Math et Littérature... Chien et Chat ?

Math 

Depuis toujours, je prétends mordicus que Mathématiques et Littérature ne sont pas fait pour s’entendre. A la lecture de ce livre, mes convictions les plus ancrées en moi ont été ébranlées. Tout au long de mes trop courtes études, je fus carrément nul en math-physique-chimie, si bien qu’il m’a fallu user d’expédients pour décrocher ce que les Français appellent le « bac ». « User d’expédients » est une expression polie pour avouer que j’avais pour habitude d’échanger mes brouillons de dissertations contre les réponses aux problèmes, équations, inéquations, dérivées et autres trigono… dont je ne me souviens du reste que du quart de la moitié, c’est-à-dire pas grand-chose.

 

Et pourtant, bon nombre de grands écrivains avouent leur admiration pour les mathématiques. Stendhal, Jules Verne, Queneau, Borges, Guillevic, Lautréamont, Edgar Poe, tous ont été séduit par la rigueur ou la beauté mathématique ( là encore, j’ai beaucoup de mal à admettre qu’un tableau noir empli de chiffres et de signes mathématiques puisse refléter une quelconque beauté ).

 

Cet ouvrage se lit par épisodes car composé de 4 dossiers où l’on apprend, outre la double attirance mathématiciens / écrivains et l’inverse, l’application de règles mathématiques pour la création de textes. Ce livre que l’on doit davantage considérer comme une revue de luxe, s’achève de manière ludique car les mathématiques ont également vocation à amuser ( le succès phénoménal du sudoku tend à le confirmer ). Et puis, Raymond Devos himself n’était-il pas un formidable mathématicien littéraire ?

 

 

Mathématiques et littérature

une fascination réciproque

sous la direction d’Alain Zalmanski

éditions POLE – collection Tangente – www.poleditions.com

160 pages – 18,00 € ISBN 2-84884-060-9

Distribution en Belgique : Gallimard export

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