Actualité

  • Marc Levy rafle la mise !

    12509535_10153812020863913_774560121582776739_n.jpg

    Marc Levy s'empare de la première place au top des ventes, et ce, dès sa sortie. Avec un cumul des ventes de 38 348 exemplaires vendus, il détrône Nicolas Sarkozy. Imprimé à 400 000 unités, il ne manque que le sable sur la couverture de ce roman-plage. 

    Il est intéressant de noter que cet "Horizon à l'envers" s'est vendu trois fois plus en grande surface qu'en librairie.

    Depuis sa parution, Christiane Taubira a, quant à elle, écoulé 75 260 exemplaires de ses "Murmures à la jeunesse" (éditions Philippe Rey). Mais au contraire de Marc Levy, son ouvrage s'est principalement vendu en librairie, sept fois plus qu'en grande surface. Les libraires indépendants seraient-ils de gauche ?

     

  • Nicolas Sarkozy en tête des ventes !

    9782259248945.jpg

    En détail (source : Edistat), "La France pour la vie", le livre de Nicolas Sarkozy, s'est vendu, depuis sa sortie, à 66 461 exemplaires. 28 685 en librairies, 16 197 en grandes surfaces alimentaires, et 21 579 en grandes surfaces spécialisées (Cultura, espace culturel Leclerc,...)

    Le matraquage médiatique n'est pas étranger à ce succès. Dans le même temps, Alain Juppé occupe la 28ème place, Philippe de Villiers la 48ème... en attendant les sorties d'autres politiques (Christiane Taubira, NKM,...)

    Les sympathisants du parti se sentent un peu obligés de l'acheter. Cela fait déjà une quantité non négligeable.

    La question que je me pose, ou plutôt, que je pose à l'auteur lui-même : « Monsieur le Président, que comptez-vous faire de vos droits d'auteur ? Les garder pour vous, histoire d'entretenir votre réputation bling-bling ? Les reverser au parti, avec l'idée de mieux financer votre campagne pour les primaires ? Ou les redistribuer à des associations de protection de l'environnement, des animaux, ou pour la Santé ? »

    Inutile de préciser que les deux premiers choix me resteraient en travers de la gorge... 

  • Guillaume Musso caracole en tête

    Musso.jpg

    Selon le classement du Figaro littéraire, Guillaume Musso conserve son leadership des auteurs qui ont vendu le plus d livres en France au cours de l'année 2015.

    Et de très loin, car il devance son meilleur ennemi, à savoir Marc Levy, de près de 700 000 exemplaires. 

    Par rapport à l'année précédente, cinq entrants (Fred Vargas, Michel Houellebecq, Joël Dicker, Delphine de Vigan et Jean-Christophe Rufin) et cinq sortants (Katherine Pancol, Patrick Modiano, David Foenkinos, Pierre Lemaître et Laurent Gounelle).

    Très honnêtement, je n'imaginais pas que Françoise Bourdin ait autant de fidèles. Quant à Michel Houellebecq, je n'apprécie ni le personnage ni l'écrivain. La lecture de ses Particules élémentaires me laisse un arrière-goût âcre, désagréable... Même si je suis arrivé au bout, ce fut fastidieux. Je n'avais tout simplement pas envie de mourir sans avoir lu au moins un ouvrage signé Houellebecq. Depuis, j'en ai lu d'autres, mais je me suis à chaque fois demandé ce qu'on pouvait trouver de génial dans son écriture...

     

    1. Guillaume MUSSO : 1 753 500

    2. Marc LEVY : 1 076 700

    3. Michel BUSSI : 1 026 800

    4. Gilles LEGARDINIER : 782 800

    5. Fred VARGAS : 708 100

    6. Michel HOUELLEBECQ : 702 300

    7. Françoise BOURDIN : 687 700

    8. Joël DICKER : 673 500

    9. Delphine de VIGAN : 553 300

    10. Jean-Christophe RUFIN : 470 500

  • Le numérique, une aubaine pour l'auto-édition !

    capture_d_e_cran_2016_01_18_a__19.25.56.png

    Cultura et Librinova s'associent pour lancer une nouvelle plate-forme d'auto-édition : La Boutique des Auteurs !

    Pour les auteurs qui rencontrent des difficultés à convaincre une maison d'édition de publier leur manuscrit, il s'agit très certainement d'une aubaine.

    Le site propose aux candidats auteurs "la publication de leur manuscrit en version numérique ainsi que la diffusion à travers un système ouvert". Disponibles sur les sites de vente en ligne, cela permettra à ces textes de ne pas moisir au fond d'un tiroir... et qui sait, de rencontrer un certain succès.

    En cas de sélection par un comité éditorial composé de professionnels, le livre pourrait bénéficier d'un réel soutien sous forme d'une mise en avant sur Cultura.com, voire d'une publication en version papier.

  • Nicolas Sarkozy en campagne !

    648x415_nicolas-sarkozy-asnieres-seine-24-mars-2015.jpg

    120 000 exemplaires ! C'est le tirage du livre autobiographique de Nicolas Sarkozy, à paraître chez Plon le 25 janvier prochain. Il y a huit ans, le premier ouvrage signé par l'ancien président avait dépassé la barre des 50 000 exemplaires vendus.

    "La France pour la vie" serait une vision objective de ses erreurs et de ses réussites. Mouais ! Ça sent le coup de com' à plein nez, à l'approche des primaires côté Républicains pour l'élection présidentielle de 2017.

    Je ne crois pas - plus - aux hasards, surtout lorsqu'ils sont aussi gros. Et très franchement, cela me met mal à l'aise. D'autant qu'ils le font tous, publier un ouvrage de pure fausse sincérité. Alain Juppé ("Pour un État fort", chez JC Lattès), Jean-François Copé ("Le Sursaut français", chez Stock), Nathalie Kosciusko-Moriset ("Le déclin ou l'audace", chez Albin Michel) ou encore Bruno Le Maire ("Quand la France se relèvera", chez Albin Michel), ils se découvrent toujours des talents littéraires aux moments opportuns. Après tout, Roger Federer ou Novak Djokovic jouent toujours mieux lors des jeux importants, en fin de set.

  • "Mein Kampf" déjà en rupture de stock !

    56978e45c4618857218b4586.jpg

    Quelques jours ont suffi pour écouler le premier tirage de la version commentée de "Mein Kampf".

    Le livre signé par le petit moustachu sera publié en 2016 par les éditions Fayard. La maison se défend de vouloir réaliser un coup éditorial. Depuis l'annonce de cette publication, le débat est lancé et la contestation grandit.

    Une pétition lancée sur la toile demande à accompagner l'ouvrage d'un bandeau "Attention : texte de propagande raciste, antisémite et génocidaire". Déjà signée par de nombreux écrivains et autres acteurs du monde du livre, la pétition veut mettre l'accent sur la dangerosité et surtout l'inutilité de publier un tel livre.

    Comme le précisent les auteurs de la pétition : « Les idées racistes, la xénophobie, l’antisémitisme, la haine de l’autre, sont toujours présentes en Europe et dans le monde d’aujourd’hui. On assiste même à un regain de la diffusion de ces appels à la haine et à la violence, facilitée par les nouvelles technologies, par Internet et les réseaux sociaux. »

    D'après moi, l'édition critique "Mein Kampf" n'a rien d'un petit livre qu'on achète sur un coup de tête, dans un Relay avant de prendre un train. Si l'édition française s'apparente à la version publiée en Allemagne, celle-ci pourrait dissuader un opportuniste quelconque de le publier dans sa version originale. La directrice des éditions Fayard insiste d'ailleurs sur ce point : pas question d'engranger le moindre bénéfice !

     

    Certains chiffres de vente de "Mein Kampf" dans l'histoire dépassent les dix millions, voire les vingt millions. Pas mal quand même pour un tel torchon ! Mais Hitler n'est qu'un amateur à côté de Mao. Côté génocide, Mao supplante largement le tyran nazi. Et son Petit Livre rouge s'est lui écoulé à plus de 900 millions d'exemplaires.

    Alors... Faut-il oui ou non mettre sur le marché la nouvelle édition de "Mein Kampf" ?

    Vous-même, seriez-vous susceptible de l'acheter ?

    Pour quelle(s) raison(s) ?

    Les éditions Fayard cherchent-elles à réaliser un coup de com' ou veulent-elles apporter une vision critique du pamphlet ?

    On publie déjà plus de 200 nouveautés par jour. Celle-ci était-elle indispensable ?

     

  • Un site incontournable : ASFORED !

    Asfored.jpg

    Née en 1972, l'A'SFORED signifie « Association nationale pour la formation et le perfectionnement professionnels dans les métiers de l'édition ». Cette école propose un BTS Édition, formation étalée sur deux ans. La préparation au BTS est dispensée en alternance : une semaine au CFA et l'autre en entreprise.

    Mais l'Asfored, c'est aussi LE portail le plus visité pour ses offres d'emploi dédiées aux métiers du livre. Chaque année, ce sont plus de 500 annonces en tous genres (stages, CDD, CDI, freelance) pour des fonctions éditoriales, de la conception graphique, des tâches liées à l'impression, des fonctions commerciales (diffusion) ou des postes en bibliothèques et autres librairies.

    Plus d'infos sur : www.asfored.org

     

  • L'académie Goncourt accueille deux petits nouveaux !

    despentes.jpgvideo-l-interview-ma-vie-mon-oeuvre-d-eric-emmanuel-schmitt.jpg

    Autour de son président, Bernard Pivot, neuf autres couverts sont dressés, ceux de Pierre Assouline, Philippe Claudel, Didier Decoin, Tahar Ben Jelloun, Patrick Rambaud, Françoise Chandernagor, Paule Constant, et très bientôt deux nouveaux venus : Virginie Despentes et Éric-Emmanuel Schmitt !

    Avec les départs de Régis Debray et surtout d'Edmonde Charles-Roux (âgée de 96 printemps), l'académie prendra un sérieux coup de jeune.

     

  • Iain Levison adapté au cinéma !

    7699996940_iain-levison-arretez-moi-la.jpg

    Excellente nouvelle : le talent de Iain Levison enfin transposé sur grand écran. Son roman "Arrêtez-moi là", dont j'avais posté la critique il y a un an à peine, ouvre la bal. En attendant l'adaptation de l'excellentissime "Un petit boulot".

     

  • La rentrée de janvier !

    image Actu-livres 6 jan.jpg

    Chaque année, la rentrée de janvier apparaît comme la rentrée bis, la rentrée pour ceux qui se désintéressent des prix - peut-être parce qu'ils n'en ont pas vraiment besoin -, ou encore celle qui permettra à un nouveau talent d'éclore et de se révéler, car il est plus facile d'être remarqué.

    La moisson 2016 compte 476 romans, 73 de moins qu'en 2015. 73, c'est aussi la quantité de premiers romans qui entrent en lice.

    Côté étranger, on attend avec impatience la sortie de la nouvelle enquête du département V, intitulée "Promesse", de l'écrivain danois Jussi Adler Olsen, à paraître ce 7 janvier chez Albin Michel. C'est d'ailleurs le livre que je dévore en ce moment. Autre star, Haruki Murakami nous dévoilera deux textes inédits, "Écoute le chant du vent", chez Belfond. Inutile de dire que l'auteur de "1Q84" sera une nouvelle fois l'une des attractions de la rentrée. 

    Côté français, Jean d'Ormesson n'a pas l'intention de s'arrêter et nous offrira ses mémoires chez Gallimard avec ce "Je dirai malgré tout que cette vie fut belle". Tant mieux pour lui, oserai-je dire. Le seizième roman de Jean Echenoz a pour titre "Envoyée spéciale". L'auteur des excellents "Courir" et "14" reste fidèle aux éditions de Minuit. Cela fait cinq ans qu'on l'attendait, ce nouveau roman de Camille Laurens. Enfin le voilà ! "Celle que vous croyez", chez Gallimard, raconte la vie d'une femme qui tourne le dos à toute forme de renoncement, quitte à en payer le prix fort. Olivier Adam décortique un nouveau fait divers. Chez Flammarion, son nouveau roman "La Renverse" devrait très rapidement truster le classement des meilleures ventes. Il est attendu pour... aujourd'hui, 6 janvier. Autre valeur sûre, Philippe Claudel revient en littérature avec "L'arbre des Toraja", chez Stock.

    «Une jeune femme sans nom arrive sur une île, en été.
    Elle traverse en autobus un paysage aride jusqu'à une plage où elle est déjà venue avec un ami. Elle se souvient d'une grotte où ils se sont aimés.
    Il n'y a personne sur la plage, pas un souffle de vent. La taverne est fermée.
    Elle se baigne nue.
    Est-elle aussi seule qu'elle le croit? En quittant la plage quelques jours plus tard, elle ne sera plus la même. Jamais plus.»

    Tel est le texte en quatrième de couverture du nouveau roman de Marie Nimier, "La plage" (Gallimard). Pour le moins insolite.

    Reste l'ovni Édouard Louis dont son "En finir avec Eddy Bellegueule" (Seuil) n'était pas passé inaperçu. Il avait même fait un tabac. Il présente "Histoire de la violence", toujours aux éditions du Seuil et, à n'en point douter, est attendu au tournant, un peu comme l'était Joël Dicker.

     

  • Best-sellers 2015

    d-apres-une-histoire-vraie-de-delphine-de-vigan.jpeg

    Quelques chiffres de vente :

    Rien que durant la 51ème semaine, quelque 52 252 exemplaires du livre de Delphine de Vigan se sont écoulés. Depuis sa parution, on dénombre 322 127 sorties caisse. Sacré Prix Renaudot et Prix Goncourt des lycéens, "D'après une histoire vraie" est LE grand gagnant de la rentrée littéraire de septembre.

    "Le papyrus de César" fait toujours la course en tête, loin devant, avec 98 532 albums vendus du 14 au 20 décembre. Au total, le 36ème tome des aventures du petit Gaulois s'est vendu à 1 444 186 exemplaires. C'est presque moyen pour un tel personnage.

    Depuis les attentats à Paris, plus de 100 000 exemplaires de "Paris est une fête" (Ernest Hemingway) ont séduit les lecteurs. Cet achat est plus symbolique.

    L'année 2015 a été marquée par la vente de valeurs sûres, qui trustent le top 100 presque sans interruption :

    "La Fille du train", de Paula Hawkins (Sonatine) : 15ème, 33 semaines de présence

    "L'instant présent", de Guillaume Musso (XO) : 16ème, 39 semaines de présence

    "La vérité sur l'affaire Harry Québert", de Joël Dicker (de Fallois) : 20ème, 82 semaines de présence

    "L'arabe du futur T.1", de Riad Sattouf (Allary) : 33ème, 80 semaines de présence

    "Ne tirez pas sur l'oiseau moqueur", d'Harper Lee (Lgf) : 43ème, 68 semaines de présence

    "Rien ne s'oppose à la nuit", de Delphine de Vigan (Lgf) : 55ème, 58 semaines de présence

    "Je suis Pilgrim", de Terry Hayes (Lgf) : 58ème, 38 semaines de présence

    "Vers la sobriété heureuse", de Pierre Rabhi (Actes Sud) : 65ème, 57 semaines de présence

    "Central Park", de Guillaume Musso (Pocket) : 70ème, 39 semaines de présence

    "Elle & Lui", de Marc Levy (Robert Laffont) : 77ème, 33 semaines de présence

    "Au revoir là-haut", de Pierre Lemaître (Lgf) : 94ème, 35 semaines de présence

     

    En marge de ces résultats, il faut noter le record de Laurent Gounelle pour son "L'homme qui voulait être heureux", qui comptabilise 242 semaines de présence dans le top 200.

    Autre phénomène : "Le Petit Prince", d'Antoine de Saint-Exupéry (Folio Junior n°100) ! Ce n'est pas une surprise. Il serait anormal de ne pas retrouver ce chef-d'œuvre de la littérature dans le classement. Il est encore 133ème lors de la 51ème semaine de 2015.

  • Triste disparition de Jean-Marie Pelt

    photo-PELT.jpg

    Pharmacien, biologiste, botaniste et écrivain, Jean-Marie Pelt nous a quittés à l'âge de 82 ans. J'ai eu la chance de le rencontrer à Bruxelles, à l'occasion de la parution de "La raison du plus faible" (Fayard, 2009). Né en Moselle, écologiste convaincu, Jean-Marie Pelt  laisse une œuvre importante, tant en livres qu'en documentaires et émissions radio.

    Cet homme au visage bonhomme, irradiant de sagesse et de bonté, fut l'un des premiers à dénoncer les méfaits de l'amiante ou des OGM. Son dernier ouvrage, coécrit avec Paul Couturiau, est paru en septembre dernier chez Genèse éditions.

    l-ame-de-la-nature.jpg« Les fleurs, c’est ma maison ; ma maison, c’est une serre ; mon enfance, c’est un jardin ; mon futur, c’est un paradis terrestre… »

    Chez Jean-Marie Pelt, tout ramène au jardin : le jardin de l’enfance où son grand-père lui a transmis l’amour de la nature ; le Jardin d’Éden, où il a rencontré Dieu, la ville jardin en laquelle il a transformé la ville de Metz, le jardin Terre qu’il s’est donné mission de servir…

    Laissez-vous guider à travers les jardins de Jean-Marie Pelt et découvrez l’un des grands éveilleurs de conscience de notre temps, un homme en qui vibreL’âme de la nature.

    Botaniste, ardent défenseur de l’environnement, père de l’écologie urbaine et du premier institut d’écologie, enseignant et communiquant hors pair, Jean-Marie Pelt est, sous ses airs débonnaires, un guerrier qui a mis sa science et sa foi au service de la vie. Il porte ici un regard sans concession sur le monde actuel. » (Pierre Rabhi)

  • La Montagne reprend De Borée

    lamontagne.jpg

    Pour 252 000 €, le groupe La Montagne Centre France acquiert les stocks, les actifs (ce qu'il en reste) et les fonds de commerce  de De Borée.

    Bonne nouvelle ?

    Couci-couça. Sur les 65 salariés, seuls 15 seront sauvés.

    En attendant, l'édition et la diffusion pourront continuer et, qui sait, peut-être se développer. Grâce au soutien médiatique (publicitaire) d'un groupe de presse tel que La Montagne, De Borée semble mieux armé. 

  • Le salon du livre de Paris fait sa mue !

    salon-livre-paris-logo.jpg

    Les grands salons peinent à traverser la crise. En 2016, le salon du livre de Paris change d'appellation : Livre Paris !

    Après les bisbilles entre le groupe Hachette et les organisateurs de Reed Expo, voilà que d'autres exposants montent au créneau et menacent de boycotter l'événement. Non sans raison.

    Chauffage défectueux, conditions d'installation, conditions de paiement, manque de relationnel, les critiques fusent.

    Pour y être allé chaque année depuis... depuis une dizaine d'années, j'ai pu me rendre compte d'une certaine évolution. La disposition générale des stands n'a guère varié. Bragelonne qui, en son temps, investissait beaucoup pour ce salon en érigeant un stand magnifique en forme de château-fort, n'occupe plus que quelques mètres carrés. Petit à petit, de grandes maisons ont décidé de désaffecter les lieux. Et maintenant, voilà que se plaignent les "petits" éditeurs indépendants.

    Depuis la fin octobre, Reed Expo est à la recherche de son nouveau directeur (offre d'emploi), mais trouver la pépite qui réconciliera toutes les parties en n'oubliant pas de répondre aux attentes budgétaires, rien n'est moins simple.

    D'année en année, la fréquentation de la Porte de Versailles s'amenuise. L'édition 2015 a dû constater une nouvelle baisse de 10%. Il est donc plus que temps de stopper l'hémorragie.

    D'autant qu'en parallèle, le salon L'Autre Livre qui se déroule en fin d'année et qui regroupe les éditeurs membres de l'association, attire de plus en plus de public. Un exploit, car réalisé sans la présence de stars de l'écrit.

     

     

     

     

     

  • Pilonnez jeunesse !

    envie-dun-coup-gueule-L-G4KgOD.jpgLivres-au-pilon.jpg

    Des montagnes de livres et BD en parfait état sont jetés chaque jour. La raison ? Cela revient moins cher à l'éditeur de mettre au pilon, plutôt que de réintégrer ses retours au stock.

    Paradoxe : plus on pilonne les livres d'un auteur, plus grand est son succès !

     

     

     

     

     

     

     

     

    Et dire que des millions de jeunes ou personnes à bas revenus n'ont pas accès à la lecture, car incapables de se payer ce plaisir...

    On se plaint ensuite que le nombre total de livres vendus est en constante diminution... Faute aux nouvelles technologies, au désintérêt des jeunes pour la lecture ou à des raisons aussi fallacieuses les unes que les autres.

    Grands éditeurs, regardez-vous dans le miroir et sondez votre conscience. Au lieu de pilonner, organisez une immense braderie, avec séances de signatures, un salon du livre pour les jeunes et les classes défavorisées. Donnez l'accès à vos productions en les soldant au lieu de les écraser, d'en faire de la bouillie.

    Oui, je suis révolté par cette pratique à l'encontre de l'écologie. Messieurs les grands éditeurs - rares sont les structures indépendantes et plus modestes qui pilonnent -, les défavorisés d'aujourd'hui seront peut-être vos clients de demain ! Mesdames et messieurs les stars de l'écrit, offrez du temps et de l'encre à ces lecteurs, car pour un auteur, l'important est d'être lu, peu importe à quel prix !

    Le capitalisme se nourrit d'aberrations qui le conduiront dans le mur. En attendant le choc fatal, ceux qui peuvent s'engraissent et profitent de ce système. Quant aux exclus, qu'ils crèvent ! Mais surtout, que ceux-ci n'aient pas accès au savoir, car cela pourrait mettre en péril plus tôt que prévu les privilèges des puissants.

    Oh bien sûr, il y a les bibliothèques et médiathèques ! On vous prête un livre, déjà passé dans des dizaines de mains. Grasses ou moites pour certaines. Et n'oubliez pas de le rendre à temps, car sinon, vous aurez une amende. Donc, pour être sûr d'éviter l'amende, je n'emprunte rien. C'est aussi simple que ça. Mais le plaisir du livre neuf, en première édition, ou du livre dédicacé, cette sensation de posséder, de renifler cette bonne odeur de papier, cet ouvrage tout juste sorti de son carton, ce plaisir-là, de moins en moins de monde pourra se l'offrir.

    Chaque jour qui passe, des dizaines de conteneurs emplis de livres neufs sont transportés vers les déchetteries spécialisées. Un immense gâchis !

  • Quelques chiffres !

    Mot passant 2.jpg

    La production de titres a poursuivi sa progression (+2,5%), pour atteindre 80 255 titres en 2014, dont 68 187 nouveautés. Cela représente 321 titres par jour ouvrable ! Imaginez-vous l'incroyable casse-tête des libraires, incapables de tout rentrer dans leurs rayons !

    Par contre, le tirage moyen a baissé. Il se situe à 5950 exemplaires. Mais ce chiffre ne veut pas dire grand-chose, car la grande majorité des titres ne dépassent pas les mille exemplaires. Les grosses locomotives des grandes maisons faussent les données.

    Le nombre total de livres vendus a, lui aussi, baissé en 2013 (427 millions) par rapport à 2012 (441 millions). Une baisse conséquente !

    La littérature demeure le secteur qui génère le plus de chiffre d'affaires, soit 675,3 millions d'euros. Il devance largement les autres secteurs.  

    Le scolaire marque le pas, même si en termes de volume, il occupe toujours la seconde place (372,4 millions d'euros). Mais plus pour très longtemps, car ce secteur est en net recul (-20% ces trois dernières années). La concurrence d'internet y est pour beaucoup dans cette Bérézina.

    Le Poche démontre qu'il a su s'implanter partout et que ses consommateurs sont peut-être les plus fidèles. Avec un chiffre d'affaires de 343 millions, ce secteur représente 13,4% des ventes de livres. On note cependant un recul de son chiffre, peut-être dû à l'essor du numérique.

    Les livres pour la jeunesse occupent la place juste à côté du podium, à savoir la quatrième, avec quelque 342,4 millions d'euros, soit plus d'un livre sur dix. Même si le secteur a bénéficié il y a dix ans de l'énorme succès de JK Rowling et ses Harry Potter, on constate que ce secteur conserve un attrait important. Le salon de Montreuil, en banlieue parisienne, démontre chaque l'incroyable dynamisme et l'inventivité de ce secteur.

    Les Livres pratiques suivent de très près, avec 341,6 millions d'euros de chiffre d'affaires annuel. Même si ce secteur marque très nettement le pas, on remarque quelques éclaircies dans la grisaille. En effet, les livres sur la santé et le bien-être sont de plus en plus achetés. Tout l'inverse pour la multitude de livres de cuisine. Malgré leur intérêt, le lectorat frôle l'indigestion (-5,2%). Baisse généralisée pour les ouvrages d'informatique, de sciences, de médecine ou de gestion, qui subissent la concurrence d'internet.

    Les Sciences humaines poursuivent leur recul, avec 243,4 millions d'euros. Là aussi, il ne faut pas chercher bien loin le principal responsable.

    Enfin ! La BD ! L'une de mes passions ! Avec 242,7 millions d'euros, le secteur stagne. Mais la franco-belge reprend du poil de la bête, contrairement aux mangas dont les ventes s'essoufflent.

    Les essais, documents et livres d'actualité dépendent de... l'actualité. Le chiffre de ce secteur peut donc fortement fluctuer d'une année à l'autre. Classé huitième avec quelque 85,3 millions d'euros, il pourrait augmenter très fortement en 2015 grâce aux (ou à cause des) attentats.

    Les dictionnaires et encyclopédies ne représentent plus grand-chose, à peine 72,4 millions d'euros. Compte tenu de leur prix unitaire moyen plus élevé, ces ouvrages voient leur recul se poursuivre depuis une bonne dizaine d'années. Fortement concurrencés par internet, ils sont voués à disparaître...

    Faut-il citer le dixième et bon dernier de ce classement ? Oui, car ce secteur a encore le mérite d'exister. Plus pour très longtemps. Représentant encore 1,8% des ventes (35,4 millions d'euros), les éditeurs de cartes et livres de géographie (tourisme) se tournent peu à peu vers des applications. La Toile finira très bientôt par éradiquer les derniers résistants qui ont pourtant connu de belles années... Mais ça, c'était avant !  

     

     

  • JOUR J !

  • Où en est l'édition numérique ?

    atelier-enrichissement-numerique.jpg

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    L'édition numérique poursuit sa progression. En 2014, celle-ci représentait 6,4% des ventes de livres, pour 4,1% en 2013.

    Dans le secteur de l'édition professionnelle, le numérique devient même incontournable, car il représente d'ores et déjà près de 40% des ventes.

    La répartition des supports : sur tablette et ordinateur portable (50% des lecteurs), sur liseuse (22%) et sur smartphone (28%).

    Contrairement à ce que l'on pense, cette augmentation de lecteurs en numérique ne porte aucunement à conséquence sur les ventes de livres traditionnels.

    Ce type de lecture continuera à s'accroître dans les années qui viennent, notamment grâce aux établissements scolaires qui s'équiperont de tablettes et d'ordinateurs.

    Pour l'éditeur que je suis, je ne vois pas ce développement d'un mauvais œil, bien au contraire. Le livre numérique ne coûte rien au niveau du stockage, il ne se déprécie pas, il n'a pas la sensation d'être écrasé par ses concurrents, et il se vend 60% moins cher que son cousin en papier.

    La vitrine des éditions Méhari en numérique : cliquez ici

     

    Le plus important n'est-il pas que le plaisir de lecture subsiste, quelle que soit sa forme.

     

     

     

  • Une nouvelle librairie à Jette !

    Mot passant 1.jpg

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    C'est assez rare pour le souligner : une nouvelle librairie généraliste vient d'ouvrir ses portes dans le nord de Bruxelles !

    300 m² ! Une table immense, très conviviale, des meubles sur mesure, la possibilité de déguster des salades, des sandwiches ou des pâtisseries, une disposition aérée. Mot passant a donc ouvert ses portes à Jette, à deux pas de la place Reine Astrid - plus connue sous le nom "place du Miroir" -.

    Michaël Veliu, le fondateur, couve le lieu du regard, comme la lionne surveille son lionceau. Ouverte 7 jours sur 7, la librairie organisera de nombreux événements, accueillera peut-être des clubs de lecture ou des ateliers d'écriture. Les locaux s'y prêtent à merveille.

    Bien conscient des difficultés du secteur, le patron compte sur la convivialité du lieu, sur ses heures d'ouverture, ainsi que sur la fréquentation de la "place du Miroir", bondée le dimanche, jour du marché.

    Et ce samedi, à partir de 15h30, j'aurai le plaisir d'y signer mes ouvrages, de répondre aux questions de BxFM, et de débattre avec Jean-Baptiste Baronian et Arnaud Delacroix.

     

    Mot passant 3.jpg

    300, avenue de Jette

    1090 Bruxelles (Jette)

    Tél : 02 311 45 44

    info@motpassant.be

    Ouvert du lundi au samedi de 10h00 à 19h00

    Nocturne le jeudi (jusqu'à 21h00)

    Dimanche de 09h00 à 18h00

     

  • Soirée caritative chez Filigranes !

    amis_logo.jpg

    Les fêtes de fin d'année se rapprochent à grands pas. Chez Filigranes, cette période rime avec « soirées caritatives » !

    Ce jeudi 29 octobre, vers 20h00, plusieurs auteurs seront invités à dédicacer leurs ouvrages au profit d'une association caritative, à savoir les « Amis de l'Institut Bordet ».

    Barbara Abel, Thierry Janssen, François de Brigode, Ghislaine Arabian, Jean-Marie Nogaret, Daniel De Bruycke, Martine Fallon, Emmanuelle Pirotte, Olivier Mouton, Bastien Vivès, Ruppert et Mulot. Rien que du beau monde.

    Le principe de ces soirées est simple, et très efficace : 20% des recettes totales de ces soirées, ainsi que 100% des recettes du bar sont reversées à une œuvre, une association, une ONG. Début à 20h00, fin vers 23h00, voire beaucoup plus tard. Voilà dix ans que cette opération fonctionne à merveille.

    Grâce à ses excellentes remises, la librairie ne perd pas d'argent durant ces soirées. Le personnel est également libre de reverser à ladite association le montant récolté grâce à leurs heures supplémentaires.

    À la différence d'autres librairie, Filigranes bénéficie d'une fréquentation constante qui lui permet de bien rentabiliser ces soirées. Tout bénéfice donc, car en plus de réaliser une bonne action, la librairie soigne sa communication.

     

    Où ?

    librairie Filigranes

    39-42, avenue des Arts

    1040 Bruxelles

    Tél : 02 511 90 15

  • Record du monde !

    049pf1560_8cy62_1_jpg_webrend_1280_1280.jpg

    Adjugée à

    1 563 000 € !

    Lors de la vente aux enchères chez Sotheby's à Paris, la planche issue de l'album Le sceptre d'Ottokar a crevé les plafonds. 

    Jamais une double planche d'Hergé n'avait atteint de tels chiffres.

     

     

  • Licenciement massif des Playmates !

    playboy.jpg

    Changement de stratégie chez Playboy ! Exit les filles dénudées ! Place au Playboy plus soft, davantage tourné vers les réseaux.

    En concurrence directe avec Internet, où en un clic on accède à l'érotisme, voire à la pornographie, la direction du magazine Playboy a décidé de changer radicalement de cap.

    La ligne éditoriale du magazine s'oriente donc vers la vie nocturne, le luxe, l'humour, la culture, sans oublier les filles sexy. De quoi attirer une clientèle plus jeune, branchée. Le nom reste fort. Mais l'institution a perdu bon nombre de ses lecteurs. De près de six millions dans les années '70, on est passé à 800 000 actuellement (chiffres pour les États-Unis). Le magazine perd près de trois millions de dollars par an, mais cela s'équilibre grâce aux recettes générées par les nombreuses licences du petit lapin.

  • Le Réveil de la Force !

     

    Pourquoi parler de Star Wars dans un blog consacré aux livres ?

    Tout d'abord parce que je suis fan absolu (à l'instar de millions d'autres) de la saga.

    Ensuite en raison de la publication de dizaines d'ouvrages Star Wars depuis 1977. Outre ceux traitant des films et des personnages, on trouve également les romans publiés en poche.

    Rédigés notamment par Troy Denning (alias Richard Awlinson), Timothy Zahn, Aaron Allston, Karen Traviss ou Kevin J. Anderson, les romans suivent une chronologie bien précise.

    Les novélisations des six films sont l'œuvre de six auteurs différents. Même si l'épisode IV (Un nouvel espoir) est signé par George Lucas, on sait qu'il a officieusement fait appel au très célèbre Alan Dean Foster pour collaborer à l'écriture.

     

    Revan-Malak91_22059_c0f029fdc959caa705ecfffed6c56c22.jpg 

     

     

     

     

  • Un nouveau venu !

    1165103_avec-serengo-prisma-mise-gros-web-tete-021401587937.jpg

    Un nouveau féminin. Un de plus ! Imprimé à 100 000 exemplaires, ce magazine s'adressera aux mamies de 50 ans et plus, voire beaucoup plus.

    Bien sûr, il restera loin de ses principaux concurrents, à savoir "Notre Temps" ou "Pleine Vie" qui totalisent à eux deux près d'un million cinq cent mille lecteurs.

    Le groupe Prisma a décidé de frapper fort et d'utiliser les grands moyens pour favoriser le lancement de son nouveau bébé. Affichage national (France), passages radio...

    Le prix de vente a été fixé à 4,50 €, légèrement supérieur à ses concurrents directs, mais le groupe a besoin de rentabilité sur les ventes, de façon à ne pas dépendre trop des recettes publicitaires. C'est un pari.

    Serengo compte cibler les séniors connectés, branchés, jeunes d'esprit... et relativement aisés financièrement.

    Les marchands de journaux devront donc faire une petite place pour ce nouvel arrivé. Pas si évident quand on voit l'incroyable diversité des magazines en rayon.