le français expliqué aux fonctionnaires...

français 

« Partons d’une évidence : l’administration est le premier écrivain de France. Elle pense, agit, communique par écrit. La quasi-totalité de ses actes revêtent cette forme. Les textes et les pièces dites justificatives, les rapports et les comptes rendus, les lettres et les notes, voilà ses instruments de travail quotidiens ». Premier écrivain, certes, mais un écrivain malade, incapable de réagir face à la déliquescence de sa propre langue. Le constat est dur, sans appel, et cela dès le plus jeune âge où l’on se rend compte de l’emprise de l’image sur l’écrit.

 

La syntaxe, l’orthographe, l’emploi correct de la ponctuation, la clarté, la lisibilité, la concordance des temps, tout se désagrège au profit du langage codé empli de « franglais », de mots ravageurs, tueurs, flous, absurdes, trompeurs, rabotés ou carrément inutiles.

 

Alfred GILDER, non sans un certain humour, nous rappelle les règles fondamentales du « bien écrire », comme l’on pourrait rappeler les règles élémentaires de conduite aux millions de détenteurs du permis de conduire qui circulent chaque jour sur nos routes. Il nous rappelle à tous que la langue est avant tout un système de pensée avec une logique. A force de ne plus réfléchir sur le sens, on finit par dire n’importe quoi, au détriment de la langue…

 

Amoureux de la langue, l’auteur nous propose un ouvrage efficace, agréable à consulter, bien construit, pas seulement utile aux fonctionnaires de l’Etat, car la dérive que subit notre langue touche le grand public, dont vous et moi faisons partie…

 

Le français administratif : écrire pour être lu

d’Alfred GILDER

Editions Glyphe, 330 pages, 21,00 euros

ISBN 2-911119-78-9

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