d’existence, nous décidons de ne plus être seuls, explique le P-DG. Le marché du livre a beaucoup évolué et va subir encore des transformations majeures d’ici à cinq ans. Il devient difficile pour une maison de taille moyenne comme la nôtre de continuer à se développer. Qu’est-ce que l’indépendance quand vous risquez du jour au lendemain d’avoir de sérieux problèmes ? »

    Dans un communiqué diffusé à 16 heures le jeudi 14 juin, Alain Kouck précise : « L'acquisition des éditions Gründ confirme la volonté d'Editis de consolider ses positions éditoriales en France. Editis gagne avec cet apport une marque reconnue et des équipes compétentes. »

     

    A quels problèmes Alain Gründ fait-il allusion ? Quels que soient ceux-ci, c’est un éditeur indépendant de plus qui rejoint l’armada d’editis… Lequel sera le suivant ? Les paris sont ouverts.

  • A découvrir absolument...

    Affaires

    Ce recueil de nouvelles est une réelle bulle de fraîcheur.

     

    Des moments que nous avons tous vécu et que nous considérons presque aujourd’hui comme anodins ou banals, sont décortiqués ici avec finesse et précision. Un « Pic-nic », un marché en été, la difficulté de se réveiller, le choix d’un partenaire de danse, la fin des vacances, l’arrivée de l’automne, les souvenirs de vacances, les premières neiges.

     

    Différents objets son également mis à l’honneur, certains plus féminins que d’autres : un secrétaire, du thé, des livres, une balance, un téléphone, un dictionnaire, une carte bancaire, un sac à main, des boucles d’oreille…

     

    Les différences entre hommes et femmes n’échappent pas à la plume de l’auteur. Une façon originale d’établir des comparaisons, sujet universel et infini.

     

    On est touché en plein cœur, on redécouvre des situations et des objets faisant partie intégrante de notre quotidien. C’est un magnifique voyage, accompagné d’humour et de jeux de mots. Moments de lecture à savourer.

     

    « Affaires de femmes… mais pas seulement » résume à merveille ce recueil de nouvelles. A mettre, dès lors, entre toutes les mains… de femmes mais pas seulement…

     

    Laurence Vanrie

     

    Affaires de femmes… mais pas seulement

    de Laurence Luyé-Tanet

    éditions Corsaire – Regain de lecture, 16,00 euros

    ISBN : 978-2-35391-002-1

    Diffusion en Belgique : Memogrames

  • Un nouvel éditeur à suivre...

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    « Celui qui se voue corps et âme à ses semblables passe à leurs yeux pour un bon à rien, un égoïste, mais celui  qui ne leur voue qu’une parcelle  de lui-même est salué des titres de bienfaiteur et philanthrope. ».

     

    « Il y a 999 défenseurs de la vertu pour un seul homme vertueux. ».

     

    « Sous un gouvernement qui emprisonne quiconque injustement, la véritable place d’un homme juste est aussi en prison. ».

     

    Ces trois citations sont extraites du pamphlet rédigé en 1849 par Henry David Thoreau, dans lequel il s’en prend à la pratique de l’esclavage, au gouvernement américain et aux injustices politiques. Cet essai fera date dans l’histoire et inspirera notamment les Tolstoï, Gandhi et autres Luther King. Thoreau est peut-être aussi l’un des premiers écologistes. On comprend dès lors mieux pourquoi Noël Mamère se charge de nous présenter l’homme, mais aussi ses actions, dont « La désobéissance civile » sera sans conteste l’un des points d’orgue.

     

    Je vous ai sélectionné trois citations, mais il y aurait pu en avoir beaucoup d’autres ayant la même force, la même évidence nauséeuse. Ce livre court est publié aux éditions du passager clandestin, mais j’ai bon espoir que ce micro-éditeur ne se cachera pas toute sa vie dans les cales d’un cargo en partance pour un monde meilleur…

     

     

     

     

     

    La désobéissance civile

    de Henry David Thoreau

    présenté par Noël Mamère

    Éditions Le passager clandestin

    www.lepassagerclandestin.fr

    ISBN 978-2-916952-03-1

    80 pages – 7,00 €

    Diffusion France & Belgique : Pollen

  • TATANKA !

    tatanka

    Paru en février 2007, le troisième volet de la série « Tatanka » tient toutes ses promesses. Scénario, couverture, dessin, tout y est remarquable. L’association de protection des animaux « Tatanka » est infiltrée par un jeune journaliste, Brian. Celui-ci se prend rapidement d’amitié pour les membres de ce mouvement composé d’idéalistes, et plus particulièrement pour Kim. Sans le savoir, ils seront à la base d’une contamination sans précédent. Cette crise de santé publique prend toute son ampleur dans ce troisième tome. La presse s’en mêle. L’armée tente, tant bien que mal, de cerner le problème. Aurait-on affaire à une attaque extra-terrestre ? Le quatrième tome devrait nous l’apprendre…

     

    Cette nouvelle série cinq étoiles se doit de figurer en bonne place dans la bibliothèque du bédéphile…

     

    Tatanka

    Tome 3 : mutation

    de Callède (scénario),

    Gaël Séjourné (dessin),

    Jean Verney (couleurs)

    Éditions Delcourt

    ISBN 978-2-7560-0374-0

  • ça fait peur...

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    L’évolution technologique et surtout son accélération exponentielle depuis les années ’90 est-elle une bonne chose pour le monde du travail ? Certes, d’aucuns pourraient aujourd’hui se poser la question suivante : « Comment faisait-on avant… lorsqu’on ne connaissait pas les téléphones portables, les PC, internet ou encore les appareils numériques ? ».

     

    A l’aube de ces développements ultrarapides, on nous promettait une évolution positive de la qualité sur les lieux de travail : plus de facilités, plus de libertés, plus d’efficacité, plus de temps libres. Mais il faut reconnaître que ces multiples progrès ont engendré bon nombre de licenciements, de délocalisations, de transferts de responsabilités – parfois à l’autre bout du monde –, voire de drames sociaux car les postes supprimés n’étaient pour ainsi dire jamais remplacés.

     

    Les éditions MYOHO nous proposent un ouvrage criant de vérité, dont les analyses et les témoignages pourraient mettre mal à l’aise les parfaits petits capitalistes que nous sommes tous devenus… un peu par la force des choses il est vrai. Joan Greenbaum passe en revue quelques professions mutantes, nous dresse un historique des conditions de travail et de l’implication de l’arrivée de l’informatique, depuis les années ’50 jusqu’aux bureaux virtuels du futur (et du présent… déjà).

     

    Du côté typographique, on pourrait cependant regretter la petitesse des caractères pour ceux qui n’ont pas la vue d’un pilote de chasse (une des conséquences de nos chers écrans de télévision et de PC), ce qui demande un effort de concentration supplémentaire… Il s’agit néanmoins d’un livre très instructif.

     

    Fenêtres sur les lieux de travail

    de Joan Greenbaum

    Éditions MYOHO

    ISBN 2-916671-01-3

    128 pages – 18,00 €

  • une collection très sympa...

    Rance

    La collection Breizh noir des éditions Astoure garnit les rayons des librairies et maisons de presse malouines. Rangés à proximité des livres publiés par les confrères Bargain, Liv’poche, Terre de Brume et autres Palémon, les poches Breizh noir n’ont d’autre ambition que vous divertir. Et cela que vous soyez vacancier à la découverte de la côte d’Emeraude, ou Breton pure souche.

     

    A ce titre, Meurtre sur Rance a pleinement atteint son objectif. J’ai dévoré ce livre à la vitesse d’un hydroglisseur reliant Saint-Malo à Jersey. L’intrigue, bien que conventionnelle – le meurtre d’un notable pour une ribambelle de suspects –, tient le lecteur sous tension de bout en bout. Victor Tarin, personnage récurrent, chroniqueur pour un quotidien régional, saura comme à son habitude démêler le vrai du faux et tourner en ridicule l’officier de police chargé de l’enquête.

     

    Un bémol cependant : l’accumulation de fautes d’orthographe – j’y suis très sensible –, de coquilles, d’erreurs grammaticales et de concordance des temps. Dommage car un simple travail de relecture attentive aurait suffi. Cela dit, l’auteur ne postule pas, que je sache, à un siège d’Académicien. Il fait preuve d’humour et se révèle un excellent conteur. Après tout, le principal pour ce genre de littérature populaire n’est-il pas de nous faire passer de bons moments de lecture ? Et de ce côté, rien à redire…

     

    Meurtre sur Rance

    d’Eric Rondel

    Éditions Astoure – collection Breizh noir

    ISBN 2-906775-26-6

    192 pages – 8,00 €

  • Les 3 pôles...

    tourmonde

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Voici un livre pour férus de navigation à la voile – j’en suis un –, un de plus à ranger parmi l’imposante bibliothèque composée de textes de marins, la plupart – les plus célèbres – publiés chez Arthaud. Faut-il que chaque record ou tentative de record s’accompagne de la rédaction d’un ouvrage ? Certainement pas.

     

    Fallait-il que Francis Joyon décrive sa tentative de record du monde en solitaire par les trois caps ? Ma réponse est mitigée. Oui, l’auteur sait manier la plume. Oui, le trimaran IDEC ne manque pas d’allure. Mais le texte manque cruellement de cet élan, de cette beauté romanesque qui caractérise les récits des Moitessier, Tabarly, et autres Bombard.

     

    Francis Joyon démarre pourtant sur de bonnes bases : son chavirage au large du golfe de Gascogne, la préparation de sa tentative et les premiers jours en mer, mais finit par se perdre et l’on devine une retranscription trop fidèle de son journal de bord. Bref, on s’ennuie. Un peu comme si l’auteur manquait d’imaginaire. Un peu comme si Francis Joyon, dont personne ne mettra en doute ses qualités immenses de skipper, avouait son amateurisme littéraire.

     

    Certes, son exploit vaut son pesant d’or : 72 jours, 22 heures, 54 minutes et 22 secondes, c’est mieux que ce qu’avait imaginé Jules Verne. En conclusion, bien que Francis Joyon ait réalisé ce tour du monde en solitaire, il aurait peut-être dû écrire son livre en équipage…

     

    Le Tour du monde absolu

    de Francis Joyon

    Arthaud ( Groupe Flammarion )

    ISBN 2-7003-9631-6

    240 pages

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    Lancer une nouvelle entreprise s’apparente à une circumnavigation à la voile, sans assistance mais avec escales. La préparation d’une telle aventure se veut la plus minutieuse possible. Il m’était impossible, voire suicidaire d’entreprendre un tel voyage en solitaire. D’un côté, le fait que Serge ait renoncé à s’impliquer dans ce projet m’accabla. Mais d’un autre côté, en cas de désaccord ou de retard, il m’aurait été très pénible de blâmer mon meilleur ami. Après en avoir débattu avec Laurence, elle me prouva de la plus belle des manières sa confiance en moi et en ce projet dont je lui bassinais les oreilles depuis plusieurs jours… sans discontinuer. Pourquoi ne pas s’associer, se répartir les responsabilités, et sous-traiter la conception du site, d’autant que Laurence connaissait plusieurs personnes capables de réaliser ce genre de travail ? Ce fut une amie de Laurence, Carole, qui souffla la solution : Xavier Hang.

     

    Une réunion fut donc organisée pour le 30 janvier 2007. Entretemps, je n’avais pas perdu mon temps et pris de nombreux rendez-vous à Paris, dont le premier était programmé le 21 février. En vingt jours à peine, Xavier et Benoît, l’infographiste à qui il fit appel, créèrent la première démo de Mondedulivre.com. De mon côté, je m’attelai à rédiger le business plan et les statuts.

     

    Et à la date fatidique, nous étions prêts. Le premier rendez-vous, aux éditions de La Cerisaie, s’acheva par la signature du premier bon de réservation. L’idée était bel et bien lancée…

     

    Chapitre 2 : à force d’échecs

     

    Qu’ils soient scolaires, sentimentaux, professionnels, familiaux, ou sportifs, les échecs, je connais. Et j’ai même tendance à les accumuler. Cela dit, il faut se nourrir de ses échecs. Au niveau professionnel, il a fallu surmonter une faillite, survenue en 2000. Celle de la s.p.r.l. Ancre Rouge, maison d’édition que j’avais fondée en 1997, rapidement devenue polyvalente puisque nous étions à la fois éditeur, diffuseur, distributeur et libraire. Cette multi-expérience dans le milieu du livre n’est pas à négliger, car elle me permet de connaître parfaitement les soucis et les attentes de chacun, de déceler plus efficacement les besoins, de pouvoir trouver des solutions aux problèmes vécus par la plupart des éditeurs dits « indépendants », et enfin, de les appliquer.

     

  • Un mois d'avril très maussade...

    Livres-Hebdo nous l’annonce : le mois d’avril 2007 a été désastreux pour les libraires, avec un recul moyen de 5 % par rapport à avril 2006.

     

    Librairies 1er niveau : - 8 %

    Librairies 2ème niveau (soldeurs et grands magasins) : - 11 %

    Grandes surfaces culturelles : - 5 %

    Hypermarchés : - 8 %

    Vente à distance : + 21 %

     

    Comment expliquer une telle déculottée ? La campagne présidentielle ayant tenu en haleine la population tout entière ? La météo extrêmement clémente ? Le fait que avril 2007 compte un samedi de moins qu’avril 2006 ? Ou peut-être l’addition de ces facteurs ?

     

    Seule la vente en ligne, toujours elle, affiche une santé resplendissante : + 21 % ! Grâce à cette tendance à contre-courant, la moyenne est quelque peu relevée. Cette progression à deux chiffres confirme mon impression première : Mondedulivre.com représente l’avenir et les acteurs du livre ne peuvent plus l’ignorer.

  • Festival Etonnants Voyageurs 2007

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    Laurence et moi y sommes allés, avec l’espoir d’y rencontrer les éditeurs bretons… mais bon nombre d’entre eux avaient boycotté ce festival. Leur mécontentement est compréhensible. Ceux-ci déplorent que ce soient toujours les mêmes (lisez les grands noms de l’édition parisienne) qui bénéficient des faveurs de l’organisateur. Et très franchement, je ne peux qu’abonder dans leur sens.

     

    Cet événement devait être une grande fête – celle de la « littérature-monde » - mais rien que le droit d’entrée (9,00 €) en refroidit plus d’un et réduit fortement le budget d’achat des visiteurs. Un festival comparable, Mouans-Sartoux, se montre nettement moins gourmand (3,00€), sans pour autant perdre de l’argent.

     

    D’autre part, cette année 2007 fut marquée par l’invitation surprise de la tempête. Dans la nuit de dimanche à lundi, Eole s’est déchaîné, arrachant au passage une partie des tentes installées pour l’occasion. Michel Le Bris – l’organisateur – compte-t-il dédommager les exposants pour ce manque à gagner plus qu’évident ? La question est posée.

     

    Cela dit, personne ne niera la beauté de cette côte d’Emeraude qu’il convient de visiter. Le cadre exceptionnel de ce salon vaut, à lui seul, le détour…

  • Pourquoi philosopher ?

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    La philosophie évoque en nous tous quelque chose de différent et d’évasif. Elle nous est expliquée, ici, dans un langage clair et simple, accompagné d’exemples qui nous rappellent notre propre quotidien.

     

    A l’heure d’Internet, de la télé-réalité, la société de consommation est en pleine expansion et met malheureusement la réflexion en retrait.

     

    L’auteure nous fait prendre conscience que nous avons la possibilité de nous remettre en question. De nombreux préjugés existent et tout ce qu’on entend autour de nous, n’est pas forcément la réalité vraie.

     

    Il faut regarder en soi pour trouver l’essence intime de ce que nous sommes. La réflexion pour arriver à une réalisation de soi, être créateur de sa propre vie.

     

    Une réforme possible de l’enseignement de la philosophie est également abordée. L’apprentissage de la philosophie demande du temps, celui-ci est nécessaire pour retourner à la fonction première de cette matière qui est « un espace d’apprentissage de la technique de l’exposé oral et dialectique structuré ». Il est important de laisser à chacun le temps d’apprendre à son rythme l’intérêt de la philosophie.

     

    L’avenir, qui de nos jours est fort inquiétant, est également mis en avant. La sagesse ainsi que la prise de conscience que le talent et les compétences s’acquièrent à force de travail et d’exercice, permettent aux jeunes d’éviter cette inquiétude.

     

    L’importance des anciens et de leur connaissance pour maîtriser la philosophie est également un chapitre important de cet ouvrage. Aujourd’hui, les « vieux » sont mis à l’écart, sont rassemblés dans des maisons de repos et se sentent exclus. La mort nous fait peur. Devenir dépendant, perdre son autonomie nous semblent redoutable.

     

    Or, la vieillesse nous concerne tous, sauf accident malheureux, il nous faut donc apprivoiser cette idée, respecter les personnes âgées et s’en occuper comme nous aimerions que nous nous occupions de nous lorsque nous serons à leur place.

     

    Mon rapport à la philosophie, avant de lire cet ouvrage, était très limité. Quelques heures de cours assez disparates. La définition pour moi de la philosophie était quelque chose d’assez flou : « truc pour vieux qui donne mal à la tête ». Après lecture de cet ouvrage, je suis épatée et ravie d’avoir enfin trouvé un livre traitant de philosophie, que je comprends, et auquel j’adhère totalement. Une réforme de l’enseignement de la philosophie est, selon moi, nécessaire, ainsi que la lecture de cet ouvrage afin de se plonger avec douceur et délicatesse dans un monde qui parfois ne semble pas ouvert à tous.

     

    Laurence Vanrie

     

     

    pourquoi philosopher ?

    de Laurence Vanin-Verna

    éditions Parole - collection Le temps d'apprendre

    112 pages - ISBN 2-9524915-8-5

    Diffusion en Belgique : Memogrames