L'actu-livres de Marc Varence

  • Plus de 900 pages pour conter la vie de Steve Jobs...

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    « À partir d'une quarantaine d'interviews exclusives et de multiples rencontres avec sa famille, ses proches, ses collaborateurs, ses amis comme ses adversaires, Walter Isaacson a reconstitué d'une façon magistrale et passionnée la vie, l'œuvre et la pensée du fondateur d’Apple, l’un des plus grands innovateurs et visionnaires de notre époque. »

    L'histoire retiendra le nom de Jobs comme celui d'un génie. C'est peut-être aller un peu vite en besogne. Certes, si ce bonhomme pour le moins atypique n'avait pas existé, la marque à la pomme n'en serait pas là aujourd'hui. Mais à l'origine, il y avait aussi un autre prodige, plus effacé, plus généreux, moins calculateur, et surtout moins ambitieux : Stephen Wozniak. Sans ce grand ado amateur de canulars électroniques, il y a fort à parier que Steve Jobs n'aurait pas eu la même carrière.
     
    Mort à 56 ans, l'as du marketing qu'était Steve Jobs manque cruellement aujourd'hui. On a même l'impression que la technologie stagne quelque peu, même s'il s'agit d'une impression. Steve Jobs, c'était surtout une façon nouvelle de lancer un produit sur le marché, une conviction inébranlable de sa réussite et un pouvoir sur les autres. Ce pouvoir de persuasion, cet aplomb dans le mensonge fut appelé "champ de distorsion de la réalité" par ses collaborateurs.
     
    Jobs, ce fut aussi quelques échecs retentissants, abordés dans ce livre sans concession, un combat contre son meilleur ennemi, Bill Gates, et une liste non exhaustive de défauts. Il pouvait être cruel, menteur, borné, retors, pleurer en public en cas de contrariété, comme un gosse auquel on refuse l'achat d'un nouveau jouet. Jeune, Jobs ne se lavait qu'une fois par semaine, déambulait toujours pieds nus, se droguait, ou entreprenait des régimes alimentaires complètement loufoques. Lors de la création de la marque, il se gavait de pommes, et n'avalait rien d'autres. D'où l'origine du nom.
     
    Cette biographie se lit comme un roman, le roman d'un type pervers et génial. En tout cas, Steve Jobs ne faisait rien à moitié.
     
     
     
    Steve Jobs
    de Walter Isaacson
    Lgf n°32706, octobre 2012
    ISBN 978-2-253-16852-2
    936 pages - 8,90 € 
  • Prédateurs

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    « Une guerre sans nom. Le débarquement libérateur est imminent. Parmi les soldats, la tension est extrême. Mais cela ne peut suffire à expliquer le crime abominable découvert sur l’un des navires alliés : un soldat a été retrouvé pendu par des crocs de boucherie, la tête remplacée par celle d’un bélier. Le lieutenant Frewin de la Police militaire en est convaincu : c’est l’oeuvre d’un tueur redoutable qui jouit de la souffrance qu’il inflige. Malgré le déclenchement de l’offensive, les meurtres se poursuivent avec un raffinement croissant dans l’horreur. Frewin oriente alors son enquête vers la 3e section de la compagnie Raven, une poignée de durs qui forme un cercle très spécial…»

    N'ayant jamais lu de roman écrit par Maxime Chattam, j'ai voulu m'y plonger pour mourir - un peu - moins idiot. Sans révolutionner le genre, l'auteur utilise tous les poncifs et entraîne le lecteur dans un suspense très prévisible. Tout au long des quelque 81 chapitres, j'ai espéré me tromper. Une lueur d'espoir entretenait l'idée que ce grand vendeur de livres me surprendrait. Eh bien non ! Pas du tout ! 

    Les scènes gore ne servent pas à épicer le récit, certains chapitres sont ennuyeux à... mourir, la "perspicacité" du lieutenant Frewin agace. Bref, même si ce thriller se lit sans difficulté, il n'a vraiment rien d'exceptionnel.

     

    Prédateurs

    de Maxime Chattam

    Pocket n°13910, mai 2009

    ISBN 978-2-266-18878-4

    570 pages - 8,50 €

     

     

     

  • Aïna

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    « Parfois, de grands drames se nouent sous nos yeux, au détour d'une rue. Mais parfois, avec un peu de chance, ils se déroulent sous ceux de Jérôme K. Jérôme Bloche, le célèbre détective privé.

    C'est le cas de celui de la jeune Aïna, poursuivie par un impressionnant colosse dans les rues de Paris. Le hasard l'entraîne d'abord dans l'épicerie de Burhan, qui alerte son ami Jérôme. Puis elle trouve refuge dans l'église du père Arthur, qui s'interpose entre elle et son agresseur et qui lui offre gîte et couvert.

    Mais la jeune femme ne parle que swahili, et en dehors de son air effrayé, difficile d'en savoir plus...

    Quelques heures plus tard, Arthur reçoit la visite d'hommes qui se présentent comme ses employeurs, récupèrent la jeune fille de force et s'enfuient dans des voitures aux plaques diplomatiques. »

     

    Le comportement étrange d'Aïna alerte Jérôme qui, instinctivement, tente de dénouer l'intrigue. Vingt-cinquième tome de la série, ce n'est certainement pas le meilleur, mais on y retrouve malgré tout ce qui fait son succès : la bonhomie de Jérôme, la qualité du scénario, ainsi que la conduite sportive de Babette.

    Jérôme K. Jérôme Bloche fait aujourd'hui des grands classiques de la bande dessinée. Voilà un antihéros qui, au fil des albums, prend une place de plus en plus conséquente sur nos étagères déjà bien encombrées. Et pas question de le déloger.

     

    Jérôme K. Jérôme Bloche

    tome 2 : Aïna

    de Dodier

    Dupuis, mars 2016

    ISBN 978-2-8001-6468-7

    48 pages - 12,00 €

     

     

  • Le bigorneau fait la roue

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    « Marc est un jeune étudiant rêveur, paresseux et cultivé. Il est temps de devenir un homme et dresse son propre bilan de compétences : la seule chose qui le motive vraiment dans la vie, c’est le grand amour, et il lui faut bien reconnaître qu’en la matière, il est le pire des cancres.

    Il part se ressourcer dans sa famille, en Bretagne, auprès de ses parents et de sa grand-mère qui lui révèlent un grand secret : ce qui fait durer les couples, c’est l’incompréhension mutuelle !

    Il transforme alors cette conviction en plan de bataille et décide de tenter sa chance à l’international, auprès d’étrangères dont il est sûr qu’elles ne le comprendront pas.

    Marc va se lancer au fil des ans dans trois campagnes téméraires, en Italie, aux États-Unis et en Russie. Malheureusement pour lui, les femmes sont les plus clairvoyants des stratèges, et il lui faudra affronter des débâcles sanglantes avant de prétendre à une galante victoire. »

    Mis à part un titre peu porteur et une couverture assez moyenne, l'auteur m'a emporté dans sa quête effrénée. Je me suis d'autant plus facilement identifié à lui que le narrateur porte le même prénom que moi. Cela peut paraître idiot, certes, mais la science des prénoms fait des miracles.

    Roman léger qui nous berce par son humour, par sa dérision, par le décalage de cultures qui peut entraîner d'improbables catastrophes. C'est notamment le cas aux États-Unis, lorsqu'il soulage sa vessie contre un arbre. Sacrilège !

    Ce livre m'a accompagné pendant les vacances de printemps (de Pâques pour nous, Belges). Et je ne le regrette absolument pas, car je l'ai avalé en trois ou quatre jours. En ce laps de temps, grâce à la construction de ce récit truculent, j'ai donc voyagé en France (en Bretagne plus précisément... d'où "le bigorneau"), en Italie, aux États-Unis, et enfin en Russie.

    Hervé Pouzoullic nous délivre un premier roman on ne peut plus prometteur.

     

    Le bigorneau fait la roue

    d'Hervé Pouzoullic

    éditions Anne Carrière, mars 2016

    ISBN 978-2-8433-7811-9

    240 pages - 18,00 € 

     

     

  • Corrosion

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    « Un vétéran d’Irak au visage mutilé tombe en panne au milieu de nulle part et se dirige droit vers le premier bar. Peu après, un homme entre avec une femme, puis la passe à tabac. L’ancien soldat défiguré s’interpose, et ils repartent ensemble, elle et lui. C’était son idée, à elle. Comme de confier ensuite au vétéran le montant de l’assurance-vie de son mari qui la bat. Ce qu’elle n’avait pas réalisé, c’était qu’à partir de là, elle était déjà morte. »

    La quatrième de couverture n'est pas tout à fait correcte. Cela dit, il n'a pas dû être évident de composer un pitch qui ne dévoile pas toute la force de l'intrigue. Il y a tout d'abord ce fameux vétéran, un certain Joseph Downs, qui nous décrit l'enfer qu'il a vécu en Irak. Il revient au pays, le visage déformé, complètement brûlé au troisième degré. Du moins, c'est ce qu'il nous raconte. Et puis il y a Benton Faulk, ce gamin de seize ans, rendu maboul par son père qui, depuis la maladie incurable de sa femme, la cloître dans sa chambre et s'obstine à vouloir trouver un remède. Les deux histoires ne feront bientôt plus qu'une.

    Le scénario est brillamment pensé, même s'il est selon moi quelque peu prévisible. C'est du noir de chez noir. Le style n'est pas un modèle de pureté, mais le récit supplante le reste. L'auteur nous immerge dans un univers glauque, tout en noirceur, même la nature. Je n'ai ressenti que du mépris pour les personnages, et c'est je pense la volonté première de Bassoff. Certes, ce livre se lit avec un plaisir parfois malsain, qui, et c'est peut-être le côté malsain justement, ne nous fait pas décrocher.

    Après "Cassandra" et "Frank Sinatra dans un mixeur", c'est le troisième ouvrage de la collection néo-noir que je dévore. Ce ne sera pas le dernier.

     

    Corrosion

    de Jon Bassoff

    Gallmeister, janvier 2016

    ISBN 978-2-35178-104-3

    240 pages - 17,20 €

     

  • Une première... déception !

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    « Dès le premier meurtre, épouvantable et déroutant, Camille Verhoeven comprend que cette affaire ne ressemblera à aucune autre. Et il a raison. D'autres crimes se révèlent, horribles, gratuits... La presse, le juge, le préfet se déchaînent bientôt contre la « méthode Verhoeven ». Policier atypique, le commandant Verhoeven ne craint pas les affaires hors normes mais celle-ci va le placer totalement seul face à un assassin qui semble avoir tout prévu. Jusque dans le moindre détail. Jusqu'à la vie même de Camille qui n'échappera pas au spectacle terrible que le tueur a pris tant de soin à organiser, dans les règles de l'art... Prix Cognac, 2006. »

    Malgré les critiques élogieuses pour ce roman policier très noir, je ne suis pas parvenu à accrocher la trame. Univers macabre à l'extrême, trop à mon goût, le livre m'est tombé des mains à la page 100. Et pourtant, je suis fan de cet écrivain.

    Premier volet de la trilogie Verhoeven, je m'attendais à plus de finesse... ou à moins de sordide.

    Cela n'enlève rien à la qualité du travail de l'auteur, à son style, à sa justesse. Je comprends d'ailleurs fort bien que bon nombre de lecteurs aient pu prendre du plaisir à lire ce roman policier ultra-noir.

     

    Travail soigné

    de Pierre Lemaître

    Livre de Poche n°31850, juin 2010

    ISBN 978-2-253-12738-3

    408 pages - 7,60 €

     

     

  • Otages d'Hitler

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    « Paul Reynaud, Léon Blum, anciens présidents du Conseil, les généraux Gamelin ou Weygand, mais aussi le champion de tennis Jean Borotra, éphémère ministre de la Jeunesse et des sports de Vichy, Léon Jouhaux, patron de la CGT... Et, par dizaines, des officiers, des maires, des préfets, tous destinés à servir au Reich de monnaie d'échange, en cas d'agression caractérisée.

    Ils ont été enfermés dans des camps ou des forteresses d'Allemagne ou de Tchécoslovaquie. On a oublié ces marginaux de la répression nazie. Il est vrai que ces détenus très spéciaux n'hésitaient pas à écrire au Führer parce que leur paillasse n'était pas assez épaisse... »

    Ce document très fouillé révèle ce que fut le quotidien de ces prisonniers "VIP". Daladier fut de ceux-là. Et bien d'autres. 

    Un passage très intéressant nous parle du procès de Riom, créé dès le 30 juillet 1940 pour juger les "responsables de la défaite". Pour les accusateurs, ce fut une déroute complète. Car les accusés se défendent si bien qu'ils retournent complètement la situation. Avant la guerre, les réductions budgétaires de l'armée étaient l'œuvre de gouvernements où figuraient Pétain et Laval. Les geôliers de Daladier en viennent même à le féliciter.

    On y retrouve également le fils du Tigre, Michel Clémenceau, Georges Mandel, ancien Chef de cabinet du "Père la Victoire", ou encore le président de la République Albert Lebrun.

    Un ouvrage très intéressant qui dévoile une parcelle oubliée de l'Histoire.

     

    Otages d'Hitler

    de Benoît Luc

    éditions Vendémiaire, 2014

    ISBN 978-2-36358-109-9

    256 pages - 8,00 € 

  • Stop aux anglicismes !

  • Comment braquer une banque sans perdre son dentier

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    « Ils s'appellent Märtha, Stina, Anna-Greta, le Génie, le Râteau, ils chantent dans la même chorale et vivent dans la même maison de retraite. Nourriture insipide, traitement lamentable, restrictions constantes, pas étonnant que les résidents passent l'arme à gauche. Franchement, la vie ne serait pas pire en prison ! D'ailleurs, à Stockholm, elles ont plutôt bonne presse. Voilà l'idée ! Les cinq amis vont commettre un délit et faire en sorte d'être condamnés : en plus d'avoir la vie douce, ils pourraient redistribuer les bénéfices aux pauvres et aux vieux du pays.

    Un brin rebelles et idéalistes, un peu fous aussi, les cinq comparses se lancent dans le grand banditisme. Mais évidemment rien ne va se passer comme prévu. »

     

    Si le pitch en quatrième de couverture augure de bons moments, la lecture proprement dite s'encombre de lenteurs, de détails, de passages insipides. On avale les pages sans grande saveur. Oui, l'idée est plutôt sympa, mais on a du mal à y croire.

    Le dernier tiers du livre devient pesant. On s'y ennuie. Cela n'en finit pas. 

    En clair, je me suis fait piéger par un bon titre.

     

    Comment braquer une banque sans perdre son dentier

    de Catharina Ingelman-Sundberg

    Pocket n°16271, février 2015

    ISBN 978-2-266-25751-0

    480 pages - 8,00 €

  • François d'Epenoux chez Mot passant !

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    J'aurai le plaisir d'animer la rencontre. François d'Epenoux vient tout spécialement de Paris pour nous présenter son nouveau récit.

    Un auteur empreint de bonhomie, d'humour, simple, accessible, "multi-papa", souriant... une rencontre inoubliable.

     

    À jeudi...

     

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  • Les ailes du désespoir

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    « David Serfaty, originaire de Casablanca, retrouve son amour de jeunesse à Paris. Alia est marocaine et musulmane. L'hostilité de leurs familles respectives les contraint à émigrer à New York.

    Tous deux travaillent à Wall Street lorsque, le 11 septembre 2001, Alia disparait dans une des tours jumelles. Découvrant qu'elle avait eu un enfant d'un viol, David s'occupe de retrouver la fillette mais, toujours aussi désespéré, il succombe à la tentation de venger Alia.

    Sous une nouvelle identité et armé d'une solide culture coranique, il se métamorphose en un musulman crédible qu'un imam extrémiste croit radicaliser. En parallèle, il offre ses services à la CIA. Envoyé à Londres, il infiltre un réseau de terroristes sous la férule d'un Algérien. Pris dans la spirale de la violence et de la haine, conscient de se trahir lui-même, David devient un homme animé par la volonté de nuire qui ne reculera devant rien pour arriver à ses fins. »

     

    Les ailes du désespoir

    de Roselyne Durand-Ruel

    Albin Michel, février 2016

    ISBN 978-2-2226-32285-2

    432 pages - 21,50 €

  • L'icône rouge

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    « Au plus fort des combats, deux soldats russes cherchent refuge dans la crypte d'une église allemande. Ils y découvrent une icône d'une valeur inestimable, que tout le monde pensait détruite. Une fois informé, Staline ordonne à son meilleur détective, Pekkala, de découvrir comment elle a pu se retrouver là. L'enquête de "l'Œil d'Émeraude" le met rapidement sur la piste des Skoptsy, une secte chrétienne dont les membres ont été pourchassés par le passé par la police secrète bolchévique.

    Les rares survivants se sont regroupés et se cachent dans les forêts de Sibérie. Alors que l'icône resurgit, les Skoptsy sont prêts à tout pour remettre la main sur ce qu'ils estiment être leur plus grand trésor, et menacent l'ensemble du peuple russe d'une nouvelle arme terrifiante. »

    Intrigue palpitante et bien ficelée, sauts dans le temps, personnages fictifs mêlés à des personnalités bien réelles qui ont marqué l'Histoire, meurtres, suspense, ce sixième opus des aventures de l'inspecteur Pekkala se lit d'une traite. Les éditions Anne Carrière tiennent en Sam Eastland un maître du genre. Cela dit, il avait déjà publié chez Grasset dans les années '90, sous son nom véritable : Paul Watkins.

    En tout cas, à la lecture de sa bibliographie, pas besoin de chercher bien longtemps le fil rouge des ses œuvres...

     

    L'icône rouge

    de Sam Eastland

    éditions Anne Carrière, février 2016

    ISBN 978-2-8433-7764-8

    336 pages - 22,00 €

     

     

     

     

     

     

  • Le courrier du jour chez Lattès !

     

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    Ce mercredi, le troisième épisode de Manuscrit Story relate ma journée de dépôt des manuscrits.

    En photo, voici une partie des manuscrits s'entassant chez JC Lattès. Comment sortir du lot ? Par quel miracle mon texte convaincra-t-il le comité de lecture ? Et comment se fait-il qu'en 2016, le candidat auteur doive encore patienter plusieurs mois pour obtenir une réponse ?

     

    Chaque semaine, sur le site www.actualitte.com, retrouvez Manuscrit Story !

     

  • Marc Levy rafle la mise !

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    Marc Levy s'empare de la première place au top des ventes, et ce, dès sa sortie. Avec un cumul des ventes de 38 348 exemplaires vendus, il détrône Nicolas Sarkozy. Imprimé à 400 000 unités, il ne manque que le sable sur la couverture de ce roman-plage. 

    Il est intéressant de noter que cet "Horizon à l'envers" s'est vendu trois fois plus en grande surface qu'en librairie.

    Depuis sa parution, Christiane Taubira a, quant à elle, écoulé 75 260 exemplaires de ses "Murmures à la jeunesse" (éditions Philippe Rey). Mais au contraire de Marc Levy, son ouvrage s'est principalement vendu en librairie, sept fois plus qu'en grande surface. Les libraires indépendants seraient-ils de gauche ?

     

  • Le cas Sneijder

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    « Paul Sneijder est l’unique survivant d’un accident d’ascenseur. Sa fille y a perdu la vie. Depuis ce jour, sa perception de la réalité s’est affinée, comme si quelqu'un avait monté le son du vacarme du monde. Comment continuer à vivre, avec une épouse tyrannique qui ramène un poulet rôti les jours où elle voit son amant ? En changeant de métier : promener des chiens, voilà une activité attrayante. »

    Mis à part quelques bons mots, quelques dialogues croustillants et quelques comiques de situation, on finit bien vite par s'ennuyer dans ce roman.

    J'ai l'impression que l'auteur, en manque d'inspiration, a voulu en faire trop. En tout cas, j'ai abandonné vers la page 150, épuisé. Si le personnage principal souffre d'eczéma, moi, c'est de lassitude.

    Manque de rythme, manque de rebondissements - un comble pour une histoire de chute d'ascenseur -, manque de repères, et, selon moi, un style trop ampoulé qui déforme la réalité.

     

    Le cas Sneijder

    de Jean-Paul Dubois

    Points n°2876, septembre 2012

    ISBN 978-2-7578-3002-4

    240 pages - 6,70 €

  • Manuscrit Story !

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    Le site www.actualitte.com est très certainement l'un des plus consultés dans le monde du livre francophone. 

    La fréquentation du blog Actu-Livres n'a absolument rien à voir. Nous ne boxons pas dans la même catégorie.

    Aussi la publication sur un tel site d'un feuilleton de webréalité, basée sur la phase de recherche d'une maison d'édition, risque bien de captiver un grand public. Pourquoi ? C'est simple à comprendre. Dans chaque maison d'édition, quelle que soit sa taille, les manuscrits s'empilent. Les candidats auteurs publiés se bousculent au portillon. L'Oie Plate, de Roger Gaillard (ex-CALCRE), a d'ailleurs concentré ses activités autour de cette problématique : la recherche d'un éditeur !

    Comment vais-je endosser mon habit de VRP ? Quels arguments mettre en avant pour convaincre ? Et comment faire en sorte d'intégrer rapidement le cercle très fermé des locomotives commerciales d'une maison d'édition parisienne ? Tout, absolument tout, sera détaillé !

     

    ÉPISODE 1 : "Après l'écriture, la prospection"

     

     

  • La stratégie du chaos !

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    Troisième volet de cette trilogie. Bilkaer le manipulateur va-t-il parvenir à ses fins ?

    Même si le personnage principal ne m'est pas vraiment sympathique, mérite-t-il sa perpétuité ? 

    La série financière revient sur la crise des "subprimes", sous un angle extrêmement cynique... mais aussi très réaliste.

    Le dessin n'est pas le point fort de cette BD, mais le scénario rattrape l'ensemble et fait de cette série une œuvre réussie, assez didactique.

     

    HEDGE FUND

    tome 3 : La stratégie du chaos

    Scénario : Tristan Roulot & Philippe Sabbah

    Dessin : Patrick Hénaff

    Le Lombard, octobre 2015

    ISBN 978-2-8036-3454-5

    56 pages - 12,00 € 

  • Ribery vat pa aitre contant !

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    « Maradona, je ne le prendrais pas en voiture, même si je le croisais un jour de pluie. »

    PELÉ

    « Après la roue, la meilleure invention est la PlayStation. »

    Andrea Pirlo

    Les citations affluent, souvent drôles, piquantes, truffées d'ego surdimensionné, ou sans queue ni tête. Quant à celles de Ribery, elles sont... comment dire... à son image. Voilà, à son image !

    Fallait-il publier un tel ouvrage ? Oui et non.

    Oui, parce que tout doit être publiable, y compris la dérision. Certains acteurs du monde du ballon rond pourront se sentir offusqués. Cela dit, ils gravitent dans cet univers où l'absurde côtoie le génie. C'est aussi pour cette raison qu'on se passionne pour celui-ci.

    Non, parce qu'un tel livre n'apporte pas grand-chose, sinon rien. Il prend peut-être la place d'un ouvrage utile, réfléchi, ayant demandé une somme de travail importante. Ce qui n'est vraiment pas le cas pour ce livre au format poche.

     

    Perles de footballeurs

    de Mickaël Grall

    First éditions, janvier 2016

    ISBN 978-2-7540-8313-3

    192 pages - 4,95 € 

  • Nicolas Sarkozy en tête des ventes !

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    En détail (source : Edistat), "La France pour la vie", le livre de Nicolas Sarkozy, s'est vendu, depuis sa sortie, à 66 461 exemplaires. 28 685 en librairies, 16 197 en grandes surfaces alimentaires, et 21 579 en grandes surfaces spécialisées (Cultura, espace culturel Leclerc,...)

    Le matraquage médiatique n'est pas étranger à ce succès. Dans le même temps, Alain Juppé occupe la 28ème place, Philippe de Villiers la 48ème... en attendant les sorties d'autres politiques (Christiane Taubira, NKM,...)

    Les sympathisants du parti se sentent un peu obligés de l'acheter. Cela fait déjà une quantité non négligeable.

    La question que je me pose, ou plutôt, que je pose à l'auteur lui-même : « Monsieur le Président, que comptez-vous faire de vos droits d'auteur ? Les garder pour vous, histoire d'entretenir votre réputation bling-bling ? Les reverser au parti, avec l'idée de mieux financer votre campagne pour les primaires ? Ou les redistribuer à des associations de protection de l'environnement, des animaux, ou pour la Santé ? »

    Inutile de préciser que les deux premiers choix me resteraient en travers de la gorge... 

  • Le Testament Zarkoff

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    Après "Le réseau Aquila", voici un deuxième diptyque tout aussi réussi. 

    Novembre 1918. La Grande Guerre s'achève. Mais pour Silas Corey, toujours locataire de la suite royale du Lutetia, cela ne fait que commencer. 

    La mère Zarkoff, la vendeuse d'armes milliardaire, va s'éteindre d'ici peu. Elle dépérit à vue d'œil. L'héritage est immense. Les chacals se pressent, mus par l'odeur du gain. Parmi eux, un certain Rudy von Sebotendorff, d'apparence débonnaire. D'apparence seulement.

    Silas est engagé par la mère Zarkoff pour lui ramener son fils naturel. Mais rien n'est moins simple. Celle-ci n'a pas été aussi prudente que Nerio Winch ("L'héritier" Largo Winch, de Jean Van Hamme et Philippe Francq).

    Dans un Munich dévasté, une Bavière hésitant entre un communisme rigoureux et une dictature de redressement, Silas Corey aura affaire à forte partie.

    Fabien Nury et Pierre Alary nous régalent, nous tiennent en haleine, tout en se basant sur des vérités historiques qui, avec le recul, ont de quoi donner froid dans le dos.

     

    SILAS COREY

    Le Testament Zarkoff

    Glénat

    tome 1 : ISBN 978-2-344-00161-5, janvier 2015 

    tome 2 : ISBN 978-2-344-00503-3, janvier 2016

    64 pages - 14,95 €

  • Après l'écriture, la prospection...

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    Près de 400 pages, 350 000 caractères, environ 70 000 mots. Tout cela peut paraître technique, mais c'est le résultat de plusieurs mois de travail. Ce thriller d'anticipation aborde moult sujets sensibles, par le biais de la fiction. Or, cette fiction en est-elle vraiment une ?

    L'écriture d'un livre, peu importe sa catégorie, son genre, son avenir auprès des professionnels d'abord, des lecteurs ensuite, demeure la phase de travail la plus agréable. Pendant plusieurs mois, voire plusieurs années, l'auteur vit dans sa bulle, imagine des scènes, des personnages, des répliques, des attitudes. Puis, un jour, il appose un point final... parfois avec satisfaction, avec soulagement, mais aussi avec crainte. Crainte, car il lui faut dès lors s'emparer d'une aiguille... et faire éclater sa bulle protectrice.

    S'ensuit un véritable parcours du combattant. Surtout pour un Monsieur "Totalinconnu" tel que moi. Oh bien sûr, j'ai déjà plusieurs ouvrages à mon actif, mais aucun chez un éditeur de renom. Ce qui fait de moi un jouvenceau de la plume... pour ne pas dire un "moins que rien". Affronter la condescendance, le dédain, le silence, la critique, et la lettre de refus. Affronter le dénigrement déguisé. Affronter l'attente... Affronter l'ignorance polie... voire la jalousie.

    D'ici une dizaine de jours, une fois le texte protégé, je me mettrai en quête d'un éditeur (d'une éditrice... les femmes sont plus nombreuses dans la profession) qui croira en ce thriller. Si j'en crois les premiers commentaires d'un groupe sur Facebook ("Mordu de thrillers"), les amateurs du genre se sont montrés enthousiastes. Point positif. Encourageant. Je les en remercie.

    Je propose de créer une nouvelle catégorie et de vous faire partager cette aventure éditoriale. Avec ses espoirs, ses attentes, ses désillusions... J'ose espérer une issue favorable. Rien n'est moins sûr.

    Voici, en toute transparence, par ordre alphabétique, la liste des maisons d'édition qui recevront le manuscrit : Albin Michel, Anne Carrière, Archipel (L'), Au Diable Vauvert, Bragelonne, Calmann Lévy, Cherche-Midi, de Fallois, Denoël, Différence (La), Fayard, Flammarion, Fleuve noir, JC Lattès, Kéro, Liana Lévi, Métailié, Passage (Le), Presses de la Cité, RING, Rivages, Robert Laffont, XO. Deux agents littéraires seront également approchés.

    Si vous êtes éditeur et que je vous aurais oublié, veuillez m'en excuser. N'hésitez pas à me contacter si le pitch vous intéresse...

  • Le réseau Aquila

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    Silas Corey est un personnage énigmatique : détective, tueur, espion à la solde du plus offrant et patriote. Car l'action se déroule en 1917 alors que Joseph Caillaux occupe le poste de président du Conseil, et que Georges Clémenceau ronge son frein en coulisse. 

    Ce dernier engage Silas pour mettre la main sur un reporter de "L'homme enchaîné", disparu depuis peu. 

    Entre la mère Zarkoff, vendeuse d'armes, le colonel Ledoux du 2ème Bureau, Clémenceau et enfin Aquila, l'espion allemand, les intérêts de chacun s'entremêlent. Au milieu de tout cela, Silas Corey garde son flegme. 

    Fabien Nury et Pierre Alary nous proposent un cycle admirablement construit. En tous points, détails historiques compris !

     

    Silas Corey

    Le Réseau Aquila

    Glénat

    tome 1 : ISBN 978-2-7234-8392-6, janvier 2013

    tome 2 : ISBN 978-2-7234-8393-3, octobre 2013

    64 pages - 14,95 €

  • DILEMMA

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    « Que faire quand on a dans les mains toutes les clés pour faire perdre ou gagner une terrible guerre à venir ? Peut-on rester un patriote dans un pays dirigé par les nazis ?

    Grèce, 1934. Un jeune archéologue allemand découvre des manuscrits anciens au fond d'une grotte. Ils ont été rédigés par de grands philosophes tels que Platon ou Aristote, sur le thème du déterminisme. Par jeu, ces penseurs ont tenté de prévoir l'avenir du monde en se basant sur les éléments qu'ils en connaissaient. Et ils semblent avoir réussi. »

    GÉNIAL !!! Voici mon premier gros coup de cœur de l'année 2016 !

    Bien sûr, on peut y déceler quelques faiblesses, comme le manque de profondeur de certains personnages, le simplisme, les retours en Grèce antique qui ont parfois tendance à sonner creux. Mais, en dépit de ces désagréments, j'ai dévoré l'album, et là, c'est gagné !

    Deux fins possibles, deux versions ! 

    Si le récit débute à merveille, j'ai comme l'impression que l'auteur a dû serrer les boulons pour rentrer dans un 128 pages, qu'il n'y est finalement pas parvenu. Il lui aurait fallu 172 planches pour réaliser un travail parfait, mais en BD, il faut rentrer dans des cases. Dommage car cet album, je l'aurais encore plébiscité davantage s'il avait été plus complet.

     

    DILEMMA

    de Clarke

    Le Lombard, janvier 2016

    Version A : ISBN 978-2-8036-3579-5

    Version B : ISBN 978-2-8036-3693-8

    136 pages - 19,99 € 

  • La Madeleine Proust, une vie (1939-1940)

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    « Ma drôle de guerre est le deuxième volume d'une fresque romanesque qui commence en 1925 (Quand j'étais p'tite) où la voix de la Madeleine, haute en couleur, se fait entendre sous la plume sensible, fouillée et généreuse de Lola Sémonin.

    Une description à l'os des conditions de vie à cette époque dans le milieu paysan, la force de la pensée républicaine, l'omniprésence de l'Église, la dure condition des femmes, un état des lieux de la France très documenté. Et bien sûr, un texte parsemé d'humour.

    La Madeleine a 14 ans quand les soldats mobilisés viennent s'installer dans les fermes qui longent la frontière suisse du Haut-Doubs. Ils bousculent et parfois enchantent la vie réglée comme une horloge de cette famille, jusqu'à la débâcle en juin 40. Le flux des réfugiés, décrit avec un réalisme poignant, entre en résonance avec les événements d'aujourd'hui. »

     

    La Madeleine Proust, une vie

    tome 2 : Ma drôle de guerre

    de Lola Sémonin

    Pygmalion, novembre 2015

    ISBN 978-2-7564-1598-7

    448 pages - 19,90 €

  • Tout plutôt qu'être moi

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    La dépression nerveuse peut frapper n'importe qui à tout moment. Il est bien sûr un âge où l'on est plus fragile face à ce fléau : l'adolescence !

    Et justement, le personnage principal de ce roman n'a que 15 ans ! Craig Gilner vit à New York. Bien décidé à entreprendre de brillantes études, il bosse dur pour intégrer une école prestigieuse.

    Du coup, toute la pression est sur ses épaules. Il a pour meilleur ami un certain Aaron, un petit génie qui n'a eu besoin de forcer son talent pour réussir le même examen d'admission. Aaron adore glandouiller, se défoncer et se taper Nia, une fille magnifique dont Craig est amoureux.

    Craig souffre de manque d'appétit - ou trop -, de manque de sommeil - ou trop -, il se referme comme une huître. La dépression provoque de fortes sueurs. Il se sent bon à rien et voué à une existence morne, sûrement complètement ratée. Un soir, il décide de se suicider en se jetant du pont de Brooklyn. Mais au dernier moment, il opte pour la sagesse et téléphone à SOS Suicide. Sur base de conseils avisés, il choisit de se faire accepter à l'hôpital le plus proche.

    Là, on ressent une atmosphère digne de "Vol au-dessus d'un nid de coucous". Ce film est même évoqué dans le livre. Car la comparaison est inévitable. Mais Craig est un garçon de bonne composition, et résolu à guérir. À accepter les traitements. 

    Ned Vizzini, l'auteur de ce livre ma foi très émouvant, a souffert lui aussi de profonde déprime. À 32 ans, il s'est suicidé en se jetant du haut d'un immeuble de Brooklyn. Un long métrage sera d'ailleurs adapté à partir de ce roman.

    Les chapitres s'enchaînent, la lecture prend aux tripes. Sans tomber dans le piège du glauque et du sordide, Ned Vizzini délivre un message d'espoir. Il a très certainement écrit ce roman sous forme de thérapie personnelle. Mais on ne le saura jamais.

     

    Tout plutôt qu'être moi

    de Ned Vizzini

    La belle Colère, janvier 2016

    ISBN 978-2-84337-759-4

    400 pages - 19,00 € 

  • Il faut avoir le cœur bien accroché !

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    « Bartle, 21 ans, est soldat en Irak, à Al Tafar. Depuis l'entraînement, lui et Murphy, 18 ans, sont inséparables. Bartle a fait la promesse de le ramener vivant au pays. Une promesse vaine... Murphy mourra sous ses yeux et le hantera toute sa vie.

    Yellow birds nous plonge au cœur des batailles où se déroule le quotidien du régiment conduit par le sergent Sterling. On y découvre les dangers auxquels les soldats sont exposés jour après jour. Et le retour impossible à la vie civile. »

    À côté de ce qu'ont vécu ces jeunes hommes, notre existence est d'une banalité affligeante. Mais pour rien au monde je n'échangerais ma place contre la leur. 

    Kevin Powers raconte la sensation d'écrasement, d'impuissance, d'absurdité, ainsi que l'horreur d'une guerre asymétrique. Revenu à la vie civile, le soldat n'a pas les armes pour se réinsérer. Il cherche en permanence, nuit et jour, la crosse de son fusil. Il est livré à la mort par extinction, après avoir côtoyé la mort par explosion.

    Lire cet ouvrage est un exercice en soi, et il est déconseillé aux dépressifs. Quand les George W. Bush, John Ashcroft, Dick Cheney ou encore Donald Rumsfeld dorment comme des bébés, assis sur des paquets de dollars, les G.I.'s ont des nuits peuplées de cauchemars. 

    Pour décrire l'horreur, il faut deux choses : avoir vécu la cruauté des hommes et avoir du talent littéraire. Kevin Powers décrit les morts vivants comme personne.

     

    Yellow Birds

    de Kevin Powers

    LGF n°33305, avril 2014

    ISBN 978-2-253-17732-6

    240 pages - 6,60 €