• L’un des principaux tabous du monde du livre !

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    Un marteau-pilon en activité, au début du 20ème siècle
     

    Le pilon : les éditeurs ont un peu de mal à en parler ouvertement. Et pourtant, chaque année, une marée d’invendus se déverse par palettes entières dans les entrepôts des distributeurs. En principe, ces livres en provenance des libraires sont censés être en bon état – condition sine qua non pour le libraire d’obtenir la note de crédit -, et donc réintégrer les stocks. Mais est-ce bien nécessaire sachant que le stockage revient à près de 10,00 € le m² ?

     

    Personne n’apprécie le fait de devoir pilonner. Certainement pas l’éditeur qui reconnaît avoir surestimé les ventes de tel ou tel bouquin, et encore moins l’auteur qui voit ses droits d’auteur partir en fumée.

    Jean-Daniel Belfond, patron des éditions de l'Archipel, lui, a du mal à oublier: «C'était en 1998, raconte-t-il, on a misé à mort sur le roman d'un Américain, Michael Walsh, intitulé Retour à Casablanca. On l'a tiré à 53 000 exemplaires et effectué 3 500 ventes, soit 95% de retour! Tout a été détruit. On s'est promis de ne plus jamais publier un livre avec le mot ''retour'' dans le titre.»

    Autre exemple : Jean-Pierre Raffarin voit son livre, La France de Mai ( Grasset, 2003 ) livre de souvenirs passés chez Jacques Vabre ( le café ) se vendre à 2.000 exemplaires. Ridiculement bas pour un Premier Ministre en exercice. Quant à son prédécesseur, Lionel Jospin, il réalise tout de même 59.000 ventes en moins d’un mois… pour une mise en place de 150.000 livres et un tirage approchant les 200.000… Un flop ? L’éditeur ( Stock ) avoue avoir gagné de l’argent, mais pour un Premier Ministre ayant obtenu, entre autres, les honneurs du vingt heures en compagnie de Claire Chazal, c’est peu.

    La plupart du temps, les éditeurs conservent toujours quelques dizaines de livres qui échappent miraculeusement à la peine de mort. Mais cette grâce présidentielle n’est pas innocente, loin s’en faut. Elle permet à l’éditeur de ne pas devoir supprimer le livre de son catalogue et donc en restituer la propriété à son auteur. Le sentimentalisme n’a malheureusement plus cours.

    Eviter le pilon n’est pas toujours évident. Exemple : 10.000 exemplaires d’un livre sont mis en place. La presse répond favorablement et le bouquin se vend très bien. Les libraires ont tendance à surstocker et l’éditeur, en manque de stock, réimprime 10.000 exemplaires croyant au succès. Trois mois plus tard, les libraires en retournent 12.000 ! Effet pervers du système…

    Environ 100 millions d’ouvrages sont pilonnés chaque année. Les romans sont les plus nombreux. En queue de peloton, on retrouve les beaux livres et les BD… Consolez-vous, ces milliers de kilos de papier seront recyclés et réimprimés. Ainsi, au royaume du livre, la réincarnation existe-t-elle…

  • GALLIMARD

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    GALLIMARD, bien que n°7, conserve tout le prestige lié à son nom. Telle la plus sûre des banques suisses ou la plus maternelle des poules pondeuses, Gallimard bichonne un véritable coffre-fort littéraire.

     

    Antoine Gallimard doit se sentir bien seul. Dernier porte-drapeau des grandes maisons familiales, il résiste néanmoins à la pression des géants. En 2005, Gallimard est entré dans le capital des éditions Privat – Le Rocher, filiale du Groupe Pierre Fabre. Le groupe Gallimard, c’est : Gallimard, Gallimard Jeunesse, Gallimard Loisirs, Denoël, Mercure de France, La Table Ronde, POL, sans oublier ses quatre librairies parisiennes et la SODIS.

     

    « Y aura-t-il une quatrième génération de Gallimard, rue Sébastien-Bottin ? », c’est la question que se pose un journaliste du Canard enchaîné. Une question sensée. Une question pertinente qu’il convient de se poser. Bien que le groupe Gallimard grandisse à son rythme, régénéré grâce aux ventes monstrueuses de leur petit sorcier ( qui n’est pas éternel ), la route pour sa pérennisation semble jonchée de clous et d’obstacles en tous genres laissés par Hachette et Editis.

     

    Antoine Gallimard réussira-t-il à moderniser son comité de lecture, à dénicher LE successeur, à enfanter une nouvelle poule aux œufs d’or après le déclin d’Harry Potter, à imposer ses Folio et ses guides face à leurs concurrents « hachettiens » et surtout, à ne pas succomber aux tentations de l’argent que pourrait lui offrir un groupe d’envergure mondiale ? Mais Antoine n’est pas Charles-Henri… Du moins l’espère-t-on du côté de la rue Sébastien-Bottin…

  • Bande de fauchés du slip !

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    Le secteur de la BD pourrait actuellement être comparé au skieur débutant qui se laisse entraîner dans la pente sans pouvoir contrôler son accélération. Le nombre de nouveautés et rééditions approche les 4000 albums pour 2006. Un chiffre record qui suit une courbe exponentielle.

     

    En 1996, ce chiffre ne dépassait pas 550 albums. En 2000, il atteignait 1142 albums. Cette augmentation du volume rime-t-elle avec augmentation des ventes ? Non, c’est le contraire qui est en train de se produire. Les libraires sont dépassés par l’afflux de nouveautés et le public a de plus en plus de mal à s’y retrouver. Résultat : un essoufflement des ventes, et ce même pour les habituelles locomotives. Le 11ème tome des aventures de Titeuf ( Glénat ) s’est vendu à 600.000 exemplaires. C’est bien mais lui aussi accuse un recul par rapport aux albums précédents.

     

    Le contraste est encore plus frappant si l’on compare le recul de la BD traditionnelle ( - 11 % ) à la progression fantastique des mangas ( +7,5 % ). Ces BD asiatiques représentent désormais le quart du marché de la BD !

     

    Qu’il est loin le temps où l’on ne trouvait dans les rayons BD que Tintin, les Schtroumpfs, Astérix, Boule et Bill et les autres…

  • Les médecins ont-ils le droit à l'erreur ?

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    « Quand je serai grand, je serai… »

     

    Qui n’a jamais un jour complété cette phrase lors de l’une ou l’autre rédaction ?

    « Plus tard, je serai… médecin ». Plus qu’un métier, une véritable vocation.

     

    De longues études, une rigueur nécessaire, un choix de vie incontestable. Etre médecin n’est pas seulement un métier, il s’agit d’un véritable choix de vie. Ecouter, examiner, conseiller, rassurer, se tenir régulièrement informé des progrès de la médecine, en constante évolution.

     

    Le médecin reste néanmoins un être humain, comme vous et moi. L’être humain n’est pas parfait. Il commet des fautes. Mais celles provenant d’un médecin peuvent avoir des conséquences lourdes et fatales.

     

    Après nous avoir informé des droits essentiels des patients, les auteurs, à l’aide de nombreux cas judiciaires, nous éclairent sur les déviances comportementales, les fautes d’imprudence et de négligence, les fautes personnelles du médecin ainsi que l’engagement, selon les cas, de sa responsabilité.

     

    Le médecin est également tenu à une obligation d’assistance à personne en péril, tant légale que déontologique. Plus qu’une profession, c’est toute sa vie que l’homme engage en choisissant une telle profession.

     

    Charlatanisme, handicap de naissance et absence de protection pénale de l’embryon sont également abordés, sans oublier le cas de la chirurgie esthétique. Dans notre société de consommation, la chirurgie esthétique se situe entre la chirurgie réparatrice et la chirurgie à visée purement esthétique, répondant d’une médecine de confort ou de pure convenance.

     

    Ce recueil de cas judiciaires très exhaustif est à mettre entre toutes les mains. Très intéressant, on y apprend beaucoup et les cas présentés ne manquent pas d’une certaine originalité…

     

    Laurence Vanrie

     

     

     

    Médecins : Relaxe ou condamnation ?

    de Céline Halpern & Laurent Delprat

    Editions Max Milo, 18,00 euros

    ISBN 2-914388-92-4

    Diffusion en Belgique : interforum

  • Du SUDOKU pour les plus petits...

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    Quel est celui ou celle d’entre nous qui n’a pas essayé de résoudre ces drôles de grilles dénommées SUDOKU ? Certains sont d’ailleurs passionnés par ce nouveau sport cérébral. L’engouement est tel que la plupart des magazines et journaux consacrent une voire plusieurs pages à ces exercices mathématiques.

     

    Et nos enfants dans tout cela ? Les éditions POLE y ont pensé et nous proposent un livre de SUDOKU pour les enfants dès l’âge de cinq ans. Non, vous ne rêvez pas. On y retrouve des grilles SUDOKU composées de fruits, de fleurs, de petites souris, de flèches, mais aussi de chiffres. Vraiment génial et tellement plus instructif pour votre enfant que la gameboy ou la PS2…

     

    Coralie joue au SUDOKU à la grande école

    de Annette Parent

    éditions POLE, ISBN 2-84884063-3, 10,00 €

    Diffusion en Belgique : Gallimard export

    www.poleditions.com

  • MEDIA PARTICIPATIONS

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    Ce nom ne vous dit peut-être rien, mais si je vous dis Dupuis, Lombard, Dargaud, Fleurus ou Mango, là, plus question d’ignorer le n°1 de la BD, loin devant ses concurrents.

     

    Le groupe a doublé son chiffre d’affaires en cinq ans, atteignant 301 millions d’euros pour l’année 2005.

     

    Groupe de presse ( magazines Rustica, Pour nos jardins, Détours en France, Votre maison votre jardin, Cuisine et terroirs, Famille chrétienne, Magnificat, Spirou, Dada ), agence de presse spécialisée dans l’actualité du Vatican ( I-Média ), groupe d’édition ( Dargaud, Le Lombard, Dupuis, Kana, Fleurus, Mango, éditions Chronique, Mame, Desclée, Champflour, Droguet & Ardant, Tardy, Chalet ) et groupe audiovisuel ( Citel, Kana Home Vidéo, Mediatoon, Ellipsanime, Belvision, Dupuis Audiovisuel, Dargaud Marina ), Média Participations a axé sa politique sur deux axes : la BD qui réalise plus de la moitié de son chiffre, et le religieux.

     

    Propriétaire de MDS, DIFFEA et DDL diffusion ( les professionnels connaissent forcément ces 3 entités ), le groupe est implanté à tous les niveaux de la chaîne du livre.

     

    Fort de ses 32 millions de livres et plus de 30 millions de magazines vendus chaque année, ce groupe composé d’environ 900 personnes entend rester le leader dans ses spécialités.

     

    Une extension est-elle encore envisageable ? Bien sûr, d’autant qu’il y a encore plusieurs éditeurs de BD indépendants qui pourraient se laisser séduire… Et comme le souligne l’adage « qui ne progresse pas recule », l’appétit de ce géant ne devrait pas être coupé ces 3 prochaines années.

  • Math et Littérature... Chien et Chat ?

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    Depuis toujours, je prétends mordicus que Mathématiques et Littérature ne sont pas fait pour s’entendre. A la lecture de ce livre, mes convictions les plus ancrées en moi ont été ébranlées. Tout au long de mes trop courtes études, je fus carrément nul en math-physique-chimie, si bien qu’il m’a fallu user d’expédients pour décrocher ce que les Français appellent le « bac ». « User d’expédients » est une expression polie pour avouer que j’avais pour habitude d’échanger mes brouillons de dissertations contre les réponses aux problèmes, équations, inéquations, dérivées et autres trigono… dont je ne me souviens du reste que du quart de la moitié, c’est-à-dire pas grand-chose.

     

    Et pourtant, bon nombre de grands écrivains avouent leur admiration pour les mathématiques. Stendhal, Jules Verne, Queneau, Borges, Guillevic, Lautréamont, Edgar Poe, tous ont été séduit par la rigueur ou la beauté mathématique ( là encore, j’ai beaucoup de mal à admettre qu’un tableau noir empli de chiffres et de signes mathématiques puisse refléter une quelconque beauté ).

     

    Cet ouvrage se lit par épisodes car composé de 4 dossiers où l’on apprend, outre la double attirance mathématiciens / écrivains et l’inverse, l’application de règles mathématiques pour la création de textes. Ce livre que l’on doit davantage considérer comme une revue de luxe, s’achève de manière ludique car les mathématiques ont également vocation à amuser ( le succès phénoménal du sudoku tend à le confirmer ). Et puis, Raymond Devos himself n’était-il pas un formidable mathématicien littéraire ?

     

     

    Mathématiques et littérature

    une fascination réciproque

    sous la direction d’Alain Zalmanski

    éditions POLE – collection Tangente – www.poleditions.com

    160 pages – 18,00 € ISBN 2-84884-060-9

    Distribution en Belgique : Gallimard export

  • Les ventes de livres en ligne ont gagné du terrain en 2006… et ce n’est pas fini.

    Internet intéresse tous les acteurs du livre. Librairies, éditeurs, auteurs, diffuseurs, lecteurs, tout le monde s’y retrouve et s’y sent chaque jour un peu plus à l’aise, comme si Internet avait toujours existé. Des blogs en tous genres se créent sans cesse. Le choix devient illimité.

     

    Par rapport aux ventes réalisées de manière conventionnelle en recul de 1% pour 2006, celles effectués via le net progressent dans le même temps de plus de 30% ! Amazon caracole en tête, suivi par Fnac, Alapage et Chapitre.

     

    Les temps changent et le profil type de l’internaute se modifie également. Jusqu’alors réservé aux jeunes, la Toile n’effraie plus les aînés qui se sont adapté, soit par obligation professionnelle, soit par volonté de profiter des multiples avantages qu’offre le net. Prix réduits, sécurité, information immédiate, l’ordinateur familial a de quoi séduire et tous les opérateurs l’ont compris.

     

    Traditionnellement réfractaires à cette évolution, les éditeurs placent désormais Internet parmi les priorités de 2007, et ce malgré les efforts à faire pour améliorer leurs sites, bien souvent jugés trop peu interactifs.

     

    Messieurs, à vos claviers !  

  • 4000 visiteurs !

    4000 visites en à peine un mois et demi. C’est un bon début. Merci à toutes et tous.

  • L'événement BD de l'année !

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    En tant que grand carnassier de BD en tous genres et de toutes tailles, visiter le festival d'Angoulême demeure un rêve secret ( qui ne l'est plus ) que je compte bien réaliser l'an prochain. Mais pour tous ceux qui auront le temps et la chance de pouvoir rejoindre la Charente, voici l'alléchant programme que les organisateurs nous ont concocté :

    HORAIRES : OUVERTURE AU PUBLIC
              De jeudi 25 à dimanche 28 janvier, de 10h A 19h

    Exposition Universelle de la bande dessinée - Volet 1
    Pour la première fois, une exploration planétaire et prospective de la création en bande dessinée –et une mise en évidence de la dimension universelle de cette nouvelle world culture. Cette sélection d’auteurs de tous horizons se développera sur plusieurs années.

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    Midam © Dupuis

    Kid Paddle par Midam
     

    Le monde de Kid Paddle
    Une grande expo-spectacle tournée vers les jeunes lecteurs, pour s’immerger dans l’univers de Kid Paddle. Des surprises et des expériences inédites en cascade, pour découvrir cet univers « de l’intérieur », aux côtés du célèbre héros de Midam.

    Espace Hergé
    Le 22 mai 2007, le créateur de Tintin aurait eu 100 ans. À l’occasion de ce centenaire, le Festival propose une grande évocation du dessinateur et de son héritage artistique, à travers des rencontres et une exposition inédite.

    Espace Manga : en prise directe avec la création made in Asia
    Projections, rencontres, conférences, événements, goodies : quatre jours d’animations et de rendez-vous autour de l’actualité du manga et des bandes dessinées asiatiques. Surprises garanties !

    Concerts de dessins
    Une histoire dessinée sur grand écran, live, en musique et en public, par des auteurs renommés : ce spectacle exceptionnel, auquel le public fait un triomphe à chaque représentation, bénéficie d’une nouvelle partition d’Areski Belkacem. Les Concerts de dessins, c’est au Festival d’Angoulême et nulle part ailleurs !

    Les 7 merveilles de la bande dessinée avec Lewis Trondheim
    Une exposition-gag supervisée par Lewis Trondheim. Le président du jury du Festival 2007, entouré de ses amis, y rend hommage à la bande dessinée sous toutes ses formes, en sept tableaux ironiques et jubilatoires.

     

    Les Rencontres internationales
    Comme chaque année, un prestigieux plateau d’auteurs invités par le Festival dialoguent avec le public et témoignent de leur travail de création. Avec (sous réserves) : Alessandro Barbucci et Barbara Canepa (Italie), Didier Comès (Belgique), He You Zhi (Chine), Sergio Toppi (Italie), Frydman et Touis (France), etc.

     

    Sélection officielle – Le meilleur de la bande dessinée 2006
    Les meilleurs albums de l’année écoulée, en compétition pour les Prix du Festival, présentés au public dans un environnement convivial. L’ensemble de la Sélection officielle est disponible dans un espace de lecture ouvert à tous.

    Création contemporaine et bande dessinée : Bernard Pras
    La bande dessinée est l’une des sources d’inspiration du plasticien Bernard Pras, qui navigue entre Arcimboldo et le pop-art. Pour le Festival, il rend un hommage inédit à l’une des figures populaires du panthéon des super-héros : Captain America !

     

    Pierre Christin et « Valérian »
    Le célèbre scénariste Pierre Christin revient sur l’influence de l’actualité contemporaine sur les récits SF de sa série Valérian, dans un film-documentaire inédit co-produit par le Festival. Et, au théâtre, sa nouvelle héroïne Lena, créée avec André Juillard, est mise en musique dans un spectacle inédit…

     

    Jim Woodring
    La révélation du 34e Festival : entre psychédélisme et cartoon, acid-comic et merveilleux, une immersion dans l’œuvre surprenante de l’Américain Jim Woodring, encore très peu connue en Europe. Enchanteur et enthousiasmant !

     

    La plus grande librairie de bande dessinée du monde
    Pour la première fois dans l’histoire du Festival, toute l’offre de bande dessinée est réunie dans un même espace de plus de 10.000 mètres carrés. Stands d’éditeurs, bande dessinée alternative, produits dérivés se sont réunis pour composer… la plus grande librairie de bande dessinée du monde !

     

     

    Si vous voulez tout savoir, cliquez sur : http://www.bdangouleme.com/index.ideal

     

     

  • Suite logique au message précédent...

    HB-éditions est au plus mal. François Bouchardeau, le fils de la fondatrice, tire la sonnette d'alarme : « Tout d'abord, nous avons quitté Pollen, notre diffuseur, et Alpro, notre distributeur. Sans vouloir les accuser de tous nos maux, il nous faut bien constater que la structure même de ces entreprises de diffusion et de distribution n'est pas adaptée à nos besoins. Pour résumer: elles ont besoin de faire beaucoup de chiffre d'affaires pour vivre et faire vivre leurs salariés. Afin d'atteindre cet objectif elles ont tendance 1) à vouloir représenter toujours plus d'éditeurs et 2) à placer les livres en priorité là où elles peuvent en placer le plus, c'est-à-dire dans ce qu'on appelle les "grandes surfaces culturelles" (FNAC, Cultura, Leclerc, etc.) qui ne sont pas forcément les meilleurs endroits pour vendre nos romans, nos recueils de nouvelles, nos essais, lesquels réclament d'être défendus par des libraires qui lisent ce qu'ils reçoivent. Facteur aggravant, le distributeur et le diffuseur ne sont pas – en tout cas pas assez – pénalisés par les "retours" de libraires, qui restent quasi entièrement à la charge de l'éditeur. En gros, un représentant place un ou deux exemplaires de nos livres qui n'ont que peu de chances d'être vus et donc vendus au milieu de quelques centaines d'autres ouvrages et surtout des piles approvisionnées en permanence par la grosse cavalerie de l'industrie éditoriale. Trois mois, voire deux mois plus tard, le "libraire" (ici les guillemets s'imposent hélas de plus en plus souvent) les renvoie au distributeur. Résultat: nous aurons payé leur commission au diffuseur et au distributeur pour rien. Nous prenons déjà un risque chaque fois que nous publions un livre: nous devons payer l'imprimeur, sans parler de nous-mêmes. Si en plus nous devons ajouter à cela ces commissions, souvent augmentées par des pénalités pour "dépassement des taux de retours", notre stock de livres commence à nous coûter vraiment très cher. »

    Ces doléances sont malheureusement monnaie courante dans le monde du livre. Et dire qu'au siècle de Balzac, l'auteur faisait imprimer quelques dizaines de livres, qu'il déposait lui-même chez quelques libraires. Les métiers d'éditeur, de diffuseur, de distributeur n'existaient pas. Le dépôt de livres était la règle et il n'y avait pas un seul retour. En guise de contrat, une poignée de mains suffisait.

    Mais au siècle de l'iPod, du téléphone portable Bluethooth, de l'écran plat, du règne d'Internet et des consoles de jeux portables, il y a de moins en moins de place pour ce que j'appellerais "l'artisan-éditeur", ce passionné de littérature qui a toujours vécu de la multiplicité de rêves que vous procure la lecture, car il n'y a rien de tel qu'un bon livre pour faire voyager votre imaginaire.

    Place à l'artillerie lourde, aux martèlements médiatiques et aux toutes puissantes lois capitalistes qui régissent notre commerce...

     

     

     

  • Rien ne va plus !

    Deux déconfitures marquent ce début d’année : celle de Farrago – et ce malgré les nombreux subsides -, et celle d’Al Dante. Farrago aura survécu dix ans et se sera constitué un catalogue intéressant. En 2005, changement de cap… ou plutôt de diffuseur : direction SODIS. Résultat : un chiffre multiplié par cinq. C’est très bien mais insuffisant car Farrago est une épave qui gît par plus de 100 mètres de fond. Dix années d’efforts pour pas grand-chose sinon un constat amer : l’édition de textes très littéraires ne nourrit plus son homme.

     

    Spécialisée dans la poésie contemporaine et la littérature expérimentale, Al Dante ne passera donc pas les dix années d’existence. Faute de trésorerie, Laurent Cauwet doit jeter l’éponge.

     

    La maison d’édition Comp’Act ne se porte guère mieux et malgré un catalogue riche de plus de 450 titres, elle devra très probablement se résoudre à déposer le bilan. A l’image des clubs de foot en difficulté qui collectionnent les changements d’entraîneur, Comp’act additionne les changements de diffuseur, changements bien souvent dus aux fermetures successives de ceux-ci.

     

    Du côté de la rue Jacob, la valse des modifications directoriales bat son plein… et c’est… Laure Adler qui en est la victime principale. Directrice éditoriale des éditions du Seuil, elle s’est vue remettre son bon de sortie par l’actuel P-dg, Denis Jeambar, et ne sera pas remplacée. Il y a du malaise dans l’air et cela malgré les trois prix littéraires décrochés en 2006 ( Renaudot, Médicis et Wepler ).

     

    En Belgique, après la faillite de Norina, c'est au tour de Nouvelle diffusion de vivre ses dernières heures. Vander a rejoint SDL Caravelle. Mais la Foire du livre de Bruxelles approche à grands pas et avec elle l'heure des révélations, des dépôts de bilan, des promesses et des espoirs... 

  • de l'héroïc fantasy...

    prophétie 

    Comme l’écrit Emmanuel Collot dans la préface : « Le cadre relève bien des us et coutumes de la fantasy. Il y a des elfes, des nains, des gobelins, des magiciens, des succédanés de lutins, des considérations éthiques, religieuses, philosophiques… le cycle de Dormaë est une oeuvre de coeur, une fantasy à la Coelho sans l’incitation à l’espoir du retour des choses ou de l’amour perdu, mais plutôt en cet invisible espoir qui est de croire malgré le monde, malgré le mal. »

     

    Guillaume van Meerbeeck nous replonge dans le monde de Dormaë et l’on retrouve avec plaisir les principaux protagonistes de cette quête de l’enfant de Garon, enlevé par une créature mystérieuse, quasiment invincible, au service des Forces du Mal, dirigées par le puissant Sither. Le nain Beldrix, le sage Ferdrill, Filah la séduisante elfe d’or et les deux garmïns sauront-ils déjouer les pièges qui les attendent ou succomberont-ils, à l’instar de Jawïn, le frère de Filah, à la route de la Perdition ?

     

    Manifestement, la fantasy et la SF ont le vent en poupe. Alors, pourquoi bouder son plaisir et ne pas dévorer la suite de la prophétie des anges, toujours aussi bien ficelée ? Guillaume van Meerbeeck, jeune avocat de 29 ans inscrit au Barreau de Bruxelles, aura planché pendant quatre ans pour nous concocter cette histoire.

     

     

    La prophétie des anges

    Tome II Un nouveau ciel, de Guillaume van Meerbeeck

    Editions Sekhmet, 252 pages, 23,00 €

    Diffusion en Belgique : SDL Caravelle

  • à consommer avec modération...

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    La littérature française regorge d’auteurs belges, et non des moindres. Robert Reumont en est un. Il manie la prose de Rabelais et s’attaque à un domaine pourtant réservé aux Français : l’oenologie… le tout sous la forme d’un roman policier bourré d’humour, d’intrigues et de bons vins.

     

    Les lecteurs n’ont pas à craindre les quatre cents pages de ce livre, car il s’agit d’une succession de chapitres courts, qui se dégustent comme un repas bien arrosé. L’intrigue a pour décor féérique une Alsace riche en grands vins blancs et l’auteur nous abreuve de dégustations de rieslings, sylvaner et autres gewurztramminer. Les connaisseurs apprécieront… Petit bémol cependant, les citations rabelaisiennes beaucoup trop fréquentes et un style ampoulé alourdissent la lecture au point de parfois la rendre franchement ennuyeuse.

     

    Rouge sur blanc nous fait découvrir ( ou redécouvrir ) les personnages principaux d’une série d’enquêtes qui nous font et nous feront découvrir les vignobles français : le commissaire Boistôt ( un nom prédestiné ) toujours prompt à dégainer son tastevin, la belle et désirable Wyvine… belle à vous décrocher la mâchoire, et le facétieux inspecteur Joseph Marnay, le comique de service.

     

     

     

    Rouge sur blanc

    de Robert Reumont

    Editions Cheminements, 400 pages, 20,00 €
    ISBN 2-84478-110-1
    Diffusion en Belgique : Nord Sud

  • un titre évocateur...

    L'amour : un sujet universel. L'amour d'un parent à son enfant, d'un enfant à son parent, l'amour d'un frère, l'amour d'un ami. L'amour ici abordé est celui d'un homme et d'une femme, mariés depuis trente-trois ans.

     

    Non sans humour et une certaine violence, l'auteure nous fait découvrir les sentiments d'une femme trompée et la terrible souffrance d'aimer. Gérer la crise, réapprendre à vivre, créer un second souffle : sentiments auxquels nous avons tous été confrontés un jour.

     

    A l'aide de citations, de pensées philosophiques, de répliques de films et d'extraits de chansons, l'auteure nous parle d'un amour qui fait mal, qui détruit, qui oppresse. Le monde des souvenirs devient le seul refuge. Revivre le passé pour ne pas sentir la souffrance du présent ni penser à celle de l'avenir.

     

    La vie amoureuse est difficile. Nous vivons dans une insécurité permanente. Le nombre de séparations augmente chaque année. Nous vivons dans une telle société de consommation que bientôt changer de mec sera aussi normal que de changer de téléphone portable.

     

    L'auteure nous invite dans son monde de souffrance et de déceptions mais également d'amour : le vrai, l'éternel. Qui peut encore de nos jours se "vanter" d'avoir épousé son premier amour ?

     

    L'auteure nous offre également un petit bonus : texte et poésies. L'exactitude des mots et des sentiments est poignante. Chaque histoire est un rayon de soleil, un pur délice…

     

    Laurence Vanrie 

     

    L’amour fait aux femmes

    De Lacolaffeille

    éditions Parole, 160 pages, 11,00 euros

    ISBN : 2-9524915-7-7

    Diffusion en Belgique : Memogrames

  • Groupe ATLAS

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    Certes, le Groupe ATLAS n'est pas à proprement parler un éditeur de livres comme peuvent l'être Gallimard, Flammarion ou Editis. Le Groupe ATLAS axe sa stratégie sur le Marketing Direct - domaine dans lequel il est passé maître - et sur la vente en kiosques d'articles culturels. Livres, CD, CD-Rom, DVD, objets de collection, fiches thématiques, le catalogue des éditions ATLAS permet de fidéliser une clientèle de passionnés, d'étudiants, de collectionneurs.

    Fort de près de 400 vendeurs "B to C", le Groupe ATLAS possède un fichier clients impressionnant ( plus de 10 millions ) dont il tire profit par la revente de bases de données ciblées.

    Depuis 1999, ATLAS diversifie ses activités en proposant une ligne de vêtements pour hommes ( ATLAS For Men ) ainsi que de la lingerie pour hommes et femmes ( lancement en 2003 ).

    Réparti en 3 pôles d'activités ( Paris, Lausanne et Milan ), le Groupe a réalisé en 2005 un chiffre d'affaires de 624,5 millions d'euros, ce qui le place en quatrième position, à quelques encablures seulement de France Loisirs ( Bertelsmann ).

    Cependant, le Groupe ATLAS ne navigue pas sur les mêmes eaux. Leader sur son marché, le Groupe ne risque pas de déranger les spécialistes du livre. Bien au contraire, les éditions ATLAS apparaissent davantage comme un acteur complémentaire sans le moindre danger pour l'édition traditionnelle... tant que le Groupe demeurera sur ses terres.

     

     

  • ENFANTICIDES

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    Voici un petit livre carré qui aborde sans ambiguïté, sans détour, un sujet que l’on préfère taire, ranger dans le tiroir de l’oubli, et dire simplement que : « oui, il paraît que ça existe. ». La souffrance morale de l’enfant n’a cependant pas à rester lettre morte. Et Léo Lamarche nous le rappelle, à chaque nouvelle, plus dure et plus émouvante l’une que l’autre.

     

    Une gosse plongée dans le noir d’un placard sordide ; un enfant de quatre ans brutalisé jusqu’à la mort ; une petite fille victime d’un pédophile ; la puissance destructrice des mots d’adultes lancés à l’encontre d’un enfant ; la cruauté d’une sœur pour sa cadette, cruauté rendue possible par l’inconscience des parents, ou encore le poids de l’inceste, telles sont les histoires contées avec force et style. Un style qui émerveille et qui effraie tout à la fois.

     

    Ce petit livre est vendu au profit d’une association qui œuvre pour l’aide à l’enfance. Parce qu’à l’écriture doit s’ajouter l’action. Parce que votre geste d’achat n’a pas à rester sans suites. Parce que trop d’enfants de par le monde n’ont d’autre choix que celui de se taire…

     

     

     

    Enfanticides

    de Léo Lamarche – illustrations : Myriam Chauvy

    Editions l’embarcadère, 64 pages, 12,00 euros

    ISBN : 2-914728-19-0

    autodiffusion : www.lembarcadere.net

     

  • Les yeux dans les étoiles...

    Gallet-SECRET_NUIT-mini 

    Y a-t-il plus passionné des étoiles, des constellations, des éclipses que Jean-David Gallet ? Constamment à la recherche de lieux magiques, suffisamment isolés de tout éclairage artificiel, l’auteur est ce qu’on appelle un astrophotographe. Un solitaire. Un paparrazzi pour comètes, éclipses, étoiles filantes…

     

    Au travers de cet ouvrage, il nous fait partager sa passion sous différents aspects : le texte très profond, bien écrit, les illustrations en couleurs et, cerise sur le gâteau : un CD-rom reprenant chacune des photos sur un fond sonore authentique, à savoir les bruits de la nuit.

     

    Mais le chapitre le plus amusant voire le plus intéressant ne serait-il pas celui où Romain, 5 ans, multiplie les questions pertinentes car pensées par un esprit d’enfant ?

     

    Ce livre n’a pas été écrit par un scientifique mais par un admirateur des cieux étoilés, accessible à toutes et tous.

     

     

     

    Dans le secret de la nuit

    de Jean-David Gallet

    éditions Parole, 144 pages, 20,00 €

    ISBN : 2-9516832-7-8

    Diffusion en Belgique : Mémogrames

  • Les résultats au 09/01/2007 !

    24/11/2006

    F

    Léopard Masqué

    C’est pas sorcier Harry !

    Livres Hebdo

    Revue pro

    29/11/2006

    F

    Editions du Petit Pavé

    Mourir à Grenade

    L’Eclair Pyrénées

    Quotidien régional

    29/11/2006

    F

    Editions du Petit Pavé

    Mourir à Grenade

    La République des Pyrénées

    Quotidien régional

    30/11/2006

    F

    D’Orbestier

    Collection animaux méconnus en danger

    Vendée Matin

    Quotidien régional

    01/12/2006

    B

    Léopard Masqué

    C’est pas sorcier Harry !

    Le Bibliothécaire

    Revue littéraire

    01/12/2006

    B

    La Chambre d’échos

    Mon livre de chevet empoisonné

    Le Bibliothécaire

    Revue littéraire

    01/12/2006

    B

    Editions Parole

    L’homme semence

    Le Bibliothécaire

    Revue littéraire

    01/12/2006

    B

    Metropolis

    De si petits secrets

    Le Bibliothécaire

    Revue littéraire

    01/12/2006

    B

    Max Milo

    Les euphorismes de Grégoire

    Le Bibliothécaire

    Revue littéraire

    01/12/2006

    B

    Nuit d’Avril

    Le serment de Cassandra

    Le Bibliothécaire

    Revue littéraire

    01/12/2006

    B

    Nuit d’Avril

    Angemort

    Le Bibliothécaire

    Revue littéraire

    01/12/2006

    F

    Nuit d’Avril

    Les loges funèbres + Le serment de Cassandra

    Bourgogne magazine

    Magazine régional

    01/12/2006

    F

    Nuit d’Avril

    Angemort

    L’Ecran fantastique

    Magazine national

    01/12/2006

    B

    Max Milo

    Les euphorismes de Grégoire

    Traversées

    Revue littéraire

    01/12/2006

    B

    Nuit d’Avril

    Les loges funèbres

    Traversées

    Revue littéraire

    01/12/2006

    B

    Nuit d’Avril

    Angemort

    Traversées

    Revue littéraire

    01/12/2006

    B

    Téraèdre

    Voyage à nowhere

    Traversées

    Revue littéraire

    01/12/2006

    B

    Tolège

    La Trace

    Traversées

    Revue littéraire

    01/12/2006

    B

    Nuit d’Avril

    Altérations

    Pollen d’azur

    Revue littéraire

    01/12/2006

    B

    Federop

    Temps et Lieux

    Pollen d’azur

    Revue littéraire

    01/12/2006

    B

    Chloé des Lys

    L’ascension d’un nain

    Pollen d’azur

    Revue littéraire

    05/12/2006

    F

    Editions Parole

    éditions Parole

    Var Matin

    Quotidien régional

    05/12/2006

    F

    Léopard Masqué

    C’est pas sorcier Harry !

    Est éclair

    Quotidien régional

    05/12/2006

    F

    Léopard Masqué

    C’est pas sorcier Harry !

    Libération Champagne

    Quotidien régional

    07/12/2006

    F

    Diatéino

    Grand-mère déjà ?

    Gazette de Thiers

    Hebdo régional

    08/12/2006

    F

    La Chambre d’échos

    Berger sans étoiles

    Livres Hebdo

    Revue pro

    08/12/2006

    F

    La Chambre d’échos

    Mon livre de chevet empoisonné

    Livres Hebdo

    Revue pro

    16/12/2006

    F

    Tolège

    La Trace

    Famille chrétienne

    Magazine national

    19/12/2006

    B

    Léopard Masqué

    C’est pas sorcier Harry !

    Métro

    Quotidien gratuit

    20/12/2006

    B

    Diatéino

    Grand-mère déjà ?

    Bel – RTL

    Radio nationale

    21/12/2006

    B

    Léopard Masqué

    C’est pas sorcier Harry !

    Télépro

    Magazine national

    22/12/2006

    B

    Téraèdre

    Voyage à nowhere

    La Libre Belgique

    Quotidien national

    22/12/2006

    B

    Diatéino

    Grand-mère déjà ?

    La Libre Belgique

    Quotidien national

    22/12/2006

    B

    Diatéino

    Grand-mère déjà ?

    La Libre.be

    Site internet

    22/12/2006

    B

    Téraèdre

    Voyage à nowhere

    La Libre.be

    Site internet

    22/12/2006

    B

    Editions Hermann

    Fleurs

    Le Soir

    Quotidien national

    22/12/2006

    F

    D’Orbestier

    Collection animaux méconnus en danger

    Ouest France

    Quotidien national

    22/12/2006

    F

    Diatéino

    Grand-mère déjà ?

    Le Courrier de Saint-Claude

    Quotidien régional

    22/12/2006

    F

    Chambre d’échos

    Berger sans étoiles

    Le Courrier de Saint-Claude

    Quotidien régional

    26/12/2006

    B

    Memor

    Memor

    Journal du Mardi

    Magazine national

    26/12/2006

    B

    Memor

    Memor

    JournalduMardi.be

    Site internet

    01/01/2007

    F

    D’Orbestier

    Collection animaux méconnus en danger

    30 millions d’amis magazine

    Magazine national

    01/01/2007

    B

    Léopard Masqué

    C’est pas sorcier Harry !

    Bibliotheca

    Site internet

    01/01/2007

    B

    Editions Médecine et Hygiène

    Allô docteur mon enfant est malade !

    Gael

    Magazine national

    01/01/2007

    B

    Memor

    La reine des Spagnes

    Reflets

    Revue littéraire

    01/01/2007

    B

    Christian Pirot éditeur

    De l’amour à vivre

    Reflets

    Revue littéraire

    01/01/2007

    B

    Parole

    L’homme semence

    Reflets

    Revue littéraire

    01/01/2007

    B

    Tolège

    La Trace

    Reflets

    Revue littéraire

  • également sur grand écran...

    harlan

     

     

    Elizabeth et Beck se connaissent depuis l'enfance. Premier baiser échangé à l'âge de douze ans. Douze années plus tard, jeunes mariés, ils se rendent auprès de leur arbre où à chaque anniversaire de ce premier baiser, une encoche est gravée.

     

    Ce soir-là, ils ont gravé ensemble la treizième et dernière marque de leur amour. Ce soir-là, Elizabeth est tuée par un serial killer…

     

    Huit ans plus tard, Beck reçoit des e-mails provenant de sa femme disparue. Signes et codes que lui seul peut comprendre. Partagé entre l'espoir et l'impossible, il va se lancer à la recherche de la femme de sa vie et découvrir que ceux que l'on aime ne sont pas toujours ceux qu'on croit…

     

    Un roman policier très bien ficelé dont le dénouement laisse admiratifs les lecteurs du genre…

     

    Vivement recommandé, cet ouvrage a reçu le prix des lectrices de Elle.

     

    Laurence Vanrie

     

     

    Ne le dis à personne

    de Harlan COBEN

    Pocket n°11688

    ISBN 2-266-12515-X

  • Noir c'est noir...

    ne rend pas 

    La petite maison d’édition HB, du nom de sa fondatrice Huguette Bouchardeau, a peut-être déniché en la personne de Pascale Ferroul, une perle rare, à savoir un auteur – ou une auteure – à succès. Déjà lauréate du prix du premier roman polar SNCF en 2004 grâce à son premier livre, Plus petit que moi tu meurs, elle nous revient, toujours aussi cinglante, aussi juste, dans un second opus intitulé Ne rend pas la monnaie.

     

    Dans la première partie du roman, un homme, en prison, tente de vaincre l’amnésie qui le frappe depuis qu’il a commis un crime. Dans la deuxième, une femme voudrait sauver son fils d’une tragédie annoncée. Un roman noir intimiste, un tryptique dont l’épilogue, un tantinet trop court, nous laisse un goût amer d’immense gâchis.

     

    Tout aussi bien construit que le précédent, ce texte est chargé d’émotions, de sentiments, de réflexions. Il tourne autour d’un fait divers tragique, comme il s’en produit trop souvent autour de nous. Une fois pris par les lignes de Pascale Ferroul, il est difficile de relever la tête avant la fin du récit.

     

    Ne rend pas la monnaie

    de Pascale Ferroul

    HB éditions, 192 pages, 15,00 euros

    Diffusion en Belgique : Pollen

    ISBN : 2-914581-45-9

  • Suitaume & Co

    The%20Dada%20de%20Vinci 

    Il fallait oser et le clan du Léopard Masqué l’a fait. Cette nouvelle maison d’édition basée dans le XIVème arrondissement, à deux pâtés de maisons de la rue Huyghens ( siège d’Albin Michel ), axe sa politique éditoriale sur l’humour… tous les types d’humours… The Dada de Vinci code se lit d’une traite, en deux jours de chaise longue, sous un parasol, les doigts de pied en éventail, pendant que votre moitié dévore la version originale, celle qui a fait couler tant d’encre dans la presse et tant de liquide dans les caisses.

     

    Le commissaire Guillaume Suitaume se voit chargé par son supérieur ( tout le monde en a un, même DubbelYou ) de la protection rapprochée de Daniel Brun, auteur du livre-dont-on-ne-dit-plus-le-titre et qui se vend comme des billets d’euromillions un vendredi. Menacé par un « horloger » qui étrangle comme il respire, le valeureux policier a quarante-huit heures montre en main pour remonter la piste du… ou des tueurs… Deux jours, c’est énorme pour un tueur, mais très court pour un policier, aussi d’élite soit-il.

     

    Ce livre résonne comme un véritable coup de cœur, un vent frais venu du large sous un soleil égyptien en plein mois d’août. C’est tout simplement génial ! A qui doit-on ce condensé de causticité ? A GORDON ZOLA bien évidemment…

     

     

    The Dada de Vinci code

    de Gordon Zola

    Editions du Léopard Masqué, 258 pages, 15,80 euros

    Diffusion en Belgique : SDL Caravelle

  • La chute...

    BERLIN%201945

     

     

     

    Soixante ans après les faits tragiques survenus à Berlin, Georges BERNAGE mérite notre respect et notre admiration pour avoir imaginé, réalisé et rédigé un tel ouvrage. Car il n’y a pas moyen d’être plus exhaustif, pour preuve les 600 photos dont les ¾ d’époque, la multitude de détails biographiques des principaux acteurs ayant participé non seulement à l’édification de cette ville qui aurait pu s’appeler «Germania » si les plans de Speer avaient pu être menés à bien, mais aussi à sa défense destructrice jusqu’à l’ultime seconde.

     

    Traitant avec minutie des principales périodes allant de l’élection démocratique de Hitler en 1933 à la victoire finale des alliés et la capitulation officielle signée le 8 mai 1945, l'auteur nous plonge dans un autre monde qui fut pourtant si proche jadis.

     

    En guise de conclusion, on peut affirmer qu'il y a toujours plus fou et qu'en la matière, Hitler avait trouvé son maître en la personne de Staline. Les Allemands voulaient se rendre aux Américains, réputés plus humains que les Soviétiques, mais en ralentissant volontairement leur avancée sur ordre du haut commandement, les alliés ont certainement plusieurs centaines de milliers de morts sur la conscience. Comme quoi, en temps de guerre, personne n’est vraiment tout blanc…

     

     

    BERLIN 1945

    de Georges BERNAGE

    Editions Heimdal, 178 pages, 29,50 €

    Diffusion en Belgique : Nouvelle Diffusion

    ISBN 2-84048-206-1

     

  • Le vent du large...

    couv_galettes 

    « Arrivé à la digue, je tourne à droite toute et je m’enfonce sur le môle, tout au bout de la jetée. Je me gare et je descends pour admirer la noirceur de la mer aplanie, pareille à un lourd rideau de velours noir étalé sur le plancher d’une scène de théâtre, plissé en deux ou trois endroits. J’ai envie de souffler plein d’air de mes poumons et je souffle. Un nuage se déplace alors et la boule blanche de la lune se dévoile en une hostie ransparente suspendue au-dessus du casino, de l’autre côté de la baie. Ça lui fait comme une auréole au casino. On croirait une Sainte Vierge et c’est si beau. »

     

    Quatorze nouvelles toutes plus belles les unes que les autres. Un pur régal de fluidité, d’aération, ou des mots vous prodiguant les effets d’une légère brise sur une mer moutonnée çà et là… Un parfum de Bretagne, une douce brutalité car les histoires que Karine Fougeray nous relate sont parfois cruelles, comme l’est trop souvent la réalité de la vie.

     

    Il y a la grand-mère et ses galettes, la justice radicale dont est victime une femme au cœur de pierre, la triple juxtaposition d’histoires de bonnes aux parcours peu reluisants ( paradoxe pour des femmes vouées au nettoyage ), la dernière journée à la plage d’un couple en pleine déliquescence, la résignation d’un homme en proie à l’appel du large, le stage de voile d’un riche non-marin, ou encore cet enterrement recrachant à la face toute l’hypocrisie d’une société établie…

     

    Publié aux éditions Delphine Montalant, ce recueil de nouvelles devrait ravir les amateurs et amatrices de belle prose…

     

    elle fait les galettes, c’est toute sa vie.

    de Karine Fougeray

    éditions Delphine Montalant

    ISBN 2-915779-00-7
    Format 15 x 21 cm, 112 pages.
    Prix public : 14,00 €

    Diffusion en Belgique : autodiffusion

    pour toute commande : www.editions-delphine-montalant.com

    courriel : lolad@club-internet.fr

    fax : 05 56 59 68 89

  • Une revue soignée... et axée sur les auteurs wallons

    REFLETS

            WALLONIE - BRUXELLES

     

    Joseph Bodson comme chef-d'orchestre de rédacteurs/trices passionné(e)s, la revue propose, outre un bloc-notes rédigé par Emile Kesteman, une liste de prix et concours, des échos et informations littéraires, une présentation de nouveaux livres, un panorama des revues, de nombreux poèmes, quelques nouvelles, une partie consacrée au régionalisme wallon, le tout illustré par les dessins de Gisèle Bruylandt.

     

    Dans son dernier numéro, Reflets publie l'interview de Maddly Bamy ( la dernière compagne du grand Jacques ) réalisée par Isabelle Fable.

     

    REFLETS WALLONIE - BRUXELLES

    Organe officiel de l'Association Royale des Ecrivains de Wallonie ( A.R.E.W. )

    Espace Wallonie

    25, rue Marché-aux-Herbes

    1000 Bruxelles

    CCP 000-0808846-60

     

    Cotisations 2007

    Membre protecteur = 30,00 €

    Membre étranger = 20,00 €

    Membre titulaire, adhérent, ami = 17,00 €

    Jeunes ( moins de 30 ans ) = 8,50 €

     

    RV le 07 février à l'Espace Wallonie pour y rencontrer Jacques MERCIER !

  • Folio, le coffre-fort...

    folio01
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    folio04
    folio05 

    Datant de la scission entre Gallimard et Hachette - jusqu’alors chargé de l’exploitation du fonds Gallimard en format poche – survenue en 1970, Antoine Gallimard, l’actuel PDG, a grandi avec la collection Folio, créée en 1972. Folio, bien malin celui qui pourrait donner l’origine de ce nom. Folio, une collection devenue au fil des années la colonne vertébrale des éditions Gallimard. Folio, cela représente plus de 1900 auteurs – et non des moindres -, 6300 titres et 290 millions d’exemplaires vendus depuis sa création.

     

    Cette collection se distingue des autres, non seulement par la richesse de son catalogue où se côtoient les plus grands noms de la littérature française, mais aussi par le génial Massin, directeur artistique, qui en a façonné cet habillage blanc et choisi ce caractère « Baskerville old face » dont l’élégance sied à merveille à la noblesse de Folio. Tout cela rehaussé par la patte d’illustrateurs célèbres, tels Sempé, Folon, André François ou Savignac.

     

    Malgré cette abondance de titres et la réputation de qualité que Folio véhicule, Gallimard doit jouer des coudes pour l’imposer. Le rival, Hachette, accepte mal l’ombre de Folio et lui barre le chemin des caisses en de trop nombreux points de vente. Oh, bien sûr, difficile de se passer de cette collection pour n’importe quel libraire, mais dans les points de vente détenus ou contrôlés par Hachette, ce sont les Livre de poche qui ont la priorité. Tout comme les Routard qui éclipsent volontairement les guides Gallimard.

     

    Cela n’empêche pas la maison de la rue Sébastien-Bottin d’afficher des chiffres tout à fait honorables ( voir informations commerciales ci-dessous ). A lui seul, L’Etranger de Camus totalise plus de 5 millions d’exemplaires vendus, Des souris et des hommes de Steinbeck culmine à 3 millions. Les titres vendus à plusieurs dizaines voire centaines de milliers d’exemplaires ne manquent pas. C’est dire si quelquefois les principaux éditeurs de poche se livrent une réelle guerre des enchères pour obtenir le droit de publier en poche tel ou tel autre best-seller en grand format.

     

    Petit historique

     

    1972 : création de Folio

    1977 ; Folio Junior

    1985 : Folio Essais, Folio Histoire, Folio Actuel

    1990 : Folio Bilingue

    1991 : Foliothèque

    1993 : Folio Théâtre

    1994 : Folio Classique

    1995 : Folio Plus

    1998 : Folio Policier

    2000 : Folio SF

    2002 : Folio Documents, Folio 2 euros

    2003 : Folio Plus Classique

    2006 : Folio Biographie, Folio Plus Philosophie

     

    INFORMATIONS COMMERCIALES
    Format : 108 x 178 mm.
    Nombre de titres disponibles : plus de 3000
    Nombre de nouveautés dans l'année : 105
    Ventes nettes annuelles : 12 millions d'ex.
    Prix de vente moyen : 4,6 € (de 2 à 13,50 €, réparti en vingt catégories)
    Poids du fonds dans les ventes : 75 %
    Nombre moyen de réimpressions par an : 580 titres
    Dernier catalogue paru : chaque année, toutes séries confondues
    Les meilleures ventes :
      Plus de 5 millions d'ex.
    Camus. L'Étranger

      Plus de 3 millions d'ex.
    Camus. La Peste

      De 2 à 3 millions d'ex.
    Romains. Knock
    Prévert. Paroles
    Sempé/Goscinny. Le Petit Nicolas
    Sartre. Huis clos et Les Mouches
    Steinbeck. Des souris et des hommes
    Kessel. Le Lion

      De 1,5 à 2 millions d'ex.
    Aymé. Les Contes du chat perché
    Gide. La Symphonie pastorale
    Ionesco. Rhinocéros
    Ionesco. La Cantatrice chauve et La Leçon
    Hemingway.
    Le Vieil Homme et la mer
    Etcherelli. Elise ou la vraie vie
    Malraux. La Condition humaine
    Uhlman. L'Ami retrouvé
    Saint-Exupéry. Vol de nuit
    Steinbeck. La Perle
    Orwell.
    1984

      De 1 à 1,5 millions d'ex.
    Sartre. Les Mots
    Céline. Voyage au bout de la nuit
    Barjavel. Ravage
    Sartre. Les Mains sales
    Camus. La Chute
    Bosco.
    L'Enfant et la rivière
    Cendrars. Or
    Pergaud. La Guerre des boutons
    Tournier. Vendredi ou les limbes du Pacifique
    Anouilh. Le Voyageur sans bagage
    Sartre. La Nausée
    Saint-Exupéry.
    Terre des hommes

      
    ... et quelques succès récents
    Dai Sijie. Balzac et la Petite Tailleuse chinoise : 550 000 ex.
    Tracy Chevalier. La Jeune Fille à la perle : 450 000 ex.
    Shan Sa. La Joueuse de go : 230 000 ex.
    Frédéric Beigbeder. 99 francs : 150 000 ex.
    Philip Roth
    . La Tâche : 120 000 ex.
    Jean-Christophe Rufin
    . Rouge Brésil : 170 000 ex.
    Tonino Benacquista
    . Quelqu'un d'autre : 150 000 ex

     

    PS : j’ai volontairement utilisé comme caractère le Baskerville Old Face

     

    folio06
    Folio 10
    Folio13
    Folio12

  • Auteur et alpiniste... ou alpiniste et auteur

    derniere 

    Le concept de cette nouvelle collection intitulée « Je » se décline comme suit, dixit l’éditeur lui-même : « Le temps du Je est revenu... Un Je qui tend à enraciner son expérience, pour la rendre visible, audible, publique, que ce soit à travers les blogs, les ateliers d´écriture, les carnets intimes,... L´écriture de soi est aujourd´hui un fait de société. La nouvelle collection je se décline dans une série de livres de récits de vie, de témoignages et d´expériences à transmettre. ».

     

    « La dernière fois que j’ai vu les yeux de… », tels sont les titres des chapitres de cet ouvrage. Pas folichon, surtout si l’on sait que chacun des protagonistes n’a que peu de chances de survivre au chapitre. Mais l’auteur dédramatise et ne manque pas d’humour. La description qu’il fait de son père, sa technique de non-repassage de ses fringues, ou la non-rencontre de ce SDF ne sachant que prononcer que « une petite pièce » m’ont franchement séduit. L’écriture est simple, aérée, bien fichue. Quelques coquilles ont échappé à la dernière correction, mais personne n’est à l’abri de ces oublis dus aux lectures et relectures successives, pas même les grands éditeurs parisiens.

     

    Jean-Claude Legros fait preuve de sincérité, surtout lorsqu’il nous avoue sa haine envers les jésuites. La religion catholique a accompagné son enfance : « Nous étions éduqués aux écoles cathos-jésuites. A l’époque, nous ne nous en trouvions pas plus mal. Nous vivions au rythme de l’entourage social. Nous étions immergés dans une piscine religieuse, barbotant dans l’eau chlorée de ces cols dorés. ». Pour l’anticlérical que je suis, ces passages m’ont convaincu de la différence flagrante entre « vraie foi » et « dogmes religieux ». Mais l’auteur ne cherche pas à enflammer le débat, il se contente de nous faire revivre ses émotions et l’ensemble est très réussi.

     

    La dernière fois
    de Jean-Claude Legros

    Editions Couleur livres
    ISBN 2-87003-455-5
    120 pages - 12,00 €
    Diffusion en Belgique : Nouvelle Diffusion